Extrait du livre « L’estomac des favélas « de Souleymane Boel

Une peur intense habita tout le corps d’Olivia au point de la faire de rouler en tremblant sans savoir ou vraiment aller.Jusqu’à ce qu’elle décide de s’arrêter réfléchir et appeler sa meilleure amie Khaltoum.Elle comptait passer à son domicile avant de passer chez elle avant de partir mais n’était pas sûr que celui qui est tenté de la tuer soit véritablement mort. Le vol qu’elle devait prendre pour Rio était sa dernière préoccupation. Trop risqué de se rendre à l’aéroport de Roissy et y croiser ses collègues dans son état actuel.Dans sa voiture toujours les 200 000 euros qu’elle avait promis de rapatrier à l’homme dont elle est tombé amoureuse dans un aéroport. D’une main tremblante elle composa le numéro de son amie jusqu’à entendre sa voix. Avant de pouvoir parler elle tenta de chasser sa forte respiration mais en vain. Elle adressa juste quelques mots à son amie avant d’éclater en sanglots:-«Allo khaltoum il faut vraiment que je te parle, mais pour ça j’ai besoin de te voir.”-«Quoi! ?Qu’est-ce qui se passe?Attends calmé-ne toi je comprends rien.Ou est-ce que tu es?”-«je me suis arrêtée sur un parking. J’ai peur de retourner à la maison.”-«Mais attend c’est aujourd’hui que tu dois partir pour Rio non?Tu n’es pas en train de me faire une blague pour qu’on se voit avant ton départ?»-«Khaltoum j’ai l’impression que je me suis vraiment foutu dans la merde.»-«Bon je t’attends dépêches-toi.»Si vous aviez une meilleure amie comment aurait-elle réagi si vous lui aviez annoncé que par le biais de votre travail vous aviez décidé de rapatrier l’argent d’un braquage commis par votre futur mari, mais quand vous rendant chez l’homme qui devait ramener cet argent au brésil par le biais de sa proffesion vous deveniez le témoin du meurtre de sa femme et qu’il vous pourchasse pour vous tuer. En apprenant tous ceux-là Khaltoum fut abasourdi, cette jeune femme était une femme droite et immédiatement elle tenta de la raisonner:
-«Mais ça ne va pas Olivia tu te rend comptes de ce que tu es en train de faire? Tu n’iras nul part avec cet argent sale.Si tu penses que c’est avec ça que tu vas construire ton avenir. L’argent tu dois le garder dans ta mains Olivia, mais jamais dans ton cœur, il faut le manipuler mais ne jamais se laisser manipuler par lui. Regarde avant même que vous ayez pu le dépenser c’est déjà un problème pour toi et pour lui. J’ai mon petit frère qui en est à sa quatrième année de prison pour des histoires de braquage. Et je peux te dire qu’il n’y a rien de pire que de ne pas pouvoir aimer librement quelqu’un. Je n’ai pas envie de faire une deuxième demande de parloir pour quelqu’un d’autre Olivia. Esaye de comprendre cela. »
-«Khaltoum je sais tous cela , mais il s’agit de 200 000 euros. Si je retourne au Brésil sans son fric il va penser que j’ai abusé de lui. Ce n’est pas un mauvais garçon mais juste quelqu’un qui a eu des faiblesses. Mais il m’a promis qu’il en avait fini avec tout cela.»-«Bah dans ce cas-là il revient lui-même chercher son fric et tu lui expliques la situation.»
-«C’est plus compliqué que cela Khaltoum.»
-«Toi !Tu ne me dis pas tous, mais pourtant c’est moi que tu appel et c’est à moi que tu veux parler.»
-«C’est un homme cavale.»
-«Yaa Latif! Mais dans quoi tu t’es mise!»

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »Auteur: Souleymane Boel Sortie prévue courant 2019Inchaa’Allah

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Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

« si tu ne nous avais pas abandonner rien de tout cela ne serait arrivé.
Maman a complètement disjoncté à ton départ. Elle est devenue dépressive et s’est mis à taper dans la coke. En cherchant à t’oublier elle a viré vers tous les excès possibles. Elle a utilisé la drogue pour compenser ton absence.
Quelque temps après l’enterrement de maman j’ai vu Gaeliano mourir sous mes yeux.
Pourtant il t’a toujours écouté tes conseils en se tenant à l’écart des propositions d’embauche des dealers du quartier.
À l’instant où il est parti c’est un homme inconnu qui m’a serré dans ses bras au lieu de mon propre père. »
« je regrette Carlos je comprend que tu puisses ne jamais me pardonner.
je ne peux que te dire cela.
je pensais pas que mon éloignement aurait pu engendrer tout cela.
Je voulais réussir et revenir vous faire changer de vie.
J’étais parti pour me faire du fric pour vous en bossant pour une chanteuse américaine.
Je comptais partir et revenir pour vous assurer un avenir. »
« Un avenir!
Hé bien c’est raté en nous tournant le dos pour une pute c’est la rue qui nous a pris dans ses bras.
En partant pour cette fille fortunée je pense que tu ne t’attendais pas à revoir un de tes fils avec une arme dans la main en train d’exploser le crâne du plus gros trafiquant de la ville?
Sèche tes larmes cela ne serre à rien de pleurer. Tu sais je n’aurais jamais pensé tuer quelqu’un je ne suis qu’un enfant qui ne sait à peine ce qu’est la vie.
Tu es la seule personne qui me reste, j’espère que tu t’en rend compte et que tu ne m’abandonneras plus. »
Extrait du livre: « l’estomac des favélas »

Auteur: Souleymane Boel
Sortie prévue courant 2019
Inchaa’Allah

Résumé du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Résumé du livre «L’estomac des favelas» Évadé de prison depuis deux ans et usé par le rythme de son passé d’écorché vif par deux années de cavale après sa fuite d’une centrale pour le crime du meurtrier de son frère. Alejandro vient enfin d’obtenir ses faux papiers lui permettant d’obtenir sa nouvelle identité. Après une rencontre avec une hôtesse de l’air il décide de tenter un dernier coup pour s’enfuir loin au soleil pour trouver une sérénité qu’il n’a jamais eue. Après un braquage éclaire d’une vente privée il réussit avec sang-froid à rafler 200 000 euros à un commissaire-priseur. Deux jours plus tard il s’envole pour Rio après avoir fixé un rendez-vous avec sa nouvelle petite amie qu’il lui a garanti pouvoir facilement rapatrier les fonds du braquage par le biais d’un pilote d’avion de sa compagnie aérienne. Seulement le jour du rendez-vous la jeune femme demeure absente et durant une attente insoutenable il devient le témoin d’une tentative d’homicide d’un caïd ou un gosse ramasse une rafale de balles perdues l’obligeant à prendre la fuite avec le frère de la victime dans l’une des plus grandes favelas de Rio.

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Souleymane Boel

Lorsqu’un flingue cherche à vous parler ce n’est jamais pour vous déclarer sa flamme, mais juste pour ouvrir le feu.

Rio le 9 août 2016 22h11
La nuit venait de tomber et derrière un portail aux grilles rouillées et aux portes défoncées s’étendait un vaste chantier laissé à l’abandon avec des allées jonchées d’ordures.
Tout près entre deux grandes grues une dizaine d’hommes armés s’étaient rassemblés et disposés sous différents angles pour accueillir la venue du plus notoire trafiquant de drogue de la ville. Dans ce terrain vague flottait une odeur pestilentielle, des détritus s’entassaient autour de flaques douteuses laissé par des junkies errants.
Dans la pénombre des hommes rechargèrent leurs fusils en s’étant stratégiquement positionnés l’air impatient de pouvoir cribler leur cible.
Le capitaine de police Suárez était resté plus d’une demi-heure au téléphone avec Thiago pour le convaincre de venir seul. Le choix de cet endroit vide et laissé à l’abandon avait été sciemment choisi par ce flic pourri afin de lui tendre un guet-apens.
Tous les rivaux de Thiago avaient été prévenus et l’attendaient de pied ferme avec un véritable arsenal d’armes de guerre.
« Écoute Thiago j’ai parlé avec le gamin il va nous foutre dans la merde tous les deux si on ne trouve pas un arrangement avec lui. Il est d’accord pour quitter la ville en échange d’une contrepartie financière.
Finalement le buter est une très mauvaise idée.
Cela ne ferait qu’accroître les suspicions qui planent déjà sur ma courte carrière de capitaine de police.
Le mieux que nous avons à faire est s’arranger avec lui.
il prend son fric et il quitte la ville.
Je dois le voir ce soir je tiens à ce que tu sois là.» « Mais attend !Tu sais combien cette petite merde m’a volé Suárez?
Peut-être trois ans de ton salaire de mauvais flic »
-« Peu importe! Acheter son silence est pour nous le meilleur moyens pour continuer à contrôler le trafic de drogue à Rio. »
Lorsque Thiago aperçut le gamin avec Suárez il fut immédiatement en confiance.
Au moment où il décida de s’avancer vers eux les hommes sortirent en faisant tressauter leurs gâchettes et Il se fit rafaler par une pluie de tir à la kalachnikov de calibre 7,62 mm. Lorsque Thiago s’écroula au sol un camion fonça à vif allures pour faire basculer la grue sur lui.
Prisonnier de son agonie il regarda impuissant le camion s’entêter à vouloir faire basculer la grue sur lui.
Le camion faisait des marches arrière en percutant la ferraille cherchant à déséquilibrer la grue.
Lorsque Suárez tendu son flingue au gamin pour qu’il l’achève Thiago comprit qu’il avait été trahi :
« Tiens petit flingue-le avec mon arme de service. Il me semble que tu as fait une promesse à ta mère et en faisant cela avec mon flingue tu vas m’aidé à favoriser l’évolution de ma carrière .»
Sans hésitation Carlos avança pour coller une balle entre les deux yeux à Thiago.
Le camion percuta une dernière fois la grue qui s’affaissa sur la dépouille de Thiago au point que son corps se découpe en deux.

Quelques minutes avant le guet-apens.

Le père de Carlos chercha son fils pendant plus de 24 heures à tourner dans les moindres recoins des carrefours de la ville.
Lorsqu’il décida de partir voir Carlito pour lui demander s’il pouvait avoir une idée d’où il pouvait se trouver il lui répondit sèchement comme à la dernière des merdes: « Tu cherche ton fils toi?
Parce que tu te rappelles que t’en a un maintenant?
Je vais être claire avec toi.
Mon père était loin d’être un homme parfait s’est lui qui m’a mis dans le trafic de drogue à mes huit ans mais il ne m’a jamais abandonné comme toi tu as pu abandonner ta famille.
Alors donne-moi une bonne raison qui pourrait me convaincre de te dire aujourd’hui où il se trouve? »

-« Je suis parti pour essayer de gagner ma vie pour donner à mes enfants une vie meilleure.
En revenant j’ai appris que leur mère était morte d’une overdose de drogue comme celle que tu vends et que mon premier fils est mort par une balle perdue liée à une affaire de drogue comme encore celle que tu vends.
Apparemment Carlos est en danger pour avoir volé un gros paquet de fric à Thiago qui le recherche pour le tuer.
Je regrette d’avoir agi de la sorte je cherche juste à sauver la vie de mon fils.
Personne n’est parfait dans la vie toi le premier j’aimerais juste que tu me répondes si tu sais quelque chose.»

-« Ton fils est Parti tendre un guet-apens à l’homme qui cherche à le tuer avec le nouveau capitaine de police de la ville. Cette crapule de flic a décidé de changer de partenaire et de maintenant s’associer à celui pour qui je travaille.
Il a envoyé des hommes pour le fumer un des tueurs qui travaillent m’a donné l’information lorsque je lui ai demandé où il allait.
Tu le trouveras sur le chantier abandonné derrière le centre commercial de Rio sul entre le parc national de Tijuca.
Ce que je t’ai dit son sort pas de ta bouche. C’est compris !?? »
Le père de Carlos hocha la tête en signe d’approbation avant de partir sur les lieux
Lorsqu’il arriva-il entendu les bruits s’intensifier d’un camion percutant une gigantesque grue de chantier. Au loin dans la nuit il aperçut son fils se faire remettre un flingue par un flic avant de le voir tirer une balle en pleine tête de Thiago.
Juste après la détonation les bruits de coups de par chocs devenurent de plus en plus intense jusqu’à ce qu’un bruit de ferraille grinçant et rugissant indiqua que grue était en train de s’effondrer.
À seulement quelques mètres il vu son fils s’écarter au dernier moment en plongeant au sol lorsque la grue s’effondra sur le cadavre de Thiago.
Il se mit alors à courir pour le relever.
Plusieurs hommes à cet instant surprisson arrivée le braquèrent prêt à faire feu lorsqu’il cria:
« Ne tirez pas c’est mon père »
Les hommes baissèrent leurs armes et le père de Carlos prit son fils dans ses bras et chuchota à son oreille:
« Pardonne-moi pourquoi tu as fait cela? » « C’est une promesse que j’ai faite à maman sur sa tombe. »
Le flic ramassa le fric que Thiago avait ramené en leurs tenants le sac:
« Prenez ça et faites en bon usage pour quitter définitivement la ville »
Ils partirent tous les deux pendant que Suarez effaça les empreintes du gosses avec le tissu de sa chemise.

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Dans la favéla de la Rocinha un sale type du nom de Thiago était l’origine de l’épidémie de crack de ce quartier. Cette crapule sévissait très activement en recrutant des mineurs pour les envoyer vendre cette drogue aux effets dévastateurs. Bien souvent il les maltraitait en frappant ceux qui se déconcentraient lorsqu’il fallait surveiller ou servir des meutes de loques humaines zombifiées aux pupilles dilatées venues à plusieurs pour s’approvisionner. Mais la plupart de ces gamins étaient pris en charge par son petit larbin un dénommé “Spock” surnommé ainsi en référence au héros de la série Star-trek un jour après une erreur de calcul Thiago à complément disjoncté en pensant que son petit valet lui avait détourné une partie de la recette qu’il était venu récupérer.Dans un accès de colère il l’a attaché pour lui tailler les oreilles en pointes. La scène était d’un gore à vous filer des cauchemars et des nausées. Un sécateur aux lames ensanglantées posées sur une table et sur le sol quatre morceaux de cartilages d’oreilles. -«Putain de merde j’ai refait le calcul et le compte était bon. Tu n’auras cas te laisser pousser les cheveux et personne remarquera que je t’ai taillé les oreilles en pointes. Tiens une petite liasse de fric ça t’aidera à oublier la douleur.» -«OOOOOH!!! Ça fait horriblement mal putain…» -«Ça va passer va te mettre la tête dans un seau de glace et arrête d’en rajouter ce n’est pas comme si je t’avais coupé les couilles. Non! ?Je t’ai donné un bon paquet de pognon, alors ferme-là et apprends à souffrir en silence. Dans ce que tu fis il y a toujours des risques et là tu viens de subir l’un des plus petits risques de ce métier. C’est clair!?» -«Oui Thiago…» -«Et si ça se trouve dans quelque temps avec tes putains d’oreilles de loup tu vas lancer des toutes nouvelles modes dans tout Rio.»
Aprés cet incident Spoke ne cessait de porter un bonnet noir pour cacher l’état de ses oreilles. Son surnom l’agaçait fortement et il n’était pas rare qu’il provoque des bagarres. Quant à Thiago il n’était presque jamais là sauf pour récupérer le pognon et les transactions avaient lieu de jour comme de nuit à l’abri des regards sous une entrée ou trois gosses étaient toujours présents pour encaisser et servir les usagers. Des petits gosses piégés par l’argent facile. Un parmi les trois portait toujours sur lui un 11-43 le chargeur toujours plein en ayant reçu la consigne à tirer dans la rotule en cas d’incident si une transaction avec un épouvantail de toxico pouvait mal tournée. Pris dans les filets du réseau de ce trafiquant de drogue les gamins exécutaient le moindre de ses ordres. S’il demandait de tuer quelqu’un à l’un de ces gosses et qu’il pouvait hésiter il pouvait lui arracher le flingue des mains et choisir un autre gosse pour le buter seulement parce qu’il s’était dégonflé. Dans ce point deal situé dans l’estomac de la favéla d’autres enfants faisaient la queue étant déjà prisonniers d’une dépendance prématurée au crack qui les avaient conduits à vivre dans la misère et les ordures des rues.Thiago gérait différent point de deal le plus important était à la Rocinha mais il en avait un autre dans la favela de Jacarezinho une banlieue pauvre de Rio. Le point de deal de la Rocinha était une sorte de “drive” spécialisé dans les produits stupéfiants comme le crack et le cloud9. En plein cœur du quartier les clients pouvaient aller et venir pécho de la dope jusqu’à une centaine par jour. Ces schlagos squelletiques venaient s’approvisioner auprès des revendeurs qui étaient épaulés par des “guetteurs” qui veillaient à ce que ces junkies aux dégaines de walking-dead en état de manque ne tentent pas un chrome d’une dose au moment ou la transaction pouvait se faire.L’amour pour l’acquisition des choses mondaines par le crime est comme un vautour qui tourne autour de l’homme qui en a fait sa passion attendant patiemment sa chute pour le dévorer.

Extrait du livre « L’estomac des favélas » Auteur:Souleymane Boel Sortie prévue courant 2019 inchaa’Allah

Extrait du livre « l’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Extrait du livre « l’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Thiago a été élevé à Manaus près des rives du rio Negro, au nord-ouest du Brésil. Dans cette capitale du vaste État de l’Amazonas il fut élevé par son oncle avec sa soeur un trafiquant de cocaïne notoire. Depuis son plus jeune âge il fut confronté à la violence après avoir vu son père se faire assassiner sous ses yeux. Âgé de douze ans son père lui avait demandé de sagement attendre dans la voiture le temps de partir faire une course dans un magasin d’alimentation seulement il n’était pas le seul à l’attendre:
“Attends-moi dans la bagnole j’en ai pour quelques minutes.”
Il a dû faire à peine trois pas en sortant de la boutique avant qu’une voiture garée ne démarre et qu’il s’effondre sous des balles de kalachnikov. Le type de la boutique avait l’habitude de se faire extorquer de l’argent par le père de Thiago jusqu’au jour où il en eut marre et décida de faire appel à une équipe de tueurs lui ayant proposé un prix fixe pour se débarrasser de lui en lui tendant un guet-apens. La fusillade fut courte mais d’une rare intensité. Mortellement touché à la gorge l’homme s’effondra en voyant au loin son fils. Ils l’ont arrosés de balles avant d’effectuer une brusque marche arrière sur sa dépouille pour s’assurer qu’il soit bien mort. Le gamin sort en pleurant pour partir serrer une dernière fois son père.
“Papa! Papa!”
À douze ans après l’assassinat il a rejoint le domicile du frère de son père qui lui imposa de rejoindre la structure d’une organisation active ayant le contrôle sur toute la plaque tournante du narcotrafic sud-américain. L’organisation en question était implanté dans le quartier de Colonia situé dans la zone Nord de Manaus. Le frère de son père était le bras droit de cette organisation il était dangereux et violent à Manaus les gens l’avaient surnommé le dentiste car ce trafiquant de drogue avait la spécificité d’arracher les dents aux mauvais payeurs. L’homme l’éleva dans la haine et la cruauté jusqu’à ce qu’il perde complètement sa sensibilité au point de pouvoir tuer de la même manière qu’il pouvait vous dire bonjour.

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » sortie prévue courant
2019 inchaa’Allah
Auteur: Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

-Qu’est-ce tu as mal fait de si mal dans ta vie pour te retrouver en cavale à des milliers de kilomètres de chez toi?
-j’ai suivi un désir qui m’a conduit à un deuxième: le premier était de faire de l’argent facile qui m’a conduit rapidement au deuxième. Vouloir me venger au point que ma rage me transforme en une marionnette dirigée par mes pulsions meurtrières qui m’ont menées à assassiner le meurtrier de mon frère.
Je n’ai jamais pensé que j’aurais été capable de faire une telle chose.
Mais l’univers du banditisme peut déchirer la vie d’une famille plus vite que les canines d’un tigre peuvent déchirer la peau de sa proie.
Je me suis surpris dans les locaux d’une brigade criminelle en me demandant ce que je pouvais faire ici. Sous surveillance policière découvrir les images de la vidéo de surveillance d’une station-service où j’ai tiré quatre balles à bout portant dans la tête d’un petit chinois alors qu’il allait redémarrer sa voiture après avoir mis son plein.
C’est terrible de se reconnaître physiquement et de ne plus se reconnaître moralement.
Tous c’est accéléré à cause d’un mauvais choix.
Je repense à ma première hésitation qui ne m’a pas retenu lorsque mon frère a réussi à me convaincre pour m’embarquer dans un premier casse.
Le braquage du chauffeur d’un monarque d’un pays du golfe.
Ce jour-là j’ai fait 70 000 euros en 4 minutes et douze secondes.
Qu’en reste t-il aujourd’hui ?
Absolument rien.
J’ai sombré dans la criminalité jusqu’à voir ce flic au visage gras me crier dessus durant l’audition de ma garde à vue avec une haleine de fumeur de cigare laissant défiler les images de l’enregistrement vidéo de surveillance de la station-service au cours d’une garde à vue musclée .
« Alors maintenant Tu te reconnais?
tu n’as même pas cligné une fois les yeux en tirant.
Regarde-moi maintenant dans les yeux et dis-moi que tu n’as pas buté cette putain bridée .
Tu l’as buté ce Chinois car il a fait un barbecue de ton frère… »
-« En perdant le contrôle de moi-même j’ai perdu ma liberté en tuant quelqu’un de sang-froid.
J’ai dû la récupérer en m’évadant en finissant par perdre ma véritable identité.» 24 heures après les obsèques de mon frère.
Un témoin de son crime est venue me montrer la vidéo du meurtre où des images montraient mon frère se faire brûler vivant après avoir reçu un coup de hachoir dans le cou après une partie de poker ayant mal tourné.
Son meurtrier ivre avait oublié son téléphone dans les toilettes d’une aire d’autoroute comme dessus se trouvait la vidéo du crime celui qui a trouvé le téléphone a commencé à la partager jusqu’à ce qu’elle se retrouve sur des réseaux sociaux.
Le soir du crime les joueurs avaient mis en jeu des grosses sommes d’argent deux jours après avoir reçu du cash en échange des œuvres d’art dévalisé provenant d’une pinacothèque achetée comptant par un collectionneur russe.
En fin de partie tous les joueurs étaient défoncés à la vodka et tout a brutalement basculé à cause d’une insulte de trop en fin de partie.
-« Il faut savoir perdre les gars.
Si vous aviez vu vos tronches de cons lorsque je vous ai sortie mon jeu. Vous ressembliez à l’agent de sécurité à qui j’ai plaqué mon r15 sur la joue.
Vous aviez l’air de tous vous êtes pissé dessus. »
Un gars chuchota dans une oreille d’un autre et en quelques instants tous s’accentuèrent violemment m.
un petit chinois s’empara d’un hachoir et asséna un coup à mon frère au niveau du cou.
Le sang gicla et il se mît à convulser en mettant sa main sur sa blessure.
Un gars s’adressa au petit chinois en rendant l’argent aux quatre joueurs:
« crame-moi ce petit enfant de pute cela lui apprendra la politesse »

En prenant connaissance de tout cela.
L’esprit de vengeance l’a emporté par défaut.
Et les quatre balles tirées de mon 9 millimètres qui ont transpercé le visage et perforé la peau du gars qui se trouvait avec lui résonnent encore dans ma tête.
Tout comme la sentence du juge me poustillonant mon verdict à vingt ans pour un double homicide avec préméditation.
Après une évasion et deux ans de cavale j’ai fini par rencontrer Olivia et pendant que je faisais connaissance avec elle j’ai eu le tuyau d’un gros coup par mon ancien codétenu.
Une vente privée d’art en plein Paris au domicile d’un commissaire-priseur.
Je n’ai pas longtemps hésité à remettre la cagoule.
Car mon désir de changer d’horizon et de partir pour le Brésil pour changer totalement de mode de vie était presque devenu aussi fort que celui de me venger l’assassin de mon frère.
En venant ici je m’attendais à tout sauf à voir ce que j’ai vue dans ce bar en attendant celle qui devait me ramener le fric.