Résumé et extrait du livre « L’estomac des favélas » de Boel Souleymane

Résumé du livre:«L’estomac des favelas»
Un dernier gros coup pour un homme depuis deux ans en cavale ayant réussi à s’évader avec la complicité d’un chauffeur d’une blanchisserie était pour Marco Sioladi l’occasion rêvée de refaire sa vie avec une très belle hôtesse de l’air.
Tout était déjà prêt pour partir:
les faux papiers, la destination il ne restait plus qu’à passer l’action et agir au plus vite.
Et cela n’allait pas tarder. Après un braquage express et minutieusement préparé d’une vente aux enchères privées de la vente d’une succession. Après avoir raflé une grosse somme deux jours plus tard il se retrouve à Rio sous une nouvelle identité avec la complicité de sa nouvelle petite amie hôtesse de l’air employée d’une compagnie brésilienne. Après lui avoir remis l’argent aveuglément avant de partir au Brésil comptant sur elle pour passer les contrôles aéroportuaires dans l’hypothèse où il pourrait être arrêté et devoirs retourner en prison. Seulement le soir après être arrivé à Rio sa petite amie demeure absente au point de rendez-vous qu’ils se sont fixé et sa ligne téléphonique ne fonctionne plus. Témoin du crime d’un enfant tué d’une balle perdue il se retrouve à errer avec un gamin de la favela de Rocinha dans Rio en découvrant les coulisses d’une société inégalitaire et une autre facette des jeux olympiques qui viennent de siffler leurs coups d’envois.

L'estomac des favelas

On ne se fait jamais de devoir vivre avec la peur aux tripes.
Mais vivre dans une zone abandonnée aux mains des cartels comme les favélas de Rocinha vous confronte à tous sortes de dangers imprévisibles qui vous obligent à devoir obligatoirement vous préparer mentalement à tous types de situations.
Ses étroites rues dans lesquelles se cachent une violence autant cristalline qu’imprévisible.
Les drames vous apprennent à marcher en devant toujours faire attention où vous pouvez mettre les pieds.
Grandir en Sachant anticiper les situations où les moindres comportements suspects peuvent vous laisser la possibilité de tenter à devoir réussir à dominer ce sentiment pour pouvoir le chasser à temps avant d’en devenir sa proie.
Des tirs en rafale de plusieurs armes automatiques achevèrent brutalement la discussion entre Carlos et Marco.
Ils se retournèrent de stupéfaction au même moment pour très vite comprendre à travers une série de détonations en un seul regard et un impressionnant mouvement de foule laissant échapper quelques indices sur l’origine des tirs.
Des paroles mélangées aux bruits des pas de courses des gens dans la foule.
Apparemment un trafiquant de drogue venait d’être pris pour cible par ses rivaux.
Des hommes armés couraient derrière un homme qui avait réussi à prendre le téléphérique.
Des discussions aux bouches essoufflées laissèrent entendre qu’il était touché par balle à la jambe.
« Comme d’habitude ils s’entretuent et on se retrouve au milieu de tout ça.
Je ne donne pas chère de sa peau avec tout le sang qu’il a perdu. »
Malgré une balle prise dans la jambe l’homme en fuite avait réussi à embarquer dans une cabine rouge d’un téléphérique de Rocinha pour tenter d’échapper à ses assaillants ultras déterminés.
Des tirs croisés sur la cabine rendaient ce regain de tension à la limite du supportable.
Puis un court instant de répit.
Une mère tira dans la rue par le bras sa petite fille insouciante du danger:
-« Je t’en supplie Maria rentre ma fille avant que ça se termine mal
Mais pourquoi tu veux rester à regarder tout cela?»
-« Mais maman on peut quand même regarder ce qui va se passer au loin?
Je veux juste voir s’il va s’en sortir. »
La curiosité de la petite fille souhaita la faire défier le danger et rester le regard pendu au ciel scrutant la cabine du téléphérique qui avançait lentement…
Carlos s’énerva après avoir entendu ses paroles et avança en poussant la jeune fille en direction de sa mère:
-« casse-toi d’ici et écoute ta mère ça vaut mieux pour toi.
Ça risque de tirer encore dans tous les sens.
Qu’est-ce que tu cherches?
A t’en prendre une!?
Circule-il n’y a rien à voir, il n’y a que des balles perdues à prendre dans ce foutu quartier. C’est un héritier de la poudre des balles qui te parle elles m’ont enlevé mon frère. »

La petite partie énervée en mettant un coup de pied à Carlos qui lui répondu:
-« Si tu m’avais vu pleurer sur la dépouille de mon frère à cause d’une balle perdue.
Tu aurais sûrement réagi autrement et écouté tout de suite ta mère. »
Au même instant la cabine du téléphérique continua de monter vers un ciel découvert seulement suspendu par un fin câble pour traverser une partie de la favéla de Rocinha.
Alors que la cabine du téléphérique avançait à son rythme en laissant comme vue à ses passagers un horizon pitoyablement composé d’un enchevêtrement de petites baraques vétustes s’étendant jusqu’à perte de vue.
Subitement les tirs reprirent avec intensités et les vitres de la cabine se brisèrent sous une flopée d’impacts de balles pour laisser leurs éclats de verre pleuvoir sur le sol.
Les morceaux de vitres redoublaient de fraction en retombant sur le chemin d’une ruelle étroite.
Les balles percèrent la cabine pour en faire une véritable passoire à hémoglobine d’innocents passagers qui se trouvaient à l’intérieur.
Les cris et la panique n’arrêtèrent pas les quatre tireurs embusqués dans deux rues opposées pour poursuivre leurs tirs avec des véritables armes de guerre.
L’intensité de la fusillade endommagea le câble qui entraîna la rupture du câble porteur et provoqua immédiatement la chute de la cabine téléphérique qui tomba sur la mère de la petite fille sous ses yeux.
La cabine s’écrasa près de la fillette qui se mit à crier lorsqu’elle réalisa qu’une une partie de son pied était resté coincé dessous une porte en ferraille. Elle a hurlé environ un quart d’heure avant d’être évacuée sur une civière après avoir été extirpée de la carcasse de ce téléphérique transformé en caveau à Innocent.
La proximité de la Rocinha avec les plus beaux quartiers a toujours fait d’elle un endroit stratégique pour le trafic de drogue où devant attend un public fortuné.
Et où souvent des pauvres finissent happés par la tentation de fuir la misère en rejoignant les propositions d’une organisation criminelle.
Pour un enfant de Rocinha la paix peut être un de ces rêves que les cauchemars de la violence lui ont toujours volés.

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »

Auteur: Boel Souleymane

Sortie prévue courant 2018 inchaa’
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