Extrait du livre « L’ombre de la violence » de Boel Souleymane

Profiter d’une perquisition pour se remplir les poches. Après deux mois de routine usante chez les stup entre filature et longue planque dans des appartements à scruter pendant de longue nuits des individus sans cesse en mouvements.
Gavard a fini par céder à ses tentations les plus secrètes en tombant sur un sac de liasses derrière le canapé en cuir d’un dealer situé à l’entrée d’Auberviliers.
Son hésitation ne fut que de courte durée voyant que ses collègues discutaient entre eux dans une tout autre pièce. Occupé à démonter la cuisine du dealer tout en lâchant des coups de pression en secouant ce type qu’ils étaient parti coffrer. il a profité de leurs absences pour glisser ce sac en plastique sous son gilet par balle alors qu’il entendait ses collègues hurler sur l’homme arrêté :
« Mieux vaut pour toi que tu nous dise ou exactement tu as foutu ta came.
Sinon ton appartement va ressembler à celui d’un immeuble qui a reçu un bombardement.
Je te préviens on va même retirer le carrelage de la cuisine jusqu’à à la salle de bain »
Gavard devait avoir quinze mille euros sur lui il fit mine de continuer à fouiller sentant ses mains devenir moites et ses pulsations cardiaque s’agiter lorsque du renfort est rentrée dans la pièce avec des chiens dressé à sentir l’encre des billets.
Un des chiens renifleurs jappa vers la veste de Gavard en posant ses pattes sur lui.
Malgré ses coulées de sueur il caressa l’animal en tapotant le torse du chien tout en feintant sournoisement :
« Oh oui tu es un bon chien !
Allez cherche et après je te ferai un câlin » Finalement un des chiens est parti après avoir senti une odeur pour s’arrêter derrière un meuble de télé en agitant ses pattes et plongeant son museau dans un coin.
L’autre le suivi également
Derrière se trouvait un sac de sept kilos de cocaïne avec une petite balance électronique.
Lorsque l’homme sorti menotté il regarda son canapé en cuir déchiré comprenant en un court instant que quelqu’un s’était probablement servi.
Il resta silencieux en se disant au fond de lui même que ce vol serait une charge en moins retenu contre lui.
Trois jours plus tard après un arrêt de travail bidon pour une hernie imaginaire au dos et Gavard est parti à Cuba pour dix jours en passant ses journées face à la mer à boire comme un trou en repensant à l’accident de bateau de son père.

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