Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane réussir à sortir vivant des maréchages de la violence

À quelques minutes près le gros caïd de la Rocinha Thiago Sarro aurait pu tomber sur la police lorsqu’ils ont sont venu ramasser les cadavres des flics et de ses hommes de mains s’étant entre tué.
Il n’est pas resté longtemps sur les lieux.
Quelques minutes avant d’arriver il s’était mit en route pour relever les compteurs de son juteux trafic il trouva étrange qu’en tentant à sept reprises de contacter ces hommes de main qu’aucun d’eux ne décroche. Inquiet pour son business il décida sur le champ de se rendre sur place en faisant la macabre découverte d’une marée haute de sang et de murs portant les impacts béants des balles de M16 laissé par une fusillade meurtrière d’une l’opération policière qui avait très mal tourné . En rentrant dans la baraque son arme brandit prét à riposter à la moindre attaque. Un calme insoutenable rendait l’atmosphère glauque et entièrement anxiogène .
Seul le bruit des mouches tournoyantes entre les corps sans vie pouvait se faire entendre. Une fois sur place en découvrant les corps barboter dans une rivière de sang il ne lui fallut quelques fractions de seconde pour comprendre ce qui avait pu se passer. Autour du cadavre de son bras droits deux détails sautèrent à ses yeux des traces de pas d’enfants après que ce dernier est marché maladroitement dans l’hémoglobine de sa victime. Et au sol dans une flaque de ce sang une photo du frère de Carlos qu’il a fait tomber après avoir explosé la cervelle de l’assassin de son frère. Dans sa précipitation Carlos a laissé ses traces et le seul souvenir qui lui restait de son frère.
En faisant cela Carlos ne s’est pas douté une seule seconde que Thiago pourrait avoir une idée précise de l’identité de celui qui avait pu voler son fric.

Quelques minutes seulement après le passage du dangereux caïd Thiago venu chercher son fric dans un appartement servant de lieu de production et de conditionnement à son réseau de trafic de drogue.Un important décuplement des forces de police brésilienne est arrivé quinze minutes après pour évacuer de cette baraque de dealers vingt et un cadavres presque tous le corps troué par des balles d’une fusillade n’ayant fait aucun survivant.
Des armes et de la drogue furent saisis et un tas d’ambulances sur place venue pour évacuer ces corps criblés de balles. Le capitaine de police avait été tué de trois balles dans le pancréas est une balle dans la tête. Le secrétaire à la Sécurité de L’État de la ville de Rio, était sous pression et avait demandé de sécuriser toute cette zone après avoir appris la nouvelle du drame.
Quelques minutes après que Thiago soit sortie de la baraque en rogne de s’être fait voler son fric. Les hélicoptères ont recommencé à quadriller le ciel de la ville et la population qui n’avait rien à voir avec ce réseau à être tenu en joue par des flics tendus. Les baraques voisinent ont été perquisitionné mais le cerveau du réseau était déjà loin et avait trouvé refuge dans la baraque d’une toxicomane qui en échange de quelques cailloux de crack lui a ouvert sa porte et sa bouche pour une fellation en échange d’une brève évasion de la prison de son addiction. Il arriva à sa porte essoufflé avant de frapper dessus:
– «Rosa ouvre-moi bordel!
C’est Thiago je t’ai ramené de quoi pouvoir te défoncer.
Ouvre-moi! Fais-vite le quartier est complètement assiégé par les flics.»
Une junkie au regard triste ayant eut sa beauté ravagé par la drogue ouvrit la porte laissant apparaître un salon complètement désordonné.
Thiago en profita pour vanner le junkie sachant pertinemment qu’elle encaisserait ses railleries par le fait qu’elle soit complètement prisonnière du Crack:
-«Putain on dirait que les flics sont déjà venu chez toi tellement que tout est retourné dans tous les sens. Regarde-moi ça! Une vraie déchetterie. »
-« Bon alors tu m’as ramené une dose?»
-«Rosa tu es une de mes premières clientes je t’ai ramenée de la dope de premier choix.
Quand tu vas l’avoir goutté tu vas avoir l’impression d’être une station spatiale.
Mais tu sais ce que tu dois faire avant d’avoir ta dose?.
Fais-moi plaisir et je te garantis que tu vas pouvoir te sentir au meilleur de ta forme.»
-«Tu vas me demander de te sucer encore!?»
Thiago rigola sadiquement:
«Décidément Rosa on ne peut rien te cacher.»
-«Ok! Mais laisse-moi fumer quelques cailloux avant.»
Le junkie chargea fortement sa pipe à crack avant de l’allumée et tirer une énorme bouffée. Quelque seconde après que Thiago est ouvert sa braguette ses lèvres finirent sur le sexe de son dealer juste avant de faire une overdose.
Thiago partie dans la cuisine chercher un verre d’eau pour lui renverser sur le visage mais réalisa très vite que la dose qu’elle avait pu prendre avait été trop forte pour son organisme. Thiago reprit la pipe à crack que Rosa avait laissé sur une table du salon pour lui remettre dans la bouche en allongeant son corps sur le canapé.
Les dealers savent que la drogue est une substance qui produit l’illusion d’un bien-être en engendrant par ses effets l’emprisonnement du consommateur dans une dépendance auto-destructrice. Mais leurs drogues dures à eux sont leurs trains de vies qui les dupent entièrement sur les revers de l’argent sale qui peut être tout autant destructeur.
articlo1articlo3ARTICLO420293069_1937885119783184_4961750405176753758_nARTICLO227867004_10214682107341890_4412022272725699807_nRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR27657960_2021363418102020_2697469802736472710_nJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ

Publicités

Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane

Des coups de feu se firent entendre pour ensuite laisser place à un long angoissant silence.
Une unité des forces spéciales a tenté de procéder à l’arrestation d’un repère de narco trafiquants.
Le début de l’opération s’était pourtant bien déroulé mais des renforts sont arrivés pour tendre aux flics une embuscade.
Des coups de feu ont à nouveau éclaté.
De longs échanges de tirs dans une baraque d’infortune pour laisser des
Cadavres troués par des balles.
Dans la rue une femme enceinte gisait morte au sol avec le bébé qu’elle portait après avoir reçu une balle de Smiff et Wesson dans la cage thoracique.
Carlos et Marco ont vu son corps au loin mais il était déjà trop tard.
En rentrant dans la baraque des impacts de balles et des giclées de sang avaient maculées les lieux.
Carlos n’osa pas rentrer de peur qu’ils y aient encore des hommes armés et de voir des amas de corps les uns sur les autres:
-« qu’est-ce que tu fous Carlos !?
Reviens! Tu ne sais même pas si des hommes armés sont encore à l’intérieur.»
Le gamin n’en fit qu’à sa tête en décidant de braver tous les dangers.
Il explora en vitesse la baraque ramassant un flingue au sol.
Il descendit en vitesse au sous-sol il fouilla une pièce pour trouver une sacoche remplie de billets.
Alors qu’il allait sortir de cette baraque il fut un corps rampant dans une flaque d’hémoglobine.
Carlos se retourna et reconnut l’homme qui avait tenté de tuer l’homme dans le bar et qui avait abattu son frère accidentellement.
L’homme tendu la main vers lui mais Carlos décida de lui tirer une balle en pleine tête en repensant à la perte de son frère.
Marco s’éloigna de la baraque après avoir entendu une détonation raisonnée.
En continuant d’observer la baraque à environ vingtaine de mètres.
Après plusieurs minutes pesantes il aperçut Carlos sortir à vif allures.
Marco siffla pour l’avertir qu’il l’avait attendue.
Carlos courra à cet instant dans sa direction et ils partirent loin en traversant une dizaine de ruelles étroites.
Un gros paquet de fric dans les mains d’un gosse qui n’en a jamais eu.
110 000 Real brésilien (BRL) des grosses coupures au fond d’ une sacoche marron en cuir qui allaient finir entre ses doigts provenant des fonds monétaires d’un trafic de drogue locale.

De quoi partir très loin de cette endroit où cette argent sale fût trouvé
Un béant désir de voir autre chose que là crasse où les fontaines de sang et sanglots que pouvaient laisser les règlements de comptes à la kalachnikov au centre des bidonvilles de la Rocinha qui s’enchaînaient jour après jour à une allure effrénée.

Carlos éclata de rire devant Marco comme pour tenter de désarticuler son visage glacé depuis la mort de son frère.
Marco s’interrogea sur son attitude désinvolte et énigmatique cherchant en savoir d’avantage sur ce qu’il venait de se passer à l’intérieur de cette baraque de narco trafiquants dont il avait décidé de rentrer après avoir entendu une série de coups de feu.
Marco ne pût s’empêcher d’interroger Carlos :

-« Carlos qui a tiré ?
Et Pourquoi as tu pris autant de risque pour partir las bas? »

-« j’en sais rien!
sûrement parce que J’ai rien à perdre Marco.
Et que si j’allais me faire trouer par des balles personnes n’allait vraiment me regretter»
-« ne dit pas ça Carlos.
on est devenu pote non!?
Si tu meurs je deviens quoi moi?
qui d’autre que toi irait me guider dans les labyrinthes boueux de cette favélas ?»
-«je sais mec mais un pote ça ne remplacera jamais un frère »
Un silence interrompu le rythme de la conversation.
-« je sais que je te rendrai jamais ce les balles t’ont volé.
Mais je peux t’offrir une loyauté que personne ne te donnera.
J’ai eût des amis qui m’ont aimé plus que mon propre frère.»
« C’est sûr que tu es quelqu’un à part.
En tous cas tant que je suis vivant tu ne te perdras pas ici.
Tu sais Depuis que j’ai vu mon frère mourir sous mes yeux j’ai perdu le goût de la vie en même temps que celui de mon sommeil.
J’ai l’impression de dormir les yeux ouverts comme si la nuit n’était jamais tombée.
C’est sûrement pour cela que je n’ai pas réalisé l’importance du danger au moment j’ai décidé de me dirigé vers cette baraque.
En rentrant dans cette baraque tous le monde à l’intérieur était morts.»
– « Mais qu’est ce qui t’a amusé autant? Parce que je t’ai vu sourire en sortant.»
-« tu veux vraiment le savoir ?»
-« Non!je me suis juste posé la question »
-« j’ai prit ma revanche sur l’assassin de mon frère.
En rentrant à l’intérieur j’ai rapidement fouillé les lieux j’ai trouvé Une sacoche pleine de fric au moment où j’allais sortir j’ai entendu un homme gémir en rampant dans son hémoglobine.
Je l’ai reconnu au premier regard et je pense que lui aussi lorsque j’ai tendu le smiff et wesson que j’ai ramassé par terre à côté d’un cadavre avant de lui exploser la cervelle. »

Trois jours après son arrivée à Rio et après le meurtre du frère de Carlos.
Sous un soleil encore battant Marco se retrouva à devoir s’enfuir précipitement avec ce gosse après que ce dernier ait volé une importante somme d’argent à l’un des plus gros barons de la drogue du pays.
Juste avant son départ il a explosé le crâne de l’assassin de son frère en tirant sur lui à bout portant à l’intérieur d’une baraque transformée en un laboratoire de conditionnement de cocaïne et de cloud nine.
Le gosse a laissé son empreinte sur le flingue. Une erreur de débutant c’tait la première fois qu’il tirait sur quelqu’un.
Il n’a pas hésité à en faire son usage. Rien d’étonnant pour un gosse qui a perdu sa mère et son frère par des balles venu des flingues de narcos trafiquants.
C’était la première fois que Carlos quittait son quartier et de toute façon on ne peut pas dire qu’il y avait quelque chose qui aurait pu le retenir. La guerre des gangs faisait rage et la plupart des enfants n’atteignaient n’arrivaient même pas atteindre l’âge adulte à cause des problèmes sanitaires ou les règlements de comptes. Après avoir descendu la colline de la favela Carlos et Marco ont arrêté un taxi devant trois gosses de son quartier allongé au sol sur des bouts de carton. Un des trois reconnu Carlos et s’adressa aux deux autres:
-« p-tain! Regardez c’est Carlos.
Mais qu’est-ce qu’il fout! ?Il ne va tout de même pas braquer ce taxi. »
-« Mais non ça se trouve il accompagne juste le type avec qui il est. »
-« Attendez je vais voir s’il peut nous passer de la thune. »
Un des gamins appela Carlos avant qu’il monte dans le taxi.
-« Hé Carlos tu n’as pas un peu de thune sur toi. On n’a rien bouffé depuis ce matin. »
Carlos fit semblant de ne pas comprendre leurs demandes en restant éloigné.
Mais une fois dans le taxi il plongea discrètement sa main dans la pochette en cuir pour sortir une liasse de l’argent qu’il venait de voler. Le taxi avança Carlos lui demanda de faire marche arrière et ouvrit sa fenêtre pour lancer une liasse de grosses coupures dans leurs directions:
-« Voilà pour vous les gars!
Et faites gaffes aux indigestions parce que vous avez de quoi faire des courses pour plusieurs semaines. »
Les trois gosses se jetèrent sur la liasse sans en croire leurs yeux en regardant le taxi partir vers une tout autre destination. Sans le savoir Carlos venait de laisser une deuxième empreinte en disparaissant dans de telle condition.
Carlos resta silencieusement songeur fixant par la fenêtre ouverte du taxi un paysage qui défilait sous ses yeux si différents de celui qu’il avait pu connaître.
Une beauté si radicalement opposée à la laideur environnementale qu’il avait toujours connue.
Giflé par la splendeur des contrastes spatiaux il avait du mal à réaliser qu’il n’était qu’à seulement un jet de pierres d’où il avait toujours vécu.
Des plus belles plages défilaient sous ses yeux avec l’étendue de leurs littoraux magnifiques face aux plus chères baraques spacieuses des quartiers riches qui venaient exalter son champ de vision qui venait hurler à son esprit qu’il pouvait exister une tout autre vie que celle de la misère des ruelles glauques et étouffantes des favélas des gamins fouillant les poubelles pour pouvoir se nourrir.
Pourtant en se retournant en ayant passé sa tête par la fenêtre du taxi les cheveux au vent il aperçut encore au loin ses affreuses baraques derrière lui qui s’entassaient les unes sur les autres et qui étaient perçues par le reste de la population comme un cancer urbain de la mégalopole.
Marco quant à lui semblait totalement perdu dans ses pensées se remémorant son arrivée au Brésil.
Ne sachant vraiment pas si celle qui avait fracturé son cœur avait disparu pour des raisons financières ou plutôt à cause d’une toute autre affaire.
Carlos pour lui remonter son moral décida qu’avec le fric qu’il avait volé aux trafiquants de drogue de la Rocinha il allait pouvoir le ramener à la découverte de la face visible de son pays pour tenter de balayer les blessures de son passé.
Bien décidé de laisser derrière eux à tous jamais le climat de surtension semé par la terreur instauré par les gangs ou les bavures des prises d’assaut commises par l’Upp (unités de la police pacificatrice)
Commises par ses incursions violentes répétitives sous une forte pression gouvernementale de devoir nettoyer le secteur à cause du début des jeux olympiques.
À cette époque il pouvait arriver aux fusils M16 de cette police d’intervention durant des rixes de nettoyage de tirer dans le tas aveuglément et d’abattre un ou deux innocents de la population.
Mais comme il s’agissait de pauvres les affaires étaient toujours soigneusement étouffées par le gouvernement.
Les médias internationaux avaient vendu cette année ces putains de jeux olympiques comme un grand moment de sport et d’une opportunité de développement économique pour les habitants de la ville de Rio.
Mais en réalité pour la majorité des miséreux de ce pays qui avaient pu vivre durant cette période.
Cela n’avait aucunement fait disparaître une seule seconde le sentiment d’être considéré comme des pestiférés et disparaître la réalité des gamins vivante dans les rues devant chaque jour fouiller le fond des poubelles pour récupérer les déchets pour pouvoir survivre.
Derrière des épaisses lunettes fumées noires de soleil le chauffeur de taxi se mit à allumer un cigare et régler la fréquence de son poste de radio pour suivre le déroulement des épreuves des jeux olympiques et engagé la conversation:
-« je vous laisse à quel endroit dans le quartier de Maracanã? »
Carlos rentra sa tête dans le taxi pour dire au chauffeur:
-« dépose nous juste devant ce putain de stade des jeux olympiques. »
Tout un tas de questions se bousculèrent dans la tête de Marco pendant que le taxi roulait à toute allure en direction du grand Parc Olympique de Barra da Tijuca.
L’ivresse du chauffeur un homme lunatique rendait sa conduite dangereuse et incertaine d’arrivée jusqu’à la destination demandée.
Cet homme sur la route était aussi inquiétant que la santé mentale du vieux débile de Donald Trumps et son respect pour le code de la route aussi putrides que les discours de cette face de sanglier sauvage lorsqu’il peut s’exprimer sur les pays du tiers-monde.
L’enfant des favélas Carlos échangea quelques mots avec ce chauffeur de taxi énervé de s’être fait voler quelques minutes sa recette par un flic chargé de la circulation du coin.
Son haleine empestait l’alcool et durant le trajet l’homme délirait en insultant presque tous les automobilistes.

-« regardez -moi cette bande d’enflures de bites d’ânes qui ne savent même pas conduire. »
Le gamin préféra resta muet et distant après s’être rendu compte au cours de sa discussion que l’homme en fouillant dans la poche intérieur de sa veste pour prendre son briquet et rallumer son cigare portait un flingue à sa ceinture.
Marco était complètement ailleurs et semblait totalement effacé, emporté par ses pensées qui torturaient énergiquement son esprit.
Des questions en vrac sans arriver à trouver une réponse précise pour en finir avec l’énigme disparition de celle qu’il projetait d’épouser.
Son cœur blessé et ses neurones en suractivité comme une usine de textile de Shanghai cherchant désespérément à comprendre:
Et si au moment d’embarquer avec l’argent du casse le complice avait décidé de la doublée
Ou alors qu’elle avait tout simplement fait une mauvaise rencontre?
Ou si finalement tous ses mots d’amour n’avait été qu’une vulgaire mise en scène vénale pour mieux arriver à ses fins?
Des séries de souvenirs de discussions refirent surface il se remémora une histoire qu’elle lui avait raconté quelques jours avant sa disparition..
Celle d’une amie hôtesse qui ne travaillait qu’en classe affaires sur des longs vols et qui se transformait la nuit en pickpocket des airs pour subvenir aux besoins des caprices de son train de vie.
Elle attendait que les passagers soient profondément endormis pour subtiliser leurs effets personnels : euros, dollars chéquiers, montres griffées.
Et si cette fameuse amie finalement n’était pas elle?
Le taxi approcha du stade olympique alors que Marco ce fit un nouveau film dans son esprit d’une mauvaise rencontre:
Il l’imagina dans sa voiture en direction de l’aéroport entre le trajet de chez elle et son travail.
A un feu rouge un homme au visage patibulaire encapuchonné errant en pleine nuit avec une barre de fer à la recherche d’une proie explosant sa vitre pour l’extirper violemment de son véhicule et lui assénant une série de coups de barre de fer s’emparer de ses clefs la rentrant dans le coffre et découvrant l’argent du braquage.
Le taxi s’arrêta face au stade après avoir légèrement percuté une voiture.
Carlos s’empressa de descendre et Marco reprit ses esprit juste avant de descendre.
Ce jour-là il faisait chaud, terriblement chaud une chaleur incandescente se fit immédiatement sentir en descendant du taxi. Carlos et Marco partirent faire les magasins près du Parc olympique dilapidant au compte-gouttes le fric que Carlos avait piqué dans la baraque d’un leader d’une organisation criminelle brésilienne.
Carlos acheta une nouvelle paire de chaussures qu’il enfila dans la rue abandonnant sa vielle paire trouée dont les semelles étaient encore maculées de sang du meurtrier du frère de Carlos. Une situation inusitée pour ce gosse d’un quartier misérable de pouvoir se payer des habillé descend. Le pognon appartenait à un dénommé Thiago Sarro un dangereux criminel complètement taré qui portait le même prénom que celui du capitaine de l’équipe du Brésil, lors du mondial de 2014.
Mais lui ce n’était pas le genre de type que vous auriez pu croiser sur un stade de foot en maillot en avant cent centre pour shooter dans un ballon pour marquer un but. Mais plutôt un petit gros sanguin en costume trois pièces en train de shooter dans la tête d’un de ses rivaux ou d’un type qui aurait voulu l’entuber pour lui faire clairement comprendre à qui il pouvait avoir à faire.
Depuis que le Brésil est devenu une plaque tournante du trafic de drogue mondial il a fait émerger des pourritures comme ce sanguinaire autoritaire surnommé le boucher de la Rocinha étant suspecté d’une cinquantaine d’homicides sur toute la ville. Des témoins de toutes ses boucheries n’ont jamais eu le cran d’alerté la police pour témoigner des atrocités qu’ils avaient pu voir. Tous ces crimes portaient la même signature : Les deux oreilles des cadavres de ses ennemies arrachées pour finir par être laissées au fond de la bouche de ses victimes. Un macabre message pour faire comprendre à ses ennemis : Si vous n’écoutez pas mes menaces vous allez finir par bouffer vos oreilles.
Tous les parrains de la pègre qui n’avaient pas voulu lui obéir avaient fini assassiné. Des crimes effroyables à en faire frémir plus d’un. L’amour des gains amassé par ses trafics illégaux de produits illicites avait totalement effacé le peu d’humanisme que cet homme avait en lui et ses efforts pour développer ses trafics avaient développé en lui une bestialité sans nom. Crains de tous dans la favela de La Rocinha il a décidé de mener son enquête sur qui aurait pu avoir le courage de voler un homme qui n’avait plus aucun respect pour la vie humaine.
À quelques minutes près le gros caïd de la Rocinha Thiago Sarro aurait pu tomber sur la police lorsqu’ils ont sont venu ramasser les cadavres des flics et de ses hommes de mains s’étant entre tué.
Il n’est pas resté longtemps sur les lieux.
Quelques minutes avant d’arriver il s’était mit en route pour relever les compteurs de son juteux trafic il trouva étrange qu’en tentant à sept reprises de contacter ces hommes de main qu’aucun d’eux ne décroche. Inquiet pour son business il décida sur le champ de se rendre sur place en faisant la macabre découverte d’une marée haute de sang et de murs portant les impacts béants des balles de M16 laissé par une fusillade meurtrière d’une l’opération policière qui avait très mal tourné . En rentrant dans la baraque son arme brandit prét à riposter à la moindre attaque. Un calme insoutenable rendait l’atmosphère glauque et entièrement anxiogène .
Seul le bruit des mouches tournoyantes entre les corps sans vie pouvait se faire entendre. Une fois sur place en découvrant les corps barboter dans une rivière de sang il ne lui fallut quelques fractions de seconde pour comprendre ce qui avait pu se passer. Autour du cadavre de son bras droits deux détails sautèrent à ses yeux des traces de pas d’enfants après que ce dernier est marché maladroitement dans l’hémoglobine de sa victime. Et au sol dans une flaque de ce sang une photo du frère de Carlos qu’il a fait tomber après avoir explosé la cervelle de l’assassin de son frère. Dans sa précipitation Carlos a laissé ses traces et le seul souvenir qui lui restait de son frère.
En faisant cela Carlos ne s’est pas douté une seule seconde que Thiago pourrait avoir une idée précise de l’identité de celui qui avait pu voler son fric.
extrait du livre l'estomac des favelas
getozeroextrait du livre _l'estomac des favelas_ (1).jpg12brazil1-superJumbo (1)hhhhhhhhhhhhhhhhh27867004_10214682107341890_4412022272725699807_nRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

Extrait du livre « L’estomac des favelas » de boel Souleymane une violence à peine déscriptible sur les misérables du Brésil

Ce jour-là il faisait chaud, terriblement chaud une chaleur incandescente se fit immédiatement sentir en descendant du taxi. Carlos et Marco partirent faire les magasins près du Parc olympique dilapidant au compte-gouttes le fric que Carlos avait piqué dans la baraque d’un leader d’une organisation criminelle brésilienne. Carlos acheta une nouvelle paire de chaussures qu’il enfila dans la rue abandonnant sa vielle paire trouée dont les semelles étaient encore maculées de sang du meurtrier du frère de Carlos. Une situation inusitée pour ce gosse d’un quartier misérable de pouvoir se payer des habillé descend. Le pognon appartenait à un dénommé Thiago Sarro un dangereux criminel complètement taré qui portait le même prénom que celui du capitaine de l’équipe du Brésil, lors du mondial de 2014. Mais lui ce n’était pas le genre de type que vous auriez pu croiser sur un stade de foot en maillot en avant cent centre pour shooter dans un ballon pour marquer un but. Mais plutôt un petit gros sanguin en costume trois pièces en train de shooter dans la tête d’un de ses rivaux ou d’un type qui aurait voulu l’entuber pour lui faire clairement comprendre à qui il pouvait avoir à faire. Depuis que le Brésil est devenu une plaque tournante du trafic de drogue mondial il a fait émerger des pourritures comme ce sanguinaire autoritaire surnommé le boucher de la Rocinha étant suspecté d’une cinquantaine d’homicides sur toute la ville. Des témoins de toutes ses boucheries n’ont jamais eu le cran d’alerté la police pour témoigner des atrocités qu’ils avaient pu voir. Tous ces crimes portaient la même signature : Les deux oreilles des cadavres de ses ennemies arrachées pour finir par être laissées au fond de la bouche de ses victimes. Un macabre message pour faire comprendre à ses ennemis : Si vous n’écoutez pas mes menaces vous allez finir par bouffer vos oreilles. Tous les parrains de la pègre qui n’avaient pas voulu lui obéir avaient fini assassiné. Des crimes effroyables à en faire frémir plus d’un. L’amour des gains amassé par ses trafics illégaux de produits illicites avait totalement effacé le peu d’humanisme que cet homme avait en lui et ses efforts pour développer ses trafics avaient développé en lui une bestialité sans nom. Crains de tous dans la favela de La Rocinha il a décidé de mener son enquête sur qui aurait pu avoir le courage de voler un homme qui n’avait plus aucun respect pour la vie humaine.

getozeroGHETOZERO4favelasooo120293069_1937885119783184_4961750405176753758_nL'estomac des favelas

Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Boel Souleymane la vie des rescapés d’une société inégalitaire

Carlos resta silencieusement songeur fixant par la fenêtre ouverte du taxi un paysage qui défilait sous ses yeux si différents de celui qu’il avait pu connaître.
Une beauté si radicalement opposée à la laideur environnementale qu’il avait toujours connue.
Giflé par la splendeur des contrastes spatiaux il avait du mal à réaliser qu’il n’était qu’à seulement un jet de pierres d’où il avait toujours vécu.
Des plus belles plages défilaient sous ses yeux avec l’étendue de leurs littoraux magnifiques face aux plus chères baraques spacieuses des quartiers riches qui venaient exalter son champ de vision qui venait hurler à son esprit qu’il pouvait exister une tout autre vie que celle de la misère des ruelles glauques et étouffantes des favélas des gamins fouillant les poubelles pour pouvoir se nourrir.
Pourtant en se retournant en ayant passé sa tête par la fenêtre du taxi les cheveux au vent il aperçut encore au loin ses affreuses baraques derrière lui qui s’entassaient les unes sur les autres et qui étaient perçues par le reste de la population comme un cancer urbain de la mégalopole.
Marco quant à lui semblait totalement perdu dans ses pensées se remémorant son arrivée au Brésil.
Ne sachant vraiment pas si celle qui avait fracturé son cœur avait disparu pour des raisons financières ou plutôt à cause d’une toute autre affaire .
Carlos pour lui remonter son moral décida qu’avec le fric qu’il avait volé aux trafiquants de drogue de la Rocinha il allait pouvoir le ramener à la découverte de la face visible de son pays pour tenter de balayer les blessures de son passé.
Bien décidé de laisser derrière eux à tous jamais le climat de surtension semé par la terreur instauré par les gangs ou les bavures des prises d’assaut commises par l’Upp (unités de la police pacificatrice)
Commises par ses incursions violentes répétitives sous une forte pression gouvernementale de devoir nettoyer le secteur à cause du début des jeux olympiques.
À cette époque il pouvait arriver aux fusils M16 de cette police d’intervention durant des rixes de nettoyage de tirer dans le tas aveuglément et d’abattre un ou deux innocents de la population.
Mais comme il s’agissait de pauvres les affaires étaient toujours soigneusement étouffées par le gouvernement.
Les médias internationaux avaient vendu cette année ces putains de jeux olympiques comme un grand moment de sport et d’une opportunité de développement économique pour les habitants de la ville de Rio.
Mais en réalité pour la majorité des miséreux de ce pays qui avaient pu vivre durant cette période.
Cela n’avait aucunement fait disparaître une seule seconde le sentiment d’être considéré comme des pestiférés et disparaître la réalité des gamins vivante dans les rues devant chaque jour fouiller le fond des poubelles pour récupérer les déchets pour pouvoir survivre.
Derrière des épaisses lunettes fumées noires de soleil le chauffeur de taxi se mit à allumer un cigare et régler la fréquence de son poste de radio pour suivre le déroulement des épreuves des jeux olympiques et engagé la conversation:
-« je vous laisse à quel endroit dans le quartier de Maracanã? »
Carlos rentra sa tête dans le taxi pour dire au chauffeur:
-« dépose nous juste devant ce putain de stade des jeux olympiques. »
Tout un tas de questions se bousculèrent dans la tête de Marco pendant que le taxi roulait à toute allure en direction du grand Parc Olympique de Barra da Tijuca.
L’ivresse du chauffeur un homme lunatique rendait sa conduite dangereuse et incertaine d’arriver jusqu’à la destination demandée.
Cet homme sur la route était aussi inquiétant que la santé mentale du vieux débile de Donald Trumps et son respect pour le Code de la route aussi putrides que les discours de cette face de sanglier sauvage lorsqu’il peut s’exprimer sur les pays du tiers-monde.
L’enfant des favelas Carlos échangea quelques mots avec ce chauffeur de taxi énervé de s’être fait voler quelques minutes sa recette par un flic chargé de la circulation du coin.
Son haleine empestait l’alcool et durant le trajet l’homme délirait en insultant presque tous les automobilistes.
-« regardez -moi cette bande d’enflures de bites d’ânes qui ne savent même pas conduire. »
Le gamin préféra resta muet et distant après s’être rendu compte au cours de sa discussion que l’homme en fouillant dans la poche intérieure de sa veste pour prendre son briquet et rallumer son cigare portait un flingue à sa ceinture.
Marco était complètement ailleurs et semblait totalement effacé, emporté par ses pensées qui torturaient énergiquement son esprit.
Des questions en vrac sans arriver à trouver une réponse précise pour en finir avec l’énigme disparition de celle qu’il projetait d’épouser.
Son cœur blessé et ses neurones en suractivité comme une usine de textile de Shanghai cherchant désespérément à comprendre:
et si au moment d’embarquer avec l’argent du casse le complice avait décidé de la doublée
Ou alors qu’elle avait tout simplement fait une mauvaise rencontre?
Ou si finalement tous ses mots d’amour n’avaient été qu’une vulgaire mise en scène vénale pour mieux arriver à ses fins?
Des séries de souvenirs de discussions avec elles refirent surface il se remémora une histoire qu’elle lui avait racontée.
Celle d’une amie hôtesse qui ne travaillait qu’en classe affaires sur des longs vols et qui se transformait la nuit en pickpocket des airs pour subvenir aux besoins des caprices de son train de vie.
Elle attendait que les passagers soient profondément endormis pour subtiliser leurs effets personnels : euros, dollars chéquiers, montres griffées.
Et si cette fameuse amie finalement n’était pas elle?
Le taxi approcha du stade olympique alors que Marco se fit un nouveau film dans son esprit d’une mauvaise rencontre:
il l’imagina dans sa voiture en direction de l’aéroport entre le trajet de chez elle et son travail.
À un feu rouge un homme au visage patibulaire encapuchonné errant en pleine nuit avec une barre de fer à la recherche d’une proie explosant sa vitre pour l’extirper violemment de son véhicule et lui assénant une série de coups de barre de fer s’emparer de ses clefs la rentrant dans le coffre et découvrant l’argent du braquage.
Le taxi s’arrêta face au stade après avoir légèrement percuté une voiture.
Carlos s’empressa de descendre et Marco reprit ses esprits juste avant de descendre.

b
27867236_2022418087996553_2474714732948419911_nJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
27545497_2019464788291883_2388889461476218092_nJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
27973648_2021409774764051_4708412314902629581_nJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
27654546_2020940561477639_1666549648319747730_nGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGG
27657960_2021363418102020_2697469802736472710_nJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
27857924_2023208887917473_9175015534484061869_nKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKK
27867004_10214682107341890_4412022272725699807_nRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
20293069_1937885119783184_4961750405176753758_n
L'estomac des favelas

Résumé du film « Belle Paroles » inspiré de la vie de Massyl Kasri écrit par Boel Souleymane et Massyl lorsque l’art d’écrire devient la détente pour franchir l’obstacle de l’handicap

Résumé du film « Belle Paroles: Massyl est né le 7 Septembre à Bejaia en Algérie en 1996. Suite à un accouchement compliqué massyl est né avec un trouble de la diction qui l’empéche de s’exprimer comme les autres.
Cependant cela ne l’empêche pas d’avoir des ambitions bien prononcé chose que beaucoup de valide n’ont pas. Né avec ce trouble de l’élocution il trouve dans l’écriture un moyen de s’exprimer et décide de faire interpréter ses textes aux plus notoires artistes de la cultureHip Hop.
Son projet s’intitulera: « dit leurs de ma part »
EMISSION CANAL 5CANAL ALGERIE 627540083_2018509758387386_7672910411918540247_n (1)jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj27540083_2018509758387386_7672910411918540247_n (1)jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjj

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Trois jours après son arrivée à Rio et après le meurtre du frère de Carlos.
Sous un soleil encore battant Marco se retrouva à devoir s’enfuir précipitement avec ce gosse après que ce dernier ait volé une importante somme d’argent à l’un des plus gros barons de la drogue du pays.
Juste avant son départ il a explosé le crâne de l’assassin de son frère en tirant sur lui à bout portant à l’intérieur d’une baraque transformée en un laboratoire de conditionnement de cocaïne et de cloud nine.
Le gosse a laissé son empreinte sur le flingue. Une erreur de débutant c’tait la première fois qu’il tirait sur quelqu’un.
Il n’a pas hésité à en faire son usage. Rien d’étonnant pour un gosse qui a perdu sa mère et son frère par des balles venu des flingues de narcos trafiquants.
C’était la première fois que Carlos quittait son quartier et de toute façon on ne peut pas dire qu’il y avait quelque chose qui aurait pu le retenir. La guerre des gangs faisait rage et la plupart des enfants n’atteignaient n’arrivaient même pas atteindre l’âge adulte à cause des problèmes sanitaires ou les règlements de comptes. Après avoir descendu la colline de la favéla Carlos et Marco ont arrêté un taxi devant trois gosses de son quartier allongé au sol sur des bouts de carton. Un des trois reconnu Carlos et s’adressa aux deux autres:
-« p-tain! Regardez c’est Carlos.
Mais qu’est-ce qu’il fout! ?Il ne va tout de même pas braquer ce taxi. »
-« Mais non ça se trouve il accompagne juste le type avec qui il est. »
-« Attendez je vais voir s’il peut nous passer de la thune. »
Un des gamins appela Carlos avant qu’il monte dans le taxi.
-« Hé Carlos tu n’as pas un peu de thune sur toi. On n’a rien bouffé depuis ce matin. »
Carlos fit semblant de ne pas comprendre leurs demandes en restant éloigné.
Mais une fois dans le taxi il plongea discrètement sa main dans la pochette en cuir pour sortir une liasse de l’argent qu’il venait de voler. Le taxi avança Carlos lui demanda de faire marche arrière et ouvrit sa fenêtre pour lancer une liasse de grosses coupures dans leurs directions:
-« Voilà pour vous les gars!
Et faites gaffes aux indigestions parce que vous avez de quoi faire des courses pour plusieurs semaines. »
Les trois gosses se jetèrent sur la liasse sans en croire leurs yeux en regardant le taxi partir vers une tout autre destination.Sans le savoir Carlos venait de laisser une deuxième empreintes en disparaissant dans de telle condition.

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »
Auteur: Boel Souleymane Sortie prévu 2018 inchaa’
AllahL'estomac des favelasOlympic Games 2016 FeatureKID STREET 2

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Des coups de feu se firent entendre pour ensuite laisser place à un long angoissant silence.
Une unité des forces spéciales a tenté de procéder à l’arrestation d’un repère de narco trafiquants.
Le début de l’opération s’était pourtant bien déroulé mais des renforts sont arrivés pour tendre aux flics une embuscade.
Des coups de feu ont à nouveau éclaté.
De longs échanges de tirs dans une baraque d’infortune pour laisser des
Cadavres troués par des balles.
Dans la rue une femme enceinte gisait morte au sol avec le bébé qu’elle portait après avoir reçu une balle de Smiff et Wesson dans la cage thoracique.
Carlos et Marco ont vu son corps au loin mais il était déjà trop tard.
En rentrant dans la baraque des impacts de balles et des giclées de sang avaient maculées les lieux.
Carlos n’osa pas rentrer de peur qu’ils y aient encore des hommes armés et de voir des amas de corps les uns sur les autres:
-« qu’est-ce que tu fous Carlos !?
Reviens! Tu ne sais même pas si des hommes armés sont encore à l’intérieur.»
Le gamin n’en fit qu’à sa tête en décidant de braver tous les dangers.
Il explora en vitesse la baraque ramassant un flingue au sol.
Il descendit en vitesse au sous-sol il fouilla une pièce pour trouver une sacoche remplie de billets.
Alors qu’il allait sortir de cette baraque il fut un corps rampant dans une flaque d’hémoglobine.
Carlos se retourna et reconnut l’homme qui avait tenté de tuer l’homme dans le bar et qui avait abattu son frère accidentellement.
L’homme tendu la main vers lui mais Carlos décida de lui tirer une balle en pleine tête en repensant à la perte de son frère.
Marco s’éloigna de la baraque après avoir entendu une détonation raisonnée.
En continuant d’observer la baraque à environ vingtaine de mètres.
Après plusieurs minutes pesantes il aperçut Carlos sortir à vif allures.
Marco siffla pour l’avertir qu’il l’avait attendue.
Carlos courra à cet instant dans sa direction et ils partirent loin en traversant une dizaine de ruelles étroites.
Un gros paquet de fric dans les mains d’un gosse qui n’en a jamais eu.
110 000 Real brésilien (BRL) des grosses coupures au fond d’ une sacoche marron en cuir qui allaient finir entre ses doigts provenant des fonds monétaires d’un trafic de drogue locale.

De quoi partir très loin de cette endroit où cette argent sale fût trouvé
Un béant désir de voir autre chose que là crasse où les fontaines de sang et sanglots que pouvaient laisser les règlements de comptes à la kalachnikov au centre des bidonvilles de la Rocinha qui s’enchaînaient jour après jour à une allure effrénée.

Carlos éclata de rire devant Marco comme pour tenter de désarticuler son visage glacé depuis la mort de son frère.
Marco s’interrogea sur son attitude désinvolte et énigmatique cherchant en savoir d’avantage sur ce qu’il venait de se passer à l’intérieur de cette baraque de narco trafiquants dont il avait décidé de rentrer après avoir entendu une série de coups de feu.
Marco ne pût s’empêcher d’interroger Carlos :

-« Carlos qui a tiré ?
Et Pourquoi as tu pris autant de risque pour partir las bas? »

-« j’en sais rien!
sûrement parce que J’ai rien à perdre Marco.
Et que si j’allais me faire trouer par des balles personnes n’allait vraiment me regretter»
-« ne dit pas ça Carlos.
on est devenu pote non!?
Si tu meurs je deviens quoi moi?
qui d’autre que toi irait me guider dans les labyrinthes boueux de cette favélas ?»
-«je sais mec mais un pote ça ne remplacera jamais un frère »
Un silence interrompu le rythme de la conversation.
-« je sais que je te rendrai jamais ce les balles t’ont volé.
Mais je peux t’offrir une loyauté que personne ne te donnera.
J’ai eût des amis qui m’ont aimé plus que mon propre frère.»
« C’est sûr que tu es quelqu’un à part.
En tous cas tant que je suis vivant tu ne te perdras pas ici.
Tu sais Depuis que j’ai vu mon frère mourir sous mes yeux j’ai perdu le goût de la vie en même temps que celui de mon sommeil.
J’ai l’impression de dormir les yeux ouverts comme si la nuit n’était jamais tombée.
C’est sûrement pour cela que je n’ai pas réalisé l’importance du danger au moment j’ai décidé de me dirigé vers cette baraque.
En rentrant dans cette baraque tous le monde à l’intérieur était morts.»
– « Mais qu’est ce qui t’a amusé autant? Parce que je t’ai vu sourire en sortant.»
-« tu veux vraiment le savoir ?»
-« Non!je me suis juste posé la question »
-« j’ai prit ma revanche sur l’assassin de mon frère.
En rentrant à l’intérieur j’ai rapidement fouillé les lieux j’ai trouvé Une sacoche pleine de fric au moment où j’allais sortir j’ai entendu un homme gémir en rampant dans son hémoglobine.
Je l’ai reconnu au premier regard et je pense que lui aussi lorsque j’ai tendu le smiff et wesson que j’ai ramassé par terre à côté d’un cadavre avant de lui exploser la cervelle. »
favelasooo1
favelaso2favélaso3FAVELASO4Favélaso5favelasO6CANAL ALGERIE FRANCE 2