Extrait du livre « L’ombre de la violence  » de Boel Souleymane

Extrait du livre « l’ombre de la violence  » de boel Souleymane
14h Drancy (93)cité Salengro en bordure de la route N186.
Les bécanes de cross filaient à toutes allures en partant en roue arrière croisant sur la route des mères de familles rentrant au quartier de retour du marché les bras chargés de leurs courses en devant une nouvelle fois affronter un ascenseur encore en panne.
La nuit dernière les rats du hood ont rongé les câbles électriques rendant l’utilisation d’un ascenseur déjà bruyant hors service.
Au même instant l’officier de police Pierre Leroy était en route pour se rendre chez Hawwa Diaby après avoir appris le décès par balles de son petit frère.
Peu avant d’arriver à Drancy il a décidé de partir juste avant dans un laboratoire d’analyses sanguines pour faire un prélèvement sanguin et lui remettre ses résultats pour tenter de lui faire comprendre ce qui s’est exactement passé dans cette forêt de Bondy(93)
Son cœur débordait de mal être à chacune de ses palpitations.
Car Il savait très bien que ce qu’il allait annoncer à son ami d’enfance risquait assurément de fracturer à tous jamais ses liens d’amitiés qu’il pouvait avoir avec Hawwa .
Mais il en avait besoin pour soulager sa conscience, libérer son esprit et respecter sa promesse qui lui avait jadis faite au fond d’une cour de récréation ou seule cette fille voulait parler avec lui.
Toujours se dire la vérité entre eux même si elle pouvait être piquante comme du désinfectant que l’on applique sur une plaie encore ouverte.
Entre cinq millions d’euros et sa parole.
Il avait choisit de garder sa parole
Seulement ce qu’il avait à cet instant à lui annoncer frôlait le surréalisme.
De part le faite d’avoir été le témoin d’un meurtre sans avoir pu identifier la victime.
En effet sous l’effet de la cocaïne et de son éloignement visuel d’où son parti les coups de feu.
Il n’a pas eut la capacité d’identifier la victime tuée par son ancien coéquipier par trois balles dans le dos.
Et la victime n’était autre que
Aliou le petit frère de Hawwa
Hawwa a toujours été comme une grande sœur de substitution pour Patrick à la mort de sa sœur.
L’ intelligence et la modestie de la jeune fille savait faire disparaître ses tourments au moment où il en avait le plus besoin dans sa vie.
En montant les marches d’une barre d’immeuble pour se rendre au huitième étages jusqu’à chez son amie. Son regard tomba sur un graffiti rouge tracé à la bombe sur le long d’un mur effrité qui menaçait de mort son ancien collègue: « Gustave Gavard espèce de sale enflure de voleur d’argent sale tu peut déjà dire au revoir à ta mère et lui dire de régler les frais de tes obsèques car tu vas bientôt pouvoir dire bonjour aux employés des pompes funèbres qui vont porter ton cercueil  »
Patrick ne fut absolument pas surpris et continua à monter avec rapidité les marches comme si il n’avait rien vu .
En sonnant chez Hawwa des discussions émanaient de chez elle des personnes venu en groupe pour soutenir la famille de Hawwa et leurs présenter leurs condoléances après avoir appris ce qui venait de se passé.
Le reste de la famille était en chemin partie de Kayes cette région ouest du Mali pour revenir à Drancy après cette nouvelle foudroyante.
En ouvrant la porte Hawwa se força à sourire appréciant sa venu à sa demande.
Patrick souhaita lui parler dans un endroit à huit clos.
Hawwa saisi son manteau et ils redescendirent les huit étages à pied.
Hawwa croisa un groupe de jeunes de huit personnes sur les nerfs squattant le hall d’entrée.
un des plus gros s’adressa à Hawwa tout en mâchant les frites qui débordaient de son sandwich.
En voyant Hawwa il perdit son appétit et referma la barquette jaune de son kebab :
« Hawwa toutes mes condoléances apparemment tous le monde raconte que le flic qui a tué Aliou était connu pour racketter les plus gros dealers de tous le secteur de la Seine saint Denis jusqu’à la Porte d’Ivry.
Aliou a certainement du voir quelque chose de gênant.
la meuf qui était avec lui a dit que la son coéquipier qui était présent au moment du meurtre était dans ton école.je sais pas si tu te souviens de qui était dans ta classe?
Parce qu’il Il faut attraper au plus vite ce gars là et lui faire cracher le morceau d’où se trouve son collègue »
« Une fois que la fille sort des bureaux de l’igpn elle a promis de venir.
elle saura me donner sûrement plus d’explications.
Dès que j’ai du nouveau je vous tiens au courant. »
Un regain de tension traversa le corps de Patrick il feinta pour ne pas laisser apparaître son mal être :
« Hawwa je t’attends dans la voiture j’ai laissé mon téléphone »
 » Bon les gars on se voit plus tard.
Gardez votre sang froid et surtout Pas d’émeutes avant de savoir ce qui s’est réellement passé hier.
Mon ami est venu justement pour cela sous demande »
Patrick démarra sa voiture et roula jusqu’au parking de La Courneuve pour lui raconter toute la vérité.
Extrait du livre:

« l’ombre de la violence »
De boel Souleymane

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