Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane la vie des rescapés d’une société inégalitaire

Carlos resta silencieusement songeur fixant par la fenêtre ouverte du taxi un paysage qui défilait sous ses yeux si différents de celui qu’il avait pu connaître.
Une beauté si radicalement opposée à la laideur environnementale qu’il avait toujours connue.
Giflé par la splendeur des contrastes spatiaux il avait du mal à réaliser qu’il n’était qu’à seulement un jet de pierres d’où il avait toujours vécu.
Des plus belles plages défilaient sous ses yeux avec l’étendue de leurs littoraux magnifiques face aux plus chères baraques spacieuses des quartiers riches qui venaient exalter son champ de vision qui venait hurler à son esprit qu’il pouvait exister une tout autre vie que celle de la misère des ruelles glauques et étouffantes des favélas des gamins fouillant les poubelles pour pouvoir se nourrir.
Pourtant en se retournant en ayant passé sa tête par la fenêtre du taxi les cheveux au vent il aperçut encore au loin ses affreuses baraques derrière lui qui s’entassaient les unes sur les autres et qui étaient perçues par le reste de la population comme un cancer urbain de la mégalopole.
Marco quant à lui semblait totalement perdu dans ses pensées se remémorant son arrivée au Brésil.
Ne sachant vraiment pas si celle qui avait fracturé son cœur avait disparu pour des raisons financières ou plutôt à cause d’une toute autre affaire .
Carlos pour lui remonter son moral décida qu’avec le fric qu’il avait volé aux trafiquants de drogue de la Rocinha il allait pouvoir le ramener à la découverte de la face visible de son pays pour tenter de balayer les blessures de son passé.
Bien décidé de laisser derrière eux à tous jamais le climat de surtension semé par la terreur instauré par les gangs ou les bavures des prises d’assaut commises par l’Upp (unités de la police pacificatrice)
Commises par ses incursions violentes répétitives sous une forte pression gouvernementale de devoir nettoyer le secteur à cause du début des jeux olympiques.
À cette époque il pouvait arriver aux fusils M16 de cette police d’intervention durant des rixes de nettoyage de tirer dans le tas aveuglément et d’abattre un ou deux innocents de la population.
Mais comme il s’agissait de pauvres les affaires étaient toujours soigneusement étouffées par le gouvernement.
Les médias internationaux avaient vendu cette année ces putains de jeux olympiques comme un grand moment de sport et d’une opportunité de développement économique pour les habitants de la ville de Rio.
Mais en réalité pour la majorité des miséreux de ce pays qui avaient pu vivre durant cette période.
Cela n’avait aucunement fait disparaître une seule seconde le sentiment d’être considéré comme des pestiférés et disparaître la réalité des gamins vivante dans les rues devant chaque jour fouiller le fond des poubelles pour récupérer les déchets pour pouvoir survivre.
Derrière des épaisses lunettes fumées noires de soleil le chauffeur de taxi se mit à allumer un cigare et régler la fréquence de son poste de radio pour suivre le déroulement des épreuves des jeux olympiques et engagé la conversation:
-« je vous laisse à quel endroit dans le quartier de Maracanã? »
Carlos rentra sa tête dans le taxi pour dire au chauffeur:
-« dépose nous juste devant ce putain de stade des jeux olympiques. »
Tout un tas de questions se bousculèrent dans la tête de Marco pendant que le taxi roulait à toute allure en direction du grand Parc Olympique de Barra da Tijuca.
L’ivresse du chauffeur un homme lunatique rendait sa conduite dangereuse et incertaine d’arriver jusqu’à la destination demandée.
Cet homme sur la route était aussi inquiétant que la santé mentale du vieux débile de Donald Trumps et son respect pour le Code de la route aussi putrides que les discours de cette face de sanglier sauvage lorsqu’il peut s’exprimer sur les pays du tiers-monde.
L’enfant des favelas Carlos échangea quelques mots avec ce chauffeur de taxi énervé de s’être fait voler quelques minutes sa recette par un flic chargé de la circulation du coin.
Son haleine empestait l’alcool et durant le trajet l’homme délirait en insultant presque tous les automobilistes.
-« regardez -moi cette bande d’enflures de bites d’ânes qui ne savent même pas conduire. »
Le gamin préféra resta muet et distant après s’être rendu compte au cours de sa discussion que l’homme en fouillant dans la poche intérieure de sa veste pour prendre son briquet et rallumer son cigare portait un flingue à sa ceinture.
Marco était complètement ailleurs et semblait totalement effacé, emporté par ses pensées qui torturaient énergiquement son esprit.
Des questions en vrac sans arriver à trouver une réponse précise pour en finir avec l’énigme disparition de celle qu’il projetait d’épouser.
Son cœur blessé et ses neurones en suractivité comme une usine de textile de Shanghai cherchant désespérément à comprendre:
et si au moment d’embarquer avec l’argent du casse le complice avait décidé de la doublée
Ou alors qu’elle avait tout simplement fait une mauvaise rencontre?
Ou si finalement tous ses mots d’amour n’avaient été qu’une vulgaire mise en scène vénale pour mieux arriver à ses fins?
Des séries de souvenirs de discussions avec elles refirent surface il se remémora une histoire qu’elle lui avait racontée.
Celle d’une amie hôtesse qui ne travaillait qu’en classe affaires sur des longs vols et qui se transformait la nuit en pickpocket des airs pour subvenir aux besoins des caprices de son train de vie.
Elle attendait que les passagers soient profondément endormis pour subtiliser leurs effets personnels : euros, dollars chéquiers, montres griffées.
Et si cette fameuse amie finalement n’était pas elle?
Le taxi approcha du stade olympique alors que Marco se fit un nouveau film dans son esprit d’une mauvaise rencontre:
il l’imagina dans sa voiture en direction de l’aéroport entre le trajet de chez elle et son travail.
À un feu rouge un homme au visage patibulaire encapuchonné errant en pleine nuit avec une barre de fer à la recherche d’une proie explosant sa vitre pour l’extirper violemment de son véhicule et lui assénant une série de coups de barre de fer s’emparer de ses clefs la rentrant dans le coffre et découvrant l’argent du braquage.
Le taxi s’arrêta face au stade après avoir légèrement percuté une voiture.
Carlos s’empressa de descendre et Marco reprit ses esprits juste avant de descendre.

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L'estomac des favelas

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Résumé du film « Belle Paroles » inspiré de la vie de Massyl Kasri écrit par Boel Souleymane et Massyl lorsque l’art d’écrire devient la détente pour franchir l’obstacle de l’handicap

Résumé du film « Belle Paroles: Massyl est né le 7 Septembre à Bejaia en Algérie en 1996. Suite à un accouchement compliqué massyl est né avec un trouble de la diction qui l’empéche de s’exprimer comme les autres.
Cependant cela ne l’empêche pas d’avoir des ambitions bien prononcé chose que beaucoup de valide n’ont pas. Né avec ce trouble de l’élocution il trouve dans l’écriture un moyen de s’exprimer et décide de faire interpréter ses textes aux plus notoires artistes de la cultureHip Hop.
Son projet s’intitulera: « dit leurs de ma part »
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Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Trois jours après son arrivée à Rio et après le meurtre du frère de Carlos.
Sous un soleil encore battant Marco se retrouva à devoir s’enfuir précipitement avec ce gosse après que ce dernier ait volé une importante somme d’argent à l’un des plus gros barons de la drogue du pays.
Juste avant son départ il a explosé le crâne de l’assassin de son frère en tirant sur lui à bout portant à l’intérieur d’une baraque transformée en un laboratoire de conditionnement de cocaïne et de cloud nine.
Le gosse a laissé son empreinte sur le flingue. Une erreur de débutant c’tait la première fois qu’il tirait sur quelqu’un.
Il n’a pas hésité à en faire son usage. Rien d’étonnant pour un gosse qui a perdu sa mère et son frère par des balles venu des flingues de narcos trafiquants.
C’était la première fois que Carlos quittait son quartier et de toute façon on ne peut pas dire qu’il y avait quelque chose qui aurait pu le retenir. La guerre des gangs faisait rage et la plupart des enfants n’atteignaient n’arrivaient même pas atteindre l’âge adulte à cause des problèmes sanitaires ou les règlements de comptes. Après avoir descendu la colline de la favéla Carlos et Marco ont arrêté un taxi devant trois gosses de son quartier allongé au sol sur des bouts de carton. Un des trois reconnu Carlos et s’adressa aux deux autres:
-« p-tain! Regardez c’est Carlos.
Mais qu’est-ce qu’il fout! ?Il ne va tout de même pas braquer ce taxi. »
-« Mais non ça se trouve il accompagne juste le type avec qui il est. »
-« Attendez je vais voir s’il peut nous passer de la thune. »
Un des gamins appela Carlos avant qu’il monte dans le taxi.
-« Hé Carlos tu n’as pas un peu de thune sur toi. On n’a rien bouffé depuis ce matin. »
Carlos fit semblant de ne pas comprendre leurs demandes en restant éloigné.
Mais une fois dans le taxi il plongea discrètement sa main dans la pochette en cuir pour sortir une liasse de l’argent qu’il venait de voler. Le taxi avança Carlos lui demanda de faire marche arrière et ouvrit sa fenêtre pour lancer une liasse de grosses coupures dans leurs directions:
-« Voilà pour vous les gars!
Et faites gaffes aux indigestions parce que vous avez de quoi faire des courses pour plusieurs semaines. »
Les trois gosses se jetèrent sur la liasse sans en croire leurs yeux en regardant le taxi partir vers une tout autre destination.Sans le savoir Carlos venait de laisser une deuxième empreintes en disparaissant dans de telle condition.

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »
Auteur: Boel Souleymane Sortie prévu 2018 inchaa’
AllahL'estomac des favelasOlympic Games 2016 FeatureKID STREET 2

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Des coups de feu se firent entendre pour ensuite laisser place à un long angoissant silence.
Une unité des forces spéciales a tenté de procéder à l’arrestation d’un repère de narco trafiquants.
Le début de l’opération s’était pourtant bien déroulé mais des renforts sont arrivés pour tendre aux flics une embuscade.
Des coups de feu ont à nouveau éclaté.
De longs échanges de tirs dans une baraque d’infortune pour laisser des
Cadavres troués par des balles.
Dans la rue une femme enceinte gisait morte au sol avec le bébé qu’elle portait après avoir reçu une balle de Smiff et Wesson dans la cage thoracique.
Carlos et Marco ont vu son corps au loin mais il était déjà trop tard.
En rentrant dans la baraque des impacts de balles et des giclées de sang avaient maculées les lieux.
Carlos n’osa pas rentrer de peur qu’ils y aient encore des hommes armés et de voir des amas de corps les uns sur les autres:
-« qu’est-ce que tu fous Carlos !?
Reviens! Tu ne sais même pas si des hommes armés sont encore à l’intérieur.»
Le gamin n’en fit qu’à sa tête en décidant de braver tous les dangers.
Il explora en vitesse la baraque ramassant un flingue au sol.
Il descendit en vitesse au sous-sol il fouilla une pièce pour trouver une sacoche remplie de billets.
Alors qu’il allait sortir de cette baraque il fut un corps rampant dans une flaque d’hémoglobine.
Carlos se retourna et reconnut l’homme qui avait tenté de tuer l’homme dans le bar et qui avait abattu son frère accidentellement.
L’homme tendu la main vers lui mais Carlos décida de lui tirer une balle en pleine tête en repensant à la perte de son frère.
Marco s’éloigna de la baraque après avoir entendu une détonation raisonnée.
En continuant d’observer la baraque à environ vingtaine de mètres.
Après plusieurs minutes pesantes il aperçut Carlos sortir à vif allures.
Marco siffla pour l’avertir qu’il l’avait attendue.
Carlos courra à cet instant dans sa direction et ils partirent loin en traversant une dizaine de ruelles étroites.
Un gros paquet de fric dans les mains d’un gosse qui n’en a jamais eu.
110 000 Real brésilien (BRL) des grosses coupures au fond d’ une sacoche marron en cuir qui allaient finir entre ses doigts provenant des fonds monétaires d’un trafic de drogue locale.

De quoi partir très loin de cette endroit où cette argent sale fût trouvé
Un béant désir de voir autre chose que là crasse où les fontaines de sang et sanglots que pouvaient laisser les règlements de comptes à la kalachnikov au centre des bidonvilles de la Rocinha qui s’enchaînaient jour après jour à une allure effrénée.

Carlos éclata de rire devant Marco comme pour tenter de désarticuler son visage glacé depuis la mort de son frère.
Marco s’interrogea sur son attitude désinvolte et énigmatique cherchant en savoir d’avantage sur ce qu’il venait de se passer à l’intérieur de cette baraque de narco trafiquants dont il avait décidé de rentrer après avoir entendu une série de coups de feu.
Marco ne pût s’empêcher d’interroger Carlos :

-« Carlos qui a tiré ?
Et Pourquoi as tu pris autant de risque pour partir las bas? »

-« j’en sais rien!
sûrement parce que J’ai rien à perdre Marco.
Et que si j’allais me faire trouer par des balles personnes n’allait vraiment me regretter»
-« ne dit pas ça Carlos.
on est devenu pote non!?
Si tu meurs je deviens quoi moi?
qui d’autre que toi irait me guider dans les labyrinthes boueux de cette favélas ?»
-«je sais mec mais un pote ça ne remplacera jamais un frère »
Un silence interrompu le rythme de la conversation.
-« je sais que je te rendrai jamais ce les balles t’ont volé.
Mais je peux t’offrir une loyauté que personne ne te donnera.
J’ai eût des amis qui m’ont aimé plus que mon propre frère.»
« C’est sûr que tu es quelqu’un à part.
En tous cas tant que je suis vivant tu ne te perdras pas ici.
Tu sais Depuis que j’ai vu mon frère mourir sous mes yeux j’ai perdu le goût de la vie en même temps que celui de mon sommeil.
J’ai l’impression de dormir les yeux ouverts comme si la nuit n’était jamais tombée.
C’est sûrement pour cela que je n’ai pas réalisé l’importance du danger au moment j’ai décidé de me dirigé vers cette baraque.
En rentrant dans cette baraque tous le monde à l’intérieur était morts.»
– « Mais qu’est ce qui t’a amusé autant? Parce que je t’ai vu sourire en sortant.»
-« tu veux vraiment le savoir ?»
-« Non!je me suis juste posé la question »
-« j’ai prit ma revanche sur l’assassin de mon frère.
En rentrant à l’intérieur j’ai rapidement fouillé les lieux j’ai trouvé Une sacoche pleine de fric au moment où j’allais sortir j’ai entendu un homme gémir en rampant dans son hémoglobine.
Je l’ai reconnu au premier regard et je pense que lui aussi lorsque j’ai tendu le smiff et wesson que j’ai ramassé par terre à côté d’un cadavre avant de lui exploser la cervelle. »
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Résumé du film « Belle Parole » inspiré de la vie de Massyl Kasri écrit par Massyl et Boel Souleymane invité dans l’émission d’Alibi Montana sur Canal Algérie france pour sa sortie de son nouveau livre « L’ombre de la violence »

Résumé du film « Belle Parole: Massyl est née le 7 Septembre à Bejaia en Algérie en 1996. Suite à un accouchement compliqué il naît avec un trouble de la diction qui l’empéche de s’exprimer comme les autres.
Cependant cela ne l’empêche pas d’avoir des ambitions chose que beaucoup de valide n’ont pas. Né avec ce trouble de l’élocution il trouve dans l’écriture un moyen de s’exprimer et décide de faire interpréter ses textes aux plus notoires artistes de la cultureHip Hop.

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Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane les drames des sociétés inégalitaires

Plusieurs hélicoptères militaires survolèrent le ciel de la favéla de Rocinha après la fusillade mortelle d’une guerre liée à la quête du monopole du trafic de drogue de cette région dont les impacts de balles avaient fini par décrocher une cabine d’un téléphérique tuant quatre personnes à bord et blessant grièvement une petite fille en tombant au sol.
Le passage des hélicoptères dans un ciel dégagé laissait présager un assaut violent et imminent d’une très importantees envergure par les forces armées du pays qui souhaitaient reprendre le contrôle de cette zone abandonnée par la société brésilienne.
Au même moment que la population aisée de Rio avaient envahi les gradins du stade olympique pour devenir les téléspectateurs d’une course d’athlétisme.
Un pilote d’un hélicoptère suivi les trois tueurs à la trace qui partirent se réfugier dans une baraque à environ cinq cents mètres où ces tueurs en fuite avaient fait cracher leurs fusils d’assaut sur une cabine du téléphérique en marche.
Le pilote indiqua la position des hommes au responsable du groupe d’intervention des opérations antidrogue avec qui il était en communication en plein ciel :
-« Ça y est !
Leurs repères viennent d’être localisés.
Ils viennent de rentrer dans une baraque où devant quatre pneus sont les uns sur les autres au bord d’un portail rouillé » « Reçus cinq sur cinq.
Je lance immédiatement le déclenchement du début de l’assaut des troupes au sol.
Mission terminée pour toutes les équipes de surveillance aérienne.
Je répète mission terminée pour toutes les patrouilles du ciel.
On va prendre ces salopards par surprise.»
Au sous-sol de cette baraque des petits gamins à peine pubère servant de mains d’œuvres pour des bandits du coin s’envoyaient des vannes en emballant des sachets de cocaïne, Cloud Line, et sel de bains sous la surveillance d’un gros moustachu armé comme un soldat de l’armée américaine partie en patrouille dans les rues d’une ville irakienne assiégée .
-« tu mets trop de temps à peser la coke.
Bordel!
Occupes-toi de l’emballage ça évitera les erreurs de dosages. »
-« merde! C’est toujours moi qui emballe. »
– «Tu t’occupes de l’emballage comme ça aucun risque qu’on vienne nous dire qu’on sait tromper sur les doses et pas la peine de me regarder avec tes gros yeux comme si tu venais de te faire fourrer par une meute de taureau en rut. »
Le gros moustachu s’énerva séparant les deux gosses qui allaient en venir aux mains:
-« Répète ça!?? »
– « Oh! Oh! C’est quoi ce bordel!?
Vous voulez retourner à dormir dehors.
On vous paie pour ce travail. »
Au même moment un groupe d’intervention défonça la porte en ouvrant le feu.
Le gros moustachu riposta en prenant un gosse qui reçut un déluge de balle le ventre.
Les échanges de tirs se poursuivirent jusqu’à ne faire aucun survivant.

Auteur : Boel Souleymane

Extrait du livre « l’estomac des favélas »

Sortie prévue courant 2018

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Résumé et extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Résumé du livre:«L’estomac des favelas»
Un dernier gros coup pour un homme depuis deux ans en cavale ayant réussi à s’évader avec la complicité d’un chauffeur d’une blanchisserie était pour Marco Sioladi l’occasion rêvée de refaire sa vie avec une très belle hôtesse de l’air.
Tout était déjà prêt pour partir:
les faux papiers, la destination il ne restait plus qu’à passer l’action et agir au plus vite.
Et cela n’allait pas tarder. Après un braquage express et minutieusement préparé d’une vente aux enchères privées de la vente d’une succession. Après avoir raflé une grosse somme deux jours plus tard il se retrouve à Rio sous une nouvelle identité avec la complicité de sa nouvelle petite amie hôtesse de l’air employée d’une compagnie brésilienne. Après lui avoir remis l’argent aveuglément avant de partir au Brésil comptant sur elle pour passer les contrôles aéroportuaires dans l’hypothèse où il pourrait être arrêté et devoirs retourner en prison. Seulement le soir après être arrivé à Rio sa petite amie demeure absente au point de rendez-vous qu’ils se sont fixé et sa ligne téléphonique ne fonctionne plus. Témoin du crime d’un enfant tué d’une balle perdue il se retrouve à errer avec un gamin de la favela de Rocinha dans Rio en découvrant les coulisses d’une société inégalitaire et une autre facette des jeux olympiques qui viennent de siffler leurs coups d’envois.

L'estomac des favelas

On ne se fait jamais de devoir vivre avec la peur aux tripes.
Mais vivre dans une zone abandonnée aux mains des cartels comme les favélas de Rocinha vous confronte à tous sortes de dangers imprévisibles qui vous obligent à devoir obligatoirement vous préparer mentalement à tous types de situations.
Ses étroites rues dans lesquelles se cachent une violence autant cristalline qu’imprévisible.
Les drames vous apprennent à marcher en devant toujours faire attention où vous pouvez mettre les pieds.
Grandir en Sachant anticiper les situations où les moindres comportements suspects peuvent vous laisser la possibilité de tenter à devoir réussir à dominer ce sentiment pour pouvoir le chasser à temps avant d’en devenir sa proie.
Des tirs en rafale de plusieurs armes automatiques achevèrent brutalement la discussion entre Carlos et Marco.
Ils se retournèrent de stupéfaction au même moment pour très vite comprendre à travers une série de détonations en un seul regard et un impressionnant mouvement de foule laissant échapper quelques indices sur l’origine des tirs.
Des paroles mélangées aux bruits des pas de courses des gens dans la foule.
Apparemment un trafiquant de drogue venait d’être pris pour cible par ses rivaux.
Des hommes armés couraient derrière un homme qui avait réussi à prendre le téléphérique.
Des discussions aux bouches essoufflées laissèrent entendre qu’il était touché par balle à la jambe.
« Comme d’habitude ils s’entretuent et on se retrouve au milieu de tout ça.
Je ne donne pas chère de sa peau avec tout le sang qu’il a perdu. »
Malgré une balle prise dans la jambe l’homme en fuite avait réussi à embarquer dans une cabine rouge d’un téléphérique de Rocinha pour tenter d’échapper à ses assaillants ultras déterminés.
Des tirs croisés sur la cabine rendaient ce regain de tension à la limite du supportable.
Puis un court instant de répit.
Une mère tira dans la rue par le bras sa petite fille insouciante du danger:
-« Je t’en supplie Maria rentre ma fille avant que ça se termine mal
Mais pourquoi tu veux rester à regarder tout cela?»
-« Mais maman on peut quand même regarder ce qui va se passer au loin?
Je veux juste voir s’il va s’en sortir. »
La curiosité de la petite fille souhaita la faire défier le danger et rester le regard pendu au ciel scrutant la cabine du téléphérique qui avançait lentement…
Carlos s’énerva après avoir entendu ses paroles et avança en poussant la jeune fille en direction de sa mère:
-« casse-toi d’ici et écoute ta mère ça vaut mieux pour toi.
Ça risque de tirer encore dans tous les sens.
Qu’est-ce que tu cherches?
A t’en prendre une!?
Circule-il n’y a rien à voir, il n’y a que des balles perdues à prendre dans ce foutu quartier. C’est un héritier de la poudre des balles qui te parle elles m’ont enlevé mon frère. »

La petite partie énervée en mettant un coup de pied à Carlos qui lui répondu:
-« Si tu m’avais vu pleurer sur la dépouille de mon frère à cause d’une balle perdue.
Tu aurais sûrement réagi autrement et écouté tout de suite ta mère. »
Au même instant la cabine du téléphérique continua de monter vers un ciel découvert seulement suspendu par un fin câble pour traverser une partie de la favéla de Rocinha.
Alors que la cabine du téléphérique avançait à son rythme en laissant comme vue à ses passagers un horizon pitoyablement composé d’un enchevêtrement de petites baraques vétustes s’étendant jusqu’à perte de vue.
Subitement les tirs reprirent avec intensités et les vitres de la cabine se brisèrent sous une flopée d’impacts de balles pour laisser leurs éclats de verre pleuvoir sur le sol.
Les morceaux de vitres redoublaient de fraction en retombant sur le chemin d’une ruelle étroite.
Les balles percèrent la cabine pour en faire une véritable passoire à hémoglobine d’innocents passagers qui se trouvaient à l’intérieur.
Les cris et la panique n’arrêtèrent pas les quatre tireurs embusqués dans deux rues opposées pour poursuivre leurs tirs avec des véritables armes de guerre.
L’intensité de la fusillade endommagea le câble qui entraîna la rupture du câble porteur et provoqua immédiatement la chute de la cabine téléphérique qui tomba sur la mère de la petite fille sous ses yeux.
La cabine s’écrasa près de la fillette qui se mit à crier lorsqu’elle réalisa qu’une une partie de son pied était resté coincé dessous une porte en ferraille. Elle a hurlé environ un quart d’heure avant d’être évacuée sur une civière après avoir été extirpée de la carcasse de ce téléphérique transformé en caveau à Innocent.
La proximité de la Rocinha avec les plus beaux quartiers a toujours fait d’elle un endroit stratégique pour le trafic de drogue où devant attend un public fortuné.
Et où souvent des pauvres finissent happés par la tentation de fuir la misère en rejoignant les propositions d’une organisation criminelle.
Pour un enfant de Rocinha la paix peut être un de ces rêves que les cauchemars de la violence lui ont toujours volés.

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »

Auteur: Boel Souleymane

Sortie prévue courant 2018 inchaa’
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