Extrait du livre « L’estomac des favelas » un thriller psychologique d’un ex-braqueur coincé dans la violence de la plus grande favela de Rio

Brésil favela la Rocinha le 4 août 2016 à 16h45 il y avait à peine moins de deux heures que l’avion de Marco avait atterri sur la piste de l’aéroport international de Rio Antonio-Carlos-Jobim .
Ce jour-là il faisait terriblement chaud.
L’ aéroport était plein à craquer et assaillit par des journalistes du monde entier venu couvrir l’évènement des jeux olympiques.
Pour Marco une excellente occasion pour encore mieux se glisser incognito dans l’épaisseur de la foule et se rendre à son rendez-vous pour récupérer l’argent de son dernier braquage.
Au cours de cette après-midi bien entamée une forte et désagréable chaleur moite et écrasante avait fait sentir à Marco l’humidité de sa sueur venir désagréablement coller sa chemise à son dos dans une longue file d’attente qui avançait tout doucement juste au moment où il allait se trouver face au aubette du dernier contrôle de police transfrontalière.
Une situation embarrassante et angoissante pour cet ex-braqueur en cavale venu récupérer son fric au Brésil et tenter de refaire sa vie.
Ses nerfs étaient extrêmement tendus et son esprit totalement préoccupé par celle qu’il s’apprêtait à rejoindre.
Un stress étouffant jusqu’à ce qu’il remarque l’attitude d’un l’agent de police des frontières vers qui il avançait scrutant la silhouette d’une passagère qui se trouvait juste derrière lui.
Dans cette longue filée de passagers qui avançait très lentement sa hantise était de se faire arrêter en étant si prét du but.
Un regain de tension traversa sa peau au moment de présenter ses papiers.
Une forte décharge de stress tenta de le déstabiliser.
Malgré le rythme effréné des battements de son coeur qui palpitait frénétiquement sous sa poitrine en sueur.
Son sang-froid parvenu à chasser son angoisse pour ne rien laisser transparaitre.
Après une brève vérification abrégée par cet agent distrait par le physique d’une passagère qui avait complètement perturbé sa concentration

-«Passaporte por favor!
«Passeport s’il vous plaît!»

Une brève vérification, une longue seconde de silence avant que l’officier rende à Marco le passeport de sa nouvelle identité et ne soit trahit par son regard vicieux sur la passagère qu’il avait remarqué pour lui sourire de façon lubrique.

-«Vamos lá, é Bom senhor, voté dope ir por favor» «Allez c’est bon monsieur vous pouvez circuler s’il vous plaît.»

Après vérification Il reprit son passeport d’une main moite en affichant un léger sourire pour dissimuler son angoisse.Puis salua l’agent de police des frontières préoccupé par la passagère en écorchant la langue brésilienne:

– «Obligado Bom dia e especialmente boas olimpíadas
« merci monsieur et bonne journée en vous souhaitant une bonne cérémonie des jeux olympiques.»
Après quelques pas Marco expulsa une bouffée d’air de soulagement et chuchota en se parlant à lui-même:

-«Graças a Deus eu consegui continuar esperando nunca mais ver sua buceta safada.»

-«Dieu merci! J’ai réussi à passer en espérant ne plus jamais revoir ta sale geulle de pervers.»

Après quelques pas en direction de la sortie de l’aéroport Marco sentit une main se poser sur son épaule se qui raviva en lui un puissant regain de tension:

-«Senhor, você esqueceu o seu presente de boas-vindas um chaveiro da Cerimônia dos Jogos Olímpicos.»
-«Monsieur vous avez oublié votre cadeau de bienvenue un porte-clef de la cérémonie des jeux olympiques.»
Marco resta sans voix par cet effet de surprise et prit son cadeau en remerciant l’hôtesse d’accueil d’un simple hochement de la tête.
Il rangea le porte-clef dans sa poche avant de continuer son trajet vers la sortie de l’aéroport avant de s’arrêter devant une porte vitrée à ouverture automatique qui donnait vers l’extérieur.
Il s’arrêta un instant et essuya son front couvert de sueur.
Puis posa sa main sur sa valise à roulette pour sortir dehors.
Une fois sorti il secoua sa chemise pour aérer la surface de son dos maculé par la sueur de son angoisse.
Et il ouvrit sa valise pour sortir un petit déodorant qu’il vida sous ses aisselles avant de se diriger vers un taxi à l’arrêt.
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