Extrait du livre « L’estomac des favélas  » de Boel Souleymane

Giorgio Suárez était le capitaine de la police de la ville de Rio et son amour pour l’argent que générait le narcotrafic dépassait de très loin son intérêt pour la prévention et le dialogue qu’il était tenu d’avoir pour la population locale.
Tout commença lorsqu’il se laissa corrompre en faisant la rencontre de Thiago six mois en arrière par l’intermédiaire de sa sœur étudiante qui s’était fortement liée d’amitié avec la sœur de Giorgio Suárez durant leurs études à L’Université fédérale de Rio de Janeiro.
En fin d’année les deux jeunes filles ont voulu organiser avec des étudiantes un repas pour célébrer l’obtention de leurs diplômes.
Sachant que la sœur de Thiago aimait particulièrement les dauphins il a donc décidé de lui faire une surprise en louant pour une journée à titre personnel le parc aquatique: « l’aqua Rio » il décida d’inviter ses meilleures mais de sa sœur et fît venir le meilleur traiteur de la ville. Pour cette fille ayant grandi à la Rocinha tous lui semblaient irréels elle n’avait quitté que depuis sept mois la favéla pour emménager dans un appartement au centre de Rio que Thiago lui avait acheté pour quitter définitivement le quartier.
Les deux hommes firent rapidement connaissance et Suárez et Thiago comprirent rapidement qu’un enjeu important financier pouvait avoir lieu s’ils décidaient de s’associer ensemble.
Suárez déboussolé par tous ce luxe accepta de devenir le bouclier du trafic de Thiago qui déjà avait gangrené la moitié du secteur de la Rocinha.
Autour d’un repas il lui proposa ouvertement ses services de protection.
-« Excuse-moi mais mes lèvres ne peuvent s’empêcher de te poser la question suivante tout en sachant que tu es le capitaine de la police de la ville et sans que je ne nie que tout le monde peut un jour avoir besoin de faire appel à ses services.
Mais honnêtement entre nous et tout cela restera confidentiel qu’est-ce qui protège le mieux dans notre pays: l’argent ou la police? »
Le capitaine resta muet avant de répondre.
-« il est clair qu’avec l’argent on peut sécuriser beaucoup de choses. »
-« Je suis un homme ouvert Suárez ayant le sens des affaires à la recherche de partenaires fidèles et loyaux ne souhaitant que mettre sa famille à l’abri. Tu vois tous ces dauphins si demain je sais qui ils ont la faculté de traverser la mer pour me ramener de Colombie de la cocaïne hé bien je m’en achète une dizaine.
Demain si je fous une vache dans un centre aquatique et la laisse pendant des années dans l’eau je sais très bien qu’elle ne pourras jamais nager et sauter comme ces dauphins.
Il y a qu’en tapant le nez dans la merde que je vend que je verrais ça.
L’important dans ce business c’est de pouvoir travailler en toute sécurité.
si tu as compris tout cela je pense qu’ensemble à Rio nous allons avoir l’occasion de faire de grandes affaires en sécurisant des lieux de sources d’importants revenus. »
Les âmes des hommes sont souvent faibles et fragiles face à l’argent en acceptant de se souiller pour le bien-être d’un corps qu’ils laisseront un jour dans une tombe.
Extrait du livre: « l’estomac des favélas »
Auteur: Souleymane Boel
Sortie prévue courant 2018 inchaa’
Allah

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À la plupart de mon âge les enfants se disent qu’ils ont la vie devant eux.
Depuis la mort de ma mère et mon frère j’ai l’impression de n’avoir que la mort devant moi.
Je n’ai plus gout à grandes choses depuis que j’ai réalisé que je ne les reverrais plus dans cette vie.
J’aimerais qu’ils puissent revenir comme le lever du soleil pour chasser mes idées ombragées par ma peine. Si la drogue n’avait pas tué ma mère à l’âge de mes neuf ans je pense que j’en aurais vendu sans avoir tout à fait conscience de sa dangerosité en acceptant peut-être d’en vendre pour le compte d’un dealer du coin.
Si les balles n’avaient pas ôté la vie de mon frère devant moi je pense que j’aurais fini par subir son influence en me laissant aller dans les délits auxquels il avait déjà pu m’entrainer.
Je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ce qui me chagrine alors qu’on se connais à peine.
Peut-être parce que je n’arrive plus à dormir sans penser à eux au point d’en envier les amnésiques
Prisonnier de mes douleurs je ne cherche qu’à trouver le meilleur des moyens pour un jour pouvoir m’en évader.
Extrait du livre « l’estomac des favélas » sortie prévue courant 2018 inchaa’
Allah

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