Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

« si tu ne nous avais pas abandonner rien de tout cela ne serait arrivé.
Maman a complètement disjoncté à ton départ. Elle est devenue dépressive et s’est mis à taper dans la coke. En cherchant à t’oublier elle a viré vers tous les excès possibles. Elle a utilisé la drogue pour compenser ton absence.
Quelque temps après l’enterrement de maman j’ai vu Gaeliano mourir sous mes yeux.
Pourtant il t’a toujours écouté tes conseils en se tenant à l’écart des propositions d’embauche des dealers du quartier.
À l’instant où il est parti c’est un homme inconnu qui m’a serré dans ses bras au lieu de mon propre père. »
« je regrette Carlos je comprend que tu puisses ne jamais me pardonner.
je ne peux que te dire cela.
je pensais pas que mon éloignement aurait pu engendrer tout cela.
Je voulais réussir et revenir vous faire changer de vie.
J’étais parti pour me faire du fric pour vous en bossant pour une chanteuse américaine.
Je comptais partir et revenir pour vous assurer un avenir. »
« Un avenir!
Hé bien c’est raté en nous tournant le dos pour une pute c’est la rue qui nous a pris dans ses bras.
En partant pour cette fille fortunée je pense que tu ne t’attendais pas à revoir un de tes fils avec une arme dans la main en train d’exploser le crâne du plus gros trafiquant de la ville?
Sèche tes larmes cela ne serre à rien de pleurer. Tu sais je n’aurais jamais pensé tuer quelqu’un je ne suis qu’un enfant qui ne sait à peine ce qu’est la vie.
Tu es la seule personne qui me reste, j’espère que tu t’en rend compte et que tu ne m’abandonneras plus. »
Extrait du livre: « l’estomac des favélas »

Auteur: Souleymane Boel
Sortie prévue courant 2019
Inchaa’Allah

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Résumé du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Résumé du livre «L’estomac des favelas» Évadé de prison depuis deux ans et usé par le rythme de son passé d’écorché vif par deux années de cavale après sa fuite d’une centrale pour le crime du meurtrier de son frère. Alejandro vient enfin d’obtenir ses faux papiers lui permettant d’obtenir sa nouvelle identité. Après une rencontre avec une hôtesse de l’air il décide de tenter un dernier coup pour s’enfuir loin au soleil pour trouver une sérénité qu’il n’a jamais eue. Après un braquage éclaire d’une vente privée il réussit avec sang-froid à rafler 200 000 euros à un commissaire-priseur. Deux jours plus tard il s’envole pour Rio après avoir fixé un rendez-vous avec sa nouvelle petite amie qu’il lui a garanti pouvoir facilement rapatrier les fonds du braquage par le biais d’un pilote d’avion de sa compagnie aérienne. Seulement le jour du rendez-vous la jeune femme demeure absente et durant une attente insoutenable il devient le témoin d’une tentative d’homicide d’un caïd ou un gosse ramasse une rafale de balles perdues l’obligeant à prendre la fuite avec le frère de la victime dans l’une des plus grandes favelas de Rio.

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Souleymane Boel

-« Faire confiance ça peut coûter cher Marco. »
Cette phrase que lui avait dite Bobby le yougoslave en tentant de le dissuader de faire confiance à Olivia résonna dans sa tête presque aussi fort que le haut-parleur d’un flic souhaitant s’adresser à un preneur d’otages retranché dans une baraque.
En taule il lui avait dit que son ex-femme l’avait balancé aux flics pour trafic d’armes international.
Cela pouvait expliquer la répétition de son conseil.
Néanmoins tous sembla louche à Marco une fois arrivée au point de rendez-vous fixé avec elle et l’attente sous la chaleur ne faisait que dissoudre son espérance et commencer à lui laisser croire qu’il venait de se faire salement entuber.
L’amour tous comme l’argent peut rendre très vulnérable.
Sous des petites gorgées de son troisième verre de diabolo menthe il se mit à repenser à son court passé de voyous après avoir entendu les deux types assis au coin d’une table se disputer entre eux:
« Sale petit fils de pute tu crois que je ne t’ai pas vu regarder à travers le reflet du miroir de derrière mon jeu de cartes. »
L’homme rigola jusqu’à finir par se racler la gorge.
« Oh tu ne vas pas commencer à faire chier.
On joue pour le plaisir pas pour le fric aujourd’hui.»
-« Ouais mais attend je viens de me rendre compte d’un truc à chaque fois qu’on jouait pour du fric je comprends mieux pourquoi tu insistais pour t’asseoir ici.
c’était en fait une stratégie pour me niquer mon fric. »
-« Hé bah bravo tu viens de comprendre que maintenant que depuis plus deux ans j’utilise cette technique.
Tu ne peux pas t’imaginer tout ce que ce petit miroir m’a fait gagner comme fric. »
« Tu as de la chance raclure que j’ai oublié mon flingue chez moi sinon je t’aurais buté en finissant ton verre. » « Oh relax il y a assez de personnes comme ça qui veulent me faire la peau ici.
Tu ne vas pas t’y mettre.
Pas plus tard qu’avant-hier Thiago a fait envoyer un petit chez ma sœur avec un paquet d’argent en lui disant que c’était pour le financement de mes obsèques parce qu’il comptait me buter avait la fin de la semaine.
Tiens-je te le file parce que je n’ai pas envie qu’on s’embrouille à cause du fric. »
L’homme déposa une liasse de fric sur la table.
-« tiens prend-les ça m’a fait un petit pincement au cœur de t’avoir fourré durant tout ce temps » « parce que tu as un cœur toi?
Hé si Thiago tiennes paroles dans quel cercueil on va t’enterrer?
Il n’y a que moi à qui ta famille pourra demander du fric car tu sais aussi bien que moi que tu as arnaqué presque toute la ville de Rio.» «Ouais mais ce n’est vraiment pas ce que j’ai fait de pire.
Ma conscience s’est éteinte lorsque je suis tombé accroc aux jeux d’argent.
si je commence à rentrer dans les détails de ma vie je vais t’obliger à retourner chez toi et devancer Thiago.
Alors dis-moins juste ce que tu veux boire parce que je compte payer ma tournée. » « Tu es complètement dingue tu le sais?
Thiago veut te faire la peau et tu viens ici jouer encore aux cartes.
Tu es complètement ravagé du ciboulot c’est pour ça que j’aime rester avec toi. » « Dis-moi ce que tu veux boire Thiago sait que je viens régulièrement ici.
Alors on finit nos verres et on décampe.»
Drôle d’endroit pour des retrouvailles et récupérer une grosse somme d’argent.
Plus le temps pouvait passer et plus Marco avait des raisons de se dire: et si au final ce rendez-vous n’était pas juste un crapuleux guet-apens tendu pour le faire liquider et ensuite permettre à cette femme de continuer sa vie comme s’il ne s’était jamais rencontré .
Évidemment qui allait réclamer la dépouille d’un braqueur en cavale venu à Rio sous une fausse identité?
Absolument personne!
Ce doute grossi au fil des minutes comme un gâteau truffé de levure dans un four et l’instinct de survie de Marco ne cessaient de faire résonner une question dans les couloirs de la prison de ses pensées:
« Hé mais pourquoi tu te casses pas? »
Mais pour aller où ?
L’amour peut conduire loin une personne pour une autre et la raison vous dire qu’il s’agit d’un cul-de-sac.
La conversation de ses deux vieux gangsters assis aux coins d’une table poussa Carlos à commencer à penser à réfléchir à un plan B.
Extrait du livre « l’estomac des favélas »
Auteur: Souleymane Boel
Sortie prévue 2019

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel (le mal de l’air)

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel (le mal de l’air)

L’ amour comme la haine est souvent fusionnel et instantané.
Ces deux sentiments sont comme un sachet de thé qu’on immerge dans une tasse d’eau bouillante.
Ils ne tardent jamais à laisser leurs saveurs apparaitre pour laisser le gout dans l’eau de leurs saveurs
L’amour ne prévient pas il peut venir âprement comme une tempête de sable et vous emporter en vous empêchant d’ouvrir les yeux.
À son retour de Rio ils se sont revu.
Elle lui a laissé un message sur son portable et il l’a rappelée aussitôt dans la foulée pour fixer un rendez-vous avec elle dans une chic glacerie en plein coeur de Paris.
Leur première rencontre eut lieu chez chez Raimo Glacier.
Il n’était pas question pour lui de la ramener dans un endroit qui n’était pas à la hauteur de son élégance.
Il a commencé par faire plus ample connaissance avec elle en déclenchant son rire très rapidement en laissant sa glace fondre tellement il fut absorbé par les anecdotes burlesques qu’elle avait eues à son travail d’hôtesse de l’air:
– «Toi! Tu dois avoir un paquet d’histoires à me raconter sur toutes les allées retour Paris-Rio que tu as pu faire?
J’aimerai biens que tu me racontes des histoires croustillantes de dingues que tu as pu vivre.
Ça m’intéresse beaucoup à savoir pourquoi une aussi jeune et belle hôtesse de l’air est déjà blasée de son travail?»
-«Oh c’est facile à comprendre.
Mais quel genre de situation?»
-«Je ne sais pas un jour où tu t’es dit: franchement j’aurais mieux fait de ne pas embarquer dans cet avion.»
-«J’ai deux anecdotes que je n’oublierai jamais de ma vie qui furent un véritable cauchemar pour les passagers qui prirent le même vol que moi. L’avion dans lesquel j’étais s’est retrouvé dans très grande tempête avec des vents très forts avant d’arriver sur Paris.
Au point que les gens criaient et hurlaient en voyant les plateaux déjeuner tourbillonner dans l’avion comme des feuilles mortes emportées par une tornade jusqu’à ce que la secousse fasse perdre le dentier d’une vieille dame après un choc brutal.
La vieille dame était une diplomate à la retraite et nous a demandés à ceux qu’on lui retrouve son dentier. On a dû le chercher pendant une demi-heure avant le retrouver à dix mètres de son siège à l’intérieur sous un plateau-repas qui était sur le sol. Après cet incident je me suis dit que ce serait mieux pour moi de penser à un autre projet professionnel.»
-«Et le deuxième c’était quoi?»
-«Oh quelques choses de vraiment triste qui a fait que je me suis mis en arrêt pendant un mois. Une passagère qui voyageait avec son petit garçon est morte en plein vol d’une overdose.
Alors que je me suis mis à la servir elle a commencé à violemment convulsée et subitement perdre connaissance.
Un médecin voyageant parmi les passagers lui a prodigué les premiers soins, mais malgré ses efforts il était trop tard, cette jeune femme est décédée d’une overdose suite à capsule de cocaïne qui s’est ouverte dans son estomac devant son fils en larmes.
Et sinon toi par rapport à ton boulot tu ne m’as pas dit ce que tu faisais pour que je retourne la question.
Peut-être que ce sera beaucoup moins triste.»
-« C’est délicat d’en parler à un premier rendez-vous.
On va dire que je travaillais à mon compte mais ce je faisais n’étais pas légale alors j’ai décidé de tout arrêter avant qu’on m’arrête .”
-« Est-ce que tu es sérieux ou bien il s’agit encore d’une de tes blagues!?»
-«Non c’est sérieux je braquais des entrepôts et j’ai faits ça sur plusieurs années.
Autant que tu saches avec qui tu manges une glace non?»

Extrait du livre « L’estomac des favélas » auteur Souleymane Souleymane Boel
sortie prévue prochainement inchaa’Allah