Extrait du livre « le voile des esprits » de Boel Souleymane

Deux ans plus tard…
Un matin d’été caniculaire du mois de juillet ou Dawoud s’était levé avec un mal de crâne qui vous donne envie de resté allongé quand subitement un membre des services de l’établissement pénitentiaire est venu annoncé à son codétenu qu’il était libérable:
« Wouaiiiiiii!!!!!
Pu-ain je pensais qu’il me restait encore trois mois »
« Je vous laisse quelques instants pour préparer vos affaires et dire au revoir à votre compagnon de cellule »
« Ça y est tu vas enfin respirer de l’air frais et dormir sur un vrai lit propre »
Forcément Dawoud était content pour lui, mais au fond de lui pris par un sentiment de tristesse de le voir partir et intrinsèquement dégoûté de devoir resté.
Il m’a serré dans les bras en versant une larme.
Merci pour tout Dawoud sans toi je serai sorti mort d’ici mais jamais vivant.
Je vais m’occuper de te prendre un nouveau avocat pour te faire sortir d’ici au plus vite. »
« C’est gentil frère fait attention à toi dehors et profite de bien de ta liberté car la vision d’un horizon sans barreaux est une chose d’irremplaçable.  »
Dawoud la regardé marché en regardant s’ éloigné sa silhouette dans le couloir face au contre jour en ayant sur le moment une pensée lapidaire en repensant à sa condamnation en se disant a lui même qu’il n’avait même pas effectué la moitié de sa peine.
Alors il se mit à crié de rage comme pour soignée sa tristesse:
« Raconte aux jeunes mon histoire j’ai même pas vu naître ma fille ni mourir ma mère. »
« Compte sur moi Dawoud »
Deux jours après le départ du codétenu de Dawoud. Ce dernier fut remplacé par un tout autre homme condamné à vingt ans de prison avec une peine de sûreté de quinze ans.
A son actif une série d’attaques à mains armées il détenait le plus gros palmarès des braquages de fourgon blindé en Europe, 18 attaques à l’arme lourde en moins de deux ans.
Ce qui lui a valu le surnom de Rpg7 par les médias, une marque de lance roquette qu’il avait l’habitude d’utiliser pour ses commando…s de pillage. Sa véritable identité Roberto Palizinni le cauchemar des convoyeurs de fond un gros gabarit ayant une parfaite maîtrise des armes lourdes sans faire la moindre hésitation.
Ses pieds dépassaient de son lit tellement il était long.
Chaque matin il nourrissait les oiseaux en mettant du pain sur les bords de notre cellule en leurs parlant en italien.
Au bout de deux jours j’ai capté que les pigeons lui livré de la coke à domicile et qu’en promenade ils faisaient son trafic.
Il était convivial il aimait taquiner les matons en leurs disant je vais me commandé un nouveau lit et me le faire livrer dans ma cellule.
Trois mois après son arrivée il a fait une grave dépression en apprenant que sa femme le quittée pour un de ses complices.
Il apprit ça par une lettre provenant de femme étant parti avec son amant aux îles canaris.un matin je l’ai vu nourrir les pigeons comme à son habitude seulement quand le courrier est arrivé il est resté silencieux devant la lettre en pleurant sans bruit.
Puis il a déballé un sac en plastique plein de poudre et à enchaîner les rails de coke une dizaine à la suite. J’ai essayé de l’arrêté il m’a repoussé les larmes aux yeux une demie heure plus tard il est mort d’une overdose. Une fois que les gardiens sont venus l’évacuer Dawoud à lu la lettre en comprenant ce qui venait de se passer.
Les hommes les plus durs finissent parfois comme les êtres les plus faibles.
Lorsque ma fille sabra à eu quatre ans je me suis mise à nouveau à rechercher du travail. Son grand frère Hassan s’ occupait très bien d’elle alors je me suis mise à postuler à différentes offres d’emploi.
Sur ma carte d’identité figurait toujours mon ancien prénom Chantal
Durieux ce qui donnait parfois lieu à des situations très burlesques.
Une fois je me suis présenté pour un poste de comptable.
Arrivé au niveau de l’accueil on m’a demandé d’attendre le chargé du recrutement dans le hall de l’accueil.
en arrivant et en me voyant voilé il m’a dit très maladroitement en pensant que je n’était pas celle avec qui il avait rendez vous: »bonjour madame vous êtes en avance votre société d’entretien ne vous a pas dit que l’on commence le ménage qu’après 19h? »
« Ah je regrette je ne vois pas de quoi vous parlez ma présence dans votre société est suite à la confirmation d’un rendez vous pour un poste de comptable.  »
« Oh je suis confus toutes mes excuses vraiment la dame de ménage est partie en congé maternité et on attend une remplaçante donc je sais c’est idiot mais je ne sais pas j’ai pensée à cela »
L’homme mal à l’aise par sa stupide gourde s’ en mêla les pinceaux jusqu’à me recevoir en entretien.
Quelques minutes plus tard il me dit que j’aurais la réponse dans une semaine.
Je savais que ce serait un mail type et que mon voile avait recouvert toutes mes compétences que j’aurais pu mettre au service de cette société.
Finalement Dawoud de sa prison a eu des nouvelles de son codétenu qui m’a employé comme comptable acceptant que je travaille à domicile pour plus facilement m’occuper de mes enfants.
De par ses portes fermées j’ai voulu entreprendre pour créer ma propre usine de couture. Je me suis accroché et un ans avant la sortie de prison de mon mari je suis devenu la chef de ma propre entreprise.
Je me souviendrais toujours du jour ou mon mari est sorti de prison s’ était le 11 octobre 2014 à 11h.
Ils nous avaient contacté deux jours avant pour venir le cherché vers 10h30 devant la prison de Fresnes.
Nôtre fille avait les yeux rivé sur la porte de sortie impatiente de retrouvé un père libre de tous ses mouvements. Je ressentais une certaine angoisse d’un imprévu qui aurait pu survenir et balayer tous nos montagnes d’ espoir d’être heureux ce jour là.
quand soudainement la délivrance de huit années d’attente est apparu.j’ai entendu ma fille crié en courant vers lui:
 » papa est revenu, papa est revenu, papa est revenu »
Ce jour là mes larmes ont remplacé mes mots en le voyant serré notre fille et la rassurer:
« C’est fini sabra je serai désormais qu’avec vous pour toujours »
Hassan avait grandi et Dawoud lui a dit une chose que ma mémoire n’oubliera jamais:
« J’ai eu huit ans pour réfléchir à mes actes et les analysés.
Avec le recul, je ne les aurait pas tué mais j’aurais laissé
Dieu les jugés.
Entre la patience et une gâchette se trouve souvent des milliers d’heures perdu dans le fond d’ une cellule à l’écart de ceux qui nous aime. »

Extrait du livre « le voile des esprits »
(L’ornière de l’islamphobie)
Sortie 1 janvier 2016
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