citation extraite du livre « le portail d’une dépression » de boel souleymane (l’asile de la surconsommation) sortie début 2016

Agir sans réflexion peut vous condamner à perpétuité à vivre avec les regrets de ne pas avoir réfléchi ne serait ce qu’un instant.
L’intelligent vie pour savoir de peur de mourir idiot….

Extrait du livre « le portail d’une dépression »
(L’asile de la surconsommation)
Auteur:boel souleymane

Sortie prévue courant 2016 inchaa’
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le mind jacking un nouveau type de littérature extrait du livre « le portail d’une dépression »

Un bonne écrivain est celui qui à la faculté d’expulser la monotonie de ses lecteurs tout en ayant l’art de se renouveler à chaque fois en s’ emparrant de toutes leurs attentions comme lors d’un 20150725_141549(0)carjacking-320150725_141558car jacking en remplacant l’effet des états de chocs par celui de profondes réflexions sur le monde dans lesquels nous vivons.

Extraits du livre « le portail d’une réflexion »
(L’asile de la surconsommation)

Sortie début 2016

Inchaa’
Allaah

extrait de l’interview de l’écrivain boel souleymane réalisé par presse et cité

Extrait de l’interview de l’écrivain boel souleymane pour le magazine presse et cité à l’occasion de la sortie de son livre « la lumière des sens » (la lanterne des aveugles du kivu)

Dans un de tes ouvrages « l’évasion d’une vérité » tu aborde très directement la désinformation des médias à travers un roman .
comment t’es venue l’idée d’aborder ce sujet à travers l’histoire d’ un journaliste qui decide de divulguer les méthodes particulièrement partiales de son travail au grand public?

Sb: le sujet d’aborder la contamination radioactifs par les bombes américaine est tout d’abord venue.
Ensuite l’idée du journaliste qui l’a fait à l’envers à la chaîne pour laquelle il travaille et venue juste après.
j’ai trouvé l’idée très marrante mais à la fois surtout ultra réaliste.
Après il fallait juste que je trouve la cohésion qui puisse amené le personnage principal à réfléchir pour l’amener à en arriver à faire évader la vérité.
J’ai décidé de le confronté à voir les dégâts que la radioactivité peut avoir sur les civils irakiens.
Pour le faire aller dans la démarche logique de l’histoire.

Dans ton livre tu parles de l’administration bush et plus particulièrement de dick cheney est-ce qu’il t’a semblé important de les mentionné:

Sb: oui Effectivement ils sont mentionné dans mon ouvrage car je n’ai fait qu’être honnête avec ma démarche en citant le nom de criminels de guerres qui ont participé au chaos de ce pays.
Avec la complicité des plus grands médias américains.
A ce propos beaucoup de gens mon demandé si c’était une histoire tiré de faits réels de part certaines vérité énoncé qui ne font pas le moindre doutes.

Propos receuilli par ridouane tihouary du magazine presse et cité.
Extrait de l’interview qui sortira complète mi août inchaa’
Allaah
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résumé du livre « le conseiler funéraire » de boel souleymane les corbillards ne transportent plus de morts mais de la cocaïne

Résumé du livre « le conseiller funéraire » (les tréfonds de l’invraisemblable)
Peter green un jeune afro- américain devenu récemment conseiller funéraire et l’interlocuteur privilégié de l’accueil des familles endeuillées au sein d’un important cabinet des pompes funèbres de la ville de New-York.
Tout allait bien dans sa vie jusqu’au jour ou il fait brusquement la rencontre d’une jeune fille venu accompagné sa mère venant de perdre son mari.
Dès cet instant il tombe fou amoureux d’elle, au point d’en perdre tous ses mots au moment de leurs expliqué les détails du contrat et les formalités des obsèques du défunt membre de leurs familles. Après leurs enterrement il projette déjà son mariage avec elle, et s’ apprête à effectuer sa demande.
Seulement il est loin de se douter qu’il s’ agit de la fille d’un des plus grands clans maffieux de la pègre new-yorkaise.
Et que le reste des membres de sa famille encore en vie n’ agréront sa demande qu’à conditions qu’il participe à l’un des plus grands trafic de drogue des etas-unis par le biais de l’utilisation des corbillards de la société pour laquelle il travaille.

Sortie courant 2016 inchaa’
Allaah

Roman « le conseiller funéraire »
(Les tréfonds de l’invraisemblable)
Auteur:boel souleymanecocaine-4cocaine-4522ae67a35703d8e48d2c486-120150723_155351

extrait de l’interview de l’écrivain boel souleymane du magazine presse et cité

Extrait de l’interview de l’écrivain boel souleymane de presse et cité à l’occasion de la sortie du livre « la lumière des sens »

Tes romans sont assez sombres et violents envisage tu d’écrire un jour une comédie ?

Sb:J’ai commencé une comédie sur le racisme dont le point de départ est deux frères qui s’ entre déchire pour une histoire d’héritage avant la mort de leurs père qui décide de léguer sa fortune à un enfant les plus pauvres du Zimbabwe qu’il va aimé comme son fils et répudier ses deux fils légitime. Le roman s’ appellera « un héritage imprévu » .
Sinon ce qui arrive pour 2016 à coté pierre bellemare c’est les comptes de Martine.

Interview complète disponible le 5 aout à la sortie du magazine.20150723_155351sans-titre

Extrait du livre « le portail d’une dépression » (L’asile de la surconsommation) de Boel Souleymane

Résumé: «Le portail d’une dépression »(l’asile de la surconsommation)

Après une rencontre imprévu sur PARIS Hector Brad actif au chômage depuis plus d’un an décide de falsifié les compétences de son cv en y ajoutant des connaissances de base en psychologie en réalité inexistantes. Pour accéder à un poste d’opérateur téléphonique au sein d’un centre d’appels de prévention au suicide. En réussissant l’obstacle du recrutement à peine avoir commencé cette nouvelle activité salariale qu’il pense déjà à une rapide reconversion professionnelle. Déplu de prendre à la chaine des appels sous hautes tensions de personnes dépressifs qui lui dresse un portrait abjecte d’une société de consommation actuelle. Tout va réellement se durcir lorsqu’il va prendre l’appel d’un supérieur en étant au bord du suicide. Un seul mensonge peut vous mettre dans le pire des embarras et la vie d’un homme ne tiens parfois qu’a un coup de fil.

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Extrait du livre « le portail d’une dépression »
(L’asile de la surconsommation)

Est-ce qu’en restant cloîtré qu’avec des fous on peut vraiment avoir une chance de retrouver la raison?
En essayant de comprendre ce qui a pu les conduire à devenir ceux qu’ils sont.
C’est ainsi que j’ai pu retrouver la mienne.
mes journées n’étaient rythmées que par tenter de parvenir à savoir ce qui a pu me conduire ici.
Alors que je m’apprêtais à regagné ma chambre deux infirmiers s’ agitaient au bout du couloir entrain de forcé un malade à ouvrir sa bouche pour s’ assurer qu’il avait bien prit sont traitement.
l’homme réfractaire à leurs demandes se mit à aboyer comme un chien féroce pour finir par bondir et mordre l’avant bras d’un infirmier.
« Arrrrrrrouuurrr! »
« Aouuuh!P-tain mon bras! »
L’homme cracha un bout de chair sur le parquet avant de se faire amener de force dans une salle d’isolement.
« Non! Non! laissez-moi votre bouffe est dégueulasse c’est seulement pour ca que je l’ai mordu.
Laissez-moi je ne suis pas fouuu!
Commandez-moi une pizza chiken et je ne mordait plus personne.
Lâché moi bande d’enc-lés!

l’ artiste de rap sous dépression rodait encore dans le couloir et m’approcha pour venir me parlé semblant être totalement sourd et aveugle à la scène qui venait de se produire:
« Tu veux que je te fasse un freestyle mec!? »
« Quoi!? »
« Ici on à la rage parce qu’on nous traite comme des chiens errants.
Tous les jours foncedé aux neuroleptiques penses-tu petit en-oiré que cela soit marrant?
Pour nous c’est l’insécurité comme un gosse confié à Frédéric mitterand.
Mon flow ne te laisse pas insensible comme une p-t-in de rage de dents.
Ou comme un beau bébé métisse fait à la fille d’un menbre du ku klux klan »
Yeaaaah alors ça tue ou pas!!!? »
« Heuuu beinn »
« Ah t’inquiètes je t’ai compris ça t’a laissé sans voix.
Cette partie là je vais la garder pour mon morceaux avec biggie »

« Biggie!!!Mais Christopher Wallace est mort le 9mars 1997 tué par balles à Los Angeles peut être étais-tu déjà interné à cette époque et la nouvelle ne t’ai pas parvenu?  »
« Mais non biggie m’a dit que tout ca était pour prendre du recul avec le game.
Ça le gavé grave que tous le monde viennent lui faire des sucons aux cou-lles.
Enfin voilà j’ai accepté qui vienne poser sur mon projet.
Il y a que toi et mon psychiatre qui est ou courant donc je compte sur toi pour pas trop en parler.
Je devais faire ça avec b-real mais il est trop insane in brain.
Sinon tu sais biggie il m’a dit comment il a fait pour devenir obèse c ‘est parce que ces lyrics sont tellment lourd que ça a gonflé son corps
Mais Ça dit le à personne, c’est un secret qu’il m’a confié.

Extrait du livre « le portail d’une dépression »
(L’asile de la surconsommation)
Auteur:boel souleymane

sortie prévue début 2016
Inchaa’
Allaah

Livre « le carré d’or de la haine »(la fontaine des larmes des rohingyas) sortie le 25 novembre 2015

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Résumé du livre le carré d’or de la haine A l’occasion de son mariage Abd Samad Badri brillant architecte d’une très grande entreprise de construction. Se voit offrir par son patron un magnifique voyage de noce en Birmanie. Pour le remercier de la qualité de son travail qui attire de plus en plus d’important client et pour ne pas le laisser partir vers un autre concurrent. Arrivé sur place dans la ville de Yangon pour se rendre à son hôtel .Il est bien loin de s’imaginer que son séjour serait complétement gâché par le spectacle d’un massacre d’une minorité musulmane de rohingyas apatrié et opprimé dans l’indifférence totale d’un gouvernement. Derrière les splendides décors des paysages de l’Extrême-Orient il était très loin de s’imaginer de découvrir une violence considérablement accrue et une islamophobie aussi latente.
Résumé du livre le carré d’or de la haine
A l’occasion de son mariage Abd Samad Badri brillant architecte d’une très grande entreprise de construction. Se voit offrir par son patron un magnifique voyage de noce en Birmanie. Pour le remercier de la qualité de son travail qui attire de plus en plus d’important client et pour ne pas le laisser partir vers un autre concurrent. Arrivé sur place dans la ville de Yangon pour se rendre à son hôtel .Il est bien loin de s’imaginer que son séjour serait complétement gâché par le spectacle d’un massacre d’une minorité musulmane de rohingyas apatrié et opprimé dans l’indifférence totale d’un gouvernement. Derrière les splendides décors des paysages de l’Extrême-Orient il était très loin de s’imaginer de découvrir une violence considérablement accrue et une islamophobie aussi latente.

Le carré d’or de la haine

(La fontaine aux larmes des Rohingyas)

Index des chapitres:

Citations de l’auteur sur un génocide masqué par le brouillard d’un silence médiatique

Préambule de l’auteur sur un génocide masqué par le brouillard d’un silence médiatique

Une lune de miel au goût de sel
(Voyage en terre d’un massacre de réfugiés)

Une prison prise d’assaut
(Retrouver la liberté à tout prix)

Un exode forcé à bord d’un bateau fantôme
(Les passeurs avaient quitté le navire)

Une porte d’embarquement vers la paix
(Quitte ou double)

Un bonheur imparfait
(Malgré la fortune)

Une annonce inespérée
(Une bonne nouvelle tout près des balles qui ricochent)

Un long chemin entre la haine et l’amour
(Quand les larmes finissent par sécher avec la chaleur des sentiments)

Une disparition immédiate après un virement de trois milliards d’euros
(La pièce manquante du puzzle de l’énigme d’un homme à deux visages)

Tremper de sueur
(Le canon d’un flingue dans la gorge)

Un homme piégé devenu à son tour un piégeur
(Une insupportable confrontation)

Le brutal effondrement d’une dictature
(Un cargo d’armes pour une révolte)

La dignité et rien d’autre
(La meilleure des victoires est de conquérir la lutte pour le droit des hommes)

Citations de l’auteur sur un génocide caché par le brouillard d’un silence médiatique

« L’ampleur des plus grands génocides aurait pu être stoppée plus tôt si les médias n’avaient pas remplacé l’information par de la propagande. »

Citation de Boël Souleymane

« La haine a des accents majeurs qui pousse des hommes à commettre les crimes les plus profondément inhumains. Et le mutisme est une répugnante lâcheté quand il étouffe les injustices et assassine tous les réflexes de la compassion. »

Citation de Boël Souleymane

« L’extrémisme n’est pas propre à l’Islam. L’Islam suscite la peur alors qu’elle est une religion de paix. L’amalgame vient des germes de sa méconnaissance et de l’association commise à outrance par les médias à des actes de barbarie qui finissent par s’imprégner dans l’esprit des gens. La vérité ne doit pas connaître de tabou ni de silence lorsque des vies humaines sont en jeu. Il y a des musulmans et il y a les extrémistes. Un acte de terrorisme peut être perpétré par n’importe quel fanatique. Il n’y a qu’à prendre l’exemple des massacres musulmans Rohingyas en Birmanie et des Ouïghours en Chine. Comme le feu, la haine chez les hommes est plus facile d’être attisée que éteinte. »

Citation de Boël Souleymane

« Aujourd’hui les dialogues sont devenus substantifs et les flingues de très grands orateurs. »

Citation de Boël Souleymane

« L’ignorance est le meilleur des engrais pour faire éclore la haine. »

Citation de Boël Souleymane

« La partialité fait partie intégrante des plus grands médias qui sont devenus des violeurs de cerveau. A vous de savoir réagir à temps pour qu’on n’abuse pas de votre crédibilité. »

Citation de Boël Souleymane

« Lorsque la violence s’effectue dans l’ombre, on a toute les raisons de la mettre en lumière lorsqu’il s’agit d’un crime venue d’une politique d’Etat »

Citation de Boël Souleymane

« La haine est plus vive que le feu pour consumer les cœurs aussi rapidement que les incendies pouvant ravager des hectares de forêt.
Si avec une seule étincelle on peut faire les plus grands incendies, en revanche en un seul souffle on ne pourra pas si facilement les éteindre.
La paix doit être dans nos gestes et dans notre langage. Voilà pourquoi je n’imiterai jamais Thein Sein »

Citation de Boël Souleymane

« Penser n’est pas un crime mais le faire savoir peu en paraître un pour celui qui est à la tête d’un pouvoir inégalitaire. »

Citation de Boël Souleymane

« De nombreuse fois, j’ai pensé devenir sourd tellement je n’ai pas entendu parler du massacre des peuples en regardant les actualités.
Depuis, j’ai changé ma façon de m’informer sur ce qui peut se passer dans le Monde. »

Citation de Boël Souleymane

« Le langage politique est fait pour que les mensonges paraissent vrais et les meurtres respectables. »

Citation de George Orwell

« J’ai vu des gens aimer l’argent à un tel point que l’honneur qu’ils avaient d’eux-mêmes a fini par devenir le papier hygiénique des toilettes de leurs banquiers.
Les grands hommes se mesurent aux refus des richesses lorsqu’elles se présentent comme une tentative de meurtre de leurs morales ou de tout ce qui aurait pu causer les obsèques de leurs valeurs. »

Citation de Boël Souleymane

« La solidarité ne connaît pas de frontières terrestres. Seulement des barrières mentales qu’il est nécessaire de franchir pour arrêter certaines souffrances les plus inacceptables. »

Citation de Boël Souleymane

« Le silence est un crime lorsqu’il étouffe les cris du massacre d’un peuple en effaçant de l’histoire par la terreur de son calme toutes traces d’un souvenir pour les mémoires collectives. »

Citation de Boël Souleymane

« Nous en sommes venus au temps où l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné. »

Citation de Jean Jaurès

« L’idée de responsabilité individuelle est celle sur laquelle nous devrions élever nos enfants parce que c’est la seule manière de sortir d’un système qui marche en dépit du bon sens. »

Citation de Souleymane Bachir Diagne

« Le plus impropre des ménages et assurément celui animé par l’idéologie destructrice de l’extrémisme parce qu’il finit toujours par conduire à des nettoyages ethniques. »

Citation de Boël Souleymane

« La dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance. »

Citation de George Orwell

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. »

Citation de Nelson Mandela

« Lorsque les plumes écrivent la vérité de l’histoire, aucun des bourreaux ne pourra tenter de laver ses soupçons dans le bain de sang de ses victimes. »

Citation de Boël Souleymane

« La culpabilité du silence ne fait aucun doute lorsqu’on laisse un peuple être tué et massacré.
Rien n’empêche aux muets d’écrire s’ils ne peuvent pas crier. »

Citation de Boël Souleymane

« La vérité sur l’ONU est que son décret faisait que les Etats devaient défendre les droits de l’homme pour lutter contre l’extrémisme violent et éviter les massacres.
Seulement dans la réalité, en Birmanie, en Palestine et en Centrafrique, leurs observateurs n’ont servi qu’à compter les cadavres sans pour autant s’efforcer d’y établir la paix. »

Citation de Boël Souleymane

« Les balles et l’argent ont remplacé la diplomatie.
Voilà pourquoi les crimes ont augmenté et la corruption a grimpé à l’échelle mondiale. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les médias ont ignoré des génocides pour en faire des huit clos, il est alors légitime de nous poser la question suivante : pourquoi la plupart de leurs agences de presse n’ont pas relié cette information ? »

Citation de Boël Souleymane

« Le monde politique occidental a délibérément choisi la neutralité sur les massacres de l’Asie en restant concentré sur les appels d’offres avec le régime du Myanmar, plutôt que de répondre aux appels à l’aide des Rohingyas. »

Citation de Boël Souleymane

« Le début du présent de la Birmanie ressemble au passé du Rwanda parce qu’il s’agit clairement du massacre d’un peuple subissant les crimes de la monarchie birmane se livrant à une épuration ethnique. »

Citation de Boël Souleymane

« Les raisons du mal-être d’un peuple sont souvent le poids du mépris des autres ou la tranchante indifférence de ceux qui sciemment, refusent d’entendre leurs appels à l’aide. »

Citation de Boël Souleymane

« Lorsque les esprits demeurent cloisonné, ils deviennent des cultivateurs de génocide de par les moissons de leurs haines. »

Citation de Boël Souleymane

« L’écriture n’est que le cri des douleurs muettes et des souffrances silencieuses enterrées par le monde médiatique. »

Citation de Boël Souleymane

« Si une grande partie des hommes par le déclin de leurs morales a donné une importance indue à la paix, c’est parce que la rentabilité qu’il peut y avoir à tuer quelqu’un a fait d’eux des hommes incapables de désirer autre chose que la guerre. »

Citation de Boël Souleymane

« L’humanité s’arrête aux portes des banques.
Elle finit toujours par crever quand on lui fixe un prix ou des intérêts. »

Citation de Boël Souleymane

« Trouver un reste d’humanité chez un tyran c’est comme partir à la recherche d’une ombre blanche. »

Citation de Boël Souleymane

« La lâcheté commence là où le silence voile les oppressions de la même manière que la nuit couvre le jour. »

Citation de Boël Souleymane

« Pourquoi devrais-je confirmer mon innocence pour un crime que je n’ai pas commis ?
Si vous me regardez comme un coupable, ne comptez pas sur moi pour plonger la tête la première dans votre gouffre culturel ou religieux! »

Citation de Boël Souleymane

« Les mots existent pour relever les paupières plutôt que de les fermer.
Parce que l’impression que doit toujours donner une bonne ligne d’une page d’un livre est de vous interpeller et de retenir votre attention tel un flingue sur votre nuque plutôt qu’un oreiller qui vous plonge dans un sommeil de plomb. »

Citation de Boël Souleymane

« La responsabilité d’un écrivain c’est d’avoir l’audace et l’art de mettre à l’écrit ce que beaucoup de gens pensent sans avoir le courage de le dire. »

Citation de Boël Souleymane

« Dur de mettre fin à un nettoyage ethnique lorsque l’Etat birman et la communauté internationale restent totalement inactifs et immobiles comme le tronc d’un arbre dont les racines sont enfouies dans le sol de la violence. »

Citation de Boël Souleymane

« A notre époque, la plupart des Chefs d’Etat, après avoir subi les effets du mondialisme, ont offert leurs miroirs aux aveugles en n’osant plus se regarder dedans de peur de voir dans leurs reflets les victimes des plus gros désastres humanitaires. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les cœurs avaient des fenêtres, certains auraient toujours les rideaux tirés et les volets fermés pour refuser de voir la souffrance des autres. »

Citation de Boël Souleymane

« Par un système farouchement ségrégationniste et rudement oppresseur,les élites birmanes ont conduit les Rohingyas à l’ostracisme, le rejet, la violence et l’apartheid, amenant les tensions identitaires jusqu’à leurs paroxysmes plus dures que les statuts qu’ils idolâtrent. »

Citation de Boël Souleymane

« Si il est si important de ficeler la vérité des génocides, des guerres et du colonialisme à travers l’écriture d’une histoire, c’est parce que les mensonges et les oublis se renouvellent au fil des décennies. Les livres deviennent alors des pansements pour les trous de mémoire.
Si le sang des écrivains est voué à finir sous terre, quant à leurs encres, elles ne seront pas effacées tant qu’elles seront précieusement conservées de l’usure et des falsifications par des hommes intègres veillant soigneusement à l’intégralité de leurs œuvres. »

Citation de Boël Souleymane

« Lorsque la haine s’incruste dans les cœurs et que la folie rejette le bon sens en ayant poignardé dans le dos la réflexion, la hache de guerre ne s’enterre que dans le corps des hommes. »

Citation de Boël Souleymane

« Les réflexions s’attisent et les consciences s’éveillent uniquement avec des rappels et des histoires poignantes qui suivent les empreintes des pas de la réalité. »

Citation de Boël Souleymane

« Si trop peu de Chefs d’Etat restent capables de faire cesser des génocides en ayant le courage de les condamner, après avoir pu les regarder en face, c’est parce que beaucoup ont la tête seulement tournée vers le développement de l’économie libérale. »

Citation de Boël Souleymane

« Dans toutes affaires criminelles, le régime politique joue un rôle essentiel pour condamner ou laisser en liberté des tueurs de civils innocents. »

Citation de Boël Souleymane

« Les génocides peuvent seulement se produire quand les gens deviennent tétraplégiques et muets devant leurs signes annonciateurs. L’aboutissement du silence devient parfois de grandes hécatombes. »

Citation de Boël Souleymane

« Il sera toujours plus facile de faire rentrer un flingue dans un tribunal que d’exiger le silence d’un homme face à une injustice. »

Citation de Boël Souleymane

Préambule de l’auteur sur un génocide caché par le brouillard d’un silence médiatique

Parfois il faut jeter le pavé dans la vitrine de l’horreur quand celle-ci est complètement teintée.
Il y a des sujets qui ne peuvent être contournés ou déviés de nos sentiments humains de par l’ampleur de leurs gravités.

Les raisons qui ont conduit ma plume à écrire une histoire abordant la tyrannie et le massacre de l’ethnie des Rohingyasest tout d’abord la rétention des faits par les plus grands médias sur la tragédie de cette minorité musulmane.
Il me semblait être un devoir d’écrire ce que je sais pour alerter le public à mon niveau au travers un roman ouvrant les loges d’un génocide silencieux.
Notre droit de savoir n’a été que trop longuement bafoué par des contenus fallacieux et récurrents qui se sont logés dans le traitement de l’actualité régulièrement et partialement déformée, tronquée, et où l’ignominie porte un masque fabriqué par les directeurs des chaînes de télévision.

A travers cette histoire abordant l’atrocité faite aux Rohingyas, j’ai voulu expliquer dans quel contexte ce peuple est obligé de fuir les persécutions.
Combien d’enquêtes des Nations-Unies n’ont pas été rendues publiques ? Concernant les assassinats et les têtes coupées d’enfants Rohingyas, emportés par les forces de l’ordre Rakhines, pour y être jetés dans des collines avoisinantes, pour dissimuler leurs exactions après s’être sauvagement acharnés sur un peuple privé de toute liberté et de tout mouvement d’accès aux services les plus basiques.
Si ces violences sanglantes demeurent un silence médiatique et ne font parties d’aucune préoccupation à l’occasion de coopérations diplomatiques entre la Birmanie et les pays occidentaux, certes parce que la Birmanie est un pays très riche en ressources naturelles.
Où s’est caché le sens de la diplomatie si de réels accords pour protéger les civils ne sont pas passés ? Envoyer un diplomate prendre un café avec un gouvernement de coupeurs de tête en pensant qu’il reviendra les aurait convaincus à réformer leurs attitudes, c’est comme prendre l’intégriste criminel AshinWirathou ou Thein Sein pour un professeur de yoga, simplement parce qu’il porte des robes safran. Tout ceci n’est qu’un effroyable déguisement !

L’ignoble histoire du massacre de l’ethnie des Rohingyas orchestré par le pouvoir en place:
Au fil du temps, les Rohingyas ont progressivement perdu leur citoyenneté et sont devenus des apatrides dans leur propre pays. Sans plus de droits en Birmanie, ils se sont mis à fuir leur pays pour s’installer clandestinement au Bangladesh, pour échapper à l’horreur permanente et l’extrême insécurité d’une rêche persécution imposée par les militaires birmans. Puis l’élan initial de solidarité bangladais a laissé place à un rejet et un refoulement, qui se manifeste politiquement par la volonté du Gouvernement de Dacca.
Un drame à la différence des précédents exilés, ils ne peuvent pas bénéficier du statut de réfugié.
En résumé cela s’explique de par les faits historiques que voici:
La première vague de musulmans présents en Birmanie remonte au VIIèmesiècle.
1824 : Première guerre anglo-birmane qui déboucha sur une victoire britannique résultant une seconde vague de musulmans et indiens vers l’est birman.
1942 : Début officiel des premières tensions communautaires coexistant sur place entre bouddhistes et musulmans.
1948: Indépendance de la Birmanie (des postes occupés par des musulmans dans l’administratif furent supprimés au profit des bouddhistes).
1962: Début de la gouvernance de la sanguinaire générale Ne Win et fin de tout espoir pour les maigres droits des Rohingyas.
1977: Opération Nagamin (contrôle d’identité des citoyens et étrangers)
En Arakan, celle-ci prendra une tournure dramatique. Les contrôles tourneront le plus souvent à des éliminations sous forme de chasse à l’homme (1 700 musulmans furent tués pour défaut de présentation de papier d’identité).
En mai 1978, ils seront plus de 200 000 à fuir et avoir traversé la frontière vers le Bangladesh.
1988: Arrivée de la junte militaire au pouvoir.
1991-1992 : Exode forcé de 260 000 musulmans suite à la présence militaire renforcée au nord de l’Arakan, qui entraînera une augmentation des exactions à l’encontre des Rohingyas : confiscations de terre, esclavagisme, mais aussi tortures, viols, et exécutions sommaires…
Mars 1992 : Plus de 260 000 Rohingyas sont installés dans 20 camps à l’extrême sud du Bangladesh entre Teknaf et Cox’s Bazar.
Novembre 1993 : Le Memorandum of Understanding (MoU) fut signé par le HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) et le Gouvernement birman (dont il faut préciser qu’il est tenu secret, les réfugiés n’y ayant pas eu accès dans les camps, et le HCR n’ayant pas non plus jugé nécessaire de le rendre public) stipulant que les deux parties ont résolu de mener « le rapatriement et la réintégration volontaires en conformité avec les principes de sécurité et de dignité ». Il est notamment précisé que le Gouvernement fournira des documents d’identité à tous les rapatriés et qu’ils jouiront de la même liberté de mouvement que les autres nationaux dans l’Etat de l’Arakan. Autre garantie, le Gouvernement birman doit permettre l’accès du HCR à tous les rapatriés dans l’Etat de l’Arakan. En quelques mois, le HCR installe en Arakan deux bases situées à Maungdaw et Sittwe.
Avril 1994 : Les premiers rapatriés arrivent en Birmanie.

Le HCR a tenté de donner une réponse à la répression et à l’exclusion des Rohingyas en organisant le rapatriement des réfugiés de 1991-1992 et leur réintégration en Arakan. Si cette opération menée en collaboration avec les autorités birmanes et bangladaises a permis le retour de la plupart des réfugiés et leur réinstallation en Birmanie, elle est cependant critiquable à plusieurs égards. Pour satisfaire le gouvernement bangladais pressé de se défaire des réfugiés installés sur son territoire, l’agence des Nations Unies a abandonné le caractère volontaire du rapatriement pour l’incitation, voire de fait l’obligation au retour.
Après les exodes forcés de 1978 et 1991-1992 provoqués par une politique répressive et discriminatoire, les Rohingyas, par dizaines de milliers, quittent aujourd’hui à nouveau leur pays, contraints par les autorités birmanes qui opèrent un lent nettoyage ethnique de l’Arakan.
Les Rohingyas n’ont plus d’existence légale : plus de citoyenneté ni de droits civiques par un pays qui les rejette, ni citoyens d’un pays qui ne veut pas les accueillir. Cet Etat prônant des principes clairement xénophobes et inhumains se dit tendre vers la démocratie avec pour Chef d’Etat un taré au nom de Thein Sein encourageant les ségrégations des moines bouddhistes poussant à la haine raciale (le moine fou Werathu et ses discours haineux ou encore le groupe de cinglés des « 969 » poussant au boycott des commerces musulmans). Sans oublier le prix Nobel de Paix, de l’hypocrite Aung San SuuKyi s’enfermant dans un mutisme inquiétant. Cet état de silence radio venant de la communauté internationale se montre à son tour bien surprenant mais s’explique bien entendu, de par les intérêts économiques en jeu.
Aujourd’hui cette minorité musulmane est persécutée et condamnée à l’exode ou à mourir sur place. Subissant les pires atrocités : stérilisation forcée, refus de soins, destruction de villages, installation dans des camps de rétention, esclavage, viols et tortures sexuelles commis par l’armée des forces d’un régime bouddhiste radical.
Calfeutré dans la misère où les pleurs des enfants rohingyas raisonnent dans le vide demeurant les victimes de persécutions et de trafics humains, des gosses tentent d’échapper à la mort quand ils ne meurent pas à petit feu dans des campements devenus des camps de la mort.
Des cris de détresse et des larmes de souffrance laissés sans aucune réponse par la majorité des milliardaires du Qatar et de l’Arabie qui se réclament pourtant appartenir à la même religion.
Je ne généralise pas car j’ai fait une adaptation du contraire. Il n’est pas blâmable d’être riche lorsqu’on n’oublie pas le reste du Monde.
Lorsqu’un crime contre l’humanité est exclu de l’intérêt des médias internationaux, ainsi que les plus grands hommes d’influence, ce n’est plus les oiseaux qui se cachent pour mourir mais des réfugiés dans leurs camps.
Parfois même à travers une fiction il faut savoir secouer la communauté internationale lorsqu’elle fait la sourde oreille face aux souffrances d’un peuple, par une écriture objective et factuelle lui renvoyant les reflets de son attitude lorsqu’elle adopte la plus odieuse des conduites criminelles.

Comment la situation a-t-elle pu atteindre une telle folie meurtrière ?
Une ère macabre et sanglante d’obscurantisme d’un régime totalitaire s’est abattue sur la Birmanie avec le coup d’Etat du général Ne Win [en 1962] explique la journaliste Sophie Ansel. Celui-ci a imposé le bouddhisme comme religion d’Etat dans ce pays où cohabitent plusieurs confessions. Il a aussi lancé une propagande raciste dans les écoles et médias avant de mener des opérations de purification visant à débarrasser le pays des “étrangers” ». Les campagnes de 1978 et 1992 ont conduit à la fuite d’environ deux cent mille Rohingyas au Bangladesh.
En 1982, Ne Win met en place une loi sur la nationalité. Cent trente-cinq ethnies conservent la nationalité birmane car elles appartiennent, selon la loi, aux « races nationales» — c’est-à-dire à celles qui étaient présentes sur le territoire avant 1823, date de l’arrivée des colons britanniques. Les Rohingyas en sont privés, au nom d’une interprétation de l’histoire contestée. Pour certains historiens, ils viennent de l’Arakan (en Birmanie) ; d’autres les voient en descendants de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais et convertis à l’islam au XVème siècle. Pour tous, leur présence sur le sol birman depuis plusieurs siècles est attestée. Mais, selon la propagande officielle, leur arrivée ne remonterait qu’à la fin du XIXème siècle et serait liée à la politique d’immigration mise en place durant la colonisation. Les Britanniques les auraient favorisés au détriment des autres ethnies, selon les pratiques des puissances coloniales de diviser pour mieux régner — ce qui est vrai, mais ne valide en rien la thèse d’une présence tardive sur le sol birman. « Les bouddhistes essaient de barrer toute trace d’une histoire commune avec les musulmans », commente Ansel, qui ajoute : « Les Rohingyas représentent la minorité ethnique de confession musulmane la plus grande du pays. C’est sans doute pour cette raison que le Gouvernement a décidé d’en faire des apatrides». Depuis la loi sur la nationalité, les autorités leur demandent de prouver leur présence en Birmanie avant 1823, alors que dans le même temps, elles brûlent leurs maisons (avec leurs papiers d’identité) ainsi que des mosquées centenaires et les forcent à signer des documents les transformant en Bangladais.
La vie de M. Habiburahman, né en 1979 en Birmanie, est représentative de celles des Rohingyas : apatridie, fuites, extorsions, détentions arbitraires, misère, exil, clandestinité… « Son récit, note Ansel qui a écrit avec lui Rohingya. Nous, les innommables. Un tabou birman, est celui d’un peuple en voie d’extermination.» Fuyant son pays après avoir été emprisonné pendant trois ans, il est arrivé illégalement en Australie, où il fut enfermé dans un centre de détention. C’est de-là que ce cyber militant a raconté l’histoire de sa famille, son enfance, les témoignages de sa grand-mère, le vécu de son père et comment le destin familial a basculé à partir de 1982.
La loi sur la nationalité birmane viole la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, dont l’un des principes fondamentaux est que chacun a le droit à une nationalité. Le statut d’apatride est considéré par l’ONU comme l’un des pires car il prive des droits élémentaires. Dix millions de personnes seraient actuellement apatrides selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), principalement en Asie et Afrique. Dans son rapport d’avril 2014, M. TomásOjea Quintana, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme en Birmanie (de 2008 à 2014), détaille les conditions de vie des Rohingyas. « Les strictes restrictions discriminatoires de mouvement affectent les droits des musulmans, y compris celui à la vie. », écrit-il. Il qualifie de « ghetto » Aung Mingalar, qu’il a visitée en février 2014. En sept mois, mille six cents personnes ont fui ce quartier musulman de Sittwe. «Beaucoup ont risqué leur vie sur des embarcations de fortune pour atteindre les pays voisins. Ceux qui ont survécu sont soumis à des violations des droits de l’homme, y compris la traite.» Des gardes armés et des clôtures de barbelés empêchent ceux qui sont restés de quitter le quartier. Ils manquent de nourriture, d’accès à l’éducation, aux soins et aux hôpitaux, indique M. Quintana.
Mme Célestine Foucher, de l’ONG Info Birmanie, évoque d’autres discriminations : « Les Rohingyas ne peuvent plus voter ni occuper certaines fonctions et doivent informer les autorités de leurs mouvements sous peine d’amende. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaires, leurs terres sont confisquées et leurs habitations détruites. » Des lois supplémentaires sont en cours de discussion — notamment une qui « empêcherait les femmes rohingyas d’avoir plus de deux enfants. Les couples doivent déjà demander l’autorisation pour se marier civilement. »
Selon le rapporteur spécial de l’ONU, les persécutions comportent des « éléments constitutifs du crime de génocide. Il s’agit de crimes contre l’humanité ». Pourtant, en avril 2012, l’Union Européenne et les Etats-Unis ont levé l’embargo et beaucoup des restrictions en vigueur contre la Birmanie depuis 1986.
En plus du gaz et du pétrole, certaines régions théâtres des violences — telles que l’Arakan qui se bat contre l’Etat central — sont « riches en bois, pierres précieuses et minerai, ainsi qu’en potentiel hydraulique. (…) Les communautés ethniques locales luttent pour ne pas voir leurs territoires pillés par l’armée et quelques conglomérats qui lui sont proches — ou par des compagnies étrangères » écrit Renaud Egreteau. Et il ajoute :« La question ethnique est liée à des enjeux territoriaux et économiques. (…) Pacifier la périphérie, c’est se heurter à de vastes intérêts.»
La timide ouverture démocratique et les projets de réforme ont suffi à convaincre les puissances désirant profiter du marché. Il s’agit de rattraper la Chine et l’Inde, qui ont eu accès à ces ressources durant les embargos. Total est l’entreprise française la mieux implantée en Birmanie, des dizaines veulent suivre son exemple. En mai 2013, les Présidents François Hollande et Barack Obama ont reçu M. Thein Sein. La situation des Rohingyas a été brièvement évoquée malgré sa demande expresse qu’elle ne le soit pas. Le président birman parle d’» informations fabriquées » et n’accepte pas l’intervention de commissions d’enquêtes indépendantes, empêchant ainsi de connaître l’ampleur exacte de la répression. Assumant son rejet des Rohingyas, il a demandé aux Nations Unies de l’aider à les installer dans des camps ou à les expulser; l’ONU a naturellement refusé.
Au cours de ces deux dernières années, environ cent quarante mille auraient été déplacés — la plupart retenus dans des camps dans l’Arakan et au Bangladesh, à la frontière avec la Birmanie. Près de quatre-vingt-six mille auraient fui le pays selon le HCR. Détenus, victimes de trafic ou placés en centres de rétention car ils n’ont pas de papiers, ils ne sont pas bienvenus dans les pays voisins, Thaïlande ou Malaisie, qui ne veulent pas créer un « appel d’air ». « Ils ne reçoivent pas d’aide internationale équivalente aux autres ethnies birmanes », commente Ansel. « Il y a moins de réinstallations de Rohingyas en Australie que de Chins ou autres Birmans. Le HCR privilégie une intégration dans des pays musulmans tels que la Malaisie, mais ils y sont aussi privés de droits. Habiburahman a fui le pays pour cette raison. »
Pourtant, le silence est quasi total sur le sort de cette communauté. Des informations circulent mais la censure et la désinformation, bien plus puissantes, les couvrent. L’opposante Aung San SuuKyi, impliquée dans le processus politique (lire « Valse-hésitation des dirigeants birmans »), se risque rarement à parler de ceux dont le nom est interdit. D’autres éléments expliquent ce mutisme : la complexité des luttes territoriales et ethniques, le fait que le bouddhisme est perçu comme une religion de paix dont les moines sont le symbole, à l’inverse de l’islam. L’idée de bouddhistes massacrant des musulmans est quasiment inconcevable. Pourtant, assure Ansel : « A cetrain, les Rohingyas risquent de reproduire la tragédie meurtrière de la république Centrafricaine.Les bonnes réponses, ne viendront qu’après avoir su se poser les bonnes questions. »

Une minorité musulmane oppressée dans un pays bouddhiste :
Les Rohingyas se considèrent comme descendants de commerçants arabes, turcs, bengalis ou mongols. Ils font remonter leur présence en Birmanie au XVème siècle. Le Gouvernement birman estime pourtant qu’ils seraient arrivés au moment de la colonisation britannique et les considère comme des immigrants illégaux bangladais. En 1982, une loi leur a retiré la citoyenneté birmane. Après plus de 30 ans d’exactions, ils ne sont plus que 800000 dans un pays de plus de 51 millions d’habitants à majorité bouddhiste. Selon l’ONU, ils forment la minorité la plus persécutée au Monde.

L’écho d’un affreux nettoyage ethnique de 2012, comme si il avait été permis de tuer :

En juin 2012, un Rohingya est accusé du viol sur une Birmane. Ce sera le point de départ d’une campagne de nettoyage ethnique dans l’Ankaran, état du nord-est birman où ils vivent. Le régime birman ainsi que plusieurs moines bouddhistes sont accusés d’avoir participé ou favorisé un «crime contre l’humanité», selon les termes de Human Right Watch (HRW). L’organisation non gouvernementale estime que les autorités ont pris part à la destruction de mosquées, lancé des vagues d’arrestations accompagnées de violences et condamné l’accès des organismes d’aide humanitaire aux musulmans déplacés. Le 23 octobre, au moins soixante-dixRohingyas ont été massacrés en une journée dans le village de Yan Thei, situé dans la commune de Mrauk-U.

Un peuple persécuté et chassé du nord-est de la Birmanie :

Les Rohingyas ne peuvent pas travailler, se marier ou étudier. Ils sont régulièrement expropriés, extorqués, privés de soins… Dans les villages rasés par les émeutes de 2012, leur patrimoine culturel a été détruit. Des centaines de milliers de Rohingyas vivent aujourd’hui dans des camps, les autres sont reclus dans leurs villages contrôlés par des policiers. Près de 140 000 personnes ont été transférées dans des camps de déplacés construits autour de Sittwe, la capitale d’Arakan. Sur 26 km², les réfugiés s’entassent et vivent dans une extrême pauvreté. Le régime entrave régulièrement le travail des organisations humanitaires.

L’effroyable exode de tous les dangers vers les pays frontaliers :

Chaque année, des milliers de Rohingyas le corps amaigris fuient ces exactions en faisant appel à des passeurs. Aux côtés des Bangladais qui fuient la pauvreté de leur pays, ils tentent d’atteindre la Thaïlande voisine. Mais une fois sur place, ils se retrouvent être les victimes de trafiquants qui les réduisent en esclavage. Accusée par la communauté internationale de fermer les yeux, voire de profiter de ce trafic, la junte thaïlandaise a récemment pris des mesures pour combattre ce phénomène. Plus de 50 policiers ont été mutés depuis la découverte d’un charnier de 26 corps dans un camp de trafiquants, près de la ville de Padang Besar dans la province de Songkhla. Six autres corps ont été découverts mercredi 20 Aout dans la jungle. Dans ce contexte, l’afflux de migrants sur les côtes malaises et indonésiennes semble indiquer que les trafiquants se sont déjà adaptés.

J’écris pour qu’on ne regrette jamais la vie des arbres qui ont été abattus pour en faire des feuilles.
Car si on peut remplacer des arbres en semant des graines jusqu’à en faire des forêts, on ne pourra jamais remplacer la vie d’un des innocents qui a été tué injustement.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux génocides de l’ethnie desRohingyas en Birmanie commis par certains intégristes religieux bouddhistes, qui perdure encore une effroyable réalité.

Par conséquent tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existé.Cet ouvrage est dédié aux milliers de familles des réfugiés Rohingyas disparues au large de la Malaisie.

Une lune de miel au goût de sel
(Voyage en terre d’un massacre de réfugiés)

La volonté à réussir en allant jusqu’au bout de vos rêves se construit souvent lorsque vous avez côtoyé de très près les pires échecs.
Malgré toutes les étiquettes qu’on a pu me mettre,ma fierté est de ne jamais avoir été un vendu.

Je m’appelle AbdSamad Badri je suis le huitième enfant d’une famille originaire d’Afrique du Nord ayant débarqué en Seine-Saint-Denis dans les années 80.

Arrivé en France à sept ans et élevé par des parents illettrés dans un F3 vétuste, nous étions les plus exclus socialement.
Quand les gens du quartier avaient une chose à donner, ils allaient sonner à la porte des Badri.

Ma vie a complétement changé lorsque j’ai fini grâce à mes efforts, mon courage et ma détermination par devenir l’un des plus brillants architectes les plus convoités pour la rareté de sa qualité et l’originalité d’un travail hors pair et irréprochable.

Tout a commencé quatre jours après la mort de mes deux frères Hafidh et Kamal en bas de ma cité qui ont été abattus alors qu’ils tenaient leur terrain d’un trafic de résine de cannabis.
Après l’obtention de mon diplôme tout s’est accéléré une fois inscrit à l’Ordre des architectes.
J’ai rejoint un modeste cabinet d’architecture en région parisienne jusqu’à ce que la qualité de mon travail lui permette de décrocher des marchés internationaux.
Six mois plus tard tout le monde voulait me recruter, mon patron savait éperdument qu’il risquait de me perdre à tout moment.
Ayant appris mon projet de mariage, il me fit l’offre de prendre en charge la totalité des frais de mon mariage en m’offrant mon voyage de noces d’un mois en Birmanie.
En quittant la Seine-Saint-Denis, je pensais faire un break avec la violence.
Mais j’étais loin de m’imaginer qu’au cours de mon voyage de noces je découvrirai le carré d’or de la haine.

Malgré mon milieu sauvage et urbain j’ai trouvé ma branche.
Même éloigné des arbres qui poussent, je me rappelle encore que je voulais faire le tour du Monde, mais je n’avais les moyens que de faire le tour de mon quartier.
Certains comptent les moutons avant de dormir sûrement par ce qu’ils font partie de leurs décors, moi je comptais les briques de mon immeuble du haut de mon lit superposé en imaginant des nouveaux croquis et d’autres possibilités de design que des rectangles en béton qui m’ont gâché la vue en m’ayant privé le fait de voir la beauté d’un coucher de soleil ou le scintillement des étoiles. Des plans dans mon esprit se dessinaient jusqu’à ce que mes paupières deviennent lourdes. Des mesures, des calculs des possibilités…

Dans trop de quartiers, le jeu de la marelle est mort, pour voir naître d’autres sortes d’amusements.
Les petits sont à la recherche de la recette que les dealers ont cachée pensant inconsciemment qu’ils jouent à la carte au trésor.
Les lignes de craies qui se trouvent sur le sol ne sont plus celles du jeu de la marelle mais pour encercler les corps des victimes de violents règlements de compte qui ont été transformés en passoires.

Très jeune je ne faisais que scruter les détails des reliefs de l’asphalte et regarder les détails des constructions de mon immeuble pour comparer leurs éléments symétriques aux autres. Car quand ma mère ouvrait la fenêtre, la barre d’immeuble d’en face nous cachait l’horizon.
Lorsque je compris que mon environnement pouvait être un obstacle et que les rayons du soleil ne traverseraient jamais les murs, à force d’inlassablement me poser cette même question: »Pourquoi l’architecte n’a-t-ilpas pensé à ce genre de détails ? », les erreurs des autres nous poussent parfois à devenir ceux qu’ils sont pour ne jamais refaire les mêmes.
Mentalement tout ceci a été un tremplin pour que je devienne l’un des architectes les plus convoités du Monde…

22h00– Aéroport Charles de Gaulle, Paris.

Une fois que je me suis retrouvé à l’intérieur de cet avion en première classe qui s’élançait sur la piste pour s’empresser de rejoindre le ciel, à cet instant, mon désir était d’arriver au plus vite pour profiter au maximum de mes vacances en compagnie de mon épouse.
Si mon mariage fut l’un des plus beaux jours de ma vie, mon voyage de noces fut l’un des pires moments de mon existence de part ce que j’ai pu voir comme terreurs et terribles atrocités.

Lorsqu’on arrive en Birmanie dans un pays au décor de rêves, on ne s’attend vraiment pas à ce que puisse se cacher l’effroyable existence de notre pire cauchemar.
La beauté du paysage voilait absolument toute l’horreur du régime politique.

Soudainement les rideaux du théâtre de la violence se levèrent, comme si l’hypnose de mon plaisir venait de se fendre en étant lacéré par une brute réalité. Une ère d’obscurantisme fit soudainement surface pour changer complètement un décor idyllique.

Alors que le taxi avait ralenti pour nous déposer devant un hôtel de la ville de Yangon, je sentais son regard nerveux par rapport au voile de mon épouse.
Une horde de Rakhines (bouddhistes d’une ethnie dominante de la région de l’Arakan) débarquèrent pour se jeter sur un homme en l’assenant de coups de bouteille et couteau.
Le chauffeur de taxi semblait rester passif malgré que l’homme allait être mis à mort.
Je n’avais pas d’autre choix que de sortir pour l’aider car le taxi ne serait jamais intervenu pour répondre positivement à ses appels à l’aide:
« Laissez-le c’est un Rohingyas c’est gens-là sont comme de la me-de ! »
« Que dites-vous ?! C’est un être humain comment pouvez-vous dire cela ??! »
« Oh vous savez, c’est peut-être triste mais ici les gens n’aiment pas trop que l’on prenne leur défense. »

L’homme saignait de tout son corps par d’immenses blessures, qu’au final, je finis par négocier qu’il l’accompagne à l’hôpital en échange de quatre-vingt dollars.
Malgré sa haine viscérale des Rohingyas, l’occasion était trop belle pour lui de se faire du fric plutôt que de laisser cette opportunité à quelqu’un d’autre. C’est ainsi que j’ai connu Abd Rahman, un Rohingyas appartenant à l’une des ethnies les plus persécutées du Monde.

Centre hospitalier de la ville de Yangon – Service des urgences

Ce jour-là si je n’avais pas eu de l’argent et que je n’avais pas eu mon statut de touriste, il ne l’aurait jamais soigné.

En Birmanie vous pouvez mourir dans un hôpital si vous êtes Rohingyas car de toutes les façons, pour l’Etat vous n’avez pas de nationalité.

En arrivant sur place malgré son état agonisant les médecins ont hésité à le prendre.
Me voyant m’énerver devant cette situation intolérable mes cris de colère dans l’hôpital commençaient à devenir difficilement supportables et mettaient un certain froid jusqu’à attirer la curiosité des patients:
« Vous allez le soigner oui ou me-de ?! Vous ne voyez pas qu’il est en train de crever ??! »
Entre la vie et la mort, l’homme encore conscient me regarda me débattre pour lui jusqu’à ce qu’ils finissent par le soigner.

Ce jour-là j’ai agi non pas parce qu’il était musulman comme moi. Mais avant tout parce qu’il était un être humain comme moi…

En sortant du centre hospitalier quatre policiers ont bondi sur moi tout en m’assenant une violente série de coups de matraque à la chaîne.
Bloqué sur l’asphalte en encaissant douloureusement les coups sans comprendre tout de suite ce qu’il m’arrivait, alors qu’un des policiers faisait pression sur ma tête pour la maintenir collée au sol avec son pied, je vis un des leurs s’empresser d’ouvrir ma valise tout en affichant un épais rire sadique et y glisser un gros paquet de coke qui devait faire environ quatre kilos.
A ce moment-là, je compris qu’ils avaient voulu me faire payer le fait d’avoir sauvé et ramené à l’hôpital un Rohingyas couvert de blessures.

Mon épouse ignorait totalement que j’avais pris le chemin pour emmener à la prison de Insein, une des pires prisons birmanes réservées habituellement pour la torture des opposants du régime politique.
On m’a dit « souris à la vie et elle te sourira ».
Elle n’a pas dû aimer mon sourire pour donner une telle gifle à mon bonheur.
La porte d’une cellule qui claque après avoir été rudement tabassé et accusé à tort de trafic de drogue, c’était le prix qu’ils m’ont fait payer pour avoir sauvé un Rohingyas d’une rixe entre des bouddhistes extrémistes.
Allongé dans une cellule obscure rythmée par le bruit des détenus agités par des conditions de détentions calamiteuses, je me suis mis à repenser à des évènements en me disant qu’il y a seulement quelques heures, j’étais paisiblement dans l’avion avec mon épouse.

Finalement, j’aurais préféré me faire fumer que survivre à leurs passages à tabac.
A ce moment-là et malgré ma douleur aux côtes, je souffrais plus de savoir que mon épouse risquait de mourir d’inquiétude qu’une douleur vive et encore fraiche provenant très certainement d’une de mes côtes cassées.

Lorsque les barreaux se referment derrière vous le décor du pays dans lequel vous étiez venu passer votre lune de miel prend un tout autre aspect et le goût du miel se transforme brutalement en une bouchée d’une cuillère de sel.
Un des détenus birman commença à engager la conversation et me demanda une cigarette tout en faisant un gestuel pour me faire comprendre ce qu’il voulait:
« Désolé mec je ne comprends pas le birman.
Ah! Une cigarette ? Non désolé je ne fume pas! »
À ce moment-là, un homme s’est mis à me parler dans ma langue:
« Qu’as-tu fait pour qu’il t’arrête ? »
« Rien! C’est une histoire de dingue ! J’ai vu dans un taxi un homme qui se faisait lyncher par un groupe de moines bouddhistes.
J’ai décidé de lui venir en aide le voyant titubant ensanglanté et en sortant de l’hôpital, des flics sont venus me coller de la drogue dans ma valise. »
« Tu t’es fait avoir. L’homme que tu as sauvé est sûrement un Rohingyas. »
« Oui, il avait l’air de s’embrouiller pour cela. »
« Les peines encourues en Birmanie sont très sévères pour le trafic de drogue. Attends-toi à un verdict de peut-être trente ans. »
« J’ai jamais trompé dans cela. J’ai perdu deux frères qui se sont fait repasser pour cette saleté. Et toi, qu’est-ce que tu as fait ? »
« J’ai mis pour rigoler des écouteurs dans les oreilles d’une statue bouddhiste et ils m’ont condamné à vingt-cinq ans de prison. Mon codétenu lui, a pris trente ans de prison car il avait dit en public qu’une statue ne mérite pas d’être adorée.
Je m’appelle Theodore. Mon père est Suisse et ma mère Birmane. »
« Je m’appelle AbdSamad. Je viens d’une banlieue située à côté de Paris. Je m’inquiète pour ma femme elle doit m’attendre sans comprendre ce qu’il se passe. »
« Tout à l’heure j’ai un parloir avec ma mère.
Si tu as le nom de l’hôtel, je pourrais lui dire qu’elle lui indique où tu es. »
« Merci. Nous devions rester un mois après je devais rejoindre mon cabinet d’architecte. »
« Tu es architecte ? »
« Oui. »
« Voilà qui est fort intéressant pour mon futur projet d’évasion. »

Une prison prise d’assaut
(Retrouver la liberté à tout prix)

Quel innocent aurait eu la bêtise d’attendre son verdict alors qu’il savait éperdument qu’il était condamné d’avance ?

L’évasion était une évidence et l’espoir d’une clémence d’un gouvernement islamophobe, un suicide à petit feu.

Lorsque vous êtes enfermé, la première chose qui se libère chez vous ce sont vos pensées pour trouver un moyen de sortir. Incarcérer un architecte et il aura le réflexe d’avoir beaucoup plus d’idées jaillir en raison des plans qu’il a l’habitude de dessiner.

En scrutant les murs et en examinant les barreaux, le souvenir d’une histoire qu’un jeune de mon quartier m’avait racontée est brusquement venu interrompre ma concentration.
Au Brésil, des détenus avaient dressé un chat pour leur ramener de quoi s’évader en plaçant un adhésif sur son ventre. Même si leurs tentatives avaient échouées, directement, j’ai pensé pour améliorer leurs idées de base et ainsi organiser une évasion collective.
Dure réalité, mais j’ai appris à raser mes problèmes une fois sur le fil du rasoir…
Je n’avais pas le temps de dresser un chat pour qu’il nous achemine de quoi nous évader.

Lorsque mon patron et ma femme ont su que j’étais en prison, ils ont tout fait de ce que j’ai pu leur demander pour que je m’évade.
En graissant la patte à un maton, celui-là a fait rentrer un robot animal ayant l’aspect identique d’un chat et qui faisait même les miaulements.

Une fois qu’il est venu près de ma cellule, j’ai senti en passant ma main sur lui que sous ses faux poils se trouvait un loquet pour ouvrir une partie de son ventre dans lequel se trouvait un petit calibre.
Je l’ai saisi et ai appelé un maton pour le braquer.
Il m’a fallu mettre plusieurs coups dans la porte de ma cellule et, prévenir les autres détenus afin qu’ils se tiennent prêts pour que nous sortions par la porte d’entrée.
Lorsqu’il est arrivé, je l’ai braqué et pris son costume en mettant sa paire de chaussettes dans sa bouche. Dans le ventre du robot, je vis que les fumigènes que j’avais demandés s’y trouvaient.
En prenant ses clés, j’ai ouvert toutes les cellules des détenus et nous avions allumé les fumigènes qui ont rempli les couloirs par des nuages de fumée.
Tous les détenus s’en donnaient à cœur joie pour lyncher les surveillants pénitentiaires.
En force, nous avons réussi à sortir après que beaucoup se soient pris des balles de la part des gardiens ayant tenté de reprendre le contrôle. Mais en vain, le désir de la liberté des détenus avait été plus fort.

En sortant de la prison, un homme dans une voiture m’attendait à bord d’une Cadillac noire.
Peu de gens pourront rattraper un innocent à qui on a volé sa liberté, sûrement parce qu’il est prêt à mourir pour ne plus jamais la perdre.

À peine grimpé dans la voiture et accompagné de mon codétenu m’ayant réclamé de l’aide à la dernière minute une fois le pied dehors, notre chauffeur démarra à toute vitesse en écrasant un flic ayant tenté après nous avoir vu prendre la fuite, de nous tirer dessus.
Sa balle nous manqua de peu, brisant la glace d’un rétro avant de finir par atrocement beugler et terminer en charpie sous les roues de la Cadillac.
Dans la voiture, Théodore parlant avec le chauffeur, m’expliqua qu’il était le fils de l’homme à qui j’avais sauvé la vie.
En slalomant entre les voitures, il s’adressa à Théodore en birman pour lui dire qu’il était totalement navré de ce qu’il m’était arrivé, puis il me remercia pour ce que j’avais fait pour son père.
Même si je ne comprenais pas la langue, l’émotion de son regard voulait absolument tout dire.

Sur la route une voiture de flic a commencé par se rapprocher.
L’homme qui conduisait après avoir jeté un regard dans son retro cassé, tendit un lance-roquettes à Théodore qu’il avait mis sous le fauteuil avant, côté passager.
Théodore lui répondit en sa langue:
« Je regrette, je ne sais pas me servir de ça. »
L’homme répondit en s’étouffant de rire:
« Il est déjà chargé, tu vises et tu tires ! »
Théodore ouvrit la fenêtre tout en se concentrant afin d’envoyer une roquette sur la voiture de flics qui se trouvait derrière nous.
Le tir atteignit sa cible pour laisser à son impact une voiture en feu.
L’homme se remit à rire en s’adressant à Théodore:
« Qu’est-ce que je t’avais dit ?
Tu vises et tu tires. »
En laissant derrière nous cette voiture en flamme, nous avons dû rouler trois heures sans nous arrêter avant d’arriver dans un immense camp de réfugiés de l’ethnie Rohingyas.
Un campement des bas-fonds de la misère, où des lignes de tentes forment un labyrinthe et où s’entassent tous les indésirables gens aux yeux d’une politique discriminatoire et fasciste les ayant privés de vivre sur leurs terres.
Des enfants nés et élevés en exil, totalement privés de leurs droits.
Grandir en voyant mourir les autres, voilà à quoi se résume une vie sans citoyenneté et où vos déplacements se limitent à rester aux alentours d’un camp de la mort, condamnés à l’exode par l’union gouvernementale du Myanmar et rejetés par les autorités du Sittwe.

En arrivant j’ai reconnu l’homme que j’avais conduit puis près de lui, mon épouse qui portait une petite fille maigre dans les bras.
En me voyant, elle lui remit la petite dans les bras et s’est mise à courir pour me serrer fort dans les siens.
En la sentant contre moi je me suis mis à penser.
Si elle ne m’aurait pas aimé, elle n’aurait jamais fait tout cela, mais plutôt pris le premier vol pour Paris.
Or comme les histoires d’amour se vivent mieux en liberté qu’entre les quatre murs d’une cellule, elle a pris tous les risques pour mon évasion.

Les épreuves lèvent le voile souvent sur ceux qui vous aiment pour ce que vous avez plutôt que pour celui qui vous êtes.
En sentant ses larmes d’émotion dégouliner jusque dans mon cou, et l’odeur du parfum de son inquiétude à mon égard en ayant manifesté autant de vaillance et de risque pour moi, j’ai su sans le moindre doute que j’avais fait le bon choix.
Je sentais son besoin de me dire je t’aime à cette instant où nous nous sommes retrouvés.
Si à ce moment sa pudeur paralysait ses lèvres et empêchait de me le faire entendre, le courage de ses actes me l’avait merveilleusement fait comprendre.
Les plus belles histoires d’amour ne sont pas faites de mots mais d’actes qui nous renvoient le sens de toutes les plus belles paroles.
La première nuit que j’ai passé auprès de mon épouse n’était pas dans un hôtel de luxe comme il était prévu, mais dans un campement misérable d’une minorité musulmane déchue de sa citoyenneté birmane.
Depuis le jour de mon incarcération, mon épouse s’est occupée de tout pour me faire sortir.
Dans deux jours un passeur allait me ramener avec un groupe au Bangladesh et de là-bas, des faux papiers allaient me permettre de rentrer en France incognito.
Alors que nous étions sous une tente et après avoir rattrapé le temps de notre séparation, mon téléphone se mit à sonner.
Lorsque je décrochais, j’entendis la voix de mon patron qui était au bout du fil:
« Allo AbdSamad, alors petit veinard comment se déroule ton séjour?
J’espère que j’ai fait le bon choix de l’hôtel? »
« Mal! Foutrement mal!
Tu ne t’es pas trompé dans l’hôtel mais dans le pays.
Je ne savais pas que ce pays avait un régime politique aussi intégriste et sanguinaire. Dès mon arrivée, j’ai vite déchanté en voyant un homme sur le point de se faire lyncher par un attroupement de bouddhistes excités.
En ramenant cet homme ensanglanté à l’hôpital, ils ont refusé de le soigner en raison de son statut religieux.
Le fait que j’aide cet homme appartenant à une minorité musulmane que leur régime politique a exclue les a rendu complètement fous. En insistant et en réglant la somme des soins, ils ont fini par céder.
Seulement tout de suite après, des policiers m’ont interpellé pour me jeter en prison et ce, après m’avoir glissé un paquet de cocaïne dans mon sac lors d’un contrôle à la sortie de l’hôpital.
Je suis sorti il y a seulement quelques heures. »
« Tant mieux je suppose qu’ils ont dû se rendre compte que tous ceci risquait de leur porter préjudice et qu’ils ont reconnu leurs erreur ! »
« De quelle erreur tu me parles mec ?!
Ils m’ont fait payer le fait d’avoir aidé un homme qu’ils ne considèrent pas comme en étant un. »
« Qu’est-ce que tu veux que je fasse pour toi AbdSamad ? Que je contacte l’Ambassade de France en Birmanie? »
« Pour leur dire quoi? Que j’ai pris une prison d’assaut avec des détenus pour m’évader ?
Laisse tomber je vais rentrer par le Bangladesh avec de faux papiers.
Mon épouse a déjà fait le nécessaire. »
« Ça marche ! N’hésite pas à me tenir informé de la situation.Et ne prends pas de risque inutile !
Au fait, avant que je te quitte, un important homme d’affaires du Qatar nous a sollicités pour un chantier à trois milliards d’euros.
Je te garantis qu’une fois que tu seras revenu et que le travail sera fini, tu auras largement de quoi t’offrir le plus luxueux voyage de noces !! »
« Tu sais quand je vois comment les gens sont dans la merde ici, alors ma joie est plus devenue de la gêne que tu me parles de cela ! »
« Je comprends AbdSamad. Préviens-moi si tu as besoin de quelque chose. »
« Entendu ! A très bientôt si Dieu le veut. »
Seule la mort pourra nous séparer. Voilà la dernière phrase que j’ai dite à ma femme quatre heures avant l’arrivée de mon passeur pour le Bangladesh juste avant qu’elle ne quitte la première le camp de réfugiés pour retourner à Paris.
Je me suis dit au milieu de cette misère gouailleuse et atroce que c’était peut-être la dernière fois qu’on se verrait mais je ne pouvais pas lui laisser prendre le risque de s’associer à ma cavale.
Les trois dernières heures après son départ me semblaient interminables voyant de façon impuissante tout autour de moi des enfants malades et malnutris, mourir au fil des heures avant le début de mon exode. Le chagrin commençait à m’étrangler et une série de questions dans ma tête s’ameutait.
Comment un gouvernement pouvait se montrer aussi tyrannique au point de refuser l’accès à des organisations humanitaires pour sauver la vie d’enfants et en leur prodiguant un minimum de soins?
Pourquoi avant de venir séjourner en Birmanie je n’avais jamais entendu une résonance d’informations de ces crimes aussi effroyables?
Partir jusqu’au Bangladesh pour y récupérer des faux papiers afin de pouvoir rentrer en France, voilà ce qu’il me restait à faire.
Si le passeur et les candidats ont été ponctuels, personne n’était préparé à ce que l’on tombe sur une embuscade avant notre embarquement.

Un exode forcé à bord d’un bateau fantôme
(Les passeurs avaient quitté le navire)

Vingt-deux heures, tout près de la ville de Yangon alors que le crépuscule venait de s’étendre pour laisser place à la nuit, une camionnette est venue nous chercher pour nous ramener au port de Mawlamyine. Cette petite ville située au sud-est de l’ancienne capitale de la Birmanie signifie «l’œil perdu », portant ce nom dû à un roi môn qui y perdit un de ses yeux.
Alors que nous roulions depuis plusieurs minutes, nous avions senti que le chauffeur venait de ralentir. Un barrage de police avait été dressé pour traquer les candidats à l’exode. Alors que le chauffeur tentait de rassurer les agents de police, l’un d’entre eux ouvra la porte du véhicule pour découvrir une dizaine de Birmans entassés.
Une fusillade éclata au moment où l’agent comprit qu’il était sur une cargaison de migrants. L’un d’euxtira une balle à la gorge de l’agent avant qu’il n’ait eu le temps de mettre sa main sur son flingue.
Ses collègues abattirent sur le champ le conducteur par une balle à bout portant.
Un des migrants ramassa le flingue du cadavre du flic pour riposter.
Sous des échanges de tirs, je me suis glissé en dessous du véhicule en attendant que les deux derniers flics se fassent buter. Alors que nous avions perdu notre chauffeur, nous devions nous rendre au port en pleine nuit. Seulement, aucun de nous ne connaissait le chemin.
Lorsque les flingues furent vidés de tout le contenu de leurs chargeurs et que tous ceux qui les tenaient se sont violemment entretués, dans un silence pesant et une dense obscurité, je me suis mis à entendre le son d’un pneu qui vidait son restant d’air après qu’une balle se soit logée à l’intérieur.
Seule la lune éclairait le désastre balistique qui venait de se produire. Avec le reste des réfugiés encore vivants, nous avions d’abord pensé à monter à bord de la voiture des flics pour poursuivre notre voyage jusqu’au port afin de rejoindre nos passeurs.
Mon ex-codétenu nous en a immédiatement dissuadés:
« Les passeurs attendent une camionnette pas une voiture de flic les mecs! »
Un s’exclama :
« Démontons la roue qui se trouve sur la voiture de flics et repartons! »
Pendant que deux types changèrent la roue, il restait un problème à résoudre. Celui qui connaissait l’itinéraire du port s’était pris deux balles dans la gorge.Les trous dans son gosier avaient recouvert le tableau de bord d’hémoglobines.
Pendant qu’on extirpaitson cadavre du siège, en fouillant dans sa veste, nous avions trouvé une feuille indiquant son planning avec des endroits précis où ce chauffeur devait déposer ses passagers dans la semaine. Malgré la feuille complètement imbibée de son sang, nous avions pu lire l’endroit où nous devions nous rendre.
Seulement pour trouver le chemin du port nous n’avions pas d’autres choix que d’utiliser la boussole de mon téléphone.

Après plusieurs heures à rouler les phares éteints, en plein milieu de la nuit, nous avions enfin fini par trouver le port qui était désert en arrivant. Au son du moteur de notre camionnette, une dizaine de types se sont mis à débarquer.
Un gros avec une joue creusée par une importante balafre s’est mis en travers de la route pour nous dire :
« Où est le chauffeur ? »
« Des flics ont dressé un barrage.
Il a pris deux balles dans sa gorge pendant les échanges de tirs. »
« Et qui me dit que ce n’est pas vous qui l’avez liquidé ? »
« Quel aurait été l’intérêt ? Il n’avait pas de fric sur lui. De plus, vous avez été payé non ? »
« Ne bougez pas, je vais me renseigner ! »
Au bout d’une dizaine de minutes nous avons embarqué pour descendre dans le fond d’une cale du bateau.
Après un périple de plusieurs heures de navigation j’ai décidé de remonter sur le pont du bateau.
Quelque chose me semblait anormale après avoir comme entendu le bruit d’un bateau zodiac.
Les passeurs avaient abandonné le navire et s’étaient volatilisés après avoir laissé le bateau en pilotage automatique. Une stratégie de certains passeurs.
En effet, le paiement de mille à deux mille dollars par personne avait pu leur rapporter plus d’un million de dollars, de quoi largement financer l’affrètement du bateau et de son équipage. Le bateau devait avancer à environ six nœuds (11 km/h) avec devant, le bout du port d’où nous étions partis. La collision allait être imminente. Il fallait à tout prix reprendre le contrôle du bateau.
Au dernier moment, j’ai pu reprendre le contrôle du bateau avant que sa coque ne se fracasse sur le bord du port et, je maintenais le cap pour nous diriger cette fois-ci vers le Bangladesh.

Après avoir évités de justesse que notre navire entre en collision avec le port de Sittwe, nous arrivâmes vers les côtes du Bangladesh. Au moment où nous avions voulu couper le moteur, voyant que nous nous rapprochions un peu trop près des côtes, la situation devenait impossible. Le moteur était resté bloqué sûrement après avoir reçu un choc avec le port. Un homme à bord s’est mis à crier :
« Le moteur est bloqué ! »
Pendant que le bateau commençait à se rapprocher dangereusement près du débarcadère, des hommes accoururent pour tenter de bloquer le moteur. Or sous la panique de la situation, en frappant dessus, un feu se déclencha, provoquant ainsi une fuite de carburant. L’inflammation fut spontanée. Le bateau avançait maintenant près des rives alors qu’à son bord, des hommes tentaient désespérément de venir à bout des flammes qui commençaient à devenir plus hautes que le mat du bateau. Attirant l’attention de la surveillance des garde-côtes, la plupart des gens qui étaient sur le bateau furent repêché en l’échappant belle d’avoir finis rôtis.
Les garde-côtes bangladais finirent par me repêcher en me jetant une bouée de sauvetage avant que je n’atteigne le rivage.
Après l’explosion du bateau, les autorités semblaient ne pas avoir l’air trop surpris de nous voir débarquer de par le nombre croissant de migrants ayant l’habitude d’arriver par leurs rives, quand ils ne finissent pas par se noyer en mer de l’Asie du sud-est. Un responsable de la police locale surpris par mon teint m’interrogea :
« Vous êtes Rohingyas ? »
« Non, je suis juste parti quelque jours dans leurs camps pour savoir ce qu’ils vivent. »
Je n’allais tout de même pas lui dire que j’étais en planque dans leurs camps pendant ma cavale. Je pense qu’il a dû me prendre pour un journaliste ayant voulu faire un reportage sur eux.
Le Bangladesh est compté parmi les pays les plus pauvres du Monde. En lui donnant un billet provenant de la Birmanie qui devait faire la moitié de son salaire, il finit par me faire un sourire en me laissant partir.
Après avoir vu autant de cruautés humaines et d’événements sanglants provenant d’un régime de terreur, je n’avais qu’une seule hâte, récupérer mes faux papiers et retourner à Paris. Voyant que le policier mettait les menottes de mon ancien codétenu, je fis demi-tour pour négocier sa liberté :
« Est-ce que tu pourrais le laisser partir pour la même somme que je t’ai donnée ? »
L’homme encaissa l’argent avec un léger sourire au coin de ses lèvres avant de me proposer :
« Si tu veux libérer tous les migrants que l’on a arrêtés, je peux te faire un tarif de groupe. Qu’en dis-tu ? »
En les regardant aux mains de la patrouille des garde-côtes, je ne pouvais qu’accepter son offre.
L’homme demanda un peu plus pour donner une partie à ses collègues. Le tarif était tellement dérisoire que je n’ai pas cherché à discuter.
Après les avoir libérés, en quittant la plage avec eux, je demandais à mon ex-codétenu où comptait-il partir. Il me répondit qu’il allait sur les collines de Kutu Palong, dans le sud du Bangladesh, le temps de se faire oublier.
Quartier chaud de Dacca dans la capitale du Bangladesh, une ville surpeuplée, bruyante et saccadée par un rythme effrénée, j’avais en ma possession uniquement le nom d’un homme appartenant à une organisation criminelle et une adresse afin de récupérer mes faux papiers.
Arrivé dans une rue devant la façade d’un vieil immeuble aux infrastructures obsolètes, une prostituée au visage émacié m’interpella en me souriant :
« Tu veux passer un peu de temps avec moi ? »
« Non je cherche quelqu’un. »
Son proxénète arriva pour lourdement m’inciter :
« Je te baisse le tarif pour la première fois, comme ça tu n’hésiteras pas à revenir ? »
« Vous n’avez pas compris ? Je suis à la recherche d’un homme. Apparemment il habite dans cet immeuble. »
« Qu’est-ce que tu lui veux ? Tu es de la DEA ? »
« Non je viens récupérer des papiers d’identité ! »
« Rentre et attends-moi. Il est occupé là ! Il devrait ne plus en avoir pour très longtemps. »
Au fur et à mesure que j’avançais, je me mis à entendre les échos de cris de torture provenant d’un homme qui avait été cloué à un mur, devant une demi-portion qui lui criait dessus :
« Où tu as mis mon fric ? »
L’homme supplia devant l’énervement du type qui se mit à lui dire :
« Je vais aller chercher tes intestins avec une petite cuillère, te les découper et les mettre dans les croquettes de mes chiens si tu ne me dis pas ce que tu as fait de mon fric ! »
Un homme accourut pour dire à l’homme :
« Arrêtez Chef ! On a recompté, le compte est bon ! »
L’homme cloué au mur avait ses deux poignets en sang, scotchés d’un adhésif recouvrant les clous plantés dans sa chair.
« Ok, allez me chercher une tenaille et détachez-le moi ! Ramenez-moi celui qui a fait l’erreur de calcul pour qu’il prenne sa place ! »
Au moment où l’homme se tournait vers moi pour me fixer tout en s’essuyant ses mains pleines de sang à l’aide d’un chiffon, je sentis une arme sur ma nuque et une voix m’interroger :
« Qu’est-ce que tu veux ? »
« Je suis venu pour récupérer les papiers d’identité et un passeport. »
Lorsqu’on vous braque avec une arme, vous avez deux possibilités, soit prendre un flingue, soit prendre une balle. Vu la situation j’ai préféré ne pas entendre les balles qui sifflent sur moi pour savoir que la mélodie ne serait pas bonne !
« Comment t’appelles-tu ? »
« AbdSamad Badri. »
« Range ton flingue ! Je suis au courant qu’il doit passer pour récupérer ses papiers. »

Un homme me conduisit dans une petite pièce aménagée en atelier de fabrication de faux papiers. Arrivés à l’intérieur, il se mit à chercher dans une pile de passeports afin de trouver ma commande.
En même temps qu’il cherchait mes papiers, il entama la discussion sur un ton beaucoup plus détendu que quand il m’avait braqué avec son pistolet Ruger SR22 sur la nuque.
« On fabrique de tout ici : des diplômes d’Harvard à la carte d’agent du FBI.
Si tu as le temps je peux même rapidement te faire un faux permis !? »
« Ca va aller ! Je souhaite juste récupérer mes papiers et savoir où est-ce que je peux passer un coup de téléphone pour la France. »
« Entre les deux bars, face au salon de massage, tu trouveras où passer ton appel.
Tiens tes papiers ! La qualité est la même que les originaux. »
« Ok merci ! »
En sortant dans la rue, l’atmosphère était malsaine et dégradante, avilie par une extrême pauvreté et une prostitution tapageuse.
Alors que je me dirigeais vers le taxiphone pour informer mon épouse que j’avais récupéré les faux papiers pour revenir en France, je croisai un individu m’ayant poussé à commettre un acte irréparable. Je vis cet homme, gros, au teint pâle, âgé d’environ la soixantaine, entrer dans un salon de massage et tenant une petite fille par la main.
A cet instant j’ai changé totalement de programme. Je partis voir le faussaire afin de lui demander de me vendre son arme et lui ai proposé le double de son prix. Je partis directement dans le salon de massage.
Un homme m’aborda dès mon entrée :
« Vous avez déjà choisi la fille que vous voulez ? »
« Non, en fait une personne qui vient de rentrer a laissé tomber ses papiers. Alors je suis venu pour les lui apporter ! »
« Il est monté dans la chambre N°24.N’oubliez pas de frapper avant de rentrer ! »
Je me suis mis à courir en bousculant la plupart des clients qui descendaient des escaliers, après avoir profité de la misère des gens.
Je frappai à la porte en demandant à l’homme d’ouvrir.
Comme il n’ouvrait pas je décidai de défoncer la porte en le braquant avec mon flingue. L’homme était dévêtu mais était seul dans la pièce.
« Où est la gamine avec laquelle tu es monté ? »
« Elle n’est pas là, regarde je suis seul ! Ne me fais aucun mal !Je suis ici pour des vacances.
Je suis un ancien parlementaire français à la retraite.
Jamais je ne ferai de mal à une gosse ! J’ai juste ramené la gamine à sa mère qui est une prostituée d’ici ! »
Je ne sais pas pourquoi mais je ne le croyais pas et mon intuition m’avait donné raison.
Juste après sa phrase, j’entendis un bruit provenant de l’armoire de la chambre.
L’homme transpirait autant qu’il n’aurait pu se trouver dans un sauna et ce, avant même que je n’ouvre la porte de l’armoire et trouve la petite bâillonnée.
Sans hésiter, je tirai quatre balles à la hauteur de son caleçon après avoir délivré la gosse du placard.
Je descendis ensuite avec la petite pour monter avec elle dans le premier taxi que j’ai pu voir dans la rue.
Si en arrivant en Birmanie j’ai découvert le génocide des Rohingyas, en arrivant dans les rues de Dacca j’ai découvert l’effroyable réalité de la prostitution infantile en Asie.

Une porte d’embarquement vers la paix
(Quitte ou double)

D’un cauchemar à l’autre, j’en avais oublié tous mes rêves. Au fond des yeux de cette petite fille rohingyas, orpheline et totalement écorchée vive par son parcours de vie, j’ai pu lire une détresse déconcertante. En trouvant le premier taxiphone j’avais besoin de tout raconter à ma femme pour soulager ma conscience, avant-même de lui demander de prendre mon billet de réservation pour la France.
Ma femme, surprise mais compréhensive, déchiffra mon geste et me proposa de retourner chez le faussaire pour lui demander des faux papiers d’adoption et d’identité dans le but de faire venir la petite en France. J’acceptai tout de suite et lui ai demandé de prendre contact avec lui en lui demandant s’il pouvait nous livrer cela dans quelques heures, près de la terrasse d’un hôtel.
Il fallait d’abord que je fasse des photos d’identité pour la petite afin de faire réaliser ses papiers d’adoption et que j’achète ensuite un costume présentable pour notre départ.
Après être sortis de chez un photographe, je vis des jeunes qui trainaient dans la rue, assis sur le bord d’un trottoir. En les abordant, je leur ai proposés de livrer les photos de la petite chez le faussaire pour avoir tous les papiers avant le départ. Après avoir liquidé le pédophile dans la chambre du salon de massage, je ne pouvais plus retourner sur les lieux. J’étais trop grillé pour réapparaître dans le secteur.

Un vol direct à 20h02 pour Paris avait été réservé à nos deux faux noms. Le compte à rebours d’une course contre la montre venait de commencer.

Pour ne pas perdre une seule minute, je partis récupérer de l’argent après un transfert fait par ma femme pour me rendre dans une boutique et acheter une valise et des costumes pour le départ et prendre de très beaux vêtements pour la petite. Il fallait que nos présentations soient irréprochables pour ne pas éveiller les soupçons.

Un Arabe adoptant une petite fille venant d’Asie, ce n’est pas ce qu’il y a de plus courant.

J’espérais que tout cela allait passer à l’aéroport. De toutes les façons, je ne pouvais pas lui laisser prendre le risque de la laisser redevenir la proie de crapuleux proxénètes infantiles.

Au bout de deux heures, un homme de main du caïd Dacca est parti me livrer les papiers alors que nous attendions sur la terrasse d’un restaurant. La petite était affamée. Je pense qu’elle n’avait pas dû manger depuis plusieurs jours. Après avoir réglé le type, je regardai ma montre, il nous restait cinq heures avant notre vol.
Après avoir offert un verre au livreur de faux papiers, ce dernier me précisa qu’un de ses frères travaille à l’aéroport. Contre un billet je lui ai demandé à ce qu’il nous facilite l’accès à la porte d’embarcation lors du passage. Il me dit qu’il allait voir ce qu’il pouvait faire. Après lui avoir expliqué ma démarche, il me rendit mon argent et me souhaita bonne chance.

18h41 –AéroportinternationalHazratShahjalal, Bangladesh

Le rythme de mon cœur n’a jamais battu aussi vite. C’était quitte ou double. Au fur à mesure que nous avancions vers le poste de contrôle, la petite Rohingyas ne cessait de me serrer très fort la main, comme si elle craignait de me perdre, peur que tout se passe mal et que nous soyons séparés.
Tout juste avant, j’avais appelé mon épouse pour lui dire que nous avions récupéré en temps et en heure tous les papiers.
Arrivant devant le guichet du poste de contrôle, je sortis tous les papiers. Un homme me fixa puis après une longue seconde, me fit signe d’avancer. Seulement quelques minutes après être passé, un homme vint directement. A ce moment, j’ai cru que tout était fini.

Mais ce n’était que le frère du truand qui était venu à nous pour nous annoncer qu’il avait fait son nécessaire afin de nous surclasser…

Je n’étais pas tranquille jusqu’à ce que l’avion décolle.
Je n’ai jamais autant été anxieux que ce jour. Peut-être parce que la porte d’embarquement dans laquelle nous nous trouvions représentait la liberté pour une petite fille, une nouvelle vie qui serait décente sans que la violence soit incontournable pour elle.
Je me disais que tout avait trop bien fonctionné pour qu’on puisse s’en sortir ainsi.
Quitter l’ignominie de la plus écœurante misère pour se retrouver à voyager dans le confort d’une première classe. Pourtant c’est ce qui c’était passé.
Arrivés à Roissy, je ne craignais qu’une seule chose. Celle de me faire arrêter au dernier moment.
Ma plus grande hantise fut que la petite Rohingyas soit reconduite directement à la frontière.
A ma plus grande surprise, tout s’était bien déroulé.
Mon épouse nous attendait sans savoir si vraiment nous serions là.
Finalement elle nous vit arriver, ne pouvant retenir ses larmes et nous, ne pouvons retenir notre joie.
Je pris la petite 3Aichah par la main et lui dis:
« Regarde bien cette femme car elle va t’aimer comme une maman. »
La petite afficha un sourire en comprenant qu’elle avait retrouvé une famille après avoir perdu atrocement toute la sienne.

Ce n’est que le lendemain que j’ai déclaré perdu mes papiers depuis environ une semaine….
Une semaine après mon retour en France, mon patron ayant appris mon retour par un collègue ne cessait de m’appeler pour que je réintègre mon poste et me mette à l’ouvrage sur les plans du chantier de Dubaï, craignant que l’investisseur perde patience et change d’avis.
Il s’agissait tout de même du chantier d’un centre commercial. Une véritable aubaine économique. Je me suis décidé à l’appeler en lui disant qu’il me fallait encore quarante-huit heures de repos. Les spectres des atrocités que j’avais pu voir en Birmanie avait fait mourir mon sommeil. Et je ne pouvais pas recommencer le travail sans avoir présenté ma fille adoptive à ma mère.
Lorsque je l’ai amenée chez elle, en la voyant, c’est comme si son deuil avait été exorcisé. Je ne l’avais pas revue sourire après l’assassinat de mes deux frères. En arrivant, sa meilleure amie Madame Kanté était là comme chaque jour. Trente ans de voisinage, dans la même cité, cela vous forge des liens affectifs que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Alors que la petite 3Aichah était sur les genoux de ma mère, je partis dans ma chambre avec un cousin qui s’empressa de m’annoncer en souriant la vengeance de mes deux frères :
« Tes frères ont été vengés AbdSamad. Les deux sales fils de p-tes qui les ont tués se sont fait tuer à leur tour.
De source sûre, on m’a dit que leurs cadavres sont entrain de faire de l’apnée dans le canal de la Seine, en nous jouant le remake du « Grand Bleu » solidement attachés à la chaîne d’une grue de chantier ! »
« Pourquoi tu me dis tout cela ?
Tu sais pourtant que je n’ai jamais aimé ce qu’ils faisaient ? »
« Désolé frère, je pensais juste que ça te ferait plaisir, et que tout ça t’aiderait au plus vite à oublier toute cette histoire ! »
« Ce qui m’aurait vraiment fait plaisir, c’est qu’ils se soient repentis avant de se faire fumer. Tu ferais bien d’en faire autant avant j’aille présenter mes condoléances à ta mère ! »

Trois semaines plus tard, j’appris son décès suite à une mort très violente.
Il avait été brûlé vif à l’intérieur d’un entrepôt désaffecté. Ceux qui l’avaient tué avaient envoyé la vidéo de son exécution à sa famille….
Mes insomnies causées par ces affreux souvenirs d’enfants morts par leurs fièvres dans le camp des Rohingyas avaient mis un brusque terme à mes nuits de sommeil.
J’en avais presque honte de m’en être sorti vivant tellement l’obsession de leurs sorts ne cessaient de me rappeler à l’ordre.

Alors pour fuir les spectres de ces réminiscences les plus affreuses, j’ai forcé ma concentration sur les plans de travail du projet architectural que mon patron m’avait confiés jusqu’à finir par m’endormir sur ma planche à dessin.
Plusieurs fois dans la nuit, ma fille adoptive se levait pour me réveiller en me disant :
« Il ne faut pas mourir avant moi ! », n’ayant pas compris que j’étais seulement assoupi.
Seulement difficile de faire comprendre à une gosse qui par le passé avait retrouvé les cadavres de ses parents, que je m’étais seulement assoupi.

Un bonheur imparfait
(Malgré la fortune)

Dubaï, un désert aride qui s’est transformé en quelques décennies en centre économique du golfe et est devenu le carrefour des businessmans du Monde entier.

Un mois après la remise des plans architecturaux, l’investisseur fortement séduit et épaté par mon travail tenait absolument à me rencontrer en personne. Beaucoup de monde aurait voulu être à ma place, mais je ne me sentais vraiment pas à la mienne face à un tel gaspillage outrancier venu poignarder les vulves de mon cœur, devant des hommes fortunés dont l’argent a englouti tous leurs principes moraux.

Avant de venir aux Emirats, je ne m’attendais pas à trouver une prostitution aussi massive et débridée.
Cela était presque aussi visible que les transactions de résines de cannabis de mon ancien quartier.
Pour l’inauguration du début des travaux du centre commercial, l’investisseur avait réservé pour son banquet une splendide salle en haut d’une des plus grandes tours de la ville qui donnait une vue imprenable sur Dubaï.
En arrivant, je fus surpris de voir que l’homme semblait déjà ivre et avait un verre de whisky à la main qu’il cachait maladroitement dès qu’il me vit.
Mais son haleine et sa conduite malingre indiquaient qu’il était déjà fortement éméché.
En quelques minutes il me fit comprendre que la qualité de mon travail lui avait énormément plus et qu’il avait beaucoup de travail pour moi dans un futur proche.
La pièce avait été joliment décorée pour l’occasion, de façon très démesurée et à l’intérieur se trouvaient une trentaine d’Escort girls qui simulaient médiocrement être des actrices locales de cinéma.
Je pense qu’elles devaient se dire laquelle va terminer sa nuit avec lui.
Environ une heure plus tard, après n’avoir parlé que de travail, il me fit comprendre que les filles étaient venues pour moi et que je pouvais en disposer tout le long de mon séjour.
Mon doute se confirma brutalement.
Alors qu’il attendait mon agrément et sûrement le détail de celle qui me plaisait, il ne s’attendait vraiment pas à ce que je lui réponde ceci :
« En tant qu’architecte respectueux de lui-même, je suis venu pour construire pour vous dans ce bas monde mais certainement pas venu pour démolir ma future demeure dans l’au-delà. »
En entendant ces paroles limpides l’homme s’évanouit en tombant brutalement sur le sol.
Après la chute de l’homme, une des prostituées s’est mise à hurler:
« Mon Dieu, si il meurt qui va nous payer?! »
Une autre s’est avancée vers moi en me disant:
« S’il vous plaît Monsieur, sortez-nous de là!
Nous avons toutes été piégées par un réseau de prostitution qui détient nos passeports depuis plus d’un mois. Je vous en supplie, faites quelque chose!
Ne nous laissez pas entre leurs mains! »

Je pensais qu’après avoir raté ma lune de miel en découvrant un génocide en Birmanie ma vie redeviendrait nettement plus calme.
Mais non je me trouvais à présent devant un homme multi milliardaire ayant fait appel aux services d’un réseau de prostitution de femmes dont la plupart des pays étaient en guerre.
La majorité était Syriennes et Irakiennes, les autres provenaient d’Afrique du Nord et de l’Ouest.
Le même scénario pour toutes, après avoir répondu à une annonce de figurante pour le tournage d’un film dans le Golf.
Une soirée avec de la drogue dans leurs verres et le lendemain, le début d’un glauque calvaire pour finir prisonnières dans une maison close sans n’avoir plus aucun papier.
Après avoir appris cela, j’ai mis un coup de pied ressemblant à un penalty d’une finale de Coupe du Monde dans le ventre du type:
« Réveille-toi! »
Il beugla de douleur en reprenant connaissance:
« Ahhh! »
Je me suis mis à l’interroger en haussant la voix:
« Qu’est-ce que c’est que cette histoire avec ces femmes ? »
L’homme prétendit qu’il n’était pas au courant de la situation.
Une d’elle confirma:
« Nous l’avons vu qu’une seul fois dans la chambre173 »
L’homme paniqué par la situation, redoutant un scandale, promis de faire arrêter les membres du réseau en appelant sur le champ un cousin qui était Inspecteur de police à Dubaï.
Une Syrienne éclata en sanglot racontant que sa cousine avait été noyée dans le jacuzzi d’une maison close après avoir refusé une relation avec son premier client. Celui-ci l’ayant traînée dans un bain à bulles, la forçant d’effectuer une fellation jusqu’à ce qu’elle se noie.
L’homme se mit à pleurer en prenant une série de rudes gifles par les prostituées.
Au même moment mon téléphone se mit à sonner.
« Allo AbdSamad ? Comment trouves-tu Dubaï ? Ton vol s’est bien déroulé?
Dis-moi le nouveau riche, j’espère que ton voyage se passe mieux que celui que tu as fait en Birmanie ? »
« Heu, à vrai dire mon voyage ressemble encore à un sac d’embrouilles.
L’investisseur a fait appel à une société d’Escort girls qui est en réalité une organisation mafieuse. Toutes les filles ont été kidnappées par ce réseau de prostitution.
Il faut que je règle le problème, je te rappelle ! »

Une annonce inespérée
(Une bonne nouvelle tout près des balles qui ricochent)

Vingt minutes plus tard, nous vîmes une dizaine de voitures de police se garer rapidement en bas du building dans lequel nous nous trouvions.
En seulement quelques minutes, l’émir s’empressa de proposer un accord secret aux prostituées : disposer pour chacune d’une maison en bordure de mer non loin de son nouveau centre commercial.
Seulement il y avait une condition. Elles devaient prétendre sur leurs dépositions qu’il les avait sauvées loyalement de leur kidnappeur les ayant réservées à un membre d’un réseau proxo-maffieux et ce dans l’unique but de vouloir les libérer après avoir appris tristement leur détention.
Voilà comment en une minute il avait en un tour de passe-passe retourné la situation à son avantage pour se blanchir entièrement de son éhontée location d’Escort girls à des mafieux.
Il n’aurait pas pu espérer une meilleure publicité avant l’ouverture de son centre commercial.
En me fixant il me dit:
« J’ai profondément honte de ma conduite, ne me dévoile pas ! Je ne savais pas que ces femmes avaient été retenues séquestrées. Ne dis rien, je ferai tout ce que tu me demanderas !
Dis-moi ! Tu veux aussi une maison au bord de la mer? »
« Non!! »
« Qu’est-ce que tu veux ? »
« Je te dirai cela une fois que tout sera terminé !
Vous auriez été beaucoup plus dans mon estime si les mensonges que vous allez dire à la police et aux gens auraient été la vérité! »

La descente chez l’homme qui était le cerveau des piégeurs du réseau de prostitution de Dubaï, avait viré en une sanglante partie de cache-cache à l’arme à feu. Selon une femme Pakistanaise qui avait été libérée après être sortie en larmes de sa chambre transformée en une cellule où elle avait été séquestrée et forcée à se soumettre, une fois qu’elle comprit que son calvaire allait prendre fin, elle s’écria :
« Deux hommes armés sont encore cachés dans la maison. Faites attention ! »
« Attends-nous dehors. Nous allons nous charger de ces fils de p-tes ! »
Je ramassai le flingue du gars qui avait pris les quatre balles dans le bide, nous nous mîmes à avancer en silence dans cette maison qui était vaste et dont le nombre de cachettes ne pouvait qu’être que très élevé.
L’émir s’approcha d’une grande armoire. Pour lui, il était certain qu’un des deux se cachaient à l’intérieur. En s’avançant à pas de loup, il allait ouvrir la porte en s’apprêtant à faire feu. Seulement en ouvrant la porte, il n’y avait seulement qu’une soixantaine de passeports appartenant aux filles qui avaient été confisqués par les esclavagistes :
« M-rde ! Cet enfoiré n’est pas là ! »
En me retournant et en scrutant la pièce je m’aperçus d’un détail. Sous un rideau, le bout d’une de ses chaussures dépassait.
En dressant mon doigt pour indiquer cela à l’émir, il ne perdit pas un instant pour le flinguer sur place. L’homme tomba en s’accrochant au rideau afin d’en finir enveloppé dedans. L’émir se mit à dire :
« Il faut trouver le dernier. C’est lui le chef du réseau ! »
En entrant dans une pièce, nous entendîmes bouger sous un lit. L’émir posa son flingue sur le matelas et allait s’apprêter à ouvrir le feu. Je me suis mis alors à crier :
« Nooonnn ! »
Une femme sortit d’en dessous, fondant en larmes. Après avoir nerveusement relâché mon souffle de soulagement, je lui demandai :
« Est-ce qu’il reste des femmes à l’intérieur de la maison ? »
« Non, elles sont toutes sorties ! »
« Ne pleure pas ! Tout est fini. Plus personne ne te fera de mal ! »
En regardant son visage et en l’entendant attentivement parler, je trouvais de manière troublante qu’elle ressemblait beaucoup à la petite 3Aichah que j’avais adoptée. Si je savais que son père s’était fait tuer avec tous ses frères et sœurs en Birmanie près de Naypyidaw par les membres d’une milice radicale dite les « 969 », je n’avais eu aucune véritable information sur sa mère. Peut-être pensait-elle que sa mère avait subi le même sort que les autres membres de sa famille ? Malgré la recherche du type, je ne pouvais m’empêcher de l’interroger :
« D’où viens-tu ? »
Elle me répondit avec exactement le même accent régional de la fillette :
« Birmanie. »
Ma gorge se mit à se serrer d’émotion et mes yeux se noyaient de larmes :
« Non ce n’est pas possible ! »
En sortant de mon portefeuille une photo de la petite fille, la femme eut une réaction immédiate en s’écriant :
« Aichah !! »
En quelques minutes, je compris en plein milieu d’une scène de violence que mon destin avait été écrit de sorte à ce que je retrouve la mère de cette petite qui était l’une des seuls rescapés d’un village.

Suite à la persécution de son ethnie par les radicaux bouddhistes birmans et avec le soutien des autorités locales, la mère de la fillette fut contrainte de fuir rapidement pour sauver sa vie. Après être restée six mois en Thaïlande, elle avait fini par répondre naïvement à une annonce pour ensuite se faire piéger et terminer dans les mailles du filet d’un vaste réseau de prostitution basé dans le Golf.
Pour ne lui laisser prendre aucun éventuel risque, nous lui avons demandé de sortir rejoindre les autres femmes qui attendaient dehors le dénouement de leur drame.

En fouillant la maison de fond en comble, l’homme restait totalement introuvable. Nous étions sûrs qu’il n’était pas sorti. Impatient suite à de longues recherches infructueuses, l’émir décida de faire flamber la villa. Il voulait définitivement s’assurer qu’il ne puisse pas sans sortir vivant. Après avoir brisé toutes les bouteilles d’alcool qu’il trouva dans le bar de la maison, il jeta une allumette au sol et alluma le feu. Puis il se mit à me dire en rigolant grassement :
« On va attendre tranquillement que le loup sorte de sa tanière ! »
L’homme s’était en fait caché à l’intérieur d’un faux plafond. Seulement il ne s’attendait vraiment pas à ce que l’on incendie la villa pour savoir où il s’était caché. Alors que les flammes s’étendaient frénétiquement et que la fumée se répondait dans toute la surface des pièces, l’homme n’avait pas d’autres choix que de prendre le risque de sortir pour ne pas finir en grillade.
Au bout de quelques instants, l’homme courut en toussant pour plonger dans la vitrine et tenter une sortie afin de s’enfuir et décamper. Après les éclats de la vitrine il atterrit durement au sol, se coupant une partie de la jambe. L’émir avança calmement tout en le regardant souffrir, jusqu’à se retrouver face à lui. Après l’avoir bien reconnu, de sang-froid il lui tira dans la tête les trois dernières balles de son chargeur.

Un long chemin entre la haine et l’amour
(Quand les larmes finissent par sécher avec la chaleur des sentiments)

Après avoir flingué le chef du réseau de prostitution, l’émir jeta son flingue encore fumant au sol et sortit de sa veste son téléphone pour appeler son cousin inspecteur, afin de venir couvrir la scène de son crime.
Pendant que la maison continuait de bruler sous la puissance des flammes incandescentes et après avoir clôturé son appel très bref, il me regarda fièrement pour me dire :
« Il fallait qu’il y ait une grande part de vérité dans la bassesse de mon mensonge. Je regrette de devoir mentir et de vous avoir causé un tel désagrément. » »Écoutez, dans ce drame j’ai pu retrouver la mère d’une petite fille que j’ai adoptée récemment, et vous avez mis fin aux agissements d’un horrible réseau de proxénètes. Donc je ne vous cache pas que je n’en attendais pas tant de mon séjour. »
Une fois que la police arriva et que le calme était revenu, j’appelai la petite 3Aichah pour lui passer sa mère au téléphone :
« Allo Aichah? Comment vas-tu ? »
« Ça va mon nouveau papa. Mais dis-moi, tu reviens quand ?
Aujourd’hui je suis partie chercher des nouveaux habits avec ma nouvelle maman. »
« Ah bon ? Tu me montreras toutes les jolies choses que tu as achetées lorsque je rentrerai. Et bientôt tu pourras faire tout cela avec ta vraie maman. »
La petite fille resta muette d’incompréhension :
« Quoi ?? Mais maman est morte dans la ville de Mandalay avec mon ancien papa ! »
« Non ! Ce jour-là elle avait pu se camoufler à temps sous un lit de sa maison pour échapper aux crimes de la milice des « 969 ». Hélas le reste de la famille n’a pas pu être sauvée. Lorsque tu étais revenue, elle se trouvait tout simplement sous le lit car elle avait peur d’en sortir. »
La femme se mit à parler en birman à sa fille :
« 3Aichah, c’est maman je suis vivante mon amour. Je t’aime. »
La fillette plongea dans un silence émotif, envahie d’émotions par ce raz-de-marée pour laisser la place à des larmes de joie. Sous la friture de la ligne téléphonique, nous pouvions entendre les pleurs de sa joie. En écoutant la conversation, l’émir se laissa gagner par l’émotion et versa une larme de joie avant de dire à la dame :
« Madame, vous allez retourner voir votre petite fille à Paris dans mon propre jet privée et ce, dès ce soir.
Je vous en prie, faites-moi cet honneur ! »
La femme accepta en essuyant les larmes de son visage.

22h – Aéroportinternational de Dubaï

Alors que nous étions à bord du jet privé de l’émir pour un retour vers Paris, la véritable mère de 3Aichah me raconta comment tout avait commencé : « Les exactions et les pics de violence ont commencé après les discours haineux d’un moine bouddhiste ultranationaliste du nom d’Achin Werathou, promouvant l’essor d’un bouddhisme radical et faisant émerger une campagne haineuse anti-musulmane. Après le début de sa campagne de propagande, la persécution des musulmans rohingyas était devenue courante et les massacres étaient quotidiens. Depuis la survenue de son mouvement « 969 », les violences visant les Musulmans ont éclaté dans plusieurs parties du pays. Et dans la ville de Meiktila, des émeutiers de sa milice ont passé trois jours à saccager et mettre le feu à des mosquées. Une vague d’islamophobie s’est abattue sur Meiktila, dans le centre de la Birmanie, laissant dans les rues des piles de cadavres décapités sur la plupart des routes. Le centre-ville était en effervescence. L’élément déclencheur fut une altercation dans un marché de Meiktila entre un vendeur musulman et des clients bouddhistes. Peu après, le meurtre sauvage d’un moine bouddhiste avait fait naître une foule vengeresse partant à l’assaut de tous les magasins musulmans. Une foule hideuse et déchainée, massacrant tout sur leurs passages de ceux qui n’étaient pas Bouddhistes. Lorsque la nuit était tombée, j’avais marché plusieurs kilomètres avec comme seule compagne, la peur au ventre de croiser ses partisans de la haine. Les braises des tensions religieuses étouffées pendant plusieurs années avaient éclaté au grand jour. Les discours haineux et les appels à la discrimination d’AshinWerathou ne faisaient que résonner dans les têtes des plus faibles d’esprit. J’étais persuadée que toute ma famille avait été massacrée. Sinon je n’aurais jamais abandonné ma fille Aichah. »

Tout le long du trajet en direction de Paris, la mère de la petite Aichah évoqua avec tristesse les événements qui l’avaient mené à la précipitation de son exode.
En me racontant les périples de sa vie jusqu’à sa séquestration dans la maison close de Dubaï, cet instant pensif en pleine discussion me faisait réaliser seulement maintenant que si je n’avais pas accompagné l’émir, cette femme n’aurait jamais su que sa fille était encore vivante.

Lorsque l’avion atterrit, je la sentais comme timide et gênée de savoir comment sa fille allait réagir à des retrouvailles si soudaines et inespérées.
Une fois que la mère et la fille se sont vues, le moment était inestimable. Une forte charge d’émotions indescriptible vous laissait admiratif et muet.
Imaginez un seul instant retrouvé votre mère après avoir eu la certitude qu’elle était morte au cours d’un génocide.
En l’apercevant, elle s’immobilisa un peu comme quand les gens font un malaise, puis vivement, elle laissa tomber tous ses bagages à main pour courir dans l’aéroport, se moquant de la foule, afin de serrer sa fille fort dans ses bras et lui faire entendre que son cœur battait encore très fort pour elle.
Le plus dur lorsqu’on a frôlé la mort et subi la plus grande haine, c’est sûrement de réapprendre à vivre avec le bonheur, à regarder de nouveau un sourire, à effacer du tableau de nos mémoires les souvenirs de nos proches qu’on a pu toucher de plein fouet.

Une disparition immédiate après un virement de trois milliards d’euros
(La pièce manquante du puzzle de l’énigme d’un homme à deux visages)

Faire confiance à n’importe qui c’est comme prendre un couteau à l’envers pour l’utiliser en voulant couper une part de quelque chose.
Vous n’arriverez à rien, seulement à transformer vos désirs en profondes blessures.

Trois milliards d’euros c’est pour cette somme précise que mon ex-employeur m’a trahi en disparaissant rapidement avec la totalité de l’argent, une fois que l’émir ait effectué le transfert sur le compte de sa société pour le règlement d’une partie de la construction de son centre commercial.
Il avait tout méticuleusement prémédité, refusant de partir à Dubaï avec moi prétextant devoir régler toute la partie administrative.
En réalité tout ceci était pour mieux préparer sa fuite avec l’argent.
A mon retour, je trouvais tout d’abord étrange de ne plus arriver à le joindre et surtout de savoir qu’il n’ait pas tenté d’essayer de me contacter.
Tout cela m’avait plus ou moins mis la puce à l’oreille, mais j’ai vraiment tout découvert une fois que je me rendis sur place.
Deux jours après mon arrivée, j’avais décidé de partir directement au cabinet d’architecte.
Arrivé sur les lieux, plus personne n’était là. Tout avait disparu !
Cela ne faisait que confirmer mes soupçons.
Furieux, j’avais cassé la porte afin de rentrer dans les bureaux désertés. Je m’étais mis alors à fouiller longuement partout comme un taré pendant près d’une heure, jusqu’à trouver la pièce manquante du puzzle de mon énigme.
En renversant par terre une armoire de bureau pour calmer ma rage, je découvris en dessous après qu’elle soit tombée, une récente photo de mariage de mon patron avec une jeune femme birmane avec à ses côtés deux moines bouddhistes affichant fièrement l’insigne « 969 » du parti des moines birmans radicaux.
La date de la photo remontait exactement à deux mois avant que je regagne son cabinet d’architecture.
Il m’avait menti sur toute la ligne en prenant faussement un air étonné des massacres qui pouvaient se produire là-bas lorsque je l’avais appelé depuis les camps de réfugiés. Alors que quelques mois auparavant, il était sur place en compagnie de moines xénophobes qui devaient très certainement être des membres de sa belle-famille.
Pour moi, mon employeur, Mr Athias, avait déjà fui en Birmanie en ayant pris soin de transférer l’argent sur un compte, sachant pertinemment que le dernier endroit où j’irai sur terre est celui où je suis recherché pour une évasion.
Alors que j’allais partir des bureaux abandonnés, mon téléphone se mit à sonner:
« Allo AbdSamad ? C’est Mr Thierry Laroussi, le comptable du cabinet d’architecture.
Je ne te dérange pas? »
« Si tu m’appelles pour me dire où est passé mon fric, dans ce cas, tu ne me déranges absolument pas ! »
« Je t’appelle pour te donner une information majeure sur celui qui a ton fric ! »
« Et qui me dit que ce n’est pas un guet-apens pour me buter et ensuite être tranquilles en vous partageant gaiement ma part? »
« Tu as tout à fait le droit de le penser. Seulement dans trois heures Mr Athias sera déjà dans les airs en direction de l’aéroport de Yangon avec ta moitié des trois milliards d’euros ! »
« Quel est ton intérêt de me dire tout cela? »
« Mon intérêt est que ce sale fils de p-te de psychopathe ne s’en sorte pas comme cela. Ma femme vient de m’appeler en pleurs, me racontant que ce salo-ard a débarqué chez moi en mon absence pour abuser d’elle. Il m’a envoyé exprès en déplacement en province pour rencontrer un nouveau client à une fausse adresse, tout ceci dans l’unique but de profiter de mon éloignement pour se rendre chez moi et faire des avances à mon épouse en inventant une histoire d’adultère sur mon compte et lui dire que je l’avais trompée. Lorsqu’elle a refusé, il avait sorti une arme pour lui rentrer dans la bouche en la contraignant à se montrer docile et coopérative. Alors qu’il allait commettre l’irréparable il avait reçu un appel de sa femme ce qui empêcha le viol de se produire. Dans leur discussion téléphonique, elle a attendu qu’il lui fixe un rendez-vous à l’aéroport de Roissy au T2 à 19 heures. Tu te doutes bien que s’il s’agissait de te tendre un guet-apens cela serait dans un endroit beaucoup moins surveillé qu’un aéroport ! »

Ma montre affichait 17h50.Il fallait que je passe à Pantin me fournir un flingue et ensuite que je file sans perdre un instant à Roissy pour arrêter Mr Athias vers 19heures. Une course contre le temps venait rudement de commencer.
Une fois rendu au quartier, j’ai demandé un flingue à une connaissance qui tenait son rôle de guetteur :
« Qu’est-ce que tu as sous la main niveau calibre ? »
« J’ai un Glock 23 si ça t’intéresse. Mais dis-moi tu n’étais pas architecte pendant un moment ? »
« Je le suis toujours ! Vends-moi le flingue et ne me pose pas de questions ! »
« Ok ! J’ai aussi un Calibre 40 Smith &Wesson si tu souhaites arroser quelqu’un, c’est vraiment le top du top ! »
« Ah combien tu me fais le Smith &Wesson? »
« Cinquante euros mec ! Il n’a servi qu’une fois, mais pas pour un homicide ! »
« Tiens tes cinquante euros, ramène-moi ça emballé dans du journal et trouve toi un autre job si tu ne veux pas finir tristement comme deux de mes frères ont pu finir !!
Dans l’illicite, les amis ne sont que de dangereuses contrefaçons où les confiances aveugles finissent souillées par la trahison des gens qui finiront soit par te tuer, soit par te ramener leurs ennemis qui te tueront à la moindre occasion.
J’ai vu des gens venir sous l’apparence de très belles colombes finir par festoyer de la chair des cadavres de leurs potes comme des vautours. Comme si les loups avaient revêtu la laine des agneaux pour mieux leur sauter à la gorge.
Un jour trois types ont décidé de faire le casse d’une bijouterie ensemble qui appartenait à l’oncle de la petite-amie d’un d’entre eux. Le braquage avait été orchestré comme une partition de Mozart. Chacun avait tenu son rôle.
Seulement au moment d’aller à la planque, il leur a lâchement tirés dessus pour garder la totalité.
En revenant, l’homme s’est ensuite fait empoisonner par la fille qui se servait juste sexuellement de lui dans le but d’obtenir la recette de la casse et retourner ensuite auprès d’un homme cocaïnomane qu’elle trouva mort à son retour, d’une overdose.
C’est toujours plus facile de mentir aux autres qu’à soi-même, mais la toile du tableau de l’illicite a été peint avec le sang des hommes. Ce milieu ne m’a jamais intéressé car j’ai vu l’horreur pouvoir ouvrir sa propre galerie d’art.
Ne fais pas la même erreur que mes frères, ma mère pleure leur mort en silence chaque jour.
Si une balle dans la tête suffit pour te faire mourir, une connaissance à la place peut suffire pour te sauver la vie.
Reste maintenant à savoir ce que tu cherches à te mettre dans le crane! »
« Je vais essayer d’y penser. Merci mec ! »

En jetant un coup d’œil sur ma montre il était 18h25.Je ne devais pas perdre un instant au risque de ne pas arriver à temps !
En prenant la direction du périphérique, la route était complètement embouteillée. Il fallait faire vite car je n’aurais jamais été à l’heure. Alors je décidais de garer la voiture et de braquer un T-max à un type qui embrassait sauvagement sa copine pour lui dire au revoir. Après avoir sorti mon flingue, le type s’abrita derrière sa petite copine incapable d’avoir un geste de bravoure pour elle :
« Arrête ta langue et décolle tes lèvres en descendant du scooter ! »
« Ne me tue pas mec ! Je t’en prie !Si c’est le scooter que tu veux, prends-le ! »
« Balance les clefs ! C’est juste un emprunt ! »
Alors que je démarrais, j’entendis la fille dire au mec :
« Bah bravo le courage ! Je pensais vraiment que tu avais un peu plus de cou-lles que ça ! Ce n’est pas ton scooter que tu viens de perdre, mais moi pour toujours ! Sale c-n en plus tu m’as mordu la langue ! »
En roulant à toute allure, slalomant entre les espaces étroits des voitures prises dans les bouchons, je suis finalement arrivé à l’aéroport à 18h55.

Tremper de sueur
(Le canon d’un flingue dans la gorge)

L’homme apparut en sortant d’un taxi vers 19h02 pour rentrer dans l’aéroport. Il attendait nerveusement sa femme avec deux grandes valises, tournant sa tête dans tous les sens en étant au téléphone.
Je ne pouvais pas le braquer en plein aéroport pour lui demander des comptes.

A 19h12 sa femme finit par arriver. Je ne savais vraiment pas comment agir à 19h24. Il avait demandé à sa femme de surveiller les valises pour aller aux toilettes avant l’enregistrement des bagages. C’est à ce moment que je suis intervenu.
Lorsqu’il voulut fermer la porte après être entré aux toilettes, je me suis mis à défoncer la porte avec mon pied pour lui poser mon Smith &Wesson sur le front avant de lui foutre le canon dans la bouche.
Ses yeux se sont recroquevillés et son souffle agité:
« Comment on se retrouve sale pourriture sympathisant de génocidaire !
Tu savais tout avant mon voyage en Birmanie et tu m’as laissé partir là-bas.
Le comptable m’a tout raconté et si je n’avais pas découvert la photo sous le meuble je n’aurais jamais su qui tu es ! »
L’homme était en train de s’étouffer de panique en gémissant de terreur.
« Tu te doutes bien que si le canon de mon flingue est dans ta bouche, ce n’est pas pour te faire un détartrage!
Dis-moi vite ce que tu as fait des trois milliards d’euros !? »
Je sortis de sa gorge le canon de mon Smith &Wesson maculé de bave pour le pointer face à son organe génital pendant qu’il tentait de retrouver désespérément son souffle.
« Alors, qu’est-ce que ça fait d’être étouffé par le canon d’un flingue?
Tu te rends compte de ce que tu as pu faire ressentir à la femme du comptable que tu as tenté de violer?
Regarde bien l’aiguille de ma montre. Si dans une minute tu n’as pas trouvé une solution pour que je récupère aujourd’hui mon pognon, le prochain mec qui rentrera pisser dans ces toilettes, trouvera ta paire de couil-es sur le sol ! »
Au même moment, des agents de sûreté rentrèrent dans les toilettes pour effectuer une ronde afin de s’assurer que rien de suspect n’était à signaler au sein des sanitaires du T2.
En entendant le bruit provenant d’où je me trouvais, l’un d’eux se mit à frapper à la porte.
Toc toctoc.
« Sécurité aéroportuaire, veuillez ouvrir la porte s’il vous plait! »
En posant ma main sur la bouche de Mr Athias, je lui murmurais à l’oreille:
« Essaie seulement de prononcer une syllabe et mes balles t’auront castré avant même que tu n’aies eu le temps de finir ta phrase ! »
« Désolé Messieurs, mais je suis avec mon père qui est un peu malade, étant incontinent depuis plusieurs années.
C’est à chaque fois le même problème quand il sait qu’il doit voyager et prendre l’avion, le stress et la phobie du vol le pousse à remplir sa couche.
Attendez! Je l’essuie et je vous ouvre ! »
« Ça va aller Monsieur. Nous voulions juste vérifier que tout allait bien.
Bon voyage! »

En retirant ma main de sa bouche, il m’avoua qu’il avait transféré le fric dans une banque birmane.
Pétrifié à l’angoisse de terminer truffé par les balles d’un Smith &Wesson enroulé dans ma veste et dont il sentait le bout du canon appuyé sur l’un de ses omoplates pour lui servir de GPS, Mr Athias obéissait à tous mes ordres pour sortir de l’aéroport et monter dans le premier taxi. Le chauffeur était un Indien ivre qui écoutait à partir de sa vieille radio une musique de film de Bollywood. Avant de nous avoir déposés à proximité de l’adresse d’un gardien d’immeubles en Seine-Saint-Denis, il a dû tamponner deux ou trois voitures sans s’arrêter pour ne pas faire de constat.
Un flingue dans le dos cela vous pousse à marcher droit et à rester très attentif sans bouger la tête même sur une musique indienne.
L’homme suintant à grandes gouttes se mit à demander:
« Et pour ma femme qui m’attend à l’aéroport? »
« Envoie-lui un texto pour lui dire qu’elle ne t’attend pas ! »
Il fallait d’urgence que je trouve un endroit pour régler l’histoire des trois milliards d’euros. Mais où?
J’ai alors décidé de le ramener chez Ayman, l’éleveur de crocodiles. Un gardien d’immeubles un peu simplet, ayant l’habitude de faire la nourrice pour des grossistes de stups de sa cité.
Un fanatique du film « Crocodile Dundee » connaissant les textes et intonations des répliques par cœur de tous ses films ainsi que les détails de ses séquences comme s’il les avait lui-même écrites.
Un homme possédant un alligator chez lui au béant profil schizophrène, le plan était parfait pour convaincre Mr Athias de rapidement transférer l’argent à une association humanitaire.

En entrant dans l’appartement, Mr Athias poussa un cri de terreur en voyant le bout du museau de l’alligator sortir d’en dessous du lit de la chambre du gardien d’immeuble:
« Aaaahhh!!!Qu’est-ce que ce pu-ain d’animal fout ici?! »
« En trahissant ma confiance et en affichant ta sympathie au régime politique tyrannique birman, tu t’es mis dans une horrible me-de! »
« Je te laisse tout le fric si tu me laisses sortir d’ici vivant!
Je ne recommencerai plus! Dis-moi juste ce que tu veux! »
« Transfère tout de suite trois milliards d’euros sur le compte d’une association d’aide aux Rohingyas si tu ne veux pas crever ici comme un p-tain de chien porteur du virus Ebola! »
« D’accord! D’accord! Ne t’énerve pas, je le fais tout de suite devant toi ! »
La peur au ventre et les mains tremblantes Mr Athias n’eut pas d’autres choix que de transférer l’argent du chantier de l’émir à un collectif associatif de soutien pour les Rohingyas.

Un quart d’heure plus tard après le virement Ayman rappliqua en me disant devant Mr Athias:
« Ah au fait AbdSamad! Je ne t’avais pas dit pour mon croco, on a dû l’empailler après qu’il ait fait une overdose en mangeant des sachets d’amphétamines ! »
La température dans la pièce de l’appartement avait grimpé d’au moins dix degrés lorsque Mr Athias s’aperçut amèrement qu’il venait de faire un transfert de trois milliards d’euros par la simple frayeur d’un crocodile empaillé.
Subitement, son téléphone se mit à vibrer au fond de sa poche.
Son épouse était au bout du fil confuse et complètement déchaînée par une béante colère:
« Allo ? J’ai absolument rien compris à ton message ! Où es-tu?
Ils appellent actuellement les derniers passagers pour l’embarquement ! »
« Comme je te l’ai dit dans mon message, ne m’attend pas.
Je suis retenu dans un appartement par un ancien employé.
Celui à qui j’ai pris de l’argent pour le chantier du Qatar. »
« Quoi! Qu’est-ce que c’est que cette blague? Est-ce que tout va bien?
Enfin, je veux dire, il n’a pas récupéré le fric?
Rassure-moi trésor ça va? »
« Bof! Comme quelqu’un qui vient de se faire en-uler trois milliards d’euros par un crocodile empaillé ! »
« Pardon ?! Je ne te suis plus là!
Qu’est-ce que tu essayes de me dire?
Que tu n’as plus les trois milliards d’euros ??? »
« Ecoute, l’important c’est que je suis en vie et que j’aille bien.
Je n’avais pas le choix chérie, ils m’ont obligé ! »
« Quoi ?! Obligé ?! J’espère que tu blagues !? Ou sinon ils n’ont qu’à te buter !
De toute façon si tu n’as plus de fric, ce n’est plus la peine que tu reviennes avec moi ! »
« Quoi! Mais tu ne peux pas me faire ça!
Tu m’avais dit que tu m’aimais très fort ! »
« Oui! Mais quand tu pouvais m’offrir une situation et ce que je voulais.
Ecoute, n’insiste pas et ne me rappelle pas si tu n’arrives pas à récupérer l’argent ! »
« Ma vie est en jeu et tu me parles de ton argent.
Mais va te faire fo-tre! »
J’ignorais que tu étais une p-te! »
« Et bien maintenant je viens de te mettre au courant.
Et tu connais mes tarifs si tu veux revenir ! »
Mr Athias raccrocha en mordillant ses lèvres et en fermant ses yeux avant de frapper violemment son poing contre un mur de l’appartement.
Puis il se mit à me fixer nerveusement en me demandant:
« Est-ce que je peux partir à présent? »
« Non! Pas avant que tu ais fait en sorte de faire venir AshinWerathou!
Rappelle ton ex-femme, dis-lui que tu blaguais et que tu as toujours les trois milliards d’euros.
Dis-lui que tu n’as pas pu prendre le vol pour la Birmanie car un journaliste veut absolument interviewer le controversé Ashin Werathou.
Regagne sa confiance en lui disant qu’un journaliste t’a sollicité une interview de lui en échange de huit milles euros.

Un homme piégé devenu à son tour le piégeur
(Une insupportable confrontation)

Après m’être fait piéger en Birmanie, j’avais élaboré un scénario pour prendre ma revanche.
A l’origine, le plan était très simple. Mr Athias devait convaincre son ex- épouse de faire accepter AshinWerathou de venir pour deux jours à Paris en lui faisant croire une demande d’interview sur les fondamentalistes du bouddhisme et, en profiter pour le kidnapper.
Mr Athias appela son ex-femme pour s’excuser en prétendant que tout ceci était une très mauvaise blague suite à un pari entre amis. Seulement, il tomba directement sur sa messagerie.
Il prit alors la décision de lui laisser un long message vocal pour tout lui expliquer :
« Allo trésor.
Je tenais à t’appeler pour vraiment m’excuser de t’avoir insulté de sale p-te vénale.
Sincèrement mes mots ont dépassé ma pensée. Et tout ceci venait d’un pari idiot que j’ai perdu avec un ami après une partie de cartes. Je t’aime et aucune dispute, si forte soit-elle, ne pourra m’enlever cela. Tout ceci n’était qu’un pari stupide que j’ai fait avec un ami. Je reconnais que je m’en veux de t’avoir menti.
Tu te doutes bien que je n’aurais pas donné l’argent comme cela à cet homme.
Pour en venir aux bonnes nouvelles et à la raison du retard de mon départ pour la Birmanie, un journaliste m’a proposé huit mille euros pour effectuer la mise en contact avec AshinWérathou, pour une demande d’interview exclusive. Je t’en supplie bébé, arrange moi cela !
Néanmoins, je tenais encore m’excuser auprès de toi pour avoir été trop loin dans mes propos.
J’espère que tu ne doutes pas que je ne pensais rien de ce que je t’ai dit lorsque j’ai insulté ta mère en lui disant : «ta mère est tellement c-nne sal-pe ! Que quand elle est du même avis que moi, j’ai l’impression de m’être trompé !»
S’il te plaît ! Pardonne-moi mon amour, au nom de tous les moments irremplaçables que nous avons vécus ensemble. Si tu savais à quel point je regrette de ne pas avoir su me maîtriser en ayant accepté ce stupide pari. Une fois encore, je t’aime et souhaite de tout mon cœur que nous pourrons effacer ce malheureux épisode.
Rappelle-moi dès que tu arrives. Bisous. »

Arrivée en Birmanie, la femme rappela Mr Athias en acceptant ses excuses. Il réussit à la convaincre de partir voir AshinWérathou. Il lui aurait fallu deux jours consécutifs à lourdement insister pour qu’il accepte de venir à Paris en sa compagnie.
A son arrivée, trois types avaient été payés pour l’enlever et le ramener à la cave de l’adresse du gardien d’immeubles accroc au film « Crocodile Dundee ».
Ligoté sur une chaise et face à une femme et une enfant surpris de le voir, Ashin Wérathou comprit qu’il était tombé dans un traquenard.
La petite 3Aichah et sa mère avaient trouvé le courage d’affronter le regard du visage de la terreur pour lui dire ce qu’elles pensaient de sa cruauté sans nom.
L’atmosphère était chargée de vengeance pour tous les crimes de ses victimes.
La fillette se mit à le regarder en face pour lui dire :
« N’êtes-vous pas un être humain pour poursuivre vos crimes ? »
L’homme fit apparaître un cruel sourire de psychopathe en leur parlant en birman, tout en crachant sur elle:
« Vous n’êtes qu’une saleté qui représente une menace pour notre religion. Si ça continue, nous allons finir comme l’Afghanistan ou l’Indonésie. »

Un homme Birman se mit à lui coller son flingue sur la tempe.
Ashin Werathou s’était préparé à mourir en prenant une balle dans la tête.
Lorsque la petite fille s’interposa pour ne pas qu’il tire :
« Non, ne tirez pas ! Dieu le jugera pour ses crimes !
Il s’agit d’un homme tout de même. Nous sommes le contraire de ce qu’il représente ! »
La mère de 3Aichah se mit à pleurer en voyant sa fille tout près de l’arme, paniquée pour la vie de celui qui venait de lui cracher dessus.
Le moine fou se mit à crier dans sa langue :
« Tuez-moi ! Tuez-moi !
Pourquoi vous ne me tuez pas ?! »
Un jeune sortit son portable pour le filmer, je dis au reste du groupe :
« Détachez-le ! »
« Quoi ?! Fais partir la fille et sa mère, on va le découper à la scie ! »
« Détachez-le ! Ça suffit !La petite 3Aichaha dit la vérité ! »
Au moment où l’homme fut libéré de ses liens, il arracha dans un accès de démence et de folie l’arme de la main de l’homme en hurlant puis se tirera une balle dans la tête !

L’orgueil est l’une des formes les plus destructrices qui existe sur Terre. En un rien de temps, elle peut détruire tout votre bon sens, tout comme une bombe nucléaire peut rayer une ville de la carte du globe terrestre.

Finalement il finit scié par les hommes qui l’avaient enlevé pour ensuite couler ses morceaux de chairs dans le béton d’un mur d’une cave, tout juste après que la petite 3Aichah et sa mère soient parties.
Quant à Mr Athias, il a fini par se faire volontairement renverser par son ancien comptable, un mois après ce drame, alors qu’il sortait d’un restaurant avec sa nouvelle compagne. Il n’avait pu contenir son envie de se venger en le voyant vivre de façon normale.
L’amour n’est pas une p-te !
Elle n’attend pas de se faire payer.
On aurait pu croire le contraire à force de voir trop de haine gratuite !

Le brutal effondrement d’une dictature
(Un cargo d’armes pour une révolte)

Deux mois après la mort du leadeur fou du parti xénophobe des « 969 », l’émir de Doha m’a rappelé pour faire de nouveau appel à mes services concernant la construction d’un building d’une de ses nouvelles sociétés.

Tamisé par autant de rebondissements en si peu de temps, je n’étais pas vraiment d’humeur à reprendre le travail. Je pensais plus à faire sur le moment ce que tout le monde ferait peut-être demain. Je réfléchissais à quel était le parcours de ma vie. Finalement, j’acceptais à une seule condition, en échange de mon service, livrer un cargo d’armes aux Rohingyas pour leurs auto-défenses.

Trois semaines après son appel, l’émir tint sa promesse.
Un cargo transportant des armes arriva clandestinement en pleine nuit pour livrer sur les rives du Myanmar. En quelques minutes, le peuple était prêt pour se battre contre le régime du tyran. Les semences de sa haine avaient fait pousser un champ d’hommes révoltés, partis armés devant son siège.
Des révolutionnaires se sont mis à la chasse à l’homme du Président en attaquant les institutions de la République de l’Union birmane.
Pétrifié en ayant été pris dans une fusillade, le Président n’a opposé aucune résistance.
Des hommes incontrôlables ont commencé à le pousser contre une portière de sa voiture de fonction, devant son chauffeur effrayé qui leva les mains l’en air, tentant d’échapper au lynchage.

Dans le mouvement de la foule, un homme commença à le frapper à la tête avec la crosse de son pistolet jusqu’à ce que son visage termine tuméfié et recouvert de sang, au point qu’il s’évanouisse et termine piétiné par une horde de révolutionnaires exigeant un changement de régime.

2h44 du matin, l’assaut des rebelles avait pris le contrôle de la capitale et le Président avait pris une centaine de balles dans le corps.

Dix jours plus tard, un autre gouvernement s’est formé, s’engageant à réformer les discriminations faites aux Rohingyas…

Vingt ans après, Aichah retourna vivre en Birmanie après être devenue une femme et décida d’ouvrir un restaurant en symbole de résistance et de souvenirs pour les membres de sa famille assassinée….

Il n’y a de véritable triomphe, qu’à partir de la vérité quand elle mène à l’obtention d’une justice et d’une paix durable.
La victoire se donne seulement à ceux qui l’ont toujours envisagée.
On ne fait attention au soleil qui brille seulement quand le bonheur ne nous a pas fait de l’ombre.

En me souciant du sort des hommes, j’ai réussi à ne jamais m’oublier moi-même.

La dignité et rien d’autre
(La meilleure des victoires est de conquérir la lutte pour le droit des hommes)

La paix ne peut régner en sacrifiant la liberté d’un peuple en l’oppressant ou en le forçant à asservir.
Si les tyrans bafouent la liberté individuelle, ils ne bafoueront jamais la leur.
Le courage d’être un homme libre ne s’obtient que lorsque vous avez le choix d’accepter la lâcheté de la servitude.

L’absolutisme est toujours mieux ordonné que la liberté
L’homme devient totalement libre que s’il est souverain de lui-même et qu’il se délivre d’être la proie d’un régime d’oppression.
Lorsque des milliers de vies sont en danger, la réprobation du silence ne peut qu’avoir lieu par des œuvres artistiques pour éveiller les consciences afin de pouvoir se recentrer sur l’humain.
Lorsque les pratiques de règles diplomatiques ont été jetées au fond d’une poubelle, cela ne peut qu’inspirer les auteurs à écrire toutes leurs révulsions face à des mesures qui sont une tragédie morale.
La liberté de nos droits fondamentaux ne se mendie pas. Elle s’arrache avec fermeté pour la vivre jusqu’à la fin de sa vie.

« Les hommes les plus enfermés sur eux-mêmes sont assurément ceux qui s’attachent à priver les autres de leurs libertés. »
Citation de Boël Souleymane

« Aucune tergiversation n’est tolérable face à un crime contre l’humanité.
La lâcheté aura toujours gain de cause sur vos échecs et afflictions, à l’inverse de votre courage qui n’abandonnera jamais le lien entre vos espoirs et votre réussite. »
Citation de Boël Souleymane

« Ne soyons pas comme des miroirs cassés, incapables de réfléchir, ni de renvoyer les images des autres. Le silence est le plus grand ami des génocidaires car il ne les trahira jamais. »
Citation de Boël Souleymane

Fin