Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

-Qu’est-ce tu as mal fait de si mal dans ta vie pour te retrouver en cavale à des milliers de kilomètres de chez toi?
-j’ai suivi un désir qui m’a conduit à un deuxième: le premier était de faire de l’argent facile qui m’a conduit rapidement au deuxième. Vouloir me venger au point que ma rage me transforme en une marionnette dirigée par mes pulsions meurtrières qui m’ont menées à assassiner le meurtrier de mon frère.
Je n’ai jamais pensé que j’aurais été capable de faire une telle chose.
Mais l’univers du banditisme peut déchirer la vie d’une famille plus vite que les canines d’un tigre peuvent déchirer la peau de sa proie.
Je me suis surpris dans les locaux d’une brigade criminelle en me demandant ce que je pouvais faire ici. Sous surveillance policière découvrir les images de la vidéo de surveillance d’une station-service où j’ai tiré quatre balles à bout portant dans la tête d’un petit chinois alors qu’il allait redémarrer sa voiture après avoir mis son plein.
C’est terrible de se reconnaître physiquement et de ne plus se reconnaître moralement.
Tous c’est accéléré à cause d’un mauvais choix.
Je repense à ma première hésitation qui ne m’a pas retenu lorsque mon frère a réussi à me convaincre pour m’embarquer dans un premier casse.
Le braquage du chauffeur d’un monarque d’un pays du golfe.
Ce jour-là j’ai fait 70 000 euros en 4 minutes et douze secondes.
Qu’en reste t-il aujourd’hui ?
Absolument rien.
J’ai sombré dans la criminalité jusqu’à voir ce flic au visage gras me crier dessus durant l’audition de ma garde à vue avec une haleine de fumeur de cigare laissant défiler les images de l’enregistrement vidéo de surveillance de la station-service au cours d’une garde à vue musclée .
« Alors maintenant Tu te reconnais?
tu n’as même pas cligné une fois les yeux en tirant.
Regarde-moi maintenant dans les yeux et dis-moi que tu n’as pas buté cette putain bridée .
Tu l’as buté ce Chinois car il a fait un barbecue de ton frère… »
-« En perdant le contrôle de moi-même j’ai perdu ma liberté en tuant quelqu’un de sang-froid.
J’ai dû la récupérer en m’évadant en finissant par perdre ma véritable identité.» 24 heures après les obsèques de mon frère.
Un témoin de son crime est venue me montrer la vidéo du meurtre où des images montraient mon frère se faire brûler vivant après avoir reçu un coup de hachoir dans le cou après une partie de poker ayant mal tourné.
Son meurtrier ivre avait oublié son téléphone dans les toilettes d’une aire d’autoroute comme dessus se trouvait la vidéo du crime celui qui a trouvé le téléphone a commencé à la partager jusqu’à ce qu’elle se retrouve sur des réseaux sociaux.
Le soir du crime les joueurs avaient mis en jeu des grosses sommes d’argent deux jours après avoir reçu du cash en échange des œuvres d’art dévalisé provenant d’une pinacothèque achetée comptant par un collectionneur russe.
En fin de partie tous les joueurs étaient défoncés à la vodka et tout a brutalement basculé à cause d’une insulte de trop en fin de partie.
-« Il faut savoir perdre les gars.
Si vous aviez vu vos tronches de cons lorsque je vous ai sortie mon jeu. Vous ressembliez à l’agent de sécurité à qui j’ai plaqué mon r15 sur la joue.
Vous aviez l’air de tous vous êtes pissé dessus. »
Un gars chuchota dans une oreille d’un autre et en quelques instants tous s’accentuèrent violemment m.
un petit chinois s’empara d’un hachoir et asséna un coup à mon frère au niveau du cou.
Le sang gicla et il se mît à convulser en mettant sa main sur sa blessure.
Un gars s’adressa au petit chinois en rendant l’argent aux quatre joueurs:
« crame-moi ce petit enfant de pute cela lui apprendra la politesse »

En prenant connaissance de tout cela.
L’esprit de vengeance l’a emporté par défaut.
Et les quatre balles tirées de mon 9 millimètres qui ont transpercé le visage et perforé la peau du gars qui se trouvait avec lui résonnent encore dans ma tête.
Tout comme la sentence du juge me poustillonant mon verdict à vingt ans pour un double homicide avec préméditation.
Après une évasion et deux ans de cavale j’ai fini par rencontrer Olivia et pendant que je faisais connaissance avec elle j’ai eu le tuyau d’un gros coup par mon ancien codétenu.
Une vente privée d’art en plein Paris au domicile d’un commissaire-priseur.
Je n’ai pas longtemps hésité à remettre la cagoule.
Car mon désir de changer d’horizon et de partir pour le Brésil pour changer totalement de mode de vie était presque devenu aussi fort que celui de me venger l’assassin de mon frère.
En venant ici je m’attendais à tout sauf à voir ce que j’ai vue dans ce bar en attendant celle qui devait me ramener le fric.

Publicités

Tribute to the victims of a difficult day on March 15, 2019 at the Christchurch Mosque in New Zealand by the screenwriter Souleymane Boel

Tribute to the victims of a difficult day on March 15, 2019 at the Christchurch Mosque in New Zealand by the screenwriter Souleymane Boel

Tribute to the victims of a difficult day on March 15, 2019 at the Christchurch Mosque in New Zealand
We sometimes have to write so that the sentence is less heavy.

Write to denounce the misfortunes that nobody wishes.

Write to alert what hate and media Islamophobia cause.

Write tributes so that people do not forget how much terrorism can kill children who might have been ours.

Write to find ways to escape the abyss of our resentment and sadness that the cruelty of a cowardly and armed man could leave in our hearts this Friday, March 15, 2019.

Writing to be indignant at media propaganda poisoning our living together by dividing populations by the instrumentalization of fears.

To write to be indignant at all the misinformation that produces the most formidable enemies of pacifism.

To write to represent the tears of widows that modesty has silently flowed to become peaceful oceans.

Write to say that an opinion can not be forged on a lie.

Write against the bricks of these clichés cemented by ignorance and psychosis provoked by truncated and fratricidal news flashes.

Write to ask: who benefits from this division?

Write to find ways to escape the abyss of our resentment and sadness that the cruelty of a cowardly and armed man could leave in our hearts this Friday, March 15, 2019.

To write to the sowers of deaths or troubles that whatever religion they claim to follow our hopes will always be more numerous than the bullets of their shippers.

Write to tell the mainstream media that people are looking to be informed rather than distraught.

Write to tell the killers what

Whatever their ways of imposing their ideologies, they will never be ours forever.

Author: Souleymane Boel

#New Zealand

#christchurch

Excerpt from the book « The stomach of favelas » planned release in 2019 Inchaa’Allah

Hommage aux victimes d’un jour difficile le 15 Mars 2019 à la mosquée de Christchurch en Nouvelle Zélande

Hommage aux  victimes d’un jour difficile le 15 Mars 2019  à la mosquée de Christchurch en Nouvelle Zélande

Hommage aux victimes d’un jour difficile le 15 Mars 2019 à la mosquée de Christchurch en Nouvelle Zélande

Il nous faut parfois écrire pour que la peine soit moins lourde.
Écrire pour dénoncer les malheurs qu’on ne souhaite à personne.
Écrire pour alerter ce qu’engendre la haine et l’islamophobie médiatique.
Écrire des hommages pour que les gens n’oublient pas combien le terrorisme peut tuer des enfants qui auraient pu être les nôtres.
Écrire pour trouver les moyens de s’évader de l’abîme de nos rancœurs et tristesses que la cruauté d’un homme lâche et armé a pu laisser dans nos cœurs ce vendredi 15 Mars 2019.
Écrire pour s’indigner des propagandes médiatiques empoisonnant notre vivre ensemble en divisant les populations par l’instrumentalisation des peurs.
Écrire pour s’indigner de toutes les désinformations qui fabriquent les plus redoutables ennemis du pacifisme.
Écrire pour représenter les larmes des veuves que la pudeur a fait couler en silence jusqu’à devenir des océans pacifiques.
Écrire pour dire qu’une opinion ne peut se forger sur un mensonge.
Écrire contre les briques de ces poncifs cimentés par l’ignorance et la psychose provoquée par des flashs d’informations tronquées et fratricides.
Écrire pour vous demander: à qui profite toute cette division?
Écrire pour trouver les moyens de s’évader de l’abîme de nos rancoeurs et tristesses que la cruauté d’un homme lâche et armé a pu laisser dans nos coeurs ce vendredi 15 Mars 2019.
Écrire pour dire aux semeurs de morts ou de troubles que quelle que soit la religion qu’ils prétendent suivre nos espoirs ne seront toujours plus nombreux que les balles de leurs chargeurs.
Écrire pour dire aux médias mainstream que les gens cherchent à être informé plutôt qu’affolé.
Écrire pour dire aux assassins que quelles
que soient leurs manières de nous imposer leurs idéologies elles ne seront définitivement jamais les nôtres.

Auteur :Souleymane Boel

#nouvellezelande
#christchurch

Extrait du livre « L’estomac des favélas » sortie prévue courant 2019 Inchaa’Allah

Tribute to the victims of a difficult day on March 15, 2019 at the Christchurch Mosque in New Zealand
We sometimes have to write so that the sentence is less heavy.

Write to denounce the misfortunes that nobody wishes.

Write to alert what hate and media Islamophobia cause.

Write tributes so that people do not forget how much terrorism can kill children who might have been ours.

Write to find ways to escape the abyss of our resentment and sadness that the cruelty of a cowardly and armed man could leave in our hearts this Friday, March 15, 2019.

Writing to be indignant at media propaganda poisoning our living together by dividing populations by the instrumentalization of fears.

To write to be indignant at all the misinformation that produces the most formidable enemies of pacifism.

To write to represent the tears of widows that modesty has silently flowed to become peaceful oceans.

Write to say that an opinion can not be forged on a lie.

Write against the bricks of these clichés cemented by ignorance and psychosis provoked by truncated and fratricidal news flashes.

Write to ask: who benefits from this division?

Write to find ways to escape the abyss of our resentment and sadness that the cruelty of a cowardly and armed man could leave in our hearts this Friday, March 15, 2019.

To write to the sowers of deaths or troubles that whatever religion they claim to follow our hopes will always be more numerous than the bullets of their shippers.

Write to tell the mainstream media that people are looking to be informed rather than distraught.

Write to tell the killers what

Whatever their ways of imposing their ideologies, they will never be ours forever.

Author: Souleymane Boel

#New Zealand

#christchurch

Excerpt from the book « The stomach of favelas » planned release in 2019 Inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

C’est dur à vivre lorsqu’on est un gosse de voir sa propre mère pourchassée par des symptômes psychotiques dus à l’effet de sa consommation de crack. Constater la détresse de celle que vous aimer devenue un otage en danger par les dérives de sa propre addiction.Quand Thérésa mourut de son overdose sur ces deux fils qu’elle laissa sans famille seule Carlos pleura à son enterrement. Son frère ainé Gaeliano y assista sans verser une seule larme trop en colère contre elle qu’elle n’est pue respecter la promesse qu’elle avait pu leur faire avant de mourir. Décrocher pour ne plus être une mère absente toujours en quête de se procurer l’illusion d’une délivrance à travers les chaines d’un produit destructeur. Sa mère fut enterrée suite à la quête d’une Ong ses funérailles Seul face à la tombe de sa mère Carlos s’est recueilli pour lui exprimer tout ce qu’il avait sur le coeur:Maman;qu’a tu fait de ta promesse?Était-elle s’était si dure à tenir?Regarde comment tu es parti la drogue ne t’a pas laissé le temps de nous dire au revoir.J’aurais aimé que tu puisses me répondre à cette question.Est-ce que la drogue a pu te donner autant de plaisir dans ta vie que nous avons pu t’en donner?N’en veux pas à Galienno je sais que malgré tous il t’aime mais il est décu que tu n’es pas su tenir ta promesse.Maintenant c’est à moi de t’en faire une maman.Je te promets que je ne toucherai jamais à cette merde que se sois pour en prendre ou en vendre.Et je te fais également la promesse de faire tout ce qui est mon possible pour tuer celui qui t’a fait tomber le dedans pour qu’aucun enfant ressente cette tristesse qui m’étrangle au point que j’ai du mal à te parler.Je t’aime maman malgré la souffrance de devoir supporter ton absence qui aurait pu être évitée si tu avais fait le bon choix.
Extrait du livre: « L’estomac des favélas « Auteur:souleymane boelSortie prévue courant 2019 inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Souleymane Boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Souleymane Boel

-« Faire confiance ça peut coûter cher Marco. »
Cette phrase que lui avait dite Bobby le yougoslave en tentant de le dissuader de faire confiance à Olivia résonna dans sa tête presque aussi fort que le haut-parleur d’un flic souhaitant s’adresser à un preneur d’otages retranché dans une baraque.
En taule il lui avait dit que son ex-femme l’avait balancé aux flics pour trafic d’armes international.
Cela pouvait expliquer la répétition de son conseil.
Néanmoins tous sembla louche à Marco une fois arrivée au point de rendez-vous fixé avec elle et l’attente sous la chaleur ne faisait que dissoudre son espérance et commencer à lui laisser croire qu’il venait de se faire salement entuber.
L’amour tous comme l’argent peut rendre très vulnérable.
Sous des petites gorgées de son troisième verre de diabolo menthe il se mit à repenser à son court passé de voyous après avoir entendu les deux types assis au coin d’une table se disputer entre eux:
« Sale petit fils de pute tu crois que je ne t’ai pas vu regarder à travers le reflet du miroir de derrière mon jeu de cartes. »
L’homme rigola jusqu’à finir par se racler la gorge.
« Oh tu ne vas pas commencer à faire chier.
On joue pour le plaisir pas pour le fric aujourd’hui.»
-« Ouais mais attend je viens de me rendre compte d’un truc à chaque fois qu’on jouait pour du fric je comprends mieux pourquoi tu insistais pour t’asseoir ici.
c’était en fait une stratégie pour me niquer mon fric. »
-« Hé bah bravo tu viens de comprendre que maintenant que depuis plus deux ans j’utilise cette technique.
Tu ne peux pas t’imaginer tout ce que ce petit miroir m’a fait gagner comme fric. »
« Tu as de la chance raclure que j’ai oublié mon flingue chez moi sinon je t’aurais buté en finissant ton verre. » « Oh relax il y a assez de personnes comme ça qui veulent me faire la peau ici.
Tu ne vas pas t’y mettre.
Pas plus tard qu’avant-hier Thiago a fait envoyer un petit chez ma sœur avec un paquet d’argent en lui disant que c’était pour le financement de mes obsèques parce qu’il comptait me buter avait la fin de la semaine.
Tiens-je te le file parce que je n’ai pas envie qu’on s’embrouille à cause du fric. »
L’homme déposa une liasse de fric sur la table.
-« tiens prend-les ça m’a fait un petit pincement au cœur de t’avoir fourré durant tout ce temps » « parce que tu as un cœur toi?
Hé si Thiago tiennes paroles dans quel cercueil on va t’enterrer?
Il n’y a que moi à qui ta famille pourra demander du fric car tu sais aussi bien que moi que tu as arnaqué presque toute la ville de Rio.» «Ouais mais ce n’est vraiment pas ce que j’ai fait de pire.
Ma conscience s’est éteinte lorsque je suis tombé accroc aux jeux d’argent.
si je commence à rentrer dans les détails de ma vie je vais t’obliger à retourner chez toi et devancer Thiago.
Alors dis-moins juste ce que tu veux boire parce que je compte payer ma tournée. » « Tu es complètement dingue tu le sais?
Thiago veut te faire la peau et tu viens ici jouer encore aux cartes.
Tu es complètement ravagé du ciboulot c’est pour ça que j’aime rester avec toi. » « Dis-moi ce que tu veux boire Thiago sait que je viens régulièrement ici.
Alors on finit nos verres et on décampe.»
Drôle d’endroit pour des retrouvailles et récupérer une grosse somme d’argent.
Plus le temps pouvait passer et plus Marco avait des raisons de se dire: et si au final ce rendez-vous n’était pas juste un crapuleux guet-apens tendu pour le faire liquider et ensuite permettre à cette femme de continuer sa vie comme s’il ne s’était jamais rencontré .
Évidemment qui allait réclamer la dépouille d’un braqueur en cavale venu à Rio sous une fausse identité?
Absolument personne!
Ce doute grossi au fil des minutes comme un gâteau truffé de levure dans un four et l’instinct de survie de Marco ne cessaient de faire résonner une question dans les couloirs de la prison de ses pensées:
« Hé mais pourquoi tu te casses pas? »
Mais pour aller où ?
L’amour peut conduire loin une personne pour une autre et la raison vous dire qu’il s’agit d’un cul-de-sac.
La conversation de ses deux vieux gangsters assis aux coins d’une table poussa Carlos à commencer à penser à réfléchir à un plan B.
Extrait du livre « l’estomac des favélas »
Auteur: Souleymane Boel
Sortie prévue 2019