Un dangereux caïd névropathe s’associe avec le capitaine de la police de Rio. Extrait du livre « L’estomac des favelas »

Un cœur de pierre dans un corps de chair.
Voilà comment était perçu Thiago ce dangereux caïd névropathe sans principe ni valeurs par les habitants de la favéla de la Rocinha.
Un quartier où les paramilitaires chassent sans répit les malfrats ou liquident les truands.
Mais la spécificité de ce trafiquant et qu’il avait réussi à pérenniser son trafic en corrompant le chef de la police de la ville de Rio le capitaine Roberto Siqueira.
À chaque incursion dans le bidonville où son point de drogue était implanté il était systématiquement prévenu à l’avance des moindres détails des programmes des opérations.
Le résultat des interventions policières donnait souvent lieu à des exécutions de civils innocents mais jamais à l’arrestation de ce délinquant qui s’était offert la protection de la police.
Cet homme pouvait tuer à Rio qui il voulait car il savait pertinemment qu’il avait la police de son côté et qu’elle fermerait les yeux sur tous ce qui concerne l’élimination de ses rivaux pour continuer à arroser financièrement le chef de la police de la ville.
Les Favelados du coin racontent toutes un tas de légendes sur lui il aurait tué sa petite sœur de dix neuve ans après qu’on lui est rapporté qu’elle fréquentait une discothèque appartenant à un narcotrafiquant: “le Folsfobox” situé à l’autre bout de la ville.
Il avait entendu dire par un de ces videurs addict à la cocaïne que le gérant de ce club souhaitait récupérer son point de deal.
En voyant sa soeur sortir du club: “Le Folsfobox” et monter dans un taxi pour rentrer.
Thiago a vu rouge et s’est mis à sombrer dans un délire paraphrénique.
Des gens racontent qu’il aurait suivi le taxi jusqu’à arriver au niveau d’un feu rouge.
Puis il serait descendu de sa voiture pour abattre de sang-froid sa soeur avec le chauffeur de taxi. Il aurait laissé le flingue dans le taxi après avoir effacé ses empreintes pour ensuite se rendre dans ce night-club comme si de rien était.
Une fois rentré il se serait rendu au comptoir du bar pour commander un Caipirinha et ensuite s’être fait un rail de coke sur le comptoir avant d’avoir une altercation avec le barman:
-“Hé l’ami il ne faut pas faire ici.
Range-moi tous ça avant que la sécurité débarque et que mon patron Mr Silvera me vire par ce que je t’ai laissé te poudrer le nez dans son club”
-”Tu ne devrais vraiment pas me parler comme ça parce que je vais te faire une confidence qui va rester entre nous.
Ça va bientôt être moi le nouveau patron d’ici.
Alors prépare-moi un autre caipirinha et me casse pas les couilles si tu ne veux pas que quand je vais racheter ce club tu puisses toujours travailler ici.”
Le barman éclata de rire avant de grimacer de douleur après avoir pris un coup de poing dans l’une de ses cotes:
-”OUAAAHAHAAHAAA!
AOUH!”
Ce barman qui avait tenté de lui interdire s’est finalement arrêté après un premier coup et une ultime menace:
– “J’ai le capitaine de la police de Rio Roberto Siqueira qui est dans mon camp et Mr Silvera qu’est-ce que tu penses qu’il a à par les prostituées de son club et un barman débile et totalement inconscient de savoir à qui il peut parler?
Le barman se calma en essayant de reprendre son souffle.
Thiago tapota sur la joue du barman terrorisé pour faire comprendre à ce type qu’il était comme chez lui.
Et comme dernière provocation il s’est fait sous son nez deux-trois rails d’affilée
Après une heure au comptoir à descendre plusieurs verres Il aurait confié au barman de cet établissement ce qu’il venait de faire avant de venir:
cette nuit j’ai tué deux personnes dont un membre de ma famille.
Tu aurais d’ailleurs très bien pu être le troisième mais ce qui t’a certainement sauvé la vie c’est qu’il y est pu avoir des témoins autour de toi.
Et tu sais pourquoi je suis allé cela?
Parce que ma soeur est partie comme une trainée dans le club de ton patron Mr Silveira par ce qu’elle fréquentait depuis un mois son fils Alexendro.
Tu le connais ce petit branleur?”
-”Un peu mais ce n’est pas mon ami on se dit juste bonjour.”
-Hé bien la prochaine fois que tu lui diras bonjour tu lui diras de ma part:
mieux vaut tuer quelqu’un de sa famille plutôt que d’accepter qu’il devienne ami avec le fils de quelqu’un qui cherche à vous crever.”
Un mois plus tard Thiago a fait main basse sur ce club en établissant un deal avec le capitaine de police de Rio pour qu’il arrête Mr Silveira pour trafic de cocaïne. Il a demandé à ce barman en échange d’une grosse somme d’argent de planquer sept kilos de cocaïne dans ce club.
Puis il s’est arrangé avec le capitaine de la police de Rio Roberto Siqueira pour qu’il procède à son arrestation.

5adf8b5dbc83c.image39969533_2154547261450301_8202342449557798912_nsssssssssssssThe Sequel to _The End of Tomorrow_ (1)Gun-Fire-1481267801_835x547Favolé5

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Une course effrénée sur le toit d’une favelas extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane sortie prévue 2018

Une course effrénée avec un petit dealer sur les toits d’une immense favela pour au final que Thiago termine après un saut entre l’espace de deux maisons par traverser la toiture en tôle d’une baraque de ce bidonville pour atterrir dans la cuisine d’une vieille dame entrain de faire mijoter du bacalhau com natals (un plat de morue brésilienne à la crème) à l’attention de son petit-fils.
Ce pourri n’avait aucun problème avec sa conscience de terroriser une famille tant que cela pouvait aller dans le sens de ses activités criminelles.
Le gamin gardé par sa grand-mère lui dit quelques secondes plus tôt avant que la scène se produise:
-« mamie on mange quand?
Je commence vraiment à avoir faim avec maman on mange toujours plutôt que ça.»
-« Ohlalaa patiente Ronaldo un plat comme celui-là ça ne va pas tomber du ciel tout cuit. »
UUne fraction seconde après Thiago a atterri comme une météorite en plein sur le fourneau en traversant la toiture en tombant avec un morceau de tôle du toit de cette baraque de Favelados.
En tombant son flingue se déclencha et tira une balle dans le coussin d’un canapé qui perça un coussin sous leurs yeux.
La grand-mère mère hurla de peur:
-« OuaAAh! »
En se relevant Thiago serra ses poings de rage et passa une main sur la blessure que lui avait laissée son derrière victime.
Le gamin le regarda intrigué avant de lui demander:
-« Ça va monsieur?
Vous ne vous vous êtes pas trop fait mal? »
-« dans cette vie la souffrance est inévitable.
Ce qui me fait le plus le mal ce n’est pas d’être tombé.
Mais c’est de m’être relevé en réalisant que j’ai raté ma cible. »
-« qu’est-ce qui vous est arrivée au visage?
Votre peau est ouverte comme si votre joue a été arrachée »
-« je me suis fait mordre par une chienne enragée.
d’ailleurs il me faudrait un désinfectant des aiguilles et du fil.
Vous pouvez me trouver ça?
Thiago sortie de sa poche une liasse d’argent qu’il jeta sur le fauteuil du canapé perforé par un impact de balle avant de ramasser son flingue.
-« Tenez voici de quoi vous payer un vrai canapé et une vraie toiture.
Si vous coopérez l’argent pourra vous servir à ces dépenses.
Dans le cas contraire juste à aider vos proches à financer vos obsèques au cas où la police scientifique de Rio ne se sera pas servi au passage lorsqu’elle trouva vos deux corps en état décomposition.
Et pour bien les connaître je pense que la totalité des frais risquent d’être à leurs charges.
Alors faites ce que je vous dis si vous souhaitez rester en vie.»

Extrait du livre: « l’estomac des favélas » auteur Boel Souleymane sortie prévue 2018 inchaa’
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Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane

La marginalisation est rarement le choix d’un individu, mais plutôt le sort que peut réserver une société qui organise la misère des autres.
Tous les systèmes ségrégatifs fabriquent des théâtres pour la violence dont ses victimes finissent par en devenir un jour les spectateurs.
La corruption des valeurs humanistes a toujours garanti l’impunité des coupables et la condamnation d’innocents.
Le monde politique est rempli de donneurs de leçons de morale et de muets volontaires quand il s’agit de dénoncer ceux qui piétinent les droits des hommes pauvres.
Marginalisés et sacrifiés par la crise économique et sécuritaire les jeunes des ghettos de la ville de Rio s’éteignent en silence comme des étoiles à l’éclosion de l’aube.
La plupart de ces crimes violents sont concentrés dans les favelas de cette mégalopole.
Un funeste quotidien d’affrontements répétitifs entre la police et narcotrafiquants donnant lieux à des drames ou des vies se font voler par des pluies de balles.
Dans ces quartiers pauvres l’insécurité demeure quotidienne offrant chaque mois des scènes bouleversantes pour des enfants innocents qui finissent assassinés ou traumatisés par des balles ayants perdues leurs trajectoires.
Dans un pays où les grands événements sportifs ont dissimulé cette morbide réalité que la politique brésilienne n’a toujours pas décidée de stopper pour cesser de faire subir cette violence aveugle aux habitants des favelas.
Les populations marginalisées envoie des fusées de détresse que les élites regardent comme des feux d’artifice.Chaque semaine des incidents macabres se répètent et est devenue presque banale pour ces quartiers défavorisés de la capitale économique du Brésil.
Un décor sinistre aux faits divers sanglants où suinte la peur provoquée par une insécurité constante qui commence dès le levé du jour et se poursuit jusqu’à l’arrivée de la fin du crépuscule.
Cette atmosphère sombre au relent de deuil et désolation accentué par une société rongé par la ségrégation spatiale a été sciemment choisi pour immerger le lecteur en apnée dans les pitoyables conditions de vies que les enfants afro-brésiliens peuvent vivre jusqu’à mourir dans les plus grandes favelas de Rio.
Voici ces tristes raisons qui m’ont poussé à écrire cette nouvelle histoire narrant la vie d’un naufragé de la violence contraint de fuir son environnement pour pouvoir rester en vie.
L’héritage d’une balle perdue pour une mère ayant tenté d’élever son enfant dans un quartier défavorisé est toujours le même: une gorge étranglée par la tristesse de la disparition de sa chair et son sang et la mort d’un rêve par l’accouchement d’insomnie de savoir qu’elle ne pourra plus serrer contre elle celui qu’elle a violemment perdu.
Les politiciens déconnectés des problèmes sociaux n’ont jamais résolvent les problèmes des pauvres tous comme les loups n’ont jamais partagé leurs repas avec les moutons qu’ils ont dévorés.
Faire confiance à un politicien surpayé alors que son peuple est en train de crever est un peu comme croire qu’on peut recevoir un préavis venant d’une balle perdue.
Au sein des véritables humanistes vous trouverez toujours de l’ardeur pour accélérer le déclin des mentalités esclavagistes.
La vérité sur ce sombre chaos urbains de cette partie du monde est que ses responsables sont souvent des hommes qui ont été silencieux lorsqu’ils devaient parler et bavards lorsqu’ils devaient se taire.
Ce n’est pas la vie qui est injuste, mais les injustices des hommes qui n’ont aucun respect pour elle.

Au Brésil comme dans de nombreux pays les peuples ne sont pas mieux organisés pour lutter contre la misère que les politiciens le sont pour conserver leurs richesses.
Dans une société qui assassine les droits civiques les ambulances sont remplacées par des corbillards pour foncer enterrer l’existence sociale des plus pauvres.
Il est crucial pour un homme de ce siècle de comprendre que le pouvoir médiatique a la possibilité de rendre aux yeux d’un public naïf une vérité fausse et un mensonge véritable.
Le sort de l’humanité a toujours été menacé par les fossoyeurs de la vérité qui sont à notre époque les patrons des plus grands médias pouvant manipuler l’information et couvrir les plannings occultes fixés par les oligarchies.
Le Brésil n’a pas été épargné par la fausseté de son image ou le sport et le carnaval ont toujours été mis beaucoup plus en avant que les problèmes socio-économiques ainsi que les problèmes d’intégration sociale pour la communauté noire.
Un racisme latent et regrettablement tenace sévissant dans ce pays aux importantes plaies sociales où les clivages demeurent inévitables.
Un urbanisme dépourvu de rénovation ou les inégalités sautent aux yeux et où les désastres humains peuvent très facilement émerger.
Quelque temps après l’assassinat de la conseillère municipale Marielle Franco une afro-brésilienne qui était fortement engagée contre les violences policières et la défense des pauvres dans les zones rurales.
Une inspiration de départ m’est soudainement venue me poussant à écrire une histoire se déroulant dans une favela de la capitale brésilienne.
L’objectif était de narrer à travers une intrigue haletante la répression d’une police militarisée et le quotidien sanglant des populations vivantes dans cet ancien pays esclavagiste dont plus de la moitié de sa population est noire ou métisse.
En dressant un portrait sous forme de constat social pour objectivement démontrer que ce pays est certainement l’un des plus mauvais exemples d’intégration des personnes à la peau foncée.
Loin de la coupe du monde, des jeux olympiques et de la samba de son carnaval.
Les balles perdues dans ce coin du monde peuvent tuer presque toutes les semaines des gamins en leurs Des âmes de gosses s’en vont au sifflement des balles.
L’indignation rassemble mais n’empêche ces drames d’avoir des recommencements volants la vie de gamins déshérités.
Depuis fort longtemps le rejet des espaces urbains par les sociétés inégalitaires a toujours été une insulte pour le changement social et la pacification de ces territoires abandonnés.
L’analyse est simple et à la fois tellement évidente.
Lorsque le racisme s’enracine dans un système social l’exclusion des plus démunis oblige ses plus défavorisés à s’entasser entre eux.
Comment réussir une intégration lorsque le rejet sociale fait partie des normes ou à vivre sans frustration à l’écart d’espace spatiale sordidement insalubre ou l’insécurité pousse à devenir tôt ou tard le témoin de la violence ou un de ses acteurs pour se défendre?
Dans ce pays comme beaucoup d’autres le soleil a toujours semblé être plus près des pauvres que les élites tellement les politiciens préfèrent rester à l’ombre de la température brûlante des réalités sociales.
La logique des politiques oligarchiques a toujours été de se nourrir sans jamais partager avec le peuple.
Voici d’ailleurs une des réponses à la question:
Pourquoi les élites blanches de la société brésilienne vivent totalement en marge des lieux d’habitation ou s’entassent les populations noires?
Lorsqu’un pays souffre d’une politique d’austérité ou la discrimination favorise l’expansion des bidonvilles, et la répression assure des assauts paramilitaires souvent maladroits.
On ne peut que constater que la plus grande défaillance d’une société est de bannir la réalité fondatrice qu’elle peut s’émanciper à travers l’intégration des gens les plus pauvres.
Mais la misère du monde est entretenue par ceux qui font comme si elle n’existait pas.
Les oligarchies ne vivent qu’à travers le manque de savoir des peuples sur les dangers qu’elles peuvent représenter pour leurs droits.
Il nous est aisé de constater que l’extrême pauvreté a pu traverser les siècles avec l’aide du népotisme, et l’indifférence du sort de la masse des indigents dopé par l’égoïsme des hommes à la tête d’un pouvoir dont les résultats de leurs gouvernances indiquent qu’ils ont pu en être totalement indigne.
En instaurant une coercition subtile pour que la population de masse ne se révolte pas.
Les injustices sont comme des enfants illégitimes peu de leurs concepteurs acceptent de les reconnaître à leurs naissances.

Les élites affligeantes prospèrent sur l’apathie des peuples à passivement tolérer l’inacceptable.
Pour le Brésil nul besoin d’une radiographie ou d’un scanner pour voir les fractures sociales et spatiales de ses quartiers pauvres.
La plaie de ces espaces est tellement béante que la rupture se voit à l’œil nu.
Dans les favelas du Brésil environ une personne meurt d’une balle perdue tous les trois jours.
Je vous laisse faire le calcul mental du nombre de cadavres d’innocents que cela peut représenter en seulement juste une année.
Voilà pourquoi j’ai décidé d’appeler également cet ouvrage:
“La mégalopole des balles perdues”
Car dans une société inégalitaire les droits des minorités sont aussi en insécurité qu’un homme enfermé dans une cage de fauves affamés.

Le danger dans la dénégation et l’occultation des problèmes de ce chaos urbains provoqués par une politique de délaissement menée par des élites néoconservatrices favorisant le séparatisme serait de transformer un jour les rues des quartiers pauvres en véritable raz-de-marée d’hémoglobine.
Nous vivons dans une sale époque où les valeurs s’inversent et le plus triste quand l’humanité agonise loin des brancards c’est que les téléphones servent plus à faire des selfies que à appeler des secours.
Les valeurs essentielles pour l’humanité ne pourront s’émanciper avec les prises de décisions inadaptées des politiques maffieuses et aristocratiques qui souffrent d’une profonde méconnaissance des tourments de la vie du peuple dont elles ont la souveraineté.
Ces profondes lésions du monde sont des tombes et des fossés continuellement creusés qui trouvent leurs origines dans ces inégalités de traitements entre riches et pauvres.
Lorsque les injustices sociales vous giflent vous n’avez pas d’autre choix que de vous défendre.
Les plus grandes inégalités sociales appartiendront au passé lorsque les mécanismes sociaux qui produisent les disparités territoriales et éducatives seront intelligemment vaincus.
Si la plupart des riches sont autant désintéressés par cette honorable lutte contre l’accroissement des inégalités économiques dans le monde.
Cela est très souvent parce que la plupart d’entre eux ne sont pas capables de sacrifier un de leurs plus petits privilèges pour répondre aux plus urgentes des détresses.
Le message que j’ai souhaité adresser aux lecteurs est qu’en dépit de la violence et la misère accentuées par les gouvernements qui sèment le séparatisme social.
La vie continue malgré les drames qui peuvent nous apprendre l’humilité ou à durcir notre ténacité mentale qui ne demande qu’à nous apprendre que la plupart de nos certitudes concernant notre non-droit au bonheur où nos échecs ne font que nous condamner à l’inaction.
Tous les hommes naissent innocents mais finalement peu d’entre eux terminent leurs vies sans mourir coupables.
L’ignorance est un ennemi commun à tous les hommes sur cette terre qui s’attaque en priorité à ceux qui pensent tous savoir.
Le capitalisme ne pourra jamais s’accorder avec le respect du droit des hommes de par le fait qu’il favorise cruellement l’individualisation des difficultés et aggrave profondément le recul des formes de solidarité.
Le déshonneur n’est jamais de perdre mais d’accepter une défaite sans aucune résistance devant un régime d’oppression qui injure l’humanité, car ceci est clairement une nécrose pour la dignité des hommes.
Le mépris pour l’opinion populaire est certainement ce qui ne cessera d’animer les plus grandes révoltes des séditieux.
En ne respectant pas notre droit de savoir les médias assassine la liberté d’informer et en donnant aux injustices une apparence invisible ils favorisent leurs longévités.
Le mensonge est plus doux que la peau du serpent avant qu’il vous morde.
Et la vérité plus piquante que l’aiguille qui sert à injecter le sérum pour neutraliser son venin.
En laissant la misère sociale, le narcotrafic et la violence gangrener les rues il y aura toujours des canons des flingues pour gerber leurs fumées vers le ciel en tirant des balles dont certaines iront se perdre dans les peaux d’innocents.
La sécurité et le respect des droits de l’homme seront toujours loin d’être acquis tant qu’il ne dépendra que du vouloir des souverains sourds aux cris de la majorité du peuple.
Un bonheur durable ne se construit jamais au détriment des autres.
Si une société n’est pas organisée pour lutter contre la misère elle deviendra productrice de scènes horrifiantes.
Ce n’est jamais venant de la politique de ceux qui produisent les infamies qu’un peuple peut espérer les voir disparaitre.
Tous les systèmes favorables à la défense des intérêts des élites corrompus ne généreront que des générations meurtries.
Les effets de la corruption sur une société sont tout aussi dévastateurs pour le développement et la lutte contre la pauvreté que le passage d’un cyclone peut l’être pour le fonctionnement des infrastructures d’une ville.
La source des soulèvements des masses déshéritées est très souvent le fond d’une politique dominatrice cherchant à menotter l’avenir d’hommes en fermant sur eux les bracelets de la régression sociale.
La décolonisation des esprits est essentiels pour résister aux systèmes de conditionnement socio-économiques et idéologiques qui cherchent à enchaîner les hommes à l’individualisme.
Avec de l’humilité, l’empathie envers son prochain et des remises en question sur soi-même on arrive à construire des ponts courts et solides menant vers un avenir saint pour la progression de tous.
Tandis qu’avec de l’orgueil on ne construit que des autoroutes barrées ou chaque sortie devient une impasse ou une tombe.
Le silence est une loyauté que lorsqu’il protège le droit des hommes, mais devient une trahison dès lors ou il se rend complice de leurs crimes.
La guerre contre la pauvreté est un devoir de l’État qui confirme par son absence être un déserteur de ce front.
L’indignation n’est que le premier pas menant au chemin qui conduit à redonner la dignité aux hommes à qui elle a été volée.
Le foisonnement à développer des prises de conscience à combattre l’impérialisme et le racisme est une nécessité lorsqu’on voit tout ce qu’ils peuvent engendrer comme déshumanisation à travers le monde.
On ne peut pas vaincre toutes les injustices auxquelles on décide de s’attaquer. Mais rien ne peut véritablement changer tant que le défaitisme persiste à paralyser la motricité de l’action qui peut mettre fin à l’inacceptable.
Faire confiance à un gouvernement autocrate est presque aussi ridicule que de faire porter un gilet pare-balles à un cadavre.
Tant que les armes intellectuelles seront négligées par les opprimés leurs oppresseurs n’auront aucune raison valable de les craindre.
Le piège de la concupiscence a toujours été une des fondations de la médiocrité politique et rare sont les hommes de pouvoir qui sont arrivés à ne pas tomber dedans.
Lorsqu’un gouvernement cherche à fuir ses propres responsabilités la chute de son régime est déjà arrivée à l’horizon.
L’oppression ne laisse que deux alternatives: la résistance ou la déshumanisation.

La haine est une prison dont l’ignorance tiens le rôle de ses gardiens pénitenciers.
Aucun homme ne peut marcher vers un nouvel humanisme sans intellectuellement combattre de front tous ceux qui absurdement contestent ce droit aux hommes en raison d’une couleur de peau ou d’une misère sociale.
Tant que l’oppression vivra sous nos yeux nous aurons toutes les raisons de ne pas fermer les nôtres pour l’affronter jusqu’à l’affranchissement de tous les damnés de ces sociétés divisées.
La haine des injustices est le meilleur des amours pour son prochain.
Car un peuple non éclairé sur les devoirs qui incombent à ses dirigeants se confronte à l’aube d’un avenir sombre.

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Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane

La première fois que Carlos a pu mettre une véritable paire de basket à ses pieds c’était après avoir volé la recette d’un revendeur de drogue dans une baraque transformé en laboratoire de fabrication de crack et d’oxydo.
Des dealers qui bossaient pour un caïd du nom de Thiago fabriquaient et vendaient eux-mêmes leurs cracks: de la coke dissoute dans du bicarbonate de soude, de l’éther ou encore de l’ammoniaque.
Ces dealers fabriquaient aussi de l’oxy une drogue encore plus dévastatrice: de la coke oxydée avec de la chaux vierge, un dérivé du pétrole , ou kérosène.
Une fois le fric en mains il est parti avec Marco dans une boutique de sport situé sur l’avenue Maracanã du nom “Hawaii sport” située à seulement quelques mètres du stade Olympique.
Avant cela il a toujours erré dans sa favéla pieds nus ou en claquette trainant dans les rues étroites influencées par son plus grand frère avant qu’il ne meurt en n’ayant jamais manqué à l’appel de partir pour faire les quatre cents coups avec lui.
Avant de rentrer dans cette boutique il a remis la sacoche volée à Marco:
-«Tiens prend le fric avec toi et tous ce que je vais prendre et ce qui te fait plaisir d’acheter tu l’utiliseras pour payer.»
-«Ok donc c’est une journée shoping aujourd’hui?»
-«Ouais! Dommage que mon frère Alberto ne soit plus de ce monde pour profiter de cet instant avec nous.»
-«C’est clair mais le fait qu’il ne soit plus vivant ne doit pas t’interdire de vivre ou de te pousser à adopter une attitude suicidaire.
C’est dangereux ce que tu es parti de faire chez ce taré de Thiago.
Tu m’as parlé de ses méthodes sanguinaires et tu es parti pour dérober chez lui.»
-«Je sais bien mais sur le moment je n’ai pas vraiment réfléchi.
La tristesse était tellement ancrée en moi que j’avais l’impression que mon coeur était mort asphyxié noyé dans le lac de ma tristesse.

Marco je sais que j’ai déconné et que si Thiago apprend que c’est moi qui ai piqué son fric et flingué son bras droit je suis qu’il fera tous pour me retrouver pour me régler mon compte.
Il n’a pas le moindre sentiment pour la vie humaine.
De toute façon je m’en cogne on verra bien comment ça va finir pour le moment a assez de fric pour se tenir à l’écart de la Rocinha.»
En entrant dans le magasin Carlos a très vite oublié cette hantise en se pouvant se payer tout ce qu’il voulait et lorsque le vendeur est revenu pour lui ramener la taille des chaussures qu’il lui avait demandée en les essayant il a tout de suite remarqué que les semelles de ses claquettes étaient maculé de sang.
«Vous êtes blessé au pied non? On dirait bien que les semelles de vos claquettes sont recouvertes de sang.»
«Oui en effet sur la route de la plage j’ai trouvé un chien mort écrasé sur la route en trainant son corps sur le bas-côté j’ai dû marcher dans son sang.»
Ce vendeur était bien loin de se douter en écoutant naïvement ce gamin qui effectuait ses achats comme si de rien était que le sang collé à ses semelles était celui du meurtrier de son frère.

Extrait du livre « l’estomac des favelas » sortie prévue courant 2018 Inchaa’Allah

Faire confiance à un gouvernement autocrate est presque aussi ridicule que de faire porter un giletboel sousou