Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel: Braquage d’un musée d’art moderne et crachat sur un tableau de Colbert

Le soir du braquage du musée d'art moderne quatre hommes armés à bord d'un véhicule muni d'une fausse plaque d'immatriculation prenne la direction de l'avenue du Président Wilson dans leXVIe arrondissement de Paris. Parmi eux un des malfrats est fortement alcoolisé inquiétant le reste du groupe. En prenant sa part de l'avance du russe ce type est partie dilapider son fric dans différents bars de la ville. Avant d'arriver sur les lieux il a vomi deux fois par la fenêtre les trois hommes lui demande s'il pourra faire le taff: 
-« Tu es sûr que ça va aller?Ça fait deux fois que tu gerbes mon pote!»
- « Ouais, ouais ça va le faire, de toute façon ça va aller vite on prend les toiles et on se casse.»-« Hé les mecs personnellement je sens pas du tout qu'il vienne avec nous vu dans l'état qu'il est.Imaginez qu'il dégueule sur une des toiles du peintre que le russe nous a demandé de ramener.Chems va câbler et le plan sera entièrement niqué parce que le ruskof voudra jamais raquer le reste si une des toiles est souillée par de la gerbe.Putain pourquoi tu es venue fonce d'aujourd'hui tamil?Tu savais très bien qu'on allait le braquer aujourd'hui ce musée!»
-« Je suis désolé les gars mais pour vous dire la vérité j'ai failli pas venir les mecs donc il fallait je me donne du courage»
-«Moi je propose un truc, il rentre avec nous dans le musée au cas il y a du grabuge.Mais en aucun cas il ne touche aux tableaux.»
-«Pour moi ça me va mais putain j'ai peur qui nous tir dessus tellement qu'il est cuit le lascar.Laisse ton chargeur dans la voiture et prend juste ton Glock comme moyens de dissuasion.»
Chems le commanditaire avait choisi dans l'équipe un homme surnommé dans le milieu des cambrioleurs “l'argiope” le nom d'une espèce d'araignée sauteuse en raison de sa folle agilité qu'il pouvait avoir à grimper pour s'introduire dans les lieux les plus insolites.


00H24 nuit du 20 mai Depuis plusieurs heures le musée d’art avait sereinement fermé ses portes et ne s’attendait absolument pas à recevoir la visite de quatre intrus venus voler cinq tableaux des plus grands peintres.En quelques minutes l’argiope grimpa avec agilité et s’infiltra au palais de Tokyo pour rentrer dans le musée et ouvrir au reste de l’équipe qui commença à se mettre à la recherche des tableaux que le russe avait commandés à Chems. Sergio en avait trouvé trois Marco un il en restait donc un dernier. À l’intérieur, aucune alarme, les rayons lumineux de quatre lampes torches se mirent à balayer les recoins des murs du musée pour en quelques minutes trouvées le dernier et faire main basse sur les trésors d’un patrimoine culturel qui allaient leur rapporter plusieurs millions d’euros. Juste avant de partir Joe l’Antillais se senti mal et se retint avant de gerber violemment une troisième fois sur un tableau de Jean-Baptiste Colbert:

l’argiope s’exclama:
-«Merde on ne va pas se faire péter à cause de tes rejets gastriques ça serait trop con Joe.»Marco dédramatisa en envoyant une phrase lourde de vérité sans filtre:
-«Ouais mais moi pour le coup je le comprends les mecs c’est un peu normal de vomir devant le visage de cet enculé de Colbert c’est quand même lui qui a préparé le code noir pour à la demande de Louis XIV.Sergio sortie une bombe de son blouson et aspergea partout.»L’argiope l’interrogea:
-«Merde! Qu’est-ce que tu fous avec cette bombe?»Sergio Ricana:
-«Ce produit est un puissant agent nettoyant qui permet d’effacer complètement les traces d’ADN d’une personne en les rendant invisibles aux yeux des autorités. J’ai pu en avoir venant d’une fille travaillant pour la firme Biogenfutures.Tiens mate ça je peux même cracher encore un molard sur Colbert et rajouter un coup de bombe.»
Rrrrikkk tfou! Pshiiiiittttt!!
Extrait du livre  » l’estomac des favélas  » de Souleymane boel sortie prévue courant 2019 inchaa’Allah

Publicités

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Le 11 mars 1998 Garage auto Auber dans le Nord d’une banlieue parisienne grisailleuse.
C’est le jour des 18 ans à Marco que son passé ressurgit comme un raz-de-marée.
Son père, il ne le connaît pas. Il est parti alors que sa mère était enceinte de 8 mois. D’après ce que son oncle Roulio lui a raconté, il l’a quittée du jour au lendemain, sans aucune explication, ou presque. Il lui a simplement dit qu’il avait peur de ne pas être à la hauteur dans son rôle de père.
La première fois qu’il a vu son oncle s’était dans ce petit garage en sortant de dessous une voiture perchée en haut d’un pont de levage. Son patron l’avertit de sa présence:
«Hé Sors de là-dessous cinq minutes il y a un type qui veut te parler il se dit d’être ton oncle.»
En poussant son chariot à roulettes il aperçut un grand et gros monsieur costume la réplique de Tony Blundetto des sopranos avec au moins 70 kilos en plus:
-«Bonjour je m’appelle Roulio est-ce qu’on pourrait se parler seul à seul?»
-«Qu’est-ce que vous me voulez?»
-«Juste m’assurer que tu es bien la personne que je recherche.»
-«je vous écoute, mais je ne comprends pas pourquoi vous venez me voir sur mon lieu de travail»
-« Ne t’en fait pas je ne vais pas rester longtemps.
Dis-moi juste si tu es l’enfant qu’on a retrouvé dans une décharge à coté d’une chainette où était inscrit Alexandro.»
-«Oui c’est bien moi»

  • « Alors pour t’aider à comprendre qui je suis-je vais te raconter mon histoire. Il y a 17 ans j’ai quitté Paris pour retourner Alors pour t’aider à comprendre qui je suis je vais te raconter mon histoire. Il y a 17 ans j’ai quitté Paris pour retourner à Naples m’occuper de ma mère qui est tombé gravement malade.
    À cet époque ma sœur était dépressif elle avait été marié deux ans et a perdu son premier mari suite à un accident de chantier.Trois années plus tard elle a rencontré un homme dont elle est tombée follement amoureuse. Mais cet homme ne voyait qu’en cette relation une histoire passagère.
    Il avait à l’époque une agence immobilière situé à Epinay sur seine.
    Lorsqu’elle lui annonça sa grossesse il l’a préféré partir.
    Voyant que sa santé se dégradait je lui ai proposé de venir en Italie, mais elle a catégoriquement refusée.Six mois plus tard j’ai reçu l’appel d’un hôpital psychiatrique m’indiquant qu’elle avait été interné pour une tentative de suicide. En allant régulièrement la voir elle n’a jamais voulu parler, elle restait muette à me regarder.
    Comme si ses yeux étaient devenus ses lèvres en me disant :Je n’ai pas le courage de te dire ce que j’ai fais. Naples m’occuper de ma mère qui est tombée gravement malade.
    À cette époque ma sœur était dépressive elle avait été marié deux ans et a perdu son premier mari suite à un accident de chantier. Trois années plus tard elle a rencontré un homme dont elle est tombée follement amoureuse. Mais cet homme ne voyait quand cette relation une histoire passagère.
    Il avait à l’époque une agence immobilière située à Épinay sur seine.
    Lorsqu’elle lui annonça sa grossesse il l’a préféré partir.
    Voyant que sa santé se dégradait je lui ai proposé de venir en Italie, mais elle a catégoriquement refusé. Six mois plus tard j’ai reçu l’appel d’un hôpital psychiatrique m’indiquant qu’elle avait été interné pour une tentative de suicide. En allant régulièrement la voir elle n’a jamais voulu parler, elle restait muette à me regarder.
    Comme si ses yeux étaient devenus ses lèvres en me disant : Je n’ai pas le courage de te dire ce que j’ai faits.
    Après le décès de ma mère je suis retourné à Paris. Ma sœur était toujours en psychiatrie et j’ai donc réagi ultra violemment envers l’homme qui s’est moqué de ma sœur. J’ai appelé l’agence immobilière dans laquelle l’homme travaillait en lui disant qu’un appartement m’intéressait et que je souhaitais le plus rapidement le visiter. Lorsque je lui ai donné mon nom de famille il a légèrement bloqué mais la prise de rendez-vous a pu finalement être prise. Durant la visite je lui ai demandé si je pouvais regarder la serrure, cela ne l’a pas intrigué plus que cela jusqu’à ce que j’aie fermé la porte et mirent les clefs dans ma poche.
    Et là il a compris subitement que le nom de famille auquel la visite de l’appartement avait été prit ne pouvait être que rattachée à celui d’une femme dont il avait brisé le cœur. J’ai commencé par une série de coups de poing jusqu’à le terminer à coup de barre de fer. Je l’ai brisée autant qu’il a brisé le cœur de ma sœur. En tuant cet homme avec violence j’ai écopé de 15 ans de prison. Si c’était à refaire je le tuerais mais différemment pour que les juges ne retiennent pas l’inculpation de meurtre avec préméditation.
    Si aujourd’hui je suis venue te voir c’est parce que je pense que si j’avais forcé ma sœur à me suivre en Italie rien de tous ce que tu as pu vivre ne serait arrivée.»

-«Franchement Je ne sais pas quoi dire.
Je m’attendais à tous sauf d’entendre mon histoire m’apprenant tout ce qu’un amour déchu peut engendrer comme violence psychologique.»

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel​ sortie prévue 2019 inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

«Mec d’où tu sors?
Qu’est-ce qui t’est arrivé au visage!?
Il pisse le sang.
Tu reviens de la pêche aux crocodiles pour avoir cette tronche-là!?»
-« Écoutez Je viens d’avoir une altercation avec un groupe de flics qui patrouillaient dans la favéla. Un Parmi eux en a profité pour me mordre le visage après m’avoir plaqué au sol. Ce fils de pute m’a arraché une partie de la joue de rage pendant que ses deux collègues m’ont maintenu au sol. J’ai réussi à me sauver et traverser toute la rocinha pour retrouver ce gosse qui est venu tuer et voler chez moi. Comprenez bien la situation il est très important pour moi de retrouver ce gamin pour qu’il me restitue ce qu’il m’a pris et qu’il me dise ce qui s’est exactement passé.
Pour cela je suis prêt à payer le prix qu’il faudra pour avoir toute information sur lui »
-«C’est quoi cette embrouille?
Tu cherches un petit de notre quartier .
Et tu penses qu’en échange d’argent on va le balancer?
Ah mais sérieusement tu t’es trompé d’adresse ici on n’est pas des salopes de donneuses.
Et puis d’abord combien tu comptais nous passer pour qu’on te renseigne sur lui?»
«Un bon paquet de quoi prendre un taxi vers un centre commercial de Rio: bouffer correctement, partir chez le coiffeur et vous achetez des vêtements propres à tous pour changer vos dégaines d’épouvantails.»
-«On peut voir la thune?
D’un côté ce n’est pas bien ce qu’il a fait»
«bien sûr! Tu peux même palper la liasse pour t’assurer que les billets sont des vraies»
Le petit gros passa à table trahi par son estomac des favélas.
– «Ok !Le petit que tu recherche s’appelle Carlos Oliveira il dort sur un point de deal qui s’appelle:
« le vulcain»
C’est un repère malfamé de toxicomanes qui n’est fréquenté que par des gens qui semblent être sur orbite. Voilà pourquoi les dealers de ce terrain ont appelés cet endroit comme ça. Il est tenu majoritairement par des gosses haut comme trois pommes, mais attention ils sont enfouraillés jusqu’aux dents ils ont des H416, des kalashnisnovs, des M16 et des Ak 47. Tu ne mets pas les pieds là-bas comme ça. »
Après un court échange et une prise en mains de billets les gamins l’orientèrent vers ce point de deal de Crack appelé: «le vulcain»
Thiago prit la direction de cet endroit sombre et maussade où les défoncés aimaient se perdre pour partir trouver leurs doses. Un repère est une référence pour les usagers de crack baptisé ainsi par des petits dealers de la Rocinha qui lui avaient donné ce nom: «Le Vulcain» en raison du nom porté par le moteur-fusée cryogénique de la fusée Ariane 5 servants à propulser l’étage principal cryotechnique de cette fusée. La légende du coin raconte que c’est un petit chimiste qui cuisine la drogue qui a eu l’idée de ce nom qui au fil du temps est resté et s’est répandue comme une traînée de poudre comme celle qu’il pouvait fabriquer.

Extrait du livre : « L’estomac des favélas » sortie prévue 2019
auteur:souleymane boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Pensif et triste loin de ces enfants allongé sur le lit d’une chambre d’hôtel au confort voluptueux à finalement ne pas réussir à fermer les yeux et trouver le sommeil. Comme un homme qui sort de son coma et qui se demande ce qu’il fait là.

À cet instant Joao comprit instantanément qu’il n’était pas à sa place et qu’il n’avait pas passé un contrat de travail d’agent de sécurité avec une simple chanteuse. Mais qu’il était devenu l’homme de main d’une véritable diablesse habituée à user de son pouvoir de séduction. En travaillant pour cette star mondiale il a découvert à qu’elle point cette femme pouvait être lubrique et dominatrice. Elle ne cherchait qu’à s’amuser avec lui, ou exiger des services de transport de sa part pour qu’il puisse lui ramener de quoi sniffer. Au rythme des différentes dates de sa tournée mondiale le scénario était à chaque fois identique.Dès qu’il arrivait dans une grande ville il l’accompagnait cette star à son hôtel, plus tard il veillait à sa sécurité pendant ses séances de dédicaces, et ensuite une voiture de location lui était spécialement réservée pour partir lui chercher de la cocaïne avant son concert.

De l’euphorie à la dévastation Joao fut le témoin de tous ses excès et ses caprices.

Durant une cinquantaine de dates à travers le monde il a supporté ses excès liés à sa consommation de substances illicites, ses sauts d’humeurs les plus impétueux avant de se resaisir et de se décider de tous plaquer en ayant pu assister à tous les côtés les plus sombres et diabolique que renferme le star-system.

Plus les dates s’enchainaient et plus la consommation de cocaïne de cette femme devenait dense et immodérée en raison du surmenage de ses contraintes artistiques.

Des troubles du comportement à des saignements de nez durant ses répétitions, tous les effets néfastes de son addiction ne pouvaient se masquer comme le cocard d’une femme qui se présente le jour de sa cérémonie de mariage.

Un soir lors d’un concert à Tokyo elle avait tellement laissé trainer ses narines dans la coke qu’elle dut annuler un concert en raison d’une perforation de sa cloison nasale.

Elle aurait pu prendre de la drogue pour chevaux lorsqu’elle était en manque.

Deux mois avant que Joao décide de tout plaquer un grave incident arriva lorsqu’il partit dans une mission pour partir lui chercher sa drogue. Dans les dates de sa tournée mondiale il y avait une date prévue à Baltimore une ville de l’État du Maryland aux États-Unis. Il devait être 23h15 heures locales lorsqu’il prit la route pour aller la ravitailler à sa demande .Comme à son habitude il est partie seule, sans arme, avec beaucoup de cash à la recherche de sa consommation de cocaïne. Arrivée au bout d’un quartier pourri où le trafic de drogue y était abondant il aborda un groupe de six types postés devant chez eux Joao les accosta franco en leurs demandants ou se procurer de la cocaïne:

-«Salut les mecs je cherche de la coke, il y en a par ici?»

-«je n’ai jamais vu ta gueule dans le coin qui me dis que tu n’es pas un flic?»

-«Ok! Je comprends dans ce cas je vais aller voir quelqu’un de moins parano»

-«Combien de grammes il te fallait?» «Des 15 grammes bien pesés je te paye sait et si tu veux je t’ajoute gratos des places de concerts Vip pour la tournée mondiale de Claris Brown je travaille pour elle. C’est un bon deal non?»

-«Claris Brown! Non toi t’est chaud comment tu as fait pour travailler pour cette salope? Ma petite soeur est à fond sur elle.»

-«Ok ramène-moi la coke et tu feras plaisir à ta petite soeur la date du concert c’est demain.»

-«Ça t’embête pas que tu sors de ta voiture et que je te fouille juste pour m’assurer que tu es clean?»

-«Ok si ça peut te rassurer mais fait vite.»

Au moment Joao sortie de la voiture un petit tenta de s’y infiltrer.

D’un reflexe agressif il le sortit par le bras avant de lui envoyer un crochet dans la mâchoire en l’expulsant de la voiture pour remonter immédiatement et démarrer.

Tous les types furieux se jetèrent sur la voiture pour tenter de lui barrer le passage, pas d’autre choix que par instinct de survie foncer dans le tas.

Un des types explosa la vitre de la portière côté conducteur.

En démarrant à toute vitesse le type avec qui il avait parlé resta accroché à son capot.

Joao roula sur environ sept kilomètres comme un cinglé avec ce type accroché tenacement à son capot qui avait changé de discours le suppliant de ralentir et du laissé descendre.

Mais Joao prit un malin plaisir à accélérer jusqu’à ce qu’il termine par ralentir en collant l’arrière d’un camion poubelle il cria sur le type en sortant sa tête par la vitre brisée:

-«Allez saute dans la benne maintenant connard c’est là qu’elle est ta putain de place.»

En rodant un peu plus tard dans la ville il réussit à prendre au final la conso à Claris Brown.

Joao revint à l’hôtel sur les coups de deux heures du matin où il la surprît dans une soirée ou dans une piscine elle nageait nu entouré d’hommes.Fortement déçu par sa débauche et par le vrai visage de celle qui l’avait employée et pour qui il s’était éloignée de sa famille.

il se mit à profondément regretter la femme qu’il avait définitivement quittée pour elle.

En comprenant que cette n’inspirait que l’image d’un désir sans qu’elle puisse plus jamais lui inspirer de l’amour.

Extrait du livre « L’estomac des favélas « de Souleymane Boel

Joao excédé par les caprices de cette star Claris Brown qui l’avait embauché pour assurer sa sécurité mit un coup de poing dans la glace du miroir de l’armoire de l’hôtel qui se brisa avant de rassembler ses affaires et préparer ses bagages pour rentrer à Rio. À une heure avant le concert la chanteuse pour qui il faisait la sécurité s’emporta et tenta de le retenir.Une violente dispute éclata dans la chambre de l’hôtel:
-«Qu’est que tu fais. Ou comptes-tu aller comme ça?»
-«Je me casse Claris mes enfants me manquent je rentre à Rio.J’en ai marre de tous tes caprices de star névrosés et de tes conneries de concerts.Et j’en ai marre de passer ma vie dans des jets privés à être loin des gens que j’aime alors qu’eux ils continuent à rester dans la merde.Et ce que je ne supporte plus et te laisser penser et que tu as voulu m’aider dans ma vie alors que tu m’as recruté spécialement pour que je sois celui qui part t’acheter ta drogue avant tes concerts ou te fourre quand tu en as envie»
«Tu as la mémoire courte ou quoi Joao?Dois-je te rappeler que c’est grâce à moi qui tu es sorti de ta merde?Tu as déjà oublié d’où tu viens?Tout ça tu penses pas que tu aurais tu y réfléchir avant?Repose tes affaires et tu retourneras à Rio uniquement lorsque ma tournée mondiale sera terminée et pas avant.Tu as passé un contrat avec mon manager qui t’impose d’être à mon service durant toute cette tournée mondiale. Il reste encore quatorze dates alors respecte cet engagement.»
-«Tu sais quoi! Je m’en tape. Trouve quelqu’un d’autre en ce qui me concerne je retourne auprès de mes enfants. Et personne ne pourra m’en empêcher» « Joao tu ne peux pas casser le contrat comme ça alors même si je te demande de me masser ou de me brouter le minou avant de passer sur scène tu exécutes et sans broncher. Repose cette putain de valise!»Joao souffla sur un petit tas de cocaïne qui se trouvait sur une table de chevet:«Tiens! Je vais disparaitre de ta vie aussi vite que j’ai fait disparaitre ta merde»
-«Tu vas rester Joao ou sinon je dirais à la police que tu m’as agressé»
-«Ah! Le voilà finalement ton vrai visage tu es complètement ravagé!Ton public pense à tort à travers tes paroles à l’eau de rose que tu es une personne sensible et douce alors qu’il suffit de te côtoyer un peu pour s’apercevoir que tu n’es qu’une timbrée de nympho, égoïste, toxicomane qui penses à tort qu’avec sa fortune elle peut retenir les gens.Mais ça avec moi ça ne marche pas:“je ne suis pas ta pute ni ton escorte boys”Avec le recul je me suis rendu compte que ma relation avec toi n’était que de poudre aux yeux je me suis fait piéger par ton physique. Le temps a passé et j’ai pu clairement voire la réalité en face. En réalité tu n’es qu’une vulgaire salope qui voulait t’envoyer un mec du ghetto.Lorsque tu es passé en concert à Rio tu as envoyé ton manager pour me convaincre que c’était une occasion en or pour moi de changer de vie. Tu as profité du fait que cela n’allait pas trop avec la mère de mes enfants pour faire en sorte qu’on casse définitivement. Au final je n’ai fait que m’éloigner de ma famille. En faites tu m’as sciemment choisi pour être ton homme de main pour acheter ta drogue.Tu te rends comptes que cela va faire plus de huit mois que je n’ai pas eu de nouvelles de mes enfants?Leur numéro n’est même plus attribué.Et tu vous voudrais que je reste parce que madame la reine du kamasoutra a besoin d’un larbin tous les jours pour aller lui pécho de la coke. Je me rappelle de ce que tu ne cessais de me dire: “Attend un peu tu feras la surprise à tes enfants quand tu reviendras pour leur annoncer que maintenant vous pouvez déménager dans une belle villa des quartiers chics de Rio. Mais comment j’ai été aussi stupide pour ne pas voir comment tu es aussi mauvaise et manipulatrice ?»

Extrait du livre « L’estomac des favelas  » sortie courant 2019 inchaa’Allah Auteur:Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

«Ça va mieux? Écoute-J’aimerais te raconter une histoire si tu me l’autorise?»

-«Hé attend ton histoire elle finit bien ou elle fini mal?

Parce que là franchement je n’ai pas trop le moral à écouter une histoire qui finit mal »

-«J’aime la franchise de ta question, je dirais qu’elle a mal commencé mais elle est en train d’évoluer.»

-«Bah vas-y je t’écoute. La dernière histoire qu’on m’a racontée c’était ma mère un an avant de mourir c’était celle de Zumbi dos palomarés un des chefs de guerre les plus importants du royaume autonome de Palomarès, fondé vers 1655, par des esclaves insurgés dans le nord-est du Brésil. Ma mère aimait beaucoup son histoire, elle me répétait qu’aucun homme ne peut en discriminer un autre elle me disait toujours: Ne te laisse jamais faire mon fils.»

C’est l’histoire d’un hiver rugueux dans le nord d’une banlieue parisienne ou un nourrisson fut retrouvé par une femme d’origine pakistanaise. Au moment où cette dame termina les corvées de son travail de ses quelques heures de ménage mal payées par une entreprise d’une très grande société de textiles
C’est l’histoire d’un hiver rugueux dans le nord d’une banlieue parisienne ou un nourrisson fut retrouvé par une femme d’origine pakistanaise. Au moment où cette dame termina les corvées de son travail de ses quelques heures de ménage mal payées par une entreprise d’une très grande société de textiles
Au début pour elle cela ne pouvait être que le fruit de son imagination.
En entendant du bruit le bébé a continué à pleurer de plus en plus fort.
Cette dame de petite taille s’est mise alors à courir pour aller chercher une petite échelle dans le locale de ménage pour s’empresser de répartir dans le locale ou se trouvait la benne à ordure pour lui porter secours.
Cette femme ne parlait presque pas un mot de français mais elle eut un réflexe honorable de lui venir en aide.
À cette époque il n’y avait pas de téléphone mobile elle a dû marcher 500 mètres dans la neige avant d’arrêter une voiture pour s’efforcer de convaincre un automobiliste de la conduire dans un hôpital.
Le nouveau né est resté à pleuré environ une demi-heure sur la banquette d’une Renault 18 avant d’arrivé dans un hôpital de la Seine-saint Denis.
Le nourrisson fut retrouvé dans un état de semi hypothermie avec encore le bout de son cordon ombilical taché par le sang de l’hémoglobine de celle qui l’a lâchement abandonnée.
Placé en couveuse il a pu être sauvée par le courage de cette dame qui est morte deux ans plus tard d’un arrêt cardiaque dans son sommeil.
Cette histoire que je te raconte Carlos c’est la mienne je suis venu au monde de cette manière.
J’ai été trouvée dans une benne à ordures à textiles juste après ma naissance et placée pour l’adoption. J’ignore tous de mes parents biologiques, et absolument tous des circonstances de mon abandon.
À cette époque il n’y avait pas de téléphone mobile elle a dû marcher 500 mètres dans la neige avant d’arrêter une voiture pour s’efforcer de convaincre un automobiliste de la conduire dans un hôpital.
J’ai grandi avec une question qui ne cessait de revenir comme un boomerang et auquel je n’ai jamais pu répondre:

«Est-ce que je pourrais connaitre un jour l’amour d’une femme après avoir été abandonné par celle qui était censé me donner le plus d’amour dans ma vie?»

Placé en couveuse il a pu être sauvée par le courage de cette dame qui est morte deux ans plus tard d’un arrêt cardiaque dans son sommeil.

Extrait du livre « L’estomac des favelas  » sortie courant 2019 inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favélas »de Souleymane Boel

Café de l’horloge Porte de Pantin en milieu de l’année 2015

Chems avait convoqué tous ceux qu’ils prévoyaient d’intervenir pour le braquage du musée d’arts modernes de Paris:

-« Pour ce coup-là je vous préviens les mecs il y a vraiment de l’artiche à se faire c’est une commande d’œuvre d’art pour un important industriel russe de la plus grande compagnie énergétique de son pays.

Il y a six tableaux de grands peintres à rafler.

C’est une commande sûre provenant d’un client passionné et surtout solvable ayant un patrimoine supérieur à un milliard.

Ces tableaux appartiennent à la ville de Paris il ne peut donc pas les acheter, donc il m’a chargé de trouver une équipe de braqueurs pour lui ramener.

Voici la liste des tableaux avec leurs images. Visionnez-les biens car c’est vraiment ceux-là qu’il faudra ramener »

-« Chems vient en fait.

Une fois qu’on a chourave les tableaux on prend combien dans cette histoire? »

-«100 millions d’euros soient environ 6 158 années de Smic à partager en quatre.

Toi ça va pas trop de parler vu que tu as du toucher que le RSA dans ta vie. »

Un Éclat de rire général éclata pour raisonner dans le coin de la salle du bar.

-« Hahahahahaha!»

-«Bref en gros on a 25 putains de millions pour chacun à se partager.

Ça vous en bouche un coin. Hein!?

Notre client est l’une des fortunes qui se classe dans les vingt premiers du magazine Forbes.

Je ne vous cache pas qu’avoir tamponné sa fille ça a beaucoup aidé pour cette connexion.

le tout maintenant c’est d’être à la hauteur et de lui ramener sa commande

Ce que je vous demande pour ce casse c’est du sang-froid et du sérieux et d’appliquer à la lettre toutes les actions qui se trouvent dans les documents que je vous ai apportés.

C’est important les gars de respecter à la lettre ce mode opératoire, chaque détail compte même si je vous demande de braquer avec un masque de Brigitte Macron hé bien vous les faites. »

-« Oh Chems tu blagues tu ne vas pas nous demander ça quand même? »

-« Je ne vais pas te demander ça couillon mais ce n’est pas la réponse que j’attends de ta part.

Celle que j’attends c’est: « oui Chems !»

Je me répète mais je compte vraiment sur vous pour opérer exactement comme les plans qui se trouvent à l’intérieur de ces enveloppes.

vous apprenez par cœur le mode opératoire et ensuite vous le brûlez.

Si on réussit ce coup et qu’il existe un jour un panthéon pour les braqueurs je vous assure qu’ils vont vouloir savoir qui nous sommes pour nous inhumer en dessous.

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » auteur Souleymane Boel sortie prévue courant 2019 inchaa’Allah