citation du roman « le carré d’or de la haine » sur le massacre des musulmans dans l’état de rakhine en Birmanie

Dur de mettre fin à un nettoyage ethnique lorsque l’état Birman et la communauté internationale reste totalement inactif et immobile comme le tron d’un arbre dont les racines sont enfoui dans le sol de la violence.

Extrait du livre « le carré d’or de la haine »

Sortie prévue courant 2015 arton22043-c0481-120150529_1728087754280-12006572

Extrait du livre « le carré d’or de la haine « de Boel Souleymane sur le nettoyage ethnique des rohingyas

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« Deux hommes armés sont encore cachés dans la maison .Faites attention ! »
« Attend-nous dehors. Nous allons nous charger de ces fils de p-tes ! »
J’ai ramassé le flingue du gars qui avait pris les quatre balles dans le bide. Et nous nous sommes mis à avancer en silence dans cette maison qui était vaste et dont le nombre de cachette ne pouvait qu’être que très élevée. L’émir s’approcha d’une grande armoire.
Pour lui, il était certains qu’un des deux se cachaient à l’intérieur. En s’avançant à pas de loup il allait ouvrir la porte en s’apprêtant à faire feu.
Seulement en ouvrant la porte ils n’y avaient seulement qu’une soixantaine de passeport appartenant aux filles qui avaient été confisqué par les esclavagistes :
« M-rde ! Cet enfoiré n’est pas là ! »
En me retournant et en scrutant la pièce je m’aperçus d’un détail. Sous un rideau le bout d’une de ses chaussures dépassait.
En dressant mon doigt pour indiquer cela à l’émir. Il ne perdit pas un instant pour le flinguer sur place. L’homme tomba en s’accrochant au rideau pour finir envelopper dedans .L’émir se mis à dire : « il faut trouver le dernier. C’est lui le chef du réseau ! »
En entrant dans une la pièce nous entendirent bouger sous un lit. L’émir posa son flingue sur le matelas et allait s’apprêter à ouvrir le feu. Je me suis mis à crier :
« Nooonnn ! »
Une femme sortie d’en dessous en fondant en larmes. Après avoir nerveusement relâché mon souffle de soulagement je lui ai demandé :
« Est-ce qu’il reste des femmes à l’intérieur de la maison ? »
« Non elles sont toutes sorties ! »
« Ne pleure pas ! Tout est finie personne ne te fera plus aucun mal ! »
En regardant son visage et en l’entendant attentivement parler, je trouvais de façon troublante qu’elle ressemblait beaucoup à la petite Aïcha que j’avais adopté. Si Je savais que son père avait été tué avec ses tous ses frères et sœurs en Birmanie par les membres d’une milice radicale les « 969″ près de Naypyidaw. Je n’avais eu aucune véritable information sur sa mère. Peut-être pensait elle qu’elle avait avoir subi le même sort que les autres membres de sa famille ? Malgré la recherche du type je ne pouvais m’empêcher de l’interrogée :
« D’où viens-tu ? »
Elle me répondu avec exactement le même accent de la région que la fillette :
« Birmanie »
Ma gorge se mis à se serrer d’émotion et me yeux se noyer de larmes :
« Non ce n’est pas possible »
En sortant une photo de mon portefeuille de la petite fille la femme eu une réaction immédiate en s’écriant :
« Aicha!! »
En quelque minute, je compris en plein milieu d’une scène de violence que mon destin avait été écrit de sorte à ce que je retrouve la mère de cette petite qui était l’une seule rescapée d’un village.
Suite à la persécution de son ethnie par les radicaux bouddhistes birmans avec le soutien des autorités locales. La mère de la fillette fut contrainte de fuir rapidement Pour sauver sa vie. Après être resté six mois en Thaïlande. Elle avait fini en répondant naïvement à une annonce par se faire piégée et terminer dans les mailles du filet d’un vaste réseau de prostitution basé dans le golf. Pour ne lui laissée prendre aucun éventuel risque. Nous lui avons demandé de sortir rejoindre les autres femmes qui attendaient dehors le dénouement de leur drame. En fouillant la maison de fonte en comble l’homme restait totalement introuvable. Nous étions surs qu’il n’était pas sortie .Impatient à la suite de longue recherches infructueuses l’émir à décider de faire flambée la villa. Il voulait avoir définitivement s’assurer qu’il ne puisse pas sans sortir vivant. En brisant toutes les bouteilles d’alcool qu’il trouva dans le bar de la maison. Il jeta une allumette au sol en allumant le feu. Puis Il se me mit à me dire en rigolant grassement :
« On va attendre tranquillement que le loup sorte de sa tanière !»
L’homme s’était caché à l’intérieur d’un faux plafond. Seulement Il ne s’attendait vraiment pas à ce que l’on incendie la villa pour savoir où il s’était caché. Alors que les flammes s’étendaient frénétiquement et que la fumée s’était répandu dans toute la surface des pièces .L’homme n’avait pas d’autre choix que de prendre le risque de sortir pour ne pas finir en grillade. Au bout de quelques instants, l’homme couru en toussant pour plonger dans la vitrine et tenter une sortie pour s’enfuir et décamper. Après les éclats de la vitrine il atterri durement au sol après s’être couper une partie de la jambe. L’émir avança calmement en le regardant souffrir. Jusqu’à se retrouvé face à lui. Après l’avoir bien reconnu de sang-froid il lui tira les trois dernières balles de son chargeur dans la tête.
Après avoir flingué le chef du réseau de prostitution t. L’émir jeta son flingue au sol qui était encore fumant et sorti de sa veste son téléphone pour appeler son cousin inspecteur pour venir couvrir la scène de son crime. Alors que la maison continuait de brulée sous la puissance des flammes incandescentes .Après avoir clôturé son appel très brève. Il me regarda fièrement pour me dire : « Il fallait qu’il y ai une grande part de vérité dans la bassesse de mon mensonge. Je regrette d’avoir à mentir et de de vous avoir causé un tel désagrément » «Écoutez dans ce drame j’ai pu retrouver la mère d’une petite fille que j’ai adoptée récemment, et vous avez mis fin aux agissements d’un horrible réseau de proxénètes. Donc je ne vous cache pas que je n’en attendais pas tant de mon séjour. » Une fois que la police arriva et que le calme était revenu. J’ai appelé la petite Aïcha pour lui passer sa mère au téléphone : « Allo Aicha comment vas-tu ? » « Ca va mon nouveau papa mais dis-moi mais tu reviens quand ? Aujourd’hui je suis parti cherché des nouveaux habilles avec ma nouvelle maman » « « Aujourd’hui je suis parti chercher des nouveaux habilles avec ma nouvelle maman »
« Ah bon tu me monteras toutes les jolies choses que tu as acheté quand je rentrerai et bientôt tu pourras faire tout cela avec ta vrai maman » La petite fille resta muette d’incompréhension : «Quoi mais maman est morte dans la ville de Mandalay avec mon ancien papa ! » « Non ! Ce jour-là elle a pu se camouflé à temps sous un lit de sa maison pour échapper aux crimes de la milice des « 969″Hélas le reste de la famille n’a pas pu être sauvée quand tu es revenu elle était tout simplement resté sous le lit et elle avait peur d’en sortir » La femme se mise à parler en Birman à sa fille : «Aïcha c’est maman je suis vivante mon amour. Je t’aime » La fillette plongea dans un silence émotif envahi par ce raz de marée d’émotion pour laisser la place à des larmes joie. Sous la friture de la ligne téléphonique nous pouvions entendre les pleurs de sa joie .En écoutant la conversation. L’émir se laissa gagner par l’émotion et versa une larme de joie avant de dire à la dame : « Madame vous allez retourner voir votre petite fille à Paris dans mon propre jet privée et dès ce soir. Je vous en prie faites-moi cet honneur » La femme accepta en essuyant les larmes de son visage. 22h aéroport international de Dubaï Alors que nous étions à bord du jet privé de l’émir pour un retour vers Paris. Dans l’appareil la véritable de mère de 3Aichah me raconta comment tout avait commencé : « Les exactions et les pics de violences ont commencé après les discours haineux d’un moine bouddhiste ultranationaliste du nom d’Achin Werathou promouvant l’essor d’un bouddhisme radical et faisant émerger une campagne haineuse antimusulmane. Après le début de sa campagne de propagande la persécution des musulmans rohingyas est devenue courante et les massacres quotidiens. Depuis la survenue de son mouvement « 969″, les violences visant les musulmans ont éclaté dans plusieurs parties du pays. Et dans la ville de Meiktila, des émeutiers de sa milice ont passé trois jours à saccager et mettre le feu à des mosquées. Une vague d’islamophobie s’est abattue sur Meiktila, dans le centre de la Birmanie, laissant dans les rues des piles de cadavres décapitées sur La plupart des routes.. Le centre-ville était en effervescence. L’élément déclencheur fut une altercation dans un marché de Meiktila entre un vendeur musulman et des clients bouddhistes. Peu après, le meurtre sauvage d’un moine bouddhiste qui avait fait naitre une foule vengeresse partant à l’assaut de tous les magasins musulmans. Une foule hideuse et déchainées massacrant tous sur leurs passages de ceux qui n’étaient pas bouddhistes .Lorsque la nuit est tombée j’ai marchée plusieurs kilomètres avec comme seule compagne la peur au ventre de croisée ses partisans de la haine. Les braises des tensions religieuses étouffées pendant plusieurs années ont éclaté au grand jour. Les discours haineux et les appels à la discrimination d’Ashin Werathou ne faisaient que résonner dans les têtes des plus faibles d’esprits. J’étais persuadé que toute ma famille avait été massacrée. Sinon je n’aurai jamais abandonné ma fille Aïcha »
Tout le long du trajet pour notre retour à Paris la mère de la petite Aïcha évoqua avec tristesse les événements qui l’avait menée à la précipitation de son exode.
En me racontant les périples de sa vie jusqu’à sa séquestration dans la maison close de Dubaï. À cet instant pensif en pleine discussion, je venais de réaliser seulement maintenant que si je n’avais pas accompagné l’émir, cette femme n’aurait jamais su que sa fille était encore vivante.
Lorsque l’avion atterri je la sentais comme timide et gênée de savoir comment sa fille allait réagir à des retrouvailles si soudain et inespérés.
Lorsque tous les deux se sont vu le moment était inestimable, une forte charge d’émotion indescriptible qui vous laisse admiratif et muet.
Imaginez un instant que vous retrouvez votre mère après avoir eu la certitude qu’elle était morte au cours d’un génocide.
En l’apercevant elle s’est immobilisé un peu comme quand les gens font un malaise. Puis vivement elle a laissé tomber tous ses bagages à main pour courir dans l’aéroport se moquant de la foule pour la serrer fort dans ses bras comme pour lui faire entendre que son cœur battait encore très fort pour elle. Le plus dur lorsqu’on a frôlé la mort et subi la plus grande haine. C’est surement de réapprendre à vivre avec le bonheur en regardant de nouveau un sourire en effaçant du tableau de nos mémoires les souvenirs de nos proches qu’elle a pu toucher de plein fouet.images09QJ9GPWsans-titrehhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhsans-titrehhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh11297754_1625207504384282_901439921_n

Extrait du livre « le carré d’or de la haine » de Boel Souleymane

Après avoir flingué le chef du réseau de prostitution t. L’émir jeta son flingue au sol qui était encore fumant et sorti de sa veste son téléphone pour appeler son cousin inspecteur pour venir couvrir la scène de son crime. Alors que la maison continuait de brulée sous la puissance des flammes incandescentes .Après avoir clôturé son appel très brève. Il me regarda fièrement pour me dire :

« Il fallait qu’il y ai une grande part de vérité dans la bassesse de mon mensonge. Je regrette d’avoir à mentir et de de vous avoir causé un tel désagrément  »

«Écoutez  dans ce drame j’ai pu retrouver la mère d’une petite fille que j’ai adoptée récemment, et vous avez mis fin aux agissements d’un horrible réseau de proxénètes. Donc je ne vous cache pas que je n’en attendais pas tant de mon séjour. »

Une fois que la police arriva et que le calme était revenu.

J’ai appelé la petite 3a’ichaah pour lui passer sa mère au téléphone :

« Allo 3a’ichaah comment vas-tu ? »

«  Ca va mais tu reviens quand ? Aujourd’hui je suis parti cherché des nouveaux habilles avec maman »

« Bientôt trésor Je ne pense pas mon amour que tu as pu faire tout cela avec elle, car je suis avec ta vrai maman »

La petite fille resta muette d’incompréhension :

«Quoi  mais maman est morte dans la ville de Mandalay avec mon ancien papa ! »

« Non elle a pu se camouflé à temps sous un lit de sa maison pour échapper aux crimes de la milice des « 969 »Hélas le reste de la famille n’a pas pu être sauvée quand tu es revenu elle était tout simplement resté sous le lit et elle avait peur d’en sortir »

La femme se mise à parler en Birman à sa fille :

«3A’ichah c’est maman je suis vivante mon amour. Je t’aime »

La fillette plongea dans un silence émotif envahi par ce raz de marée d’émotion pour laisser la place à des larmes joie. Sous la friture de la ligne téléphonique nous pouvions entendre les pleurs de sa joie .En écoutant la conversation. L’émir se laissa gagner par l’émotion et versa une larme de joie avant de dire à la dame :

« Madame vous allez retourner voir votre petite fille à Paris dans mon propre jet privée et dès ce soir. Je vous en prie faites-moi cet honneur »

La femme accepta en essuyant les larmes de son visage.

22h aéroport international de Dubaï

Alors que nous étions à bord du jet privé de l’émir pour un retour vers Paris.

Dans l’appareil la véritable de mère de 3Aichah me raconta comment tout avait commencé :

« Les exactions et les pics de violences ont commencé après les discours haineux d’un moine    bouddhiste ultranationaliste du nom d’Achin Werathou promouvant l’essor d’un bouddhisme radical et faisant émerger une campagne haineuse anti-musulmane . Après le début de sa campagne de propagande la persécution des musulmans Rohingya est devenue courante et les massacres quotidiens. Depuis la survenue de son mouvement « 969 », les violences visant les musulmans ont éclaté dans plusieurs parties du pays. Et dans la ville de Meiktila, des émeutiers de sa milice ont passé trois jours à saccager et mettre le feu à des mosquées. »

Extrait du livre « Le carré d’or de la haine » sortie prévue courant 2015

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Roman « La lumière des sens « de Boel Souleymane le visage de l’horreur du trafic de diamant en Afrique

la-lumic3a9re-des-sens-22LA lumière des sens

Résumé du livre: «La lumière des sens »

L’emploi de Trayvon Johnson un besogneux  cleptomane incorrigible n’aura été que de courte durée. Seulement deux jours, avant d’être renvoyé du centre de tri postal de la ville de Boston. Après avoir été pris sur le fait en train d’ouvrir une série de colis pour dérober leurs contenus. Après un licenciement expéditif

Il se rend compte une fois chez lui, qu’il a encore dans sa veste une lettre destiné à un diamantaire de la ville.

En l’ouvrant pour la lire, il découvre une série de photos de diamants qui lui promet d’être livré à un jour et une heure précise.

Provenant d’un sombre mercenaire qui écume les territoires de l’Afrique centrale pour réapprovisionner les vitrines de sa boutique. En décidant de braquer le mercenaire il fera la surprenante rencontre d’un étrange aveugle qui le conduira à retourner dans la région ou ses diamants ont été volés

Index des chapitres :

  • Citations et préface de l’auteur sur les pillages des ressources naturelles de la région des grands lacs et des maux du néocolonialisme
  • Préambule de l’auteur sur les pillages de la région du Kivu
  • Un mauvais début de journée pour un voleur de courriers dans un centre de tri postal
  • (Une lettre entre les mains du mauvais destinataire)
  • On ne cache pas tout à un aveugle
  • (Au regard de la vérité)
  • De Boston au Kivu
  • (Perdu en plein milieu de la grande forêt tropicale d’Itombwe)
  • Goma, une ville meurtrie plongée dans le chaos et les marchés clandestins
  • (Au cœur d’un système régional de conflits armés et du trafic des matières premières)
  • À défaut de mettre un visage sur un nom
  • (Juste une voix sur prénom)
  • Les secrets d’une lettre révélant l’origine d’une poignée de diamants volés
  • (Le sang des minerais)
  • Massacres et atrocités commis dans le silence d’une guerre oubliée
  • (La succession d’une violence aveugle et sourde)
  • Changer le menu du gras de la misère en préparant la révolte pour l’obtention d’une vraie indépendance
  • (Gagner la confiance d’un parrain de la corruption)
  • Résister ou subir le sens de dures réalités
  • (La vengeance de tout un Peuple)
  • Citations et préface de l’auteur sur les pillages des ressources naturelles de la région des grands lacs et les maux du néocolonialisme

« L’écriture doit servir à pouvoir raconter toutes les horreurs qui peuvent vous laissez sans voix. »

Citation de Boël Souleymane

« J’aurais pu naître au Kivu, mais je suis né ailleurs.

Est-ce une raison pour oublier que j’aurais pu vivre ce qu’ils vivent ? »

Citation de Boël Souleymane

« Les génocides oubliés par l’indifférence des hommes sont ceux qui feront toujours le plus de victimes. »

Citation de Boël Souleymane

« Les exploitations minières des multinationales ont nourri les conflits dans la région du Kivu.

Quand les médias taisent l’horreur, les charniers produits par les génocidaires peuvent s’étendre jusqu’à perte de vue. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand l’indifférence vous amène à refuser de vous intéresser à l’humanité lorsqu’elle subit l’un des pires crimes, votre attitude ne peut qu’encourager la folie de ses assassins. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que l’Afrique restera la proie et le libre-service de l’Occident et de l’Amérique fixant eux-mêmes leurs tarifications des ressources énergétiques de l’industrie des minerais, le continent restera en marge d’un développement éducatif et médical. »

Citation de Boël Souleymane

« Si le massacre des peuples est toujours à géométrie variable concernant le nombre de ses victimes, la chasse des bénéfices financiers et les guet-apens tendus aux enjeux stratégiques sont en revanche toujours parfaitement calculés par les producteurs de ces conflits. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand une vérité est étouffée, l’écrire devient son seul oxygène. »

Citation de Boël Souleymane

« L’essence du néo-colonialisme, c’est que l’Etat qui y est assujetti est théoriquement indépendant, possède tous les insignes de la souveraineté sur le plan international. Mais en réalité son économie, et par conséquent sa politique sont manipulées de l’extérieur. »

Citation de Kwame Nkrumah

« Je préfère la pauvreté dans la liberté que la richesse dans l’esclavage. »

Citation de Sékou Touré

« L’indigence et l’inégalité criantes sont des fléaux si épouvantables de notre époque, qu’elles ont leur place aux côtés de l’esclavage et de l’apartheid. »

Citation de Nelson Mandela

« La lutte pour la dignité des hommes est un combat qui ne doit faire aucun absent. »

Citation de Boël Souleymane

« L’humanisme semble s’être évaporé pour les richesses que contient la Terre.

Les diamants sortent d’elle pour des boutiques de luxe.

Et certains hommes finiront par y rentrer pour la bêtise de leurs guerres d’intérêts devenues de répétitifs conflits armés. »

Citation de Boël Souleymane

« Si le goût de la vérité vous semble souvent être très amer, c’est sûrement parce que ceux qui ont l’habitude de vous mentir vous présenteront toujours leurs mensonges sous l’aspect des plus délicieuses sucreries. »

Citation de Boël Souleymane

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants mais l’indifférence des bons. »

Citation de Martin Luther King

« Très souvent l’amour du gain des hommes assassine toutes leurs humanités pour accéder aux passions du luxe.

En ne cherchant qu’à avoir, ils finissent par ne plus rien être. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que les grandes puissances occidentales et les troupes de l’impérialisme étasunien ne cesseront pas de soutenir des dictatures et d’imposer par la force leurs commerces déloyaux pour dévaliser les ressources naturelles africaines, les freins du développement en Afrique ne seront jamais levés. »

Citation de Boël Souleymane

« Le drame pour le développement de l’Afrique est que son économie ai  fini l’otage des multinationales et de certains régimes politiques les plus dictatoriaux. »

Citation de Boël Souleymane

« L’extermination de beaucoup de peuples a vu le jour par le simple fait d’être des populations vivantes dans des villages situés au sein de régions minières convoitées. »

Citation de Boël Souleymane

« La cupidité n’est autre qu’un dogme suicidaire lent qui conduira l’homme à toujours justifier l’injustifiable. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les cerveaux pouvaient faire le même bruit que le ventre quand il est vide, la plupart des crânes de politiciens gargouilleraient du matin au soir et leurs ventres resteraient silencieux. »

Citation de Boël Souleymane

« Le problème n’est pas l’existence de l’argent mais les esprits qui acceptent la cupidité en effaçant en eux toutes les traces de la charité comme si elle n’avait jamais existé.

Les hommes les plus bêtes ont transformé leurs consciences en un lieu d’abattoir.

La cupidité mène toujours à la perte de ceux qui s’y livrent. »

Citation de Boël Souleymane

« Les spéculations des banques ne font que pousser le tiers-monde dans le gouffre de la famine.

L’homme a fabriqué de l’argent qui a ensuite produit les plus gros êtres dégueulasses n’ayant jamais eu une sincère considération pour l’humanité. »

Citation de Boël Souleymane

« Si un homme aveugle des yeux peut se laisser guider par un chien, un homme aveugle du cœur ne se laissera jamais guider par personne. »

Citation de Boël Souleymane

« Si l’Afrique est constamment déguisée en mendiante par les médias, c’est pour faire oublier à qui profite l’étendue de ses richesses et que ses anciennes colonies ont changé de méthodes pour leurs intérêts.

Mais demeurent toujours des colonisateurs. »

Citation de Boël Souleymane

« Celui qui a senti les effroyables relents de la guerre, ne peut que savourer la douceur du parfum de la paix. »

Citation de Boël Souleymane

« Le comportement d’excellence est la clef pour ouvrir la porte des hauts degrés. Agissez en bien sincèrement de manière à ne jamais rester sur son palier. »

Citation de Boël Souleymane

« L’attachement aux plaisirs du bas monde a rendu plus d’aveugles que ses éclipses. »

Citation de Boël Souleymane

« Si la vérité sur l’origine des diamants qui se trouvent dans les vitrines des plus grandes bijouteries pouvait apparaître sur eux, alors ils perdraient tous leurs éclats, tellement elle est plus sombre que les fonds des mines d’Afrique dans lesquelles ils ont été volés. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand la cupidité s’installe dans le cœur d’un homme, il aura beau posséder tout ce qu’il veut. Il finira par envier celui qui a d’avantage et, mépriser celui qui n’a rien.

Le luxe le mène en bateau jusqu’à le faire chavirer.

La soif de ses désirs ressemble à un homme qui cherche une ombre dans l’obscurité. »

Citation de Boël Souleymane

« Rien de pire que de priver un peuple de toute sa réflexion et d’une éducation salvatrice pour la remplacer par une dictature étatique dans le but de cultiver chez lui une ignorance destructrice. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que nos paupières resteront fermées, ficelées par une volonté moribonde, nous ne verrons jamais la naissance de nos rêves. »

Citation de Boël Souleymane

« Le colonialisme impose la répétition de l’identique culturel comme un destin, fonctionnel à sa propre stabilité. Comme conséquence, la culture des colonisés, « autrefois vivante et ouverte sur l’avenir », écrasée par l’oppression militaire, économique et symbolique du colonisateur, se ferme, figée dans le statut colonial, prise dans le carcan de l’oppression. A la fois présente et momifiée elle atteste contre ses membres. Elle les définit en effet sans appel. »

Citation de Frantz Fanon

«La frayeur du constat que l’argent passe toujours avant les hommes fera toujours saigner abondamment mon encre.

Surtout lorsque je remarque que l’évolution des cours des marchés de la bourse sont beaucoup plus bruyant que ne le sont les indignations pour les drames humanitaires silencieux, oubliés et murés par le capitalisme»

Citation de Boël Souleymane

« La dominance des pays néo-capitalistes a fait que le monde régresse vers les égalités, et progresse vers ce qu’il y a de plus abominable. »

Citation de Boël Souleymane

« Lorsque consciemment on s’intéresse aux chiffres des rentes des matières extractives dont profitent les multinationales pour l’exploitation des ressources africaines, et ceux qu’elles reversent à leurs états par rapport à leurs profits. On comprend pourquoi la famine tue encore et que l’absence des infrastructures  médicale demeure encore une  abjecte réalité. On pourrait facilement penser en plongeant dans la lecture de leurs contrats d’exploitations que Bernard Madoff n’était qu’un novice chez les escrocs. »

Citation de Boël Souleymane

« Aux espoirs robustes empilés par les tragédies  qui ont survécu en ayant été les témoins des horreurs  les plus indescriptibles  par la découpe des morceaux de chairs meurtrie par la haine.

Vivre en paix est un désir qu’on ne doit jamais perdre même si la guerre est encore omniprésente »

Citation de Boël Souleymane

« Effacer vos valeurs pour accepter de les réécrire par celles des puissances colonisatrices reviens à faire de vous un des plus grands ennemis de la liberté pour le bien être de votre peuple. »

Citation de Boël Souleymane

« Entre conflit d’influence et corruption généralisé l’espoir d’une paix durable ressemble parfois à une plante privée d’eau.

Pourtant ce n’est pas les larmes qui manque mais la stabilité du calme pour les sécher. »

Citation de Boël Souleymane

La convoitise de l’argent dans l’esprit des hommes ressemble à un raz de marée dans un village de vacance dès son passage plus rien n’est homogène et pacifique

Il n’y a qu’à constater ce que les enjeux territoriaux liés aux richesses des matières premières ont engendré comme désastre dans la région du Kivu.

Citation de Boël Souleymane

« Le sang du pauvre, c’est l’argent. On en vit on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance »

Citation de Léon Bloy

« Le Congo ne possède aucune usine d’armement. Par conséquent la  guerre  est alimentée par le commerce mondialisé de façon  illicite .Les guerres de mouvement sont contrôlés par des groupes internationaux ou pour la chasse aux matières premières  leurs états d’âmes  se sont changé en états d’armes pour le profit des multinationales européennes et étatsuniennes. »

Citation de Boël Souleymane

« Si un homme n’est pas prêt à affronter un risque quelconque pour ses opinions, ou bien ses opinions ne valent rien, ou bien c’est lui qui ne vaut rien. »

Citation d’Ezra Pound

« Nos valeurs ne se trouvent pas dans le CAC 40 ni la finance internationale.

Voilà pourquoi notre éthique ne se retrouvera jamais sur la braguette des gestionnaires de Wall Street. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les innocents surfs sur des vagues de violences.

C’est parce qu’elles ont des cycles comme celles de l’eau.

Elles ne cesseront de ceux reproduire tant que des régimes oppressifs ne donneront pas à leurs peuples des conditions décentes pour vivre.

Les mauvaises gouvernances ont des morales aveugles, comme celles des tyrans de l’histoire qui va suivre la lumière des sens »

Citation de Boël Souleymane

Ce livre est dédicacé à tous ceux qui vivent dans la crainte d’être massacrées égorgés et découpés à la machette, sur le territoire de la province instable du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour toutes les populations

Spoliés et usées par des regains de violence et des régimes corrompus établi par les politiques du monde occidental.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux génocides africains et aux vols de ces ressources commis par de très grandes multinationales qui eux sont l’une des plus écœurantes réalités.

Par conséquent, tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existées.

Il se peut qu’un jour un ancien agent de tri de la ville de Boston vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre…..

Préambule de l’auteur sur les pillages de la région du Kivu

Derrière des diamants qui brillent, combien de vies ont été éteintes ?

Depuis longtemps, l’Afrique est un continent riche mais victime du placement des pires dictatures mises en place par des hommes de réseaux externes à la politique de ses gouvernements et d’un capitalisme sauvage et dérégulé, émanant d’entrepreneurs étrangers et malhonnêtes ayant laminé l’espoir d’offrir à sa jeunesse l’accès au savoir et aux soins.

Si j’ai choisi la région du Kivu pour cette nouvelle histoire, c’est pour aborder les dessous d’une décennie d’horreurs d’un conflit armé : un sous-sol qui regorge de différentes matières premières dans l’une des plus belles régions du Monde située à l’Est de la République Démocratique du Congo en plein cœur de l’Afrique.

Tout ceci ne pouvait qu’attirer que tristement la cupidité des êtres les plus avides de la Terre, prêts à tout pour satisfaire leurs infâmes désirs ou la  finalité dans leurs afféteries impitoyables aux gains.

Les larmes ont tellement coulé à cause de ces terres fertiles que l’on n’imagine difficilement voir un jour s’assécher, la région des grands lacs en gardant la même gouvernance.

 

Le début de cet effroyable massacre de civils n’est en réalité tout autre qu’une guerre fratricide entre Africains.

Mais ces raisons sont en réalité essentiellement économiques de par la richesse de cette zone.

Le problème de fond est en évidence le contrôle de certains territoires miniers de très grands groupes européens et étasuniens pour s’accaparer les ressources naturelles du Congo.

Les multinationales avec la complicité des grandes puissances internationales ont alors provoqué ce conflit.

Les militaires se sont mis à piller ces ressources pour de grands groupes occidentaux, pillant principalement des minerais coltan et autres matières premières.

Un minerai de tantale servant à la fabrication d’appareils électroniques miniaturisés comme les téléphones mobiles, mais également les mines de diamants pour se retrouver dans les plus belles bijouteries d’Europe et des Etats-Unis.

Dans ce conflit sanglant, les médias occidentaux, les grands groupes d’intérêts les plus égoïstes au Monde, et la passivité du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont laissé des milliers d’Africains se faire massacrer tout en les privant de leurs ressources naturelles.

Plus de cinq millions de morts en l’espace de dix ans d’après certains observateurs du conflit tous cela    dans un affligeant silence insupportable.

Voilà les raisons qui m’ont poussé à écrire l’histoire qui va suivre : « La lumière des sens ».

Un jour, un ex-Président français du nom de Jacques Chirac ayant eu l’honnêteté de reconnaître que l’homme Africain est encore aujourd’hui oppressé par les multinationales françaises et américaines qui puisent sans relâche les minerais des pays sans en faire profiter les populations, a dit :

« On greffe de tout aujourd’hui, des reins, des bras, un cœur. Sauf les coui-les, par manque de donneurs. »

La vérité est parfois brute, amère et crue, surtout quand elle dévoile la réalité  de certains hommes…

Les retombées économiques des multinationales sur le continent africain ressemble aux pas d’un homme ayant marché dans le désert avant une tempête de sable.

Aucune marque d’infrastructure digne pour les populations africaines n’indique que d’énormes bénéfices ont été réalisés.

Les guerres profitent à leurs fabricants.

L’émergence des conflits est souvent stratégique.

L’instabilité d’un pays par une guerre possédant des enjeux économiques importants permet de faire chuter les prix des ressources agricoles et minières.

Et tout cela, les gros industriels l’ont parfaitement  compris.

Les dangers des exploitations minières illégales pour la région du Kivu où s’étendent les plus grandes réserves mondiales de coltan ont malheureusement alimentées les guerres les plus sanglantes et ont dégradé gravement l’écosystème forestier de cette région. Pourtant la paix n’a pas de prix, mais s’évince souvent prestement par des guerres très lucratives.

Il y a un proverbe congolais qui dit : « seul un ignorant va s’abreuver dans un étang où est mort un chien ».

A notre époque, l’étang a été vidé par la soif de pouvoir des hommes ayant pris l’habitude de pisser sur les droits des hommes pour marquer leurs territoires.

La patience est une arme qu’on ne doit jamais retourner contre soi-même.

On peut perdre la vue et développer tous ses autres sens.

On peut tout perdre du jour au lendemain comme tout avoir.

L’importance est de ne jamais oublier qui nous le fait parvenir.

Si la valeur de la vie c’est un mort qui te la donnera, la valeur de la vue c’est un aveugle qui te la donnera.

L’argent a encrassé le cœur de certains qui ont empoisonné leurs morales et vendu leurs valeurs. La corruption leur a accordé des toilettes en or, mais leur dignité est devenue aussi repoussante que quelqu’un qui en sort après être parti déféquer.

Un cœur sain d’être frelaté à de l’argent sale a plus de valeur que n’importe quel poids d’or de 24 carats. L’ambition des capitalistes ressemble à un panache de fumée, ils avancent coûte que coûte, aveuglés sans ne rien voir.

Les valeurs autrefois dans leur cœur étaient comme des braises sur lesquelles le souffle de l’argent a totalement transformées en un amas de cendres. Il arrive que le surréalisme qui découle du capitalisme pousse l’humanité dans la falaise des abominations.

  • La course au coltan, les détails du mobile d’un crime économique :

Le coltan (mot-valise pour columbite-tantalite) est un minerai de couleur noire ou brun-rouge dont on extrait le niobium (d’abord appelé colombium) et le tantale. Il est formé par l’association de deux minéraux, la columbite (ou colombite).

La colombite a été découverte en Nouvelle-Angleterre (États-Unis). Le coltan se trouve en quantité commerciale en Afrique centrale, notamment en République Démocratique du Congo dans la région du Kivu qui détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu’en Australie, au Brésil, au Canada, en Espagne, dans la région de l’Orénoque au Venezuela et en Chine.

Le tantale préparé à partir du coltan est indispensable à la fabrication de composants électroniques, notamment condensateurs et filtres à onde de surface, utilisés en particulier dans les téléphones mobiles. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80 % du marché du tantale (réf. Danielle Beaugendre).

Vous trouverez chez les génocidaires beaucoup d’exterminateurs qui agissent pour le compte des grandes multinationales en usant des stratèges les plus bas  pour  s’accaparer les richesses des terres africaines, afin d’assouvir leurs cupidités aiguës.

L’avidité aux gains par certains hommes est un broyeur pour le développement de l’humanité. L’implantation des rouages du capitalisme monopolistique au sein des pays africains est le cancer du développement de l’Afrique.

Tant que les richesses de ce continent ne cesseront d’aller aux grands industriels et aux hommes de paille mis en place par les gouvernements occidentaux, le peuple africain manquera de ses droits les plus fondamentaux. Les entrailles de la Terre regorgent des plus belles merveilles.

Les entrailles de certains hommes regorgent des plus laides intentions pour mettre les mains dessus. Une des réalités  atroces qui se greffe à l’actualité et que chaque tragédie ne dispose pas de la même couverture médiatique.

Si un homme ouvre le feu dans une université américaine, cela fera immédiatement les gros titres.

Mais s’il tire dans une université africaine il y aura peut-être juste sous réserve un article.

Le meilleur des exemples pour illustrer tout cela est le silence des médias sur les massacres du Kivu.

Cet ouvrage est dédicacé à tous les enfants de la région du Kivu et du continent africain qui sont victimes de près ou de loin des maux de conflits d’intérêts dus aux spoliations des richesses naturelles de leur continent. Le silence n’a aucune raison de se prolonger en masquant les horreurs qu’il sait comme étant une vérité.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux pillages des ressources naturelles par les multinationales de la région du Kivu ancienne province de l’Est de la Démocratie du Congo qui demeure l’une des plus abominables réalités.

Par conséquent tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existés.

Il se peut qu’un jour un cleptomane d’une ville américaine vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre…

Mieux vaut vivre en paix avec un sol pauvre qu’en guerre avec un sol riche.

Seulement quand on naît au Kivu, on marche sur de l’or et on nage dans le sang.

Les attentes de nos vies ressemblent parfois à un coli piégé ou à une lettre en transit. Même si ils ont été affranchis aux bons tarifs, rien ne dit forcément qu’ils vont arriver aux bons destinataires…

La réglementation des transparences des revenus d’industries extractives en Afrique est aussi claire que le fond d’un gouffre d’une forêt dense en pleine nuit, facilitant ainsi les pratiques les plus frauduleuses des plus grandes compagnies étrangères. Les bénéfices des ressources naturelles qui pourraient servir aux budgets de l’éducation et de la santé ressemblent à de l’éther qui s’est évaporé.

Des guerres pour un minerai rare et précieux de couleur noire indispensable à l’industrie électronique ont généré l’une des plus grosses tragédies humaines faisant plus de cinq millions de morts. Le coltan très convoité par les gros entrepreneurs occidentaux fabricants d’appareils de téléphones mobiles, ne pouvait répondre à la demande de leurs acheteurs.  Si ils ne possèdent pas ce matériau essentiel à la réalisation des produits de la technologie actuelle tels que les téléphones portables, les consoles de jeux, ou les satellites, ce minerai apparaît clairement être devenu le mobile du crime des populations de l’Afrique centrale stimulant les groupes armés de partir à sa conquête pour le revendre aux grandes multinationales à très bas prix pour leurs besoins de production. Les comportements égoïstes du Président ont condamné son peuple au carcan de la misère et au boulet d’une vie indigne représentant complètement l’inverse de la sienne faite que de luxe et des plaisirs mondains si raffinés.

Comme si il pouvait y avoir une jouissance à voir son peuple crever.

L’enjeu central des guerres en Afrique et la plupart des conflits sur son territoire proviennent des ressources naturelles. La pauvreté de ce continent s’est fortement accrue par la mauvaise gouvernance des régimes corrompus installés au pouvoir par les anciens pays colonisateurs et les abus des échanges commerciaux des plus grandes multinationales.

Le drame du Kivu n’est rien d’autre qu’une  guerre pour des matières premières dont regorgent les sols du  Congo, et où les forces onusiennes ont été inactives face au summum de l’atrocité. Un dictateur  peut ruiner son pays pour satisfaire ses propres intérêts plus vite qu’une balle peut vous trouer la peau !

Lorsque l’on perd un de nos sens, on peut arriver à décupler tous les autres.

Dans ma vie j’ai vu des aveugles savoir où ils allaient, et des voyants finirent par se perdre.

J’aimerais que les guerres civiles qui trouvent leurs origines dans le trafic des matières premières meurent de faim. Mais les enjeux économiques dans une zone de non droit en proie aux violences sont toujours là pour nourrir la haine conduisant aux plus longs conflits armés, et ce, pour servir les intérêts des puissances continentales impérialistes.

Les graines du capitalisme sont génératrices d’inégalités produisant des déserts de sentiments et des sécheresses de larmes vidant les hommes de leur humanité jusqu’à ce que la source de leurs sensibilités se tarisse entièrement. L’exploitation des hommes par des hommes a cruellement fait que la rentabilité des guerres à fait naître des contrefaçons de la paix.

Mon écriture ne se nourrit que de ce qui me donne profondément envie de vomir. L’art de la littérature est un moyen par lequel les injustices doivent être combattues artistiquement et intellectuellement et pour cela, les encriers n’ont pas une goutte à perdre.

Le commerce illicite des diamants bruts a fortement  activé les conflits des  guerres qui ont meurtri  l’Angola, le Liberia, la Sierra Leone et la République Démocratique du Congo (RDC), principalement dans les années 1990-2000. Et l’amour de l’argent a développé des  passions pour l’injustice. Chaque drame mérite d’avoir son histoire. Parce que les traces des écrits demeurent pour pousser les yeux à faire revivre les souvenirs dans les cœurs, après que l’indifférence les ait fait cruellement mourir.

L’inacceptable est un moteur profond pour que le courage des hommes ne tombe jamais en panne.

Ne faites jamais le deuil de la vérité, le mensonge n’a pas besoin qu’on lui construise une maternité !

Ce livre est dédicacé à tous ceux qui vivent dans la crainte d’être massacrées égorgés et découpés à la machette, sur le territoire de la province instable du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour toutes les populations

Spoliés et usées par des regains de violence et des régimes corrompus établi par les politiques du monde occidental.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux génocides africains et aux vols de ces ressources commis par de très grandes multinationales qui eux sont d’une des plus écœurantes réalités.

Par conséquent tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existées.

Il se peut qu’un jour un ancien agent de tri de la ville de Boston vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre.

Un mauvais début de journée pour un voleur de courriers dans un centre de tri postal

(Une lettre entre les mains du mauvais destinataire)

6h35 – Centre de tri postal de la ville de Boston.

Lorsqu’on est cleptomane, on ne garde jamais très longtemps un emploi.

Cela allait faire son deuxième jour que Trayvon allait travailler.

Mais sa journée n’avait à peine commencé qu’il s’est fait virer au bout de deux heures de travail.

Rien d’étonnant, mettez un cleptomane dans un centre de tri postal et il ne résistera pas longtemps à ouvrir des colis pour prendre tout et n’importe quoi.

Alors que les colis défilaient sur un tapis mécanique à toute allure, il péta complétement les plombs en répondant à ses pulsions pathologiques. Il déchira l’emballage de nombreux colis pour mettre tout et n’importe quoi dans le fond de ses poches : allant de confiseries aux sex toys, jusqu’aux biscuits pour chien.

Sa veste de travail était gonflée tel le ventre d’une femme enceinte, par tout ce qu’il avait pu prendre.

Manque de chance pour lui.

Les agents de télésurveillance avaient tout de suite remarqué son attitude suspecte et étrange.

« Max regarde un peu cet employé. Il déchire tous les colis pour se servir.

Préviens le responsable et les agents de sécurité ! »

Chaque jour était aimanté par une impulsion régulière à voler indépendamment de ses besoins économiques.

La pathologie dont souffrait Trayvon faisait qu’il ne pouvait jamais garder un boulot plus d’une semaine.

Alors qu’il devait porter sur lui une cinquantaine d’articles dérobés, un responsable de la Poste fou furieux se mit à rentrer dans le local du centre de tri en s’exclamant :

« Pu-ain ! Tous les colis qui passent sur la chaîne ont été déchirés.

Arrêtez-moi cette pu-ain de chaîne !! Tous ces colis ne peuvent être expédiés dans l’état où ils se trouvent.

Hey toi là-bas ! Oui, toi le nouveau !

Tu n’as pas l’impression que les vêtements que tu portes ne sont pas trop gonflés avec tout ce que tu as pu mettre dans tes poches ? »

« Ça a recommencé Monsieur. C’était plus fort que moi. »

« Tu diras ça au Directeur qui vient d’exploser de rage en voyant la vidéo de tes vols ! »

Trayvon tenta de vider au compte goute ce qu’il avait sur lui, en jetant maladroitement les articles derrière le dos du responsable qu’il suivait avant de se retrouver dans le bureau du Directeur.

« Asseyez-vous Monsieur Je viens de visionner la vidéo de vos vols. Très impressionnant mais à la fois très inexpérimenté.

Avez-vous une idée du nombre de colis que vous avez pu déballer ? »

« À vrai dire non  Monsieur, à quoi cela m’aurait t ’il servi de les compter au moment où je les ai ouverts ? »

« Cent vingt-cinq colis p-tain de m-rde !

Il ne s’agit pas d’un simple vol, mais plutôt d’un pillage postal ! »

« M-rde et m-rde !! Je sais que je dois me soigner.

Vous pouvez appeler le commissariat de Boston.

Ils vous confirmeront que je suis bien connu chez eux pour des actes de cleptomanie pour avoir fait de véritable carnage sur des rayons.

Vous avez devant vous un des plus grands multirécidivistes de la ville. »

« Votre passé, je m’en fous. Votre présent c’est que vous êtes viré !

Prenez vos affaires et foutez-moi le camp!

Avant que j’appelle la police ! Vos heures de travail seront décompté pour rembourser tous les colis que vous avez ouverts

Espèce de petit co-nard de voleur ! »

Une fois rentré chez lui, Trayvon envahi par la frustration d’avoir perdu son travail, s’empressa de retirer violement sa veste d’agent de tri pour la jeter à la poubelle.  Quand soudain, une lettre s’envola de sa  veste sur le sol. L’adresse d’un diamantaire de Boston se trouvait sur l’enveloppe. À l’attention d’un monsieur du nom d’Elie Zimmerman.

Curieux de connaitre son contenu Trayvon l’ouvrit sans perdre un instant. En ouvrant l’enveloppe, un petit catalogue de diamants s’y trouvait, accompagné d’une longue lettre concernant la confirmation d’un rendez-vous pour la transaction de pierres précieuses qui avaient été volés dans une mine du Kivu de l’Afrique centrale.  Dans la lettre le correspondant qui écrivait à Mr Zimmerman se vantait d’avoir abattu deux hommes dans une mine après qu’ils aient trouvé d’impressionnantes pierres précieuses.  Au moment où ils allaient remonter, il leur a tiré quatre balles chacun. Puis il est descendu chercher les pierres et en a donné à un rebelle qui se trouvait avec eux afin de lui acheter son silence. L’homme lui proposait de lui vendre au prix de cent vingt mille dollars des diamants estimés à environ deux cent quarante mille dollars. La transaction devait se dérouler dans un parking sous-terrain à l’étage 0.

Trayvon regarda la lettre et se mit à réfléchir.  Il partit chercher une nouvelle enveloppe en réécrivant l’adresse de la même manière pour ensuite partir la déposer directement dans la boîte aux lettres du diamantaire.  Pour lui, l’occasion était irrésistible de venir le jour de la transaction pour faire en sorte de braquer l’argent et les diamants.

Deux jours plus tard….

Une fois sur place, Trayvon pensait qu’il serait très facile de braquer les diamants et l’argent de la transaction des bijoux, mais il n’aurait jamais pensé que le diamantaire se serait pointé en présence d’une escorte de deux hommes surarmés qu’il avait payés pour veiller à sa sécurité. Allongé sous sa voiture dans un parking souterrain depuis environ un quart d’heure, les écouteurs de son iPod dans les oreilles, il vit débarquer une limousine blanche aux vitres teintées et une Lamborghini grise foncée.

Les deux hommes se saluèrent autour des gardes du corps qui semblaient nerveux en surveillant les alentours.

Trayvon savait pertinemment que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus.

Il ne savait pas comment s’y prendre pour braquer quatre hommes en même temps.

Au moment où il aperçut le diamantaire sourire en en ouvrant la mallette des diamants qui fit signe à un homme de lui remettre le fric, il perdit totalement son sang-froid et commençait à tirer sur tout le monde.

Sa première balle est partie dans la balle du garde du corps.

La deuxième dans la poitrine du diamantaire.

L’autre a voulu répliquer mais n’a pas vu tout de suite d’où les balles venaient.

Deux hommes sont tombés à terre et deux autres se sont cachés derrière une voiture.

Un des deux s’écria :

« Sous la voiture !

C’est là que ce fils de p-te est caché ! »

Un homme tira vers le dessous de la voiture :

« Bang Bang »

Tandis que le mercenaire pensa tout à coup que le diamantaire lui avait tendu un piège et qui ne faisait que semblant d’être mort.

Mécontent, il sortit son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture :

« Bande d’en-ulés de vos mères, vous m’avez trahi !

Personne ne connaissait le lieu du rendez-vous à par vous ! »

L’homme avança vers Trayvon tout en vidant l’intégralité du contenu de son chargeur.

Trayvon s’est pris une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer à son tour trois balles dans le thorax.

L’homme tenta de s’agripper à la voiture avant de chuter violemment à terre en postillonnant son hémoglobine.

Voyant tout cela, Trayvon s’empara rapidement des deux mallettes et monta à bord de la Lamborghini en constatant que les clefs étaient restées pendues dans la serrure du contact.

En relevant la tête rapidement avant de démarrer, Trayvon aperçut trois gardiens du parking venir en discutant entre eux avec leur talkie-walkie afin de signaler qu’un fait tragique venait de se produire. Sans perdre un instant, il démarra en fonçant sur eux, jusqu’à faire passer le plus téméraire par-dessus le toit de sa voiture après qu’il ait tenté de le stopper en se mettant en plein milieu de la route. Trayvon accéléra de façon âpre pour s’assurer d’avoir assez d’allure et défoncer la barrière de sécurité du parking souterrain.

« Braak ! »

Arrivant à toute vitesse après avoir cassé la barrière automatique, son véhicule se retrouva à couper la route à une voiture qui lui rentra dedans à toute vitesse. La voiture de derrière freina en tournant jusqu’à ce que l’impact du choc fasse monter la voiture sur le toit d’une autre voiture. Fortement choqué par le choc, Trayvon sortit dans la rue en prenant les deux mallettes et boitait suite à la balle qu’il s’était pris dans le mollet…

Trayvon pissait tellement le sang qu’on aurait pu le retrouver à la trace. En boitant et en laissant des grosses traces de sang dans les rues de Boston,  il rentra dans un salon de coiffure de luxe où une vieille aristocrate était assise avec un casque infrason plaqué sur la tête en feuilletant son magazine.

Voyant Trayvon rentrer la jambe ensanglantée, elle se mit à crier en sursautant de son siège et en se cramant une partie du crâne :

« Ahhh ! »

Trayvon prit son écharpe Hermès en cachemire qu’elle avait pendu au porte manteau du salon afin d’en faire un garrot sur la plaie de la balle qu’il avait reçue.

Il fallait trouver un moyen rapide d’atténuer son saignement qui avait déjà maculé tout le parquet du salon.

Trayvon se mit à prendre un ciseau pour s’extraire lui-même la balle devant le regard écœuré de la dame fortement horrifiée.

En triturant la peau de son mollet il se mit à gémir de douleur :

« Ahh ! Cette pu-ain de balle me fait trop mal ! »

Il coupa avec les ciseaux un bout de l’écharpe pour la serrer entre ses dents, tout cela pour l’aider à supporter la douleur. Trayvon releva son pantalon et planta les ciseaux dans sa chair pour en extraire la balle.

« Ahhhh !! »

Trayvon jeta la balle pleine de sang sur le sol.

Avant de regarder un panneau sur les tarifs des coupes des cheveux :

« Quatre cents dollars pour une coupe ! Pu-ain! Mais c’est le prix de mon loyer avec l’électricité !! »

Le patron du salon rappliqua affolé avec un air ultra efféminé, en levant les mains en l’air de la même façon qu’une danseuse classique et se mit à crier avec une voix très aiguë :

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Trayvon pointa brutalement son flingue dans sa direction :

« Enlève ton froc la péd-le ! Je suis assez pressé. »

Trayvon interrogea la vielle dame pendant que le directeur du salon était en train d’ôter son pantalon tout en tremblant de peur :

« Tu es venue comment la matriarche ? Une dame défraichie pleine aux as comme toi doit posséder très certainement un somptueux  véhicule avec chauffeur ou une voiture dotée de performances  sportives et technologiques ! »

« La Mercedes noire garée en face du salon… »

« Balance les clefs peau d’orange pourrite ! L’assurance va tout prendre en charge ! »

Tout en grimaçant Trayvon se pressa d’enfiler  le pantalon du patron du salon de coiffure. Après  l’avoir abandonné en slip dans son salon. Après une légère réflexion il lui demanda également sa chemise :

« Balance aussi ta chemise, haleine de phallus de pédale ! La mienne est complétement recouverte de sang. Allez dépêche-toi ! Ou Je risque de te faire un deuxième nombril !  »

Au moment où Trayvon enfila sa chemise, un client entra dans le salon. Constatant le gérant en slip et les tâches de sang au sol. Pris de panique  il tenta maladroitement  de faire demi-tour tout en perdant le contrôle de sa diction tellement la peur l’avait totalement envahi :

« Heuuu. Excusez-moi du dérangement je repasserai un peu plus tard. »

Trayvon le retenu en pointant le bout de son flingue dans sa direction.

« Opopop ! Tu restes ici. Où comptes-tu aller comme ça ! Prévenir les flics ! ? »

« Ah non !, j’ignore totalement ce qui se passe ici ! Cela ne me regarde pas ! »

« Ferme ta pu-ain de gue-le et dis-moi plutôt ce que tu as comme voiture ! »

L’homme répondit en chialant sa mère :

« Un Porsche Cayenne ! »

« Et ça te rend triste !? File-moi tes p-tain de clefs ! »

Trayvon redonna à la vielle nantie ses clefs en les jetant en l’air :

« Il est tombé à pile mamie. Son Porsche Cayenne m’a subitement ôté l’idée de te braquer ta caisse. On peut dire que ton vieux c-l flétri est bordé de nouilles ! Hahahahaaa !

La vieille scandalisée s’exclama :

« Sale petit voyou !J’espère que la police va vous arrêter »

Trayvon lui répondit calmement après une seconde de silence :

« Tu viens de te faire un brushing raté à 400 dollars après t’être garée en stationnement interdit et passée devant un clochard qui était à l’angle de la rue n’étant pas loin d’avoir ton âge. J’aimerai savoir si tu as pensé à lui donner une pièce lorsque tu l’as vu avec son panneau écrit « J’ai faim » ?

La police devrait arrêter des gens qui méprise les autres en voulant déballer leurs morale  »

La vieille nantie resta muette comme une taupe ayant grignoté  une boule d’un produit biocide.

Trayvon sortit mille cinq cents dollars de la mallette dans laquelle se trouvait le fric pour partager la liasse en trois.

« Tiens pour toi la vielle taupe, cinq cents dollars. Cela couvre largement les frais de ta coupe ratée et je rajoute encore cinq cents dollars que tu remettras au clochard à l’angle de la rue. En espérant que cela puisse te rendre plus généreuse et moins avare dans le futur. Et pour toi la pédale, voilà cinq cents dollars pour te racheter des vêtements. Avec ça, tu n’as pas intérêt à donner mon signalement à la police si tu ne veux pas que mon flingue revienne faire une distribution de suppositoires balistiques dans ton anus de cheval. J’espère ne pas avoir besoin à me répéter ! »

« Non ! Non ! C’est très claire Monsieur »

L’homme qui venait de rentrer s’exclama en larmes :

« Et pour ma voiture ? »

« Tu n’auras qu’à voir ça avec ta pu-ain d’assurance ! »

Alors que Trayvon s’apprêtait à partir, une habituée du salon aperçut à travers la vitrine le gérant en slip et Trayvon  le braquer l’arme à la main. Alors qu’il s’apprêtait à partir, elle s’empressa de s’éloigner pour discrètement appeler  la police.

En sortant du salon de coiffure, Travyon entendit raisonner le bruit des sirènes de police qui se faisaient de plus en plus en plus entendre. Sans aucun doute ni la moindre coïncidence, ils arrivaient pour lui. Spontanément il monta dans la voiture qu’il venait de braquer pour démarrer et rapidement démarrer pour s’enfuir. En prenant la première rue sur la droite, il trouva une voie bloquée par un barrage de police. Il n’avait pas d’autre choix que de le forcer. Deux voitures de flics bouchaient la rue, avec un officier de police planté à côté, pour surveiller le périmètre. Trayvon aurait préféré mourir plutôt que de se rendre.

Arrivant à fond, il força le barrage. Seulement le flic sauta sur son capot en tentant désespérément de l’arrêter. Trayvon s’entêta à accélérer malgré le manque de visibilité de la route le conduisant à emprunter une voix de circulation à contre-sens. Après avoir évité une dizaine de voitures, il perdit le contrôle pour terminer sa course à l’intérieur de l’entrée d’une bouche de métro, éjectant ainsi l’officier de police sur plusieurs mètres. « Ahhhh! » Trayvon prit son écharpe hermes en chachmir qu’elle avait pendu au porte manteau du salon pour faire un garrot sur la plaie de sa balle. Afin d’atténuer l’abondance de son saignement qui avait maculé tout le parquet du salon. Trayvon se mit à prendre un ciseaux pour s’ extraire lui même la balle devant la dame horrifié: « Ah cette pu-ain de balle me fait trop mal! » Il coupa avec le ciseaux un bout de l’écharpe pour le serrer entre ses dents pour l’aider à supporter la douleur: Trayvon releva son pantalon pour planter le ciseaux dans sa chair pour en extraire la balle. « Aahh!!! » Trayvon jeta la balle pleine de sang sur le sol. Avant de regarder les prix des coupes de cheveux: « 400 dollars pour une coupe. Mais c’est le prix de mon loyer! » La vieille dame terrifiée en déchaussa sa prothèse dentaire. Le patron l’air efféminé arriva en levant les mains en l’air avec une voix très aiguë: « Qu’est ce qui se passe? » Trayvon pointa son flingue dans sa direction: « Enlève ton froc. Je suis assez pressé.! » Trayvon interrogea la dame: « La vieille tu est venu comment?  » « La mercedes noir garé devant »  » balance les clefs mamie l’assurance va tous prendre en charge » Arrivant à toute vitesse en coupant la route à une voiture qui lui rentra dedans à toute vitesse. La voiture de derrière freina en tournant jusqu’à ce que l’impact du choc fasse monter la voiture sur le toit d’une voiture. Fortement Sonné par le choc trayvon sortie dans la rue en prenant les deux mallettes en boitant suite à la balle qu’il avait pris dans le mollet….

Une passante écarquilla ses yeux de stupeur en constatant que la voiture était rentrée dans la bouche de métro. Trayvon légèrement étourdi, prit nerveusement les deux mallettes avant de sortir pour s’enfuir dans le bruit assourdissant des sirènes des voitures de police qui étaient activement à sa poursuite. Le quartier n’allait pas tarder à être cerné. Il fallait fuir et au plus vite ! Mais seulement pour aller où ?

Ne demandez pas à un boiteux de taper un sprint, sauf si vous voulez qu’il puisse avoir l’air complétement ridicule.

Après avoir marché sur une dizaine de mètres, Trayon se mit à tourner derrière un garage de voitures fermé pour se retrouver dans une ruelle où un homme marchait lentement seul semblant se rendre à son domicile.

On ne cache pas tout à un aveugle

(Au regard de la vérité)

À l’abri du regard des gens, Trayvon s’apprêta à sortir son flingue pour le braquer par surprise.

Mais l’homme le devança en se retournant le premier :

« Qui êtes-vous ? »

Pris sur le vif et à bout de souffle, Trayvon i ai l’air complètement ridicule. Après avoir marché en boitant sur plusieurs mètres Trayvon se mit à tourner derrière un garage de voitures. Où il aperçu dans une ruelle un homme qui marchait seul et semblait rentrer chez lui. A l’abri du regard des gens trayvon s’ apprêtait à sortir son flingue pour le braquer par surprise. Mais l’homme le devança en se retournant le premier: « Qui êtes vous? et pourquoi me suivez vous? » Pris sur le vif et à bout de souffle. Trayvon faisait face à un aveugle auquel il ne pouvait caché la vérité: « Je viens d’avoir un accident j’aimerais passer un coup de téléphone chez vous s’ il vous plait » « Pourquoi n’allez vous pas à la cabine? les appels d’urgence sont gratuits . « Vous ne m’avez pas compris, je cherche à contacter un garage, pas une ambulance » L’homme sorti de sa poche une carte téléphonique: « Tiens, voici une carte téléphonique. Je n’ai pas de téléphone fixe chez moi ma ligne a été coupée depuis deux mois. Tu n’auras qu’à la ranger à côté du flingue que tu as voulu sortir pour me braquer »Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact.he aux vitres teintées et une lamborghini grise foncée. Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact. he aux vitres teintées et une lamborghini grise foncée. Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact. fit face à un aveugle auquel il ne pouvait cacher la vérité même après avoir tenté de subtilement lui mentir :

« Bonjour Monsieur, je viens d’avoir un accident j’aimerais si vous me le permettez passer un coup de téléphone chez vous s’il vous plaît. »

« Pourquoi n’allez-vous pas à la cabine ? Les appels d’urgence sont gratuits. »

« Monsieur, vous ne m’avez pas compris.

Je cherche à contacter un garage, pas une ambulance ! »

L’homme sortie de sa veste une carte téléphonique:

« Tenez, voici une carte téléphonique.

Je n’ai pas de téléphone fixe chez moi. Ma ligne a été coupée.

Vous n’aurez qu’à la ranger à côté du flingue que vous avez voulu sortir pour me braquer. »

Trayvon dévisagea l’homme aveugle qui affichait un béant sourire aux lèvres.

L’estomac noué par le stress et le rythme cardiaque qui raisonne jusqu’à dans les tympans, Trayvon vit que les voitures de flics n’étaient seulement qu’à quelques mètres.

L’aveugle se mit à ricaner en réajustant ses lunettes, et lança sur un ton ironique : « Apparemment ils cherchent quelqu’un. Le quartier est calme habituellement. Je ressens dans votre voix comme une angoisse qui m’est fortement perceptible. Ne serait-ce pas vous ? » Trayvon grimaça en s’approchant pour chuchoter à l’oreille de l’aveugle : « C’est moi qu’ils recherchent. » « Je le savais je voulais juste te l’entendre dire ! » « Comment aurais-tu pu le savoir sans rien voir ? » « Je ressens plus de choses que tes yeux ne peuvent en voir. Qu’as-tu fait ? » « J’ai braqué dans un parking une ordure de diamantaire qui s’approvisionnait auprès d’un mercenaire qui avait monté son approvisionnement dans des mines africaines de la région du Kivu. Le braquage a mal tourné. J’ai descendu quatre personnes en tout. » « Pourquoi me dis-tu la vérité ? Pour échapper à la police ou parce que finalement tu n’es pas si malhonnête ? » « Pour échapper à la police si j’étais honnête je n’aurais pas tous les flics de Boston à mes trousses ! » « Je prends la moitié et tu restes chez moi le temps que ça se calme ! » Trayvon rigola amèrement : « P-tain la moitié ! » L’aveugle répondit froidement : « Est-ce que tu penses que les flics vont te faire une meilleure offre ?  » « A ce que je vois vous avez perdu la vue mais pas le sens des affaires. »

Laissez-vous guider par un aveugle et vous risquez de ne pas en croire vos yeux. L’homme s’adressa de façon directive à Trayvon. « Prenez-moi le bras et suivez-moi ! » « Mais vous êtes aveugle non ? » « Est-ce pour cela que je ne sais plus où j’habite ? Je pourrais rentrer chez moi les yeux fermés. Mais qu’ils soient ouverts ou fermés cela ne change rien pour moi ! » Trayvon laissa échapper un léger rire :

« Vous ne manquez pas d’humour ! » « Oui, comme vous, vous ne manquez pas de sang-froid pour braquer quatre personnes en même-temps ! » « Je ne savais pas qu’ils seraient quatre. Et je ne savais même pas que j’allais les tuer. » L’aveugle s’adressa à Trayvon :

« Combien de fric contient cette valise ? » « Dix-huit mille cinq cents dollars. » Au moment où ils marchaient, une voiture de police s’arrêta à leur niveau. Trayvon pensa que tout était fini lorsqu’un officier de police descendit la vitre de sa voiture : « Messieurs bonjour. Vous n’auriez pas vu un homme au comportement suspect dans le quartier ? On recherche un homme en fuite. Nous avons peu de détails sur son signalement. Mais nous savons qu’il est dans le coin. Il vient de faire un accident avec une voiture volée. » L’aveugle répondit : « Est-ce qu’il est adroit de demander cela à un aveugle? » « Désolé Monsieur. Je m’adressais à votre accompagnant. » « Est-ce qu’il est adroit de poser cette question à un muet ?  » Le policier confus, se mit à légèrement bafouiller : « Je suis désolé Monsieur. Faites attention à vous et passez une très bonne journée ! »

L’aveugle rentra chez lui avec Trayvon. Après avoir claqué sa porte d’entrée, il plongea sur son canapé pour se tordre de rire : « On les a copieusement ba-sés non ? Ahahaha ! Trayvon interloqué par son fort amusement acquiesça timidement : « Oui sans aucun doute c’est le cas de le dire. Comment vous appelez-vous ? » « Marcus Wallace et vous ? » « Trayvon mais mes amis m’appelle Tray. » « D’accord dans ce cas-là je vous appellerai Trayvon. Car je ne compte pas un jour devenir vos amis. Vous restez ici le temps que les flics quittent le quartier et après je ne veux plus jamais entendre parler de vous ! » « Vous prenez un énorme risque Wallace en parlant ainsi à un homme qui porte une arme chargée. » « En me flinguant chez moi vous ne ferez qu’attirer l’attention de la horde de flics qui vous recherche. » « C’est exact. Voilà peut-être pourquoi vous êtes encore vivant. » Marcus esquissa un court sourire avant de reprendre son arrogance : « Moi le fric ça soigne mes troubles de l’érection. Donc j’aimerai que tu prépares ma part maintenant. Ce n’est pas quand les flics auront levé le camp que tu penseras à cela, si tu vois ce que je veux dire… » « Contrairement à toi je vois très bien. Tu ne penses quand même pas que je vais arnaquer un aveugle ?! » « Tu viens de descendre quatre mecs pour du fric et des diamants. Et tu veux que je te fasse confiance ? Je ne vois peut-être rien mais j’arrive à sentir quand un mec veut m’enc-ler ! » Trayvon partagea l’argent en deux gros tas. Avant que Marcus lui dise : « Si je ne peux pas voir ma part laisse-moi au moins la toucher. » Marcus se mit à prendre une liasse en passant sa main dessus. Avant de se mettre à crier :

« P-tain de me-de ! Ce ne sont que de faux billets ! De la P-tain de vulgaire monnaie contrefaite ! »

Sous le choc Trayvon sortit son flingue pour menacer Marcus: « De faux billets ?! Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ?! » « Au toucher et par mon olfaction, j’ai pu savoir que tout ce tas de fric est faux.

En devenant aveugle, mon odorat s’est affiné jusqu’à ressembler à celui d’un chien malinois et mes capacités olfactives se sont fortement développées une fois que ma vie n’a été que d’obscurité. » « Dans ce cas-là on va jouer à un petit jeu. Dis-moi quel parfum j’ai pu mettre ce matin ? Si tu me donnes la mauvaise réponse, je te fais sauter le crâne. » Trayvon colla son flingue sur la tempe de Marcus en se tenant prêt à lui tirer une balle dans la tête. « Coco Chanel numéro 4 pour femme. » Trayvon interloqué baissa son flingue : « Impressionnant. J’utilise toujours le parfum que portait ma mère pour me souvenir d’elle… » « Lorsqu’on perd un de nos sens on se surprend à développer les autres. Mais lorsqu’on perd une personne qu’on a aimée, on ne la remplace jamais. J’ai su cela en perdant ma femme. » « Votre femme aussi est morte ?  » « Non, elle m’a quitté il y a deux ans quand je suis devenu aveugle. J’étais incapable de pouvoir continuer à lui offrir le train de vie qu’elle voulait.

Un jour en rentrant j’ai senti sur elle la sueur d’un autre homme. » « Oh la petite s-lope ! Désolé d’utiliser cette expression mais vous savez parfois l’amour rend aveugle. » « L’amour m’a certes aveuglé, mais mon flair ne m’a jamais trompé ! »

« A quoi ressemblait ta vie avant d’avoir perdu la vue ? » « A celle d’un homme entièrement dominé par l’envie de se faire de l’argent. Une personne déterminée à s’enrichir même au détriment des autres. L’argent pouvait me faire saliver comme un chien devant un os. » « D’où vient tout cela ? » « Je pense que cela vient de mon éducation. Mon père avait son meilleur ami qui était le sous-directeur d’une grande firme informatique. Il m’avait fait une offre pour un poste en Afrique et chargé d’être le responsable d’une filière du plus grand réseau d’approvisionnement opaque pour le compte de sa société. Mon rôle était d’acheter des tonnes de morceaux de métaux de cassitérite illégalement sur ce marché noir pour qu’il fasse des économies considérables lors de sa production. Le concentré d’étain est un métal indispensable pour la fabrication d’ordinateurs portables.  En fonctionnant ainsi, il avait la matière pour une bouché de pain et pouvait faire de très juteux bénéfices. » « Que s’est-il passé ensuite ? » « Un grave accident en me rendant à une transaction. Depuis ce jour je n’ai plus jamais revu la lumière. »

Le bruit d’un homme qui frappe violement à la porte de Marcus interrompu la discussion qu’il eut avec Trayvon : « Ouvre la porte l’aveugle ! J’ai ouïe dire de source sûre dans un bar de Boston que tu t’envoies ma femme depuis plusieurs mois !! » Trayvon inquiet, regarda Marcus : « Qui est-ce ? » Marcus gêné répondit : « Oh mer-de ! C’est le patron de la police de Boston. Sa femme a couché avec toute la ville, et il n’y a que moi qu’il vient voir ! » Marcus répondit au flic en ouvrant sa fenêtre : « Je ne savais pas que c’était une femme mariée. À la base c’est elle qui est venue m’aborder en me faisant de l’œil. Comment un non-voyant pourrait faire cela ? Je suis désolé te dire cela mec. Mais tu dois être cocu plus d’une centaine de fois. Tu ferais bien de faire un test de paternité concernant tes gosses. » L’homme en furie brisa une des vitres de chez Marcus pour s’introduire chez lui. Trayvon plongea se cacher sous une table de la salle à manger. Pendant que Marcus se cacha derrière une porte, et en utilisant le sens de son ouïe ultra développée pour écouter attentivement le moindre son de ses pas jusqu’à qu’il arrive, Marcus l’assomma violement avec un vase du salon. Le flic s’écroula brutalement sur le sol après que le vase se soit brisé sur son crâne. Trayvon se redressa en sortant de sa cachette et lâcha sur un ton pessimiste : « Cette fois j’ai vraiment bien l’impression qu’on a touché le fond d’un lac de m-rde! »

Sans perdre un instant Marcus prit le pouls du flic qu’il venait d’assommer pour s’assurer de la régularité des battements de son cœur. Le corps était inerte sans aucun signe de vie. Après quelques claques sur son visage et une brève tentative de massage cardiaque, Marcus se rendit à l’évidence qu’il était trop tard. Le coup qu’il avait administré avait été fatal au directeur de la police de Boston Marcus sous la panique de cet imprévu demanda à Trayvon de regarder sur internet à quelle heure était le prochain vol pour la capitale du Congo : « Me-de ! Cet enfoiré est mort chez moi ! » « Oh non, ce n’est pas vrai ?! » « Il m’aurait buté de toute façon, si je ne l’avais pas fait.  Cette fois-ci, il faut vraiment ne pas rester dans le coin.  Allume mon ordinateur et regarde à quelle heure est le prochain vol pour Brazzaville ! » Alors que Trayvon consultait les horaires de vol, l’aveugle partit dans sa chambre pour prendre une valise et y mettre une dizaine de costumes. Trayvon s’exclama joyeusement :

« Dans deux heures et c’est un vol direct ! » « Très bien. Valide la réservation pour deux personnes et enterre le flic dans mon jardin. » « Et pourquoi ce serait moi qui devrais enterrer le flic que tu as tué ? » « C’est bien moi qui te paye ton billet pour partir non ? Tu veux payer comment avec des diamants volés ou des faux billets ? Va chercher la pelle et dépêche-toi ! »

Trente minutes après Trayvon rappliqua en sueur : « Pu-ain, tu en as mis du temps. J’espère que tu as bien creusé ?  Dépêche-toi on va rater l’enregistrement de nos bagages ! » Trayvon l’air inquiet, demanda à Marcus : « Mais comment allons-nous partir ?

J’appelle un taxi ? » « Mais non ! On n’a pas le temps. Prends la voiture du flic et allume les gyrophares. »
Alors que Trayvon et Marcus roulaient à très vive allure en direction de l’aéroport de Boston, quelques mètres environ avant d’arriver, ils percutèrent une voiture de plein fouet après avoir grillé un feu rouge.

Le choc fut tellement brutal, au point de produire trois tonneaux sur la voiture de flic et la traîner sur plusieurs mètres en cassant une barrière de sécurité et finir le bout de son parechoc en avant contre le coin d’un mur avec en dessous un vide d’environ vingt mètres. Un dangereux équilibre instable où la voiture risquait de partir s’écraser à tout moment sur le sol. L’aéroport n’était plus très loin et semblait beaucoup plus proche que leurs espoirs de s’en sortir vivant. Le bruit de la tôle frottait peu à peu indiquant que la voiture allait chuter d’une minute à l’autre.

Alors que la voiture perdait son équilibre et bougeait en se basculant,  risquant d’aller violement s’écraser à terre, Marcus et Trayvon s’apprêtaient à sortir lorsque que Marcus réalisait avoir oublié quelque chose d’important :

« Les billets d’avion ! Ils sont dans la boîte à gants.

Vite ! Dépêche-toi prends-les ! »

Trayvon ouvrit la boîte en vitesse et aida Marcus à sortir de la voiture. Alors qu’ils s’extirpèrent, au dernier moment la voiture bascula pour violement partir exploser au sol. Tandis que la voiture était en flamme, ils se mirent à entendre le son de la sirène de police de la voiture s’enclencher au ralenti avec un son complétement ralenti et différent que l’original.

L’aéroport n’était plus très loin, mais avec la jambe boiteuse de Trayvon, ils n’étaient pas prêts d’arriver à temps en continuant à ce rythme.

Trayvon demanda à Marcus de s’allonger au sol :

« Allonge-toi mec ! Ma pu-tain de jambe me fait trop mal. À cette allure on ne sera jamais à l’aéroport à temps. »

« Et pourquoi moi ? »

« Dépêche-toi ! Le temps presse. »

Marcus s’allongea au sol.

Une voiture arriva et ralentit, le conducteur fut étonné de voir le corps inerte d’un homme allongé en pleine route. L’homme ouvrit la vitre de sa voiture en se mettant à appeler :

« Monsieur ! Est-ce que vous m’entendez ? »

Trayvon sortit de derrière une balise de la route pour l’extirper de sa voiture par la fenêtre.

L’homme voltigea en poussant un cri de peur et de stupéfaction :

« Euaaahh ! »

Trayvon regarda Marcus en lui disant :

« Tu comprends maintenant pourquoi je t’ai demandé de t’allonger sur le sol ?? Allez dépêche-toi, grimpe ! »

À seulement quelques mètres de l’aéroport international de Boston Logan, Marcus et Trayvon abandonnèrent la voiture qu’ils avaient volée après l’avoir rapidement incendiée.

Arrivés à la porte d’embarquement, le cœur de Trayvon semblait vouloir sortir de sa poitrine tellement son angoisse était palpable et ses palpitations étaient fortement saccadées et anormalement effrénées.

Au moment de remettre son passeport, il aperçut trois policiers qui regardaient vers sa direction. Alors que l’agent de la police des frontières s’empara de son passeport pour le vérifier, les agents de police arrêtèrent leurs regards vers Marcus pour se diriger vers lui.

Trayvon murmura à l’oreille de Marcus :

« Pu-ain de m-rde ils te regardent Marcus !! »

« Si tu le dis.

Comment pourrais-je le savoir ?? Tu as oublié que j’étais aveugle ! »

« J’espère que ce n’est pas une histoire du même acabit que celle de la femme du flic de Boston.  Qui va se reproduire avec l’une des épouses d’un de ces douaniers ! »

« Ce n’est pas moi qui regarde mais l’homme qui se trouve derrière moi. »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes. Comment tu pourrais le savoir ? Tu ne savais même pas qu’ils te regardaient. »

« Lorsque tu me l’as dit, mes facultés olfactives ont détecté qu’il porte sur lui au moins deux kilos de cocaïne sur lui. Lorsque je suis devenu aveugle j’ai été addictif au moins un an à la coke. Le chien du douanier doit l’avoir senti puisque mon odorat arrive à la sentir. »

Alors que Trayvon récupéra son passeport il constata avec étonnement que la police des douanes arrêta le gars qui se trouvait derrière lui.

La tension était complètement redescendue une fois à bord, assis devant les sourires des hôtesses de l’air et leurs atouts féminins.

« Marcus c’est vraiment dommage que tu ne peux pas voir. »

« Tu regardes une femme c’est ça ? »

« Comment le sais-tu ? »

« J’ai senti l’odeur de son parfum quand elle est passée… »

Le commandant de bord annonça le décollage et l’heure d’arrivée initialement prévue pour Brazzaville.

Alors que l’avion s’était élancé sur la piste pour son décollage l’avion bougea anormalement dans tous les sens après qu’un oiseau se soit coincé dans l’hélice d’un de ses réacteurs.

Il y eut une violente panique à bords.

Un homme prit son sac devant Trayvon pour se mettre à vomir de frousse.

Cris de panique à bord de l’avion, valises et bagages à main qui tombent des compartiments à bagages cabine, comme des météorites et voltigeant à bord. Projection d’un dentier d’un retraité finissant sur le crâne chauve d’un passager qui avait les yeux exorbités par la peur. L’avion n’avait pas d’autre choix qu’une descente d’urgence sur le pont d’une ville en faisant demi-tour en atterrissant sur un seul côté.

Le couloir de l’appareil était plongé dans l’obscurité. Trayvon regarda Marcus et lui dit :

« On est dans le noir, toutes les lumières sont éteintes. »

« Très bien alors si vous vous concentrez en essayant de vous mettre à ma place en utilisant d’autres sens que celui de votre vue, vous comprendrez très vite comment les autres peuvent se développer. »

10 heures plus tard…

Trayvon et Marcus étaient à bord d’un nouvel avion en direction du Congo.

Fatigués par leurs séries d’événements incongrues à répétition, Trayvon commençait à piquer du nez tout en ayant la mine typique d’une victime d’asthénie. Alors que Marcus commençait à trouver le sommeil. Trayvon sursauta brutalement de son siège en se mettant à hurlé :

« Au secours ! Au secours ! L’avion est en train de prendre feu ! »

Le cauchemar de la catastrophe aérienne qu’était en train de faire Trayvon l’avait convaincu qu’il s’agissait de la réalité. Dans son songe, le pilote d’avion était un suicidaire au commande ayant décidé de mettre fin à ses jours après avoir appris que sa femme s’envoyait en l’air pendant que lui parcourait les longueurs du ciel. Les passagers se mirent à crier de terreurs :

« Aaaaaaahhhhhhhhhhhh ! »

Marcus réussit à calmer Trayvon en comprenant qu’il faisait un cauchemar :

« Calmez-vous, ce n’est rien, mon ami vient de faire un cauchemar. Rasseyez-vous. »

Trayvon se réveilla en interrogeant Marcus :

« Comment as-tu su que ce n’était qu’un cauchemar ? »

« N’oublie jamais qu’en ayant perdu la vue, j’ai appris à sentir et toucher sûrement mieux que tu peux voir. »

« Sans blague ! J’ai une question mais je ne sais pas comment tu vas la prendre. Puis-je te la poser ? »

« Vas-y ! »

« Est-ce que les aveugles rêvent en couleur ? »

« Je vais te répondre par une autre question : est-ce que tu as besoin de tes yeux pour tout voir ?

Lorsque tu as fait ton cauchemar, tes yeux étaient-ils ouverts ou fermés ? »

Un membre du personnel de l’équipage apporta une boîte d’antidépresseurs à Trayvon afin que la fin du voyage se termine sans aucun incident.

Trayvon avala cul sec cinq comprimés.

Marcus prévint Trayvon :

« Attention ! Pourquoi n’as-tu pas lu la notice ? …

Il y a surement des contre-indications.

Cinq cachets c’est beaucoup trop ! »

« Comment as-tu su que j’en ai pris cinq et que je n’ai pas lu la notice ? »

« J’ai entendu le bruit lorsque tu les as détachés, et pour la notice je ne t’ai pas entendu déplier son papier. »

Au bout d’une demi-heure, la prise excessive des médicaments avait fait naître sur l’état de Trayvon une brutale bouffée délirante accompagnée de forts éclats de rire.

Il avait perdu totalement le contrôle de ce qu’il pouvait dire et enchaînait fougueusement les remarques et les insultes à tous les passagers qui se trouvaient assis à côté de lui :

« Hey la grosse avec ton imposant c-l d’éléphant, attends que l’avion atterrisse avant d’aller aux toilettes. L’avion risque de s’écraser à cause de la perte d’altitude causée par ton poids.

Ahhhhaaaaaaahaaaah !

Vous avez tous des gueules de c-ns, voilà pourquoi je n’arrive plus à m’arrêter de rire. »

Un homme qui lisait son journal intervint :

« Votre conduite est intolérable ! Cessez cela et immédiatement Monsieur. »

« Mais va te faire enc-ler par tout l’équipage avec le commandant de bord !

J’ai payé mon billet, enfoi-é.

Avec ta tronche et celle de ta mère.

Ils auraient dû vous mettre dans la soute à bagages avec les animaux.

Ahhhhaaaaaaahaaaah !!!! »

Marcus se concentra en inspirant profondément avant de violemment assommer Trayvon en lui faisant brutalement le coup du lapin.

Une hôtesse de l’air, paniquée, arriva  pour demander ce qui s’était  passé.

Marcus trempa ses lèvres dans sa tasse de thé et géra parfaitement la situation :

« Tout va bien Madame. Il vient de s’endormir. »

Arrivés à l’aéroport de Maya Maya, Trayvon n’avait absolument aucun souvenir de l’incident survenu  dans l’avion.

Marcus profondément en colère lui fit brièvement la morale en récupérant ses bagages avant de contacter une ancienne connaissance pour savoir où allait être la planque de leur cavale :

« C’est la dernière fois que tu me fais ce coup-là Trayvon !

Pu-ain ! Qu’est-ce qui t’a pris d’avaler autant de cachets antidépresseur ? »

« Je ne sais pas. Mais que s’est-il passé après au juste ? »

« Mieux vaut qu’on ne revienne pas là-dessus.

Nous n’avons vraiment  pas de temps à perdre.

Cela restera juste inoubliable pour les passagers qui ont pris le même avion que toi, et qui, contrairement à toi, étaient dans leurs états normaux. »

« Où allons-nous à présent ? »

« A Goma. Je connais un ancien contact qui nous trouvera un lieu calme et repoussé, le temps que notre affaire se calme. »

« Et qu’est-ce qu’on va bouffer là-bas mec ? Du bonobo !? »

« Arrête de penser qu’on va vivre dans la jungle. On va juste à Goma ! »

Marcus passa un coup de téléphone à son contact avant de sortir de l’aéroport :

« Allo Aimé ? C’est Marcus, ça va ? »

« Ohh ! Marcus  comment vas-tu ? Et ta santé ? »

« Ça va tout va bien merci. Tu ne devineras  jamais d’où je t’appelle ? »

« Du Congo ! »

« Mais ! Comment tu as-su ? »

« Eh bah juste l’indicatif de ton numéro qui s’est affiché ! »

Lorsque votre passé est plus sombre que les ombres, votre avenir ne peut que finir par s’éclaircir.

Marcus proposa à un chauffeur de taxi le double du prix de la course pour partir directement à Goma.

Motivé par l’argent, ce dernier accepta jusqu’à les ramener pour se perdre dans de la gigantesque forêt tropicale d’Itombwe.

Inquiet, Marcus ne cessait de demander au chauffeur :

« Vous êtes sûr que vous connaissez le chemin ? »

« Mais oui ! Comme ma poche ! Je pourrais vous y conduire les yeux fermés… »

« J’ai l’impression que votre poche est trouée. »

Au même moment, le moteur de la voiture explosa amenant la voiture à sortir de la route pour finir au fond d’une dense et ténébreuse forêt tropicale.

Alors que le soleil allait bientôt se coucher, la mallette de diamants tomba du siège instantanément où le chauffeur de la voiture perdit le contrôle.

Marcus la reprit dans ses mains aussitôt.

Trayvon s’adressa à Marcus :

« C’est peut-être mieux que je la garde. »

Marcus répondit par un sourire clairsemé à Trayvon qui voulait explicitement dire qu’il pouvait aller se faire directement se faire fo-tre !

De Boston au Kivu

(Perdu en plein milieu de la grande forêt tropicale d’Itombwe)

Entourés par des milliers d’arbres qui faisaient une trentaine de mètres alors que le crépuscule allait bientôt voir le jour, une forêt tropicale hostile à tout campement, voilà où étaient arrivés Marcus, Trayvon et, leur chauffeur imprudent.

Le chauffeur se mit à leur dire :

« On ne va pas avoir le choix que de passer la nuit ici  les mecs il n’y a pas le choix! »

Trayvon ouvrit la porte en s’empressant de sortir avant d’être rappelé par le chauffeur :

« Où allez-vous ? »

« Juste pisser mec ma vessie me donne mal à l’annus tellement que je me retiens. Mec je ne vais tout de même pas faire mes besoins dans ta voiture ! »

En revenant Trayvon dit sur un ton désespéré :

« Dans la me-de ! On est vraiment dans de la profonde me-de ! Ça m’apprendra à prendre un pu-ain d’aveugle comme guide !! »

Marcus s’adressa calmement à Trayvon :

« Surtout ne fais aucun mouvement brusque pouvant déclencher la morsure du serpent qui est à tes pieds. »

« P-tain ! Aide-moi ! Qu’est-ce que je dois faire ?

Ne me laissez pas comme ça les mecs !

Marcus me laisse pas si je m’en sors je te rendrai la gourmette en or que j’ai volé chez toi ! »

Marcus avança tout en écoutant le bruit des sonnettes du serpent, pour adroitement en un seul coup de canne, chasser l’animal ayant été surpris par la menace. Marcus tourna la tête face à Trayvon :

« Tu peux dire merci au p-tain d’aveugle ! En quelques heures, le venin de ce serpent t’aurait tué pour te transformer en repas pour les animaux de cette jungle !

File moi ma gourmette en or ! »

Le déclin du soleil vers son couchant avait assombri le paysage de la  forêt.

Le chauffeur de taxi soudanais sortit pour aller prendre son tapis de prière  qui se trouvait dans le fond du coffre de sa voiture.

Trayvon fortement inquiet par le paysage tamisé d’une nuit imminente et d’un environnement fortement hostile tenta de l’en dissuader :

« Où vas-tu comme ça ? Tu ferais bien de ne pas sortir, c’est trop dangereux mon pote.

Le coin est infesté d’animaux sauvages. »

Le chauffeur du taxi répondit de façon détendu et calme avec le sourire aux lèvres et une parfaite assurance :

« L’insouciance du châtiment à accomplir les devoirs religieux est certes plus dangereux pour l’homme que tous les animaux sauvages qui peuvent être cachés dans cette immense forêt tropicale.

Certes la prière a été prescrite dans un temps bien précis. »

L’homme accomplit sa prière sereinement avant de remonter à l’intérieur de son taxi.

Fatigués par leurs mésaventures, les trois hommes s’endormir dans la voiture défoncée du chauffeur de taxi, jusqu’à ce que la lumière du jour et le bruit des animaux sauvages de la forêt tropicale achève brutalement leur sommeil effilé.

Trayvon regarda par la fenêtre pendant que les deux autres dormaient lourdement, et aperçut un robuste gorille qui mâchait les feuilles d’une branche d’arbre tout en regardant de façon oblique dans leur direction.

Trayvon sursauta en s’écriant :

« Mer-de ! P-tain réveillez-vous ! Réveillez-vous et regardez devant vous !!!

Un énorme p-tain de gorille est à peine à quatre mètres de nous. »

Le chauffeur tenta de rassurer Trayvon :

« Reste détendu et garde ton sang-froid. Il ne va surement pas rester longhtemps dans le coin.

Il doit surement être plus surpris de nous voir que nous ! »

L’animal sur ses gardes avança en montant sur le toit de leurs capot pour y resté perché.

Trayvon surpris s’écria :

« Aaah ! Me-de ! Cet enc-lé de macaque est monté sur le toit de la bagnole ! »

L’animal resta pendant une dizaine de minutes perché sur le toit jusqu’à ce qu’ils entendent tomber sur la carrosserie des gros bouts d’excréments.

Trayvon s’exclama :

« Me-de ! Il est en train de chier sur la voiture ! »

Le chauffeur répliqua avec certitude :

« Il est chez lui dans son milieu.

Il nous fait comprendre qu’il peut chier où il veut et qu’il n’a pas peur de nous ! »

L’animal arracha violement un des rétroviseurs pour s’amuser avec avant de disparaître dans les profondeurs de la forêt tropicale.

Une fois le soleil complétement levé, les trois  hommes décidèrent de tenter de rejoindre Goma à pied en décidant d’abandonner l’épave de leur taxi.

Après une heure de marche difficile sous une chaleur équatoriale, Trayvon ralentissait péniblement la cadence de leurs déplacements à cause de sa blessure par balle à la jambe.

Puis ils finirent par entendre au loin le son d’une voiture qui arrivait.

Marcus s’écria face aux autres :

« C’est le bruit d’une jeep Cherokee, j’en mettrais ma main à couper du contraire ! »

Le chauffeur enchaîna :

« J’espère juste qu’il s’arrêtera sans nous prendre pour des coupeurs de route. »

Une fois la jeep à la hauteur des trois hommes son conducteur freina, sans se douter que ces trois individus étaient eux-mêmes suivis par de vrais coupeurs de route.

Au moment où Trayvon se précipita pour raconter à l’homme à la jeep ce qui leur était arrivé, trois hommes sortirent brusquement de la forêt en brandissant leurs kalachnikovs.

Marcus surpris, fit tomber sa valise de diamants.

Trayvon spontanément mit un coup de pied pour l’envoyer sous le véhicule tous en s’exclamant :

« Mer-e ! »

Le conducteur de la jeep étonné et dégoûté se mit à dire en râlant :

« Ah, on peut dire que vous m’avez bien eu bande de salo-ards !

J’allais vous ramener à Goma et vous en profitez pour braquer mon véhicule.

J’aurais dû me douter que c’était une embuscade ! »

Alors que les braqueurs faisaient descendre l’homme de son 4×4, Trayvon et Marcus ignoraient que leur chauffeur était armé.

Discrètement et lentement, il sortit son flingue jusqu’à surprendre un des braqueurs et lui exploser le crâne avec une balle.

Trayvon profita de la scène afin de rapidement ramasser une poignée de terre et la lancer dans les yeux des braqueurs, pour ensuite prendre au sol la kalachnikov de l’homme qui venait de se faire trouer la peau et abattre froidement ceux qui l’accompagnaient.

Après les avoir tués, Travyon regarda l’homme à la jeep en lui disant :

« Je vous avais bien dit que je ne les connaissais pas ! »

Après la scène cruellement sanglante et impondérable qui venait de se dérouler, l’homme blanc à la jeep laissa monter Trayvon, Marcus et leur chauffeur avant de démarrer en roulant sur le cadavre des hommes qui avaient été abattus.

Durant le trajet, il leva le secret sur son identité.

Lorsque Trayvon l’interrogea :

« Si ce n’est pas indiscret, vous êtes venu faire quoi au Congo ? »

« Je m’appelle Serge Laloutre. Je dirige une société d’extraction en Belgique. Je travaille actuellement pour un puissant homme d’affaires israélien Mr Dan Kertaler qui a bâti sa fortune en ayant acheté des diamants en échange de livraison d’armes.

Cet homme a fait appel à ma société pour piloter l’extraction de certains de ses minerais dans la province du Kivu.

Je reviens de Lubumbashi, la capitale du Katanga où nous avons signé les contrats.

En même temps, il m’a offert cette jeep pour le temps de mon séjour. »

Marcus se mêla à la discussion :

« J’ai beaucoup entendu parler de cet homme d’influence.

J’ai appris qu’il possède de nombreuses banques dans lesquelles le président met à l’abri tout son argent.

Impliqué dans le vol des matières premières sur différents minerais de plusieurs pays africains, sa fortune est estimée à plusieurs milliards de dollars selon le journal Forbes. »

Mr Laloutre se mit à rire grassement de façon insensible :

« Ce que vous dites me rassure, il est au moins sûr de pouvoir me payer ahaahaa ! »

Marcus honteux de ses anciennes activités, répondit.

« Parfois je suis content d’être devenu aveugle pour ne pas avoir vu toute la souffrance que j’ai pu produire. »

Le Belge insensible ne comprit pas les regrets des erreurs du passé de Marcus qui commençait à le torturer, et alluma son poste de radio qui diffusait une chanson locale, tout en continuant leur chemin vers la ville de Goma.

Goma, une ville meurtrie plongée dans le chaos et les marchés clandestins

(Au cœur d’un système régional de conflits armés et du trafic des matières premières)

En arrivant à l’entrée de la ville, un cadavre recouvert d’une bâche verte entravait le passage d’une petite route boueuse.

Vers lui se trouvait un enfant et quelques habitants spectateurs des empreintes de la guerre.

Mr Laloutre ouvrit sa fenêtre en sortant sa main tenant un paquet de billets et s’adressa à la foule :

« Ça c’est pour le premier qui me dégage ce macchabée de la route ! »

Les gens se précipitèrent pour libérer le passage.

En voyant cela, Mr Laloutre éclata cruellement de rire, dévoilant les traits de son infâme et répugnante personnalité, puis s’exclama :

« Il n’y a que quand le fric parle, que les gens écoutent par ici.

Sans fric on se serait tapé le sale boulot de déplacer ce dégoutant cadavre putréfié ! »

Marcus écœuré par sa conduite demanda à Mr Laloutre de les déposer à cet endroit.

« Laissez-nous ici, ça ira très bien ! »

L’atmosphère d’insécurité de Goma qui régnait, ressemblait au volcan Nyamulagira situé à quelques kilomètres. Comme si la violence pouvait faire éruption à n’importe quel moment et les balles remplacer les projections de lave bouillante.

Une fois sortis de la Jeep, Marcus appela son contact pour lui dire où il  se trouvait.

Un quart d’heure plus tard, son contact prénommé Théodore, un grand maigrichon proprement vêtu rappliqua.

Il s’agissait d’un escroc notoire, faisant des affaires avec la plupart des étrangers venus dans la province du Kivu en quête de matières premières. En échange de quelques pierres précieuses, il allait leur trouver une confortable planque le temps de se faire oublier.

Alors que Trayvon et le chauffeur attendaient Marcus, un groupe d’enfants s’attroupa vers les deux hommes par curiosité, savant éperdument qu’ils n’étaient pas du coin.

Trayvon adressa la parole à l’un d’entre eux :

« Salut toi. Et dis-moi comment tu t’appelles ? »

« Harry. »

« Quel âges as-tu ? »

« Presque onze ans. »

« Onze ans. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

« Avoir un avenir brillant comme les diamants que vous venez voler chez nous. »

Des shégués ou des maibobos comme on les appels ici. Des milliers de gosses livrés à eux-mêmes que la guerre à produit.

Des gamins en carence d’apports affectifs que les conflits armés ont transformés en orphelins et en voleur à l’arraché pour se nourrir.

Comme si l’amour était devenu anorexique, écrasé par le terrible poids d’une haine devenue tout à coup  boulimique.

Un bien-être à l’agonie, une vie privée d’éducation et de soins ressemblant à un verre d’eau pollué pour étancher sa soif.

Seulement pour les plus chanceux ils ne seront pas atteints par le choléra.

Ville de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo, quartier de Mapendo tout près de la frontière du Rwanda, c’est là-bas que le contact de Marcus leur avait trouvé une planque idéale.

Leur chauffeur était resté quelques jours avec eux avant de trouver un moyen de rentrer à Brazzaville. Quant à Trayvon, lui, passait son temps à appeler son ex-petite amie pour essayer de recoller les morceaux avec elle, car elle ne supportait plus son refus à soigner sa cleptomanie. On l’entendait crier au bout du fil :

« Tu passes tes journées à voler tout et n’importe quoi. Ma mère m’a dit qui lui manquée cinquante dollars chez elle. J’en ai vraiment marre ! »

Au bout du deuxième jour Marcus décida d’aller se balader seul jusqu’à arriver au marché central des Virunga.

Alors qu’il marchait très lentement, il sentit une très bonne odeur de viande grillée.

Il s’arrêta sur le champ pour passer commande au vendeur.

Au même moment, un shégué (gamin de la rue) ayant vu un aveugle qui n’était pas du coin, tournait dans les parages  voulant en profiter pour tenter un vol à l’arraché.

Marcus ayant entendu un pas se précipiter, se méfia, et par son ouïe remarquable le maîtrisa en lui faisant une redoutable clef de bras.

La foule furieuse et fébrile s’apprêtait à lyncher le jeune quand Marcus calma la situation :

« Arrêtez ! Laissez-le ! A entendre sa voix, il n’a l’air d’être qu’un gamin. »

Un homme qui s’apprêtait à se diriger vers la mosquée s’adressa au gamin :

« N’as-tu pas honte de ton acte ?

Au lieu de guider l’aveugle tu cherches à le voler !

Sache mon garçon que l’ultime sauvegarde d’un homme est qu’il fasse le bon choix avant de mourir et qu’il ne se charge d’aucun fardeau pour le jour de sa résurrection. »

L’enfant s’exclama :

« Je regrette, mais j’avais faim… »

L’homme acheta une brochette de viande à l’enfant, et lui donna avant de gentiment le sermonner :

« Si ton vide affectif  te donne le vertige, seule la foi pourra t’aider à te faire sortir de la falaise de tes tourments.

Demande la prochaine fois petit frère ! »

La conduite de l’homme séduit fortement Marcus avant qu’il entende la voix du muezzin et les pas de l’homme se diriger  pour se rendre à la mosquée.

Si les aveugles ne peuvent pas tomber sous le charme du premier regard, il y a dans la faculté de leurs autres sens, des choses encore plus belles et plus profondes que de pouvoir contempler son idéal.

Après avoir quitté le gosse des rues qui engloutissait sa brochette de viande, Marcus resta encore quelques instants au marché pour sentir les différentes odeurs des produits.

En prenant le chemin du retour, il trébucha juste en face d’une vendeuse d’ananas.

Le voyant à terre, la vendeuse accourue sous un élan de bienveillance pour l’aider à se relever en lui parlant :

« Est-ce que ça va ? »

Marcus répondit en secouant légèrement sa veste :

« Oui ça va allez, merci. »

S’il y a des visages que les regards des voyants gardent gravés dans leurs mémoires, il y a des sons de certaines voix qui peuvent produire les mêmes effets dans la mémoire d’un aveugle.

Marcus interrogea la femme :

« Comment vous appelez-vous ? »

« Maymouna. »

« Merci Maymouna pour votre aide ! »

En prenant le chemin du retour Marcus n’avait qu’une idée en tête, au plus vite repartir dès le lendemain pour lui parler.

De-là où il l’a quittée, il compta précisément le nombre de ses pas dans sa tête pour que le lendemain il puisse plus facilement la retrouver.

En sortant à son tour dans le centre de Goma afin de se dégourdir un peu les jambes, Trayvon croisa le chemin des gamins portant sur eux des armes de guerre ultra sophistiquées, comme des bazookas et des lance-roquettes, dans une région où il n’existe même pas une usine à cartouches.

À ce moment-là, il ne put que froidement s’empêcher de se poser la question : d’où proviennent ces armes aussi destructrices ?

Nos vies sont faites d’instants qui font que certaines questions deviennent inévitables.

Pourquoi des enfants portent des armes à la place de leurs cartables ?

Pourquoi la violence a pris la place de l’instituteur ?

Pourquoi les balles ont pris la place du savoir et de la vie ?

Pourquoi les meurtres ont pris la place de l’amour et du bon sens ?

Pourquoi tant de morts et si peu d’informations dans les médias ?

Quand la haine dévore le cœur d’un enfant, il ne lui reste plus aucun appétit pour le bonheur.

Sa naïveté et son innocence font de lui une cible de choix pour être happé par les fabricants des conflits armés.

Dans les marchés animés se trouvent aisément des petites balances pour peser les pépites de chercheurs d’or, de cassitérite, ou de coltan.

L’argent a dévoyé tellement d’hommes que leurs bestialités à traquer les gains à dépasser l’appétit des fauves, et la férocité des loups enragés.

Dans la province du Nord du Kivu les pillages miniers apparaissent comme la prostitution de certaines rues de Bangkok. Inévitables, ulcérant et tristement abondants.

Les populations meurent dans la boue de ses mines ou sont spectateurs de cette rauque dévastation commise par des mutins agissant pour les services d’investisseurs internationaux.

Tandis que le Président ressemble à un friand maquereau ayant accepté la concession de brader les richesses des sols de son pays pour son propre confort.

À défaut de mettre un visage sur un nom

(Juste une voix sur un prénom)

Faute de mettre un nom sur un visage, Marcus n’avait qu’un prénom sur une voix.

Dès le lendemain, il retourna au marché en comptant le nombre des pas qu’il avait effectués la veille jusqu’à arriver devant l’étalage de celle qui avait été bien vaillante à son égard.

Il se laissa guider jusqu’au son de sa voix au point de sentir qu’elle était tout près de lui.

Alors qu’il prit sa respiration pour lui parler, la femme lui adressa la parole la première :

« Bonjour ! Vous n’allez pas tomber j’espère aujourd’hui ! »

« Vous savez, on peut tomber parfois par terre plus lentement qu’on ne peut tomber amoureux ! »

La femme se mit à rire :

« Que dois-je en comprendre ? »

« Que même les aveugles savent retrouver une belle femme ! »

« Êtes-vous venu que pour moi ? »

« Oui. Je voulais encore vous remercier pour hier et savoir si vous étiez mariée ? »

« Je l’ai été durant moins d’un ans.

Mon mari est mort après avoir été tué par un groupe armé il y a tout juste six mois.

Il travaillait dans une mine de diamants. A la fin de sa journée, lorsqu’ils s’apprêtaient à remonter à la surface, ils découvrirent plusieurs gros diamants.

À ce moment-là, un mercenaire blanc est arrivé avec quatre hommes Africains. Ils tuèrent tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur de la mine après les avoir vus extraire de la roche, les diamants. »

« Je suis navré de vous avoir fait rappeler cela. »

« Vous ne pouviez pas le savoir. Et de toute façon cela était prédestiné. »

Marcus eut un moment de réflexion et se rappela que son histoire coïncidait exactement avec celle qui se trouvait sur la lettre trouvée par Trayvon, qui lui avait été relatée quelques heures avant de prendre l’avion pour le Congo.

Marcus raconta à son tour l’histoire à la femme que Trayvon lui avait dite. Intriguée, elle lui demanda si son ami avait gardé la lettre :

« Je ne sais pas mais je peux rapidement le savoir et même vous le présenter ! »

La femme accepta de le suivre pour en savoir davantage.

Si les portes ne résistent pas longtemps aux pieds de biche, le cœur des aveugles ne résiste presque jamais aux bonnes attentions et aux belles choses qu’ils peuvent écouter.

En accompagnant Maymouna auprès de Trayvon, ils se mirent à entendre en chemin l’appel à la prière malgré le brouhaha du marché.

Marcus s’arrêta brusquement incapable de dépasser sa réaction émotionnelle. Des larmes se mirent à couler sous ses lunettes de soleil pour finir par apparaître sur les rondeurs de ses joues, tellement ému qu’il en fit tomber sa canne sur la route.

Ce qui ressemblait à un arrêt cardiaque n’était qu’en réalité la réaction d’un cœur ayant retrouvé son émotivité de par ce qu’il avait entendu. Maymouna stupéfaite de sa réaction se mit à l’interroger :

« Que vous arrive-t-il Monsieur ? »

« J’ai ressenti dans ce que je viens d’entendre ce qui a fait revivre ma sensibilité.

J’aimerai beaucoup parler à celui qui est arrivé à me faire ressentir cette émotion. »

Maymouna accompagna Marcus à la mosquée pour parler quelques minutes avec le muezzin jusqu’à ce qu’il en vienne à faire son attestation de foi.

De Marcus il devint 3abdou Sami3. Un nom qu’il choisit de part lui-même tout simplement parce qu’il était le prénom du muezzin qui avait touché son coeur.

Une heure plus tard…

3abd Sami3 et Maymouna débarquèrent en trouvant Trayvon qui était en pleine réflexion dans une très serrée partie d’échec avec Mas3oud, le chauffeur somalien.

A peine le temps de faire les présentations qui lui demanda s’il avait gardé la lettre :

« La lettre Trayvon ?

Est-ce que tu as gardé la lettre que tu as volée au centre de tri ? »

« Je ne sais plus.

Quelle importance ? »

« Dans cette lettre envoyée au diamantaire véreux, tu m’avais dit que le mercenaire s’était vanté de son meurtre en donnant des détails sur l’endroit et le nombre de gens qui avait tués. »

« Oui, je ne l’ai d’ailleurs pas lue entièrement tellement le récit était macabre et inhumain. J’ai juste retenu le jour et l’heure quand la transaction entre le mercenaire et le diamantaire allait avoir lieu pour braquer cette bande de fils de pu-ains !

Attends, je pense savoir où elle est restée. »

Après avoir regardé dans l’intérieur d’une de ses vestes il en sortit une lettre froissée.

En prenant le temps de la lire avec les détails du lieu qui y figurait, ils se rendirent compte cruellement que les diamants qui avaient été braqués au diamantaire par Trayvon provenait du meurtre du défunt mari de Maymouna.

Au-delà du choc provoqué par la relecture de la lettre que Trayvon avait sur lui, donnant des détails très sombres sur le vol à grande échelle des matières premières, ils se rendirent compte que le mercenaire qui avait été buté par Trayvon avait travaillé en amont pour le compte de la société de Dan Kertkler et qu’il continuait sauvagement ses activités illégales par le biais de ses agencements opaques…

Les secrets d’une lettre révélant l’origine d’une poignée de diamants volés

(Le sang des minerais)

De la mine à la bijouterie, les diamants ont bien souvent des histoires moins resplendissantes que leurs éclats.

En lisant la lettre que Trayvon avait gardée, ils apprirent en détail comment tout s’était affreusement déroulé.

Un meurtre crapuleux de cinq mineurs fatigués après leur journée de surexploitation ayant intensément creusé dans l’obscurité de la roche magmatique et découvrant à leurs grands étonnements, d’énormes diamants.

Leurs cris de joies au fond de la mine ont attiré la malveillance du mercenaire, comme le sang dans la mer peut attirer les requins.

Le mercenaire a débarqué avec un groupe armé de jeunes Rwandais qu’il avait recrutés pour le sale boulot, en contrepartie de quelques dollars qu’ils allaient pouvoir se partager entre eux.

Au final, ils les ont tous butés, y compris le contremaitre belge.

Ils n’avaient pas d’autres choix que de braquer la mine.

Seul un parmi eux a survécu en se faisant passer pour mort après être resté des heures inerte à baigner dans l’hémoglobine de son frère.

Il raconta qu’une fois que le mercenaire fit descendre les Rwandais il leur cria :

« N’oubliez pas de leur ouvrir leur bouche pour vérifier qu’ils n’en ont pas mis dedans. Ils ont l’habitude de les cacher à l’intérieur. »

Dans une bouche où l’hémoglobine avait remplacé la salive, un homme de main s’empara d’un diamant qu’il mit discrètement dans sa poche pour le garder. En écoutant Maymouna lire la lettre avec tristesse et émotion, Trayvon se remémora dans son esprit la meurtrière fusillade et le déluge de balles qu’il avait pu laisser dans le corps de ses malfaiteurs avant de lâcher crument :

« Je ne regrette pas d’avoir arrosé de balles tous ces enfants de pu-es qui profitent de la misère et s’enrichissent sur le dos de l’esclavage moderne. »

3abd Sami3 partit chercher la valise de diamants pour la remettre à Maymouna qui, très surprise, s’empressa de l’interroger.

« Voici les diamants que Trayvon a braqué aux assassins de ton frère.

Voici ma moitié. Je pense qu’il sera d’accord pour te laisser la sienne après avoir appris l’histoire de ces diamants. »

Émue et ne sachant quoi dire, elle n’osa même pas regarder la mallette jusqu’à ce que Trayvon la lui mette dans les mains.

Quelques-instants plus tard, elle leur confia que si son frère avait accepté ce travail aussi éreintant en tant que mineur, c’était pour financer la future opération de son fils.

En apprenant la     mort de l’assassin de son frère par Trayvon, Maymouna s’adressa à lui de façon très désemparée, ne pouvant dissimuler son air rempli de défaitisme :

« Tant que des gens tel que Kertler pourront corrompre si facilement nos élites, notre pays restera pauvre et emprisonné par le sous-développement et l’insécurité des guerres civiles.

Lorsque les droits des hommes sont bafoués à côté d’autres hommes qui ont fait de leur vie luxueuse une épaisse cloison, tout cela ne peut que très mal finir.

Vous n’avez qu’à regarder notre province. Elle ressemble à une armurerie sans horaire de fermeture. »

En discutant avec Maymouna, une idée germa dans l’esprit de Trayvon dont il lui fit part à cet instant :

« Si vous me faites confiance, j’ai mon idée sur comment chasser Mr Kertler de l’Afrique ! »

Maymouna surprise lui conseilla d’abandonner le projet :

« Tu ne sais pas dans quoi tu te lances ! C’est beaucoup trop dangereux !

Tu ne devrais pas minimiser les risques d’approcher cet homme ! On ne gagne pas sa confiance comme cela.

Il est presque aussi dur à approcher que le Président. »

« En baratinant Mr Laloutre, je pense que c’est réalisable ! »

« Et qu’est-ce qui fera que Mr Laloutre veuille t’écouter ? »

« Le fait que je lui ramène son portefeuille que j’ai subtilisé dans sa voiture lorsqu’il nous a ramené à Goma, dans lequel se trouve son passeport qu’il doit chercher comme un dingue ! »

3abd Sami3 frappa sa canne d’étonnement à en faire sursauter Trayvon et hurla sur lui :

« Tu ne pouvais pas t’en empêcher hein ?!

Comment un cleptomane qui n’est pas encore guéri va pouvoir s’occuper sérieusement de tout cela ? »

« Contrairement à ces hommes, je sais pertinemment qu’il faut que je me soigne. Eux sont des voleurs sans savoir de quel mal ils souffrent ! »

Deux jours plus tard, seulement une partie des diamants avait été vendue au marché au noir afin de financer l’opération du fils du défunt frère de Maymouna. Tandis que le restant de l’argent fut donné aux familles ayant perdu un membre de leurs proches lâchement assassinés dans la mine.

Lorsqu’elle s’aperçut qu’il restait autant d’argent, Maymouna décida d’acheter  au chauffeur de taxi Somalien une voiture flambant neuve pour qu’il puisse retrouver un outil de travail et retourner près des siens à Brazzaville.

Les pierres précieuses restantes allaient servir d’appât à Trayvon en établissant un premier contact avec Dan Kertler qui ne pourrait résister à la tentation, tel un pyromane qu’on laisse seul près d’une une boîte d’allumettes.

Le 50 degrés, un cabaret louche plein de raffuts fréquentés par des ivrognes frotteurs de prostituées et les plus gros escrocs du coin, un endroit aux  très mauvaises fréquentations ou l’on perd facilement une dent de par les bagarres qui se déclenchent pour un rien.Voilà où Trayvon était parti chercher Mr Laloutre dans le but d’obtenir un lien avec le puissant homme d’affaires, Dan Kertler.

En voulant rentrer dans ce club privé, il y vit à l’entrée deux gardes du corps en train de molester un type et lui faisaient rentrer sa tête dans la vitre d’une voiture.

Tout en regardant la scène, deux autres arrivèrent en se montrant ultra menaçants :

« Ici c’est privé ! On ne rentre que sur invitation ! Soit tu me sors ta carte, soit tu vas te faire f-utre ailleurs !

J’espère que tu as compris si tu veux pas perdre tout ton capital dentaire ! »

Trayvon resta calme et géra parfaitement la situation :

« Relax les mecs.

Je suis venu voir Mr Laloutre, un Blanc chauve qui travaille dans les diamants pour Mr Kertler.

En me ramenant à Goma il a laissé tomber son portefeuille. Je pense qu’il n’apprécierait guère que tu m’ais empêché de lui rendre ce qui lui appartient.

Tu n’as qu’à lui demander si il n’a pas perdu ses papiers ! »

« C’est bon, tu peux rentrer ! Passe au bar prendre ce que tu veux, c’est pour moi l’ami!

Dis-leur que c’est Jeff le liboma qui t’envoie. D’accord ! »

En rentrant dans le club, Trayvon vit le crâne chauve de Mr Laloutre scintiller sous les spots des lumières de la discothèque.

Le vieux bat-rd sadique reconnut Trayvon dès le premier regard.

« Ah ! Mais je vous reconnais vous ! »

Alors vous aussi vous êtes venu vous détendre en craquant du string  dans la jungle? »

« Non ! Non ! Je ne suis pas venu du tout dans ce but-là. Mais plutôt pour vous parler business et par la même occasion pour vous ramener votre portefeuille que vous avez laissé tomber l’autre jour quand vous nous avez pris sur la route. »

« Putain ça existe encore des gens honnête ! Cela me trou vraiment le c_l !»

« Vous savez vous nous avez tout de même rendu un énorme service.Je suis venu aussi pour vous demander une faveur. J’aimerais beaucoup que vous me présentiez Mr Kertler. Je possède actuellement  un stock de diamants que j’ai à lui proposer à un prix défiant toute concurrence.

Je vous propose vingt pour cent de ce qu’il m’en donnera.

Il y en a à peu près pour cinquante mille dollars.

Qu’en dites-vous »

« J’en dis que ton plan commence à me faire bander. Laisse-moi un numéro et je vais t’organiser un rendez-vous pour très bientôt ! »

Dès le lendemain dans l’après-midi, un homme de main de Dan Kertler prit contact avec Trayvon sur un ton très vivement intéressé au sujet des diamants :

« Allô Mr Jonhson, je suis David Breinman.

Je vous contacte de la part de Mr Kertler afin de convenir d’un éventuel rendez-vous concernant la proposition de vente de vos diamants. »

« Dites-lui de m’appeler lui-même, je ne traite avec aucun intermédiaire.

En m’appelant qu’il sache qu’il peut continuer sur ma discrétion pour une rencontre brève en toute opacité.

Dites-lui que j’aimerais prendre le relais du mercenaire qui s’est fait abattre sur un parking de Boston.

Il a très certainement dû entendre parler de cette affaire »

« Mr Kertler est très occupé actuellement. Il vient de quitter le Congo pour l’Angleterre où il effectue un important investissement dans une société de jeux par le biais de Lord Stanforg. »

« Écoutez, si dans quarante-huit heures je n’ai aucune nouvelle de lui, considérez que les diamants ont été vendus.

Vous ne trouverez pas de meilleur fournisseur de diamants que moi ! »

Vingt-quatre heures après le premier coup de téléphone, Trayvon eut cette fois directement Mr Kertley en ligne qui lui fixa lui-même un rendez- vous dans le luxueux hôtel Mbiza situé au quartier office 1 de Goma :

« Allo Mr Johnson ? Je vous attends à seize heures pour voir la qualité de votre marchandise. »

Trayvon confirma brièvement sa venue :

« Comptez sur moi pour être là à cette heure ! »

En raccrochant, il chargea son flingue bien avant de se rendre sur les lieux, tout en cessant de se dire intérieurement qu’une balle était bien trop d’honneur pour ce fils de p-te !

Arrivé sur place avec 3abd Sami3, Trayvon vit Mr Kertley enfumer la pièce en tirant d’énormes bouffés sur son cigare. A cet instant, Trayvon s’apprêtait à le descendre, quant au dernier moment 3abd Sami3 lui chuchota à l’oreille.

« L’endroit est très mal choisi la caméra du hall d’entrée à filmer notre venue. »

Trayvon lui répondit en chuchotant à son tour :

« Je n’ai jamais vu un aveugle aussi attentif à autant de détails ! »

La négociation débuta sans que Mr Kertler ne s’aperçoive que Trayvon prit la décision de ne pas le flinguer tout de suite.

Tout commença par une brève poignée de main avant de lui présenter la qualité de la marchandise. Mr Kertler entama ouvertement la discussion en affichant un insistant sourire :

« Asseyez-vous je vous en prie. Le gemmologue ne va pas tarder.

Un cigare peut-être ? »

« Non plutôt un rafraîchissement. Ma gorge est tellement sèche, c’est comme si je venais de traverser le désert…  »

L’examinateur de diamants arriva en cours de discussion et sortit d’une mallette des loupes pour examiner la qualité des pierres précieuses.

Le gemmologue hocha la tête en regardant son patron qui interrogea Trayvon :

« Combien en voulez-vous ? »

« Pour conclure cette négociation, j’aimerais être payé en armes. Je vous les laisse pour la quantité de mille AK 47 en comprenant les risques de la livraison. »

« Qui vous a dit que je pouvais obtenir si facilement des armes ?

Et que comptez-vous faire avec un tel arsenal ? »

« Personne ! Il est juste évident qu’un investisseur aussi influent que vous puisse avoir ce genre de contacts.

Pour les armes un opposant d’un régime politique d’un pays voisin m’a fait une très belle offre donc j’ai cherché à vous rencontrer pour répondre à sa demande. »

« J’aime votre audace. On sent que vous avez des c-uilles de fer! Vous me faites penser à mes débuts.

Dites-moi ! Pour quand vous les faut-il ? »

« Le plutôt possible car comme vous le savez, l’argent n’attend pas ! Surtout pour un homme en cavale »

Alors que Mr Kertler confirma la possibilité de la livraison d’armes à Trayvon, un serveur entra dans la pièce pour lui ramener un cocktail de fruits.

Au moment où il posa le verre sur la table, Mr Kertley se mit à dire :

« Il est presque aussi facile pour moi de livrer des armes dans toutes les régions du centre de l’Afrique que de vous avoir fait apporter votre jus de fruits.

Il se trouve que le Président de ce pays à la même passion que moi…

Faire de l’argent en mettant la morale de très loin de côté. »

Pour épater Mr Kertley, Trayvon sortit un dernier coup de bluff :

« Il se peut que je vous ramène la prochaine fois des diamants Pink Star si les armes sont livrées à temps et qu’il y a la prochaine fois, plus de glaçons dans le verre de votre jus de fruits ! »

Mr kertley fixa Trayvon en lui lâchant sur un air passionné :

« Faites-moi confiance pour cela. Mon réseau est plus long que le plus grand des anacondas.

Si nous continuons à faire des affaires ensemble vous allez vite avoir l’impression que votre queue est devenue le sorbet d’ice cream de toutes la classe politique du pays.

Vous verrez à quel point les gens peuvent se rabaisser pour de l’argent.

Trayvon ce fût un réel plaisir de faire votre connaissance.

Je vous appelle dès demain pour vous dire quand votre livraison  d’armes sera prête.»

De retour de leurs négociations, Trayvon et 3abd Sami3 arrivèrent sur une route complètement bouchée par une longue file de réfugiés fuyant la guerre.

Alors que certains civils se poussèrent pour laisser passer la voiture, Trayvon aperçut un petit garçon qui le fixa tristement en paraissant sous-alimenté. Son visage ne pouvait cacher les marques de l’horreur d’une effroyable guerre et d’une très grande fatigue.

Parfois un seul regard peut être parfois plus expressif que mille mots….

Trayvon appuya violemment sur sa pédale de frein pour s’arrêter et lui venir en aide.

3abd Sami3 ne comprit pas du tout ce qui se passait :

« Pourquoi sommes-nous arrêtés ? »

« Attends-moi ici ! »

« Parce que j’ai le choix peut-être ?

As-tu déjà vu un aveugle conduire une voiture ? »

« Oui, Al Pacino dans le film« Le temps d’un week-end » ! »(hahahaa)

« Très drôle, dépêche-toi avant qu’on se fasse braquer la voiture par des mutins armés ! »

« Relax mon pote ! Pense à Maymouna ! Ça t’évitera de tirer la tronche ! »

Trayvon se dirigea vers l’enfant pour l’interroger :

« Qu’est-ce qui se passe ici ? »

« Rien, nous ne faisons que quitter la région ! »

« Et où sont tes parents ?

Tu as fui comment ? »

« En suivant la file d’un groupe de réfugiés. Pour mes parents, ils sont morts depuis l’année dernière, assassinés dans leur village par un groupe armé qui avait ouvert le feu sur eux alors que je revenais du marché. »

« Mais là, que comptes-tu faire ? »

« Attendre que mon heure vienne et rejoindre mon père et ma mère. »

« Nous sommes en voiture tu veux que l’on te dépose quelque part ? »

« S’il vous plaît oui. Déposez-moi où la paix est stable et où la guerre n’est pas omniprésente. »

Massacres et atrocités commis dans le silence d’une guerre oubliée

(La succession d’une violence aveugle et sourde)

Le gamin resta muet tout le long du trajet.

Son mutisme sentait les atrocités du Kivu.

Celle d’une guerre savamment alimentée par la quête des matières premières, où les principaux acteurs sont les grands groupes internationaux.

Dans cette tragédie sans nom, les grandes puissances nord-américaines, européennes et israéliennes, fournissent des armes aux Africains pour qu’ils s’entretuent afin de faire chuter le prix des ressources minières.

La guerre n’est qu’un géant écran de fumée pour couvrir les immondices de leurs enjeux stratégiques.

Lorsque votre vie n’est que le théâtre d’une série de massacres et de très longues pénibles marches pour fuir la guerre, vous n’avez qu’une seule hâte, c’est que la pièce de votre drame se termine en fermant définitivement ses rideaux.

En marchant sur une route  jonchée de cadavres, le climat de peur a subsumé les craintes de voir un groupe surgir pour vider son chargeur.

Privé de scolarisation, les armes de guerre ont toujours  remplacé mon école.

Quand  les armes  remplacent  les crayons, les fautes d’orthographe deviennent des carnages humains.

Asphyxiés par l’odeur de la haine, des milliers d’enfants n’ont pas trouvé le moyen de respirer en paix. Le chef d’un groupe armé a remplacé leurs professeurs d’école en donnant aux enfants comme seul devoir d’appuyer sur la gâchette. Sur le quai des  marasmes de la violence. Le chef d’un groupe armé les a poussés sur ces rails pour qu’ils se fassent renversés.

Des gamins mêmes pas encore pubères, qui pourraient  vous rafler vos tripes et vous stranguler d’émotion en vous racontant le parcours de leurs vies.

Les mêmes scènes après un massacre, où les civils se déplacent en ramenant avec eux tout ce qu’ils peuvent.

Souvent ce ne sont que les souvenirs macabres de la perte de leurs proches.

Dans des océans de sang et de larmes,  les réfugiés du Kivu sont restés en apnée parce que l’indifférence la plus ignoble des forces de l’OTAN a sectionné cruellement le tuyau de leurs bouteilles à oxygène.

Les phases d’accalmie ne sont que de courtes durées dans un pays où la corruption et les trafiquants d’armes font partie du décor. Les cadavres sur les routes se trouvent parfois plus nombreux que les mangues au bout des arbres.

Les traumatismes de la guerre sont souvent porteurs de troubles mnésiques que les gens n’ayant connu que la paix ne peuvent comprendre.

On aimerait ne jamais oublier notre bonheur et se débarrasser de toutes ces horreurs qu’on a pu voir.

Seulement c’est souvent l’inverse qui se produit.

Les convulsions du Monde proviennent des marchands d’armes qui se frottent les mains quand la guerre pointe son nez et d’une catégorie d’hommes qui pour des raisons financières, ôtent la vie à d’autres en ayant mis en marche l’objectif de protéger leurs intérêts émergeant du capitalisme le plus inhumain.

Les cartels de l’industrie du diamant n’ont qu’un seul but : satisfaire leurs quêtes d’enrichissement dans les minerais encore inexplorés.

Leurs alliances peuvent se former avec n’importe quelle dictature, n’importe quel fou criminel s’étant auto-proclamé élu pour pérenniser le contrôle de son pouvoir.

En étant riche, il se sent supérieur à toute la pauvreté qu’il peut engendrer, mais humainement, il est le plus inférieur de tout le reste du Monde.

Quand j’ai su que la cupidité n’était rien d’autre que l’anneau gastrique du cœur et que l’orgueil n’était que l’euthanasie du savoir, cela m’a aidé à comprendre pourquoi la plupart des gens fortunés étaient presque tous  de très grands abrutis en ayant pour habitude de mépriser les pauvres dans leurs regards.

Les voyants dans le besoin mais restant avars de leurs biens. Les regardants avec profond dégouts comme  ceux qui ne voudraient pour ne rien au monde devenir. Le vice et l’immoralité a dévoré leurs cœur  plus vite que les tigres peuvent se partager  le corps d’une gazelle.

Au bout du trajet, il leur raconta son histoire.

Changer le menu du gras de la misère en préparant la révolte pour l’obtention d’une vraie indépendance

(Gagner la confiance d’un  parrain de la corruption)

Nord-Kivu (République Démocratique du Congo) : une province gangrénée par la violence armée.

Parmi les facteurs de ce haut degré de violence se trouvent : la corruption, la mauvaise gestion des armes à feu, la mauvaise gouvernance, la complicité de certains soldats et civils avec des groupes armés, la détention illégale d’armes à feu par des porteurs en tenue militaire ou de la police, et le fait que de nombreux soldats et policiers détiennent des armes en surnombre, et les milices aux services d’entreprises étrangères pour partir à la chasse des matières premières.

La population civile est la cible d’exterminateurs chargés de nettoyer le terrain pour le compte de multinationales à majorité anglo-saxonnes et belges. Des groupes armées terrorisent en étant  chargés de faire fuir les populations des zones minières convoitées par les multinationales. L’horreur bat son plein et les massacres contre les populations locales sont devenues monnaie courante.

Des  villages  pris d’assaut où le sang des innocents coule à larges flots, les populations ne sont plus en sécurité chez eux, parce qu’un régime dictatorial a creusé la tombe de son peuple pour  garantir les bénéfices des multinationales étrangères.

L’impulsion régulière à voler, qui  constituait un besoin compulsif irrépressible disparu chez Trayvon lorsque l’enfant de la guerre lui raconta les conséquences de la malhonnêteté de leurs gouverneurs et ce que la corruption avait pu entraîner dans son sillage au Kivu.

3abd Sami3 ressentit que l’histoire de l’enfant l’avait profondément touché et ému intérieurement.

En s’arrêtant à un endroit pour  donner à manger à l’enfant, sur le chemin, Trayvon trouva une Jeep avec la vitre ouverte et un luxueux téléphone qui était resté sur son tableau de bord. Autrefois il aurait passé sa main à l’intérieur de la voiture pour s’empresser de le dérober. Mais à présent il ne ressentait plus le besoin et l’obsession de voler des objets. 3abd Sami3 comprit à cet instant qu’il avait été guéri de son penchant. Et que sa compulsion qui n’était que le symptôme d’un maux psychique s’était éteinte  comme un feu privé de bois après avoir parlé à l’enfant. Son histoire l’avait marqué et fait comprendre  les conséquences  de tous les sombres effets dévastateurs que le vol et la corruption pouvait entraîner sur des populations.

Résister ou subir le sens de dures réalités

(La vengeance de tout un peuple)

La mort de beaucoup d’hommes mauvais ressemble à l’attitude d’une racoleuse sur la voie publique. Elle est directe, elliptique pour ensuite se passer de tout préliminaire.

On rapporte qu’un jour, dans une vallée du Zambèze au Zimbabwe, un éléphant piétina un chasseur qui pistait un autre animal pour le tuer. Cette histoire me rappelle un peu comment a fini  cette crapule de Mr Kertler.

Il cherchait à chasser des matières quand tout à coup, il a fini chassé par les gens qu’il a si longtemps oppressés. Une heure avant la livraison, Mr Kertler en personne contacta Trayvon pour confirmer sa livraison :

« Allo Trayvon ? Comme entendu, vous serez livré aujourd’hui à l’heure convenue. Dites-moi vous m’avez vraiment mis l’eau à la bouche avec votre possibilité d’avoir des diamants Pink Star.

Je viens aux nouvelles. Vous avez pu en avoir ? »

« Oui et j’ai déjà d’intéressantes propositions de la part de futurs acquisiteurs. Cela dit comme maintenant nous nous connaissons, j’accepte que vous passiez les voir. »

« Entendu, je serai présent au moment où vos armes vous seront livrées. »

Trafiquant d’armes et de diamants, acteur principal  dans  la logistique d’armes des rebelles, Dan Kertler avait été  réputé pour être insaisissable jusqu’à ce que Trayvon et 3abd Sami3 lui tendent un guet-apens pour mettre fin à ses activités criminelles. Personnage clé des plus gros trafics internationaux d’armes et de diamants des pays comme le Liberia, la Sierra Leone, la République Démocratique du Congo, et  l’Angola, c’est dans ces quatre pays  d’Afrique violement  saignés par d’atroces guerres civiles qu’il demeurait le personnage clé. Ses cargaisons d’armes  avaient l’habitude d’être livrées contre des diamants extraits dans les zones de conflits, pour y être  revendus tout à fait légalement sur la célèbre place d’Anvers, en Belgique. Un véritable ‘marchand de morts’.

La plupart des diamantaires américains et belges de la place avaient  soigneusement son nom dans leurs répertoires  comme contact pour obtenir des diamants aux meilleurs prix.

Le comble pour un trafiquant d’armes c’est de finir transformer en passoir par les balles des armes qu’il venait de livrer.

L’argent achète beaucoup de choses mais jamais le demi-tour ou la déviation d’une rafale qui lui était destiné.

La justice populaire est un verdict sans appel quand l’exaspération du peuple ne trouve que ses moyens pour soulager sa souffrance. Trayvon et 3abd Sami3 avait minutieusement préparé leur piège en prévenant à l’avance la venue du marchand d’armes. À l’heure du rendez-vous, une foule surexcitée et incontrôlable surgit au moment de l’arrivée de la limousine de Mr Kertler. À travers sa vitre teintée, il comprit amèrement  que pour lui tout était joué. Les policiers spectateurs ne purent stopper l’élan de la foule. Des gens ont commencé par lancer des pierres et attaquer la voiture avec des bâtons et des gourdins avant de finir par dévaliser la cargaison  d’armes qu’il était venu livrer pour en faire usage contre lui. Une trentaine de personnes saisirent les fusils d’assaut pour mitrailler la limousine. En le mitraillant, il se mit à cracher son sang devant des  personnes dans la foule qui criaient de toute leur rage :

« Comment ça se fait qu’il respire encore ?? »

Ses derniers moments ont été presque aussi violents que ses trafics du passé en prenant un nombre incalculable de balles dans le corps.

Une fois que son corps tomba au sol à l’extérieur  du véhicule, un groupe de jeunes continua de lui rouler dessus avec une moto sans que la police ne puise  rien faire. Quelques heures plus tard son corps fut  balancé dans un fleuve à crocodiles.

Si la vie est comme une route dangereuse, la mort est telle une ligne d’arrivée à deux sorties vers lesquelles tous les hommes se dirigent sans posséder aucun boîtier de vitesses, franchissant la ligne parfois plus vite qu’un homme au volant d’une Porsche Panamera.

Aucun moyen de faire marche arrière, voilà pourquoi l’attention est de mise pour ne jamais se tromper de chemin.

Nous ne sommes que des êtres en sursis avant de s’établir dans notre demeure finale.

L’oppression ne peut avoir une fin que quand on ne lui donne aucune chance de ne plus jamais ravoir de début. Trayvon et 3abd Sami3 restèrent finalement en Afrique pour fonder une famille. Pour définitivement ne plus jamais retourner en Amérique.

Fin

« La révolte à ne plus supporter l’injustice a deux principaux axes : la prise de conscience et le passage à l’acte.

Un peuple qui se voit confisquer ses droits, a toutes les raisons de se battre pour les récupérer. »

Citation de Boël Souleymane

« Mieux vaut mourir pour une vérité, que finir par accepter un seul mensonge avant la fin de sa vie. »

Citation de Boël Souleymane

« Nous ne pourrons briser les effets du levier du néocolonialisme qui fabrique l’indigence que lorsque nous continuerons à rester passifs devant les mécanismes destructeurs qui cimentent les relations avec les pires  régimes dictatoriaux. »

Citation de Boël Souleymane11350166_1625010201070679_1590137769_n

Livre « La lumière des sens » de Boel souleymane Les tréfonds d’une guerre pour l’enjeux économiques de ses matières premières

Résumé du livre " la lumière des sens"
Résumé du livre  » la lumière des sens »

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20150523_161912LA lumière des sens

Résumé du livre: «La lumière des sens »

L’emploi de Trayvon Johnson un besogneux  cleptomane incorrigible n’aura été que de courte durée. Seulement deux jours, avant d’être renvoyé du centre de tri postal de la ville de Boston. Après avoir été pris sur le fait en train d’ouvrir une série de colis pour dérober leurs contenus. Après un licenciement expéditif

Il se rend compte une fois chez lui, qu’il a encore dans sa veste une lettre destiné à un diamantaire de la ville.

En l’ouvrant pour la lire, il découvre une série de photos de diamants qui lui promet d’être livré à un jour et une heure précise.

Provenant d’un sombre mercenaire qui écume les territoires de l’Afrique centrale pour réapprovisionner les vitrines de sa boutique. En décidant de braquer le mercenaire il fera la surprenante rencontre d’un étrange aveugle qui le conduira à retourner dans la région ou ses diamants ont été volés

Index des chapitres :

  • Citations et préface de l’auteur sur les pillages des ressources naturelles de la région des grands lacs et des maux du néocolonialisme
  • Préambule de l’auteur sur les pillages de la région du Kivu
  • Un mauvais début de journée pour un voleur de courriers dans un centre de tri postal
  • (Une lettre entre les mains du mauvais destinataire)
  • On ne cache pas tout à un aveugle
  • (Au regard de la vérité)
  • De Boston au Kivu
  • (Perdu en plein milieu de la grande forêt tropicale d’Itombwe)
  • Goma, une ville meurtrie plongée dans le chaos et les marchés clandestins
  • (Au cœur d’un système régional de conflits armés et du trafic des matières premières)
  • À défaut de mettre un visage sur un nom
  • (Juste une voix sur prénom)
  • Les secrets d’une lettre révélant l’origine d’une poignée de diamants volés
  • (Le sang des minerais)
  • Massacres et atrocités commis dans le silence d’une guerre oubliée
  • (La succession d’une violence aveugle et sourde)
  • Changer le menu du gras de la misère en préparant la révolte pour l’obtention d’une vraie indépendance
  • (Gagner la confiance d’un parrain de la corruption)
  • Résister ou subir le sens de dures réalités
  • (La vengeance de tout un Peuple)
  • Citations et préface de l’auteur sur les pillages des ressources naturelles de la région des grands lacs et les maux du néocolonialisme

« L’écriture doit servir à pouvoir raconter toutes les horreurs qui peuvent vous laissez sans voix. »

Citation de Boël Souleymane

« J’aurais pu naître au Kivu, mais je suis né ailleurs.

Est-ce une raison pour oublier que j’aurais pu vivre ce qu’ils vivent ? »

Citation de Boël Souleymane

« Les génocides oubliés par l’indifférence des hommes sont ceux qui feront toujours le plus de victimes. »

Citation de Boël Souleymane

« Les exploitations minières des multinationales ont nourri les conflits dans la région du Kivu.

Quand les médias taisent l’horreur, les charniers produits par les génocidaires peuvent s’étendre jusqu’à perte de vue. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand l’indifférence vous amène à refuser de vous intéresser à l’humanité lorsqu’elle subit l’un des pires crimes, votre attitude ne peut qu’encourager la folie de ses assassins. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que l’Afrique restera la proie et le libre-service de l’Occident et de l’Amérique fixant eux-mêmes leurs tarifications des ressources énergétiques de l’industrie des minerais, le continent restera en marge d’un développement éducatif et médical. »

Citation de Boël Souleymane

« Si le massacre des peuples est toujours à géométrie variable concernant le nombre de ses victimes, la chasse des bénéfices financiers et les guet-apens tendus aux enjeux stratégiques sont en revanche toujours parfaitement calculés par les producteurs de ces conflits. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand une vérité est étouffée, l’écrire devient son seul oxygène. »

Citation de Boël Souleymane

« L’essence du néo-colonialisme, c’est que l’Etat qui y est assujetti est théoriquement indépendant, possède tous les insignes de la souveraineté sur le plan international. Mais en réalité son économie, et par conséquent sa politique sont manipulées de l’extérieur. »

Citation de Kwame Nkrumah

« Je préfère la pauvreté dans la liberté que la richesse dans l’esclavage. »

Citation de Sékou Touré

« L’indigence et l’inégalité criantes sont des fléaux si épouvantables de notre époque, qu’elles ont leur place aux côtés de l’esclavage et de l’apartheid. »

Citation de Nelson Mandela

« La lutte pour la dignité des hommes est un combat qui ne doit faire aucun absent. »

Citation de Boël Souleymane

« L’humanisme semble s’être évaporé pour les richesses que contient la Terre.

Les diamants sortent d’elle pour des boutiques de luxe.

Et certains hommes finiront par y rentrer pour la bêtise de leurs guerres d’intérêts devenues de répétitifs conflits armés. »

Citation de Boël Souleymane

« Si le goût de la vérité vous semble souvent être très amer, c’est sûrement parce que ceux qui ont l’habitude de vous mentir vous présenteront toujours leurs mensonges sous l’aspect des plus délicieuses sucreries. »

Citation de Boël Souleymane

« Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants mais l’indifférence des bons. »

Citation de Martin Luther King

« Très souvent l’amour du gain des hommes assassine toutes leurs humanités pour accéder aux passions du luxe.

En ne cherchant qu’à avoir, ils finissent par ne plus rien être. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que les grandes puissances occidentales et les troupes de l’impérialisme étasunien ne cesseront pas de soutenir des dictatures et d’imposer par la force leurs commerces déloyaux pour dévaliser les ressources naturelles africaines, les freins du développement en Afrique ne seront jamais levés. »

Citation de Boël Souleymane

« Le drame pour le développement de l’Afrique est que son économie ai  fini l’otage des multinationales et de certains régimes politiques les plus dictatoriaux. »

Citation de Boël Souleymane

« L’extermination de beaucoup de peuples a vu le jour par le simple fait d’être des populations vivantes dans des villages situés au sein de régions minières convoitées. »

Citation de Boël Souleymane

« La cupidité n’est autre qu’un dogme suicidaire lent qui conduira l’homme à toujours justifier l’injustifiable. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les cerveaux pouvaient faire le même bruit que le ventre quand il est vide, la plupart des crânes de politiciens gargouilleraient du matin au soir et leurs ventres resteraient silencieux. »

Citation de Boël Souleymane

« Le problème n’est pas l’existence de l’argent mais les esprits qui acceptent la cupidité en effaçant en eux toutes les traces de la charité comme si elle n’avait jamais existé.

Les hommes les plus bêtes ont transformé leurs consciences en un lieu d’abattoir.

La cupidité mène toujours à la perte de ceux qui s’y livrent. »

Citation de Boël Souleymane

« Les spéculations des banques ne font que pousser le tiers-monde dans le gouffre de la famine.

L’homme a fabriqué de l’argent qui a ensuite produit les plus gros êtres dégueulasses n’ayant jamais eu une sincère considération pour l’humanité. »

Citation de Boël Souleymane

« Si un homme aveugle des yeux peut se laisser guider par un chien, un homme aveugle du cœur ne se laissera jamais guider par personne. »

Citation de Boël Souleymane

« Si l’Afrique est constamment déguisée en mendiante par les médias, c’est pour faire oublier à qui profite l’étendue de ses richesses et que ses anciennes colonies ont changé de méthodes pour leurs intérêts.

Mais demeurent toujours des colonisateurs. »

Citation de Boël Souleymane

« Celui qui a senti les effroyables relents de la guerre, ne peut que savourer la douceur du parfum de la paix. »

Citation de Boël Souleymane

« Le comportement d’excellence est la clef pour ouvrir la porte des hauts degrés. Agissez en bien sincèrement de manière à ne jamais rester sur son palier. »

Citation de Boël Souleymane

« L’attachement aux plaisirs du bas monde a rendu plus d’aveugles que ses éclipses. »

Citation de Boël Souleymane

« Si la vérité sur l’origine des diamants qui se trouvent dans les vitrines des plus grandes bijouteries pouvait apparaître sur eux, alors ils perdraient tous leurs éclats, tellement elle est plus sombre que les fonds des mines d’Afrique dans lesquelles ils ont été volés. »

Citation de Boël Souleymane

« Quand la cupidité s’installe dans le cœur d’un homme, il aura beau posséder tout ce qu’il veut. Il finira par envier celui qui a d’avantage et, mépriser celui qui n’a rien.

Le luxe le mène en bateau jusqu’à le faire chavirer.

La soif de ses désirs ressemble à un homme qui cherche une ombre dans l’obscurité. »

Citation de Boël Souleymane

« Rien de pire que de priver un peuple de toute sa réflexion et d’une éducation salvatrice pour la remplacer par une dictature étatique dans le but de cultiver chez lui une ignorance destructrice. »

Citation de Boël Souleymane

« Tant que nos paupières resteront fermées, ficelées par une volonté moribonde, nous ne verrons jamais la naissance de nos rêves. »

Citation de Boël Souleymane

« Le colonialisme impose la répétition de l’identique culturel comme un destin, fonctionnel à sa propre stabilité. Comme conséquence, la culture des colonisés, « autrefois vivante et ouverte sur l’avenir », écrasée par l’oppression militaire, économique et symbolique du colonisateur, se ferme, figée dans le statut colonial, prise dans le carcan de l’oppression. A la fois présente et momifiée elle atteste contre ses membres. Elle les définit en effet sans appel. »

Citation de Frantz Fanon

«La frayeur du constat que l’argent passe toujours avant les hommes fera toujours saigner abondamment mon encre.

Surtout lorsque je remarque que l’évolution des cours des marchés de la bourse sont beaucoup plus bruyant que ne le sont les indignations pour les drames humanitaires silencieux, oubliés et murés par le capitalisme»

Citation de Boël Souleymane

« La dominance des pays néo-capitalistes a fait que le monde régresse vers les égalités, et progresse vers ce qu’il y a de plus abominable. »

Citation de Boël Souleymane

« Lorsque consciemment on s’intéresse aux chiffres des rentes des matières extractives dont profitent les multinationales pour l’exploitation des ressources africaines, et ceux qu’elles reversent à leurs états par rapport à leurs profits. On comprend pourquoi la famine tue encore et que l’absence des infrastructures  médicale demeure encore une  abjecte réalité. On pourrait facilement penser en plongeant dans la lecture de leurs contrats d’exploitations que Bernard Madoff n’était qu’un novice chez les escrocs. »

Citation de Boël Souleymane

« Aux espoirs robustes empilés par les tragédies  qui ont survécu en ayant été les témoins des horreurs  les plus indescriptibles  par la découpe des morceaux de chairs meurtrie par la haine.

Vivre en paix est un désir qu’on ne doit jamais perdre même si la guerre est encore omniprésente »

Citation de Boël Souleymane

« Effacer vos valeurs pour accepter de les réécrire par celles des puissances colonisatrices reviens à faire de vous un des plus grands ennemis de la liberté pour le bien être de votre peuple. »

Citation de Boël Souleymane

« Entre conflit d’influence et corruption généralisé l’espoir d’une paix durable ressemble parfois à une plante privée d’eau.

Pourtant ce n’est pas les larmes qui manque mais la stabilité du calme pour les sécher. »

Citation de Boël Souleymane

La convoitise de l’argent dans l’esprit des hommes ressemble à un raz de marée dans un village de vacance dès son passage plus rien n’est homogène et pacifique

Il n’y a qu’à constater ce que les enjeux territoriaux liés aux richesses des matières premières ont engendré comme désastre dans la région du Kivu.

Citation de Boël Souleymane

« Le sang du pauvre, c’est l’argent. On en vit on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance »

Citation de Léon Bloy

« Le Congo ne possède aucune usine d’armement. Par conséquent la  guerre  est alimentée par le commerce mondialisé de façon  illicite .Les guerres de mouvement sont contrôlés par des groupes internationaux ou pour la chasse aux matières premières  leurs états d’âmes  se sont changé en états d’armes pour le profit des multinationales européennes et étatsuniennes. »

Citation de Boël Souleymane

« Si un homme n’est pas prêt à affronter un risque quelconque pour ses opinions, ou bien ses opinions ne valent rien, ou bien c’est lui qui ne vaut rien. »

Citation d’Ezra Pound

« Nos valeurs ne se trouvent pas dans le CAC 40 ni la finance internationale.

Voilà pourquoi notre éthique ne se retrouvera jamais sur la braguette des gestionnaires de Wall Street. »

Citation de Boël Souleymane

« Si les innocents surfs sur des vagues de violences.

C’est parce qu’elles ont des cycles comme celles de l’eau.

Elles ne cesseront de ceux reproduire tant que des régimes oppressifs ne donneront pas à leurs peuples des conditions décentes pour vivre.

Les mauvaises gouvernances ont des morales aveugles, comme celles des tyrans de l’histoire qui va suivre la lumière des sens »

Citation de Boël Souleymane

Ce livre est dédicacé à tous ceux qui vivent dans la crainte d’être massacrées égorgés et découpés à la machette, sur le territoire de la province instable du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour toutes les populations

Spoliés et usées par des regains de violence et des régimes corrompus établi par les politiques du monde occidental.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux génocides africains et aux vols de ces ressources commis par de très grandes multinationales qui eux sont l’une des plus écœurantes réalités.

Par conséquent, tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existées.

Il se peut qu’un jour un ancien agent de tri de la ville de Boston vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre…..

Préambule de l’auteur sur les pillages de la région du Kivu

Derrière des diamants qui brillent, combien de vies ont été éteintes ?

Depuis longtemps, l’Afrique est un continent riche mais victime du placement des pires dictatures mises en place par des hommes de réseaux externes à la politique de ses gouvernements et d’un capitalisme sauvage et dérégulé, émanant d’entrepreneurs étrangers et malhonnêtes ayant laminé l’espoir d’offrir à sa jeunesse l’accès au savoir et aux soins.

Si j’ai choisi la région du Kivu pour cette nouvelle histoire, c’est pour aborder les dessous d’une décennie d’horreurs d’un conflit armé : un sous-sol qui regorge de différentes matières premières dans l’une des plus belles régions du Monde située à l’Est de la République Démocratique du Congo en plein cœur de l’Afrique.

Tout ceci ne pouvait qu’attirer que tristement la cupidité des êtres les plus avides de la Terre, prêts à tout pour satisfaire leurs infâmes désirs ou la  finalité dans leurs afféteries impitoyables aux gains.

Les larmes ont tellement coulé à cause de ces terres fertiles que l’on n’imagine difficilement voir un jour s’assécher, la région des grands lacs en gardant la même gouvernance.

 

Le début de cet effroyable massacre de civils n’est en réalité tout autre qu’une guerre fratricide entre Africains.

Mais ces raisons sont en réalité essentiellement économiques de par la richesse de cette zone.

Le problème de fond est en évidence le contrôle de certains territoires miniers de très grands groupes européens et étasuniens pour s’accaparer les ressources naturelles du Congo.

Les multinationales avec la complicité des grandes puissances internationales ont alors provoqué ce conflit.

Les militaires se sont mis à piller ces ressources pour de grands groupes occidentaux, pillant principalement des minerais coltan et autres matières premières.

Un minerai de tantale servant à la fabrication d’appareils électroniques miniaturisés comme les téléphones mobiles, mais également les mines de diamants pour se retrouver dans les plus belles bijouteries d’Europe et des Etats-Unis.

Dans ce conflit sanglant, les médias occidentaux, les grands groupes d’intérêts les plus égoïstes au Monde, et la passivité du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont laissé des milliers d’Africains se faire massacrer tout en les privant de leurs ressources naturelles.

Plus de cinq millions de morts en l’espace de dix ans d’après certains observateurs du conflit tous cela    dans un affligeant silence insupportable.

Voilà les raisons qui m’ont poussé à écrire l’histoire qui va suivre : « La lumière des sens ».

Un jour, un ex-Président français du nom de Jacques Chirac ayant eu l’honnêteté de reconnaître que l’homme Africain est encore aujourd’hui oppressé par les multinationales françaises et américaines qui puisent sans relâche les minerais des pays sans en faire profiter les populations, a dit :

« On greffe de tout aujourd’hui, des reins, des bras, un cœur. Sauf les coui-les, par manque de donneurs. »

La vérité est parfois brute, amère et crue, surtout quand elle dévoile la réalité  de certains hommes…

Les retombées économiques des multinationales sur le continent africain ressemble aux pas d’un homme ayant marché dans le désert avant une tempête de sable.

Aucune marque d’infrastructure digne pour les populations africaines n’indique que d’énormes bénéfices ont été réalisés.

Les guerres profitent à leurs fabricants.

L’émergence des conflits est souvent stratégique.

L’instabilité d’un pays par une guerre possédant des enjeux économiques importants permet de faire chuter les prix des ressources agricoles et minières.

Et tout cela, les gros industriels l’ont parfaitement  compris.

Les dangers des exploitations minières illégales pour la région du Kivu où s’étendent les plus grandes réserves mondiales de coltan ont malheureusement alimentées les guerres les plus sanglantes et ont dégradé gravement l’écosystème forestier de cette région. Pourtant la paix n’a pas de prix, mais s’évince souvent prestement par des guerres très lucratives.

Il y a un proverbe congolais qui dit : « seul un ignorant va s’abreuver dans un étang où est mort un chien ».

A notre époque, l’étang a été vidé par la soif de pouvoir des hommes ayant pris l’habitude de pisser sur les droits des hommes pour marquer leurs territoires.

La patience est une arme qu’on ne doit jamais retourner contre soi-même.

On peut perdre la vue et développer tous ses autres sens.

On peut tout perdre du jour au lendemain comme tout avoir.

L’importance est de ne jamais oublier qui nous le fait parvenir.

Si la valeur de la vie c’est un mort qui te la donnera, la valeur de la vue c’est un aveugle qui te la donnera.

L’argent a encrassé le cœur de certains qui ont empoisonné leurs morales et vendu leurs valeurs. La corruption leur a accordé des toilettes en or, mais leur dignité est devenue aussi repoussante que quelqu’un qui en sort après être parti déféquer.

Un cœur sain d’être frelaté à de l’argent sale a plus de valeur que n’importe quel poids d’or de 24 carats. L’ambition des capitalistes ressemble à un panache de fumée, ils avancent coûte que coûte, aveuglés sans ne rien voir.

Les valeurs autrefois dans leur cœur étaient comme des braises sur lesquelles le souffle de l’argent a totalement transformées en un amas de cendres. Il arrive que le surréalisme qui découle du capitalisme pousse l’humanité dans la falaise des abominations.

  • La course au coltan, les détails du mobile d’un crime économique :

Le coltan (mot-valise pour columbite-tantalite) est un minerai de couleur noire ou brun-rouge dont on extrait le niobium (d’abord appelé colombium) et le tantale. Il est formé par l’association de deux minéraux, la columbite (ou colombite).

La colombite a été découverte en Nouvelle-Angleterre (États-Unis). Le coltan se trouve en quantité commerciale en Afrique centrale, notamment en République Démocratique du Congo dans la région du Kivu qui détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu’en Australie, au Brésil, au Canada, en Espagne, dans la région de l’Orénoque au Venezuela et en Chine.

Le tantale préparé à partir du coltan est indispensable à la fabrication de composants électroniques, notamment condensateurs et filtres à onde de surface, utilisés en particulier dans les téléphones mobiles. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80 % du marché du tantale (réf. Danielle Beaugendre).

Vous trouverez chez les génocidaires beaucoup d’exterminateurs qui agissent pour le compte des grandes multinationales en usant des stratèges les plus bas  pour  s’accaparer les richesses des terres africaines, afin d’assouvir leurs cupidités aiguës.

L’avidité aux gains par certains hommes est un broyeur pour le développement de l’humanité. L’implantation des rouages du capitalisme monopolistique au sein des pays africains est le cancer du développement de l’Afrique.

Tant que les richesses de ce continent ne cesseront d’aller aux grands industriels et aux hommes de paille mis en place par les gouvernements occidentaux, le peuple africain manquera de ses droits les plus fondamentaux. Les entrailles de la Terre regorgent des plus belles merveilles.

Les entrailles de certains hommes regorgent des plus laides intentions pour mettre les mains dessus. Une des réalités  atroces qui se greffe à l’actualité et que chaque tragédie ne dispose pas de la même couverture médiatique.

Si un homme ouvre le feu dans une université américaine, cela fera immédiatement les gros titres.

Mais s’il tire dans une université africaine il y aura peut-être juste sous réserve un article.

Le meilleur des exemples pour illustrer tout cela est le silence des médias sur les massacres du Kivu.

Cet ouvrage est dédicacé à tous les enfants de la région du Kivu et du continent africain qui sont victimes de près ou de loin des maux de conflits d’intérêts dus aux spoliations des richesses naturelles de leur continent. Le silence n’a aucune raison de se prolonger en masquant les horreurs qu’il sait comme étant une vérité.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux pillages des ressources naturelles par les multinationales de la région du Kivu ancienne province de l’Est de la Démocratie du Congo qui demeure l’une des plus abominables réalités.

Par conséquent tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existés.

Il se peut qu’un jour un cleptomane d’une ville américaine vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre…

Mieux vaut vivre en paix avec un sol pauvre qu’en guerre avec un sol riche.

Seulement quand on naît au Kivu, on marche sur de l’or et on nage dans le sang.

Les attentes de nos vies ressemblent parfois à un coli piégé ou à une lettre en transit. Même si ils ont été affranchis aux bons tarifs, rien ne dit forcément qu’ils vont arriver aux bons destinataires…

La réglementation des transparences des revenus d’industries extractives en Afrique est aussi claire que le fond d’un gouffre d’une forêt dense en pleine nuit, facilitant ainsi les pratiques les plus frauduleuses des plus grandes compagnies étrangères. Les bénéfices des ressources naturelles qui pourraient servir aux budgets de l’éducation et de la santé ressemblent à de l’éther qui s’est évaporé.

Des guerres pour un minerai rare et précieux de couleur noire indispensable à l’industrie électronique ont généré l’une des plus grosses tragédies humaines faisant plus de cinq millions de morts. Le coltan très convoité par les gros entrepreneurs occidentaux fabricants d’appareils de téléphones mobiles, ne pouvait répondre à la demande de leurs acheteurs.  Si ils ne possèdent pas ce matériau essentiel à la réalisation des produits de la technologie actuelle tels que les téléphones portables, les consoles de jeux, ou les satellites, ce minerai apparaît clairement être devenu le mobile du crime des populations de l’Afrique centrale stimulant les groupes armés de partir à sa conquête pour le revendre aux grandes multinationales à très bas prix pour leurs besoins de production. Les comportements égoïstes du Président ont condamné son peuple au carcan de la misère et au boulet d’une vie indigne représentant complètement l’inverse de la sienne faite que de luxe et des plaisirs mondains si raffinés.

Comme si il pouvait y avoir une jouissance à voir son peuple crever.

L’enjeu central des guerres en Afrique et la plupart des conflits sur son territoire proviennent des ressources naturelles. La pauvreté de ce continent s’est fortement accrue par la mauvaise gouvernance des régimes corrompus installés au pouvoir par les anciens pays colonisateurs et les abus des échanges commerciaux des plus grandes multinationales.

Le drame du Kivu n’est rien d’autre qu’une  guerre pour des matières premières dont regorgent les sols du  Congo, et où les forces onusiennes ont été inactives face au summum de l’atrocité. Un dictateur  peut ruiner son pays pour satisfaire ses propres intérêts plus vite qu’une balle peut vous trouer la peau !

Lorsque l’on perd un de nos sens, on peut arriver à décupler tous les autres.

Dans ma vie j’ai vu des aveugles savoir où ils allaient, et des voyants finirent par se perdre.

J’aimerais que les guerres civiles qui trouvent leurs origines dans le trafic des matières premières meurent de faim. Mais les enjeux économiques dans une zone de non droit en proie aux violences sont toujours là pour nourrir la haine conduisant aux plus longs conflits armés, et ce, pour servir les intérêts des puissances continentales impérialistes.

Les graines du capitalisme sont génératrices d’inégalités produisant des déserts de sentiments et des sécheresses de larmes vidant les hommes de leur humanité jusqu’à ce que la source de leurs sensibilités se tarisse entièrement. L’exploitation des hommes par des hommes a cruellement fait que la rentabilité des guerres à fait naître des contrefaçons de la paix.

Mon écriture ne se nourrit que de ce qui me donne profondément envie de vomir. L’art de la littérature est un moyen par lequel les injustices doivent être combattues artistiquement et intellectuellement et pour cela, les encriers n’ont pas une goutte à perdre.

Le commerce illicite des diamants bruts a fortement  activé les conflits des  guerres qui ont meurtri  l’Angola, le Liberia, la Sierra Leone et la République Démocratique du Congo (RDC), principalement dans les années 1990-2000. Et l’amour de l’argent a développé des  passions pour l’injustice. Chaque drame mérite d’avoir son histoire. Parce que les traces des écrits demeurent pour pousser les yeux à faire revivre les souvenirs dans les cœurs, après que l’indifférence les ait fait cruellement mourir.

L’inacceptable est un moteur profond pour que le courage des hommes ne tombe jamais en panne.

Ne faites jamais le deuil de la vérité, le mensonge n’a pas besoin qu’on lui construise une maternité !

Ce livre est dédicacé à tous ceux qui vivent dans la crainte d’être massacrées égorgés et découpés à la machette, sur le territoire de la province instable du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Pour toutes les populations

Spoliés et usées par des regains de violence et des régimes corrompus établi par les politiques du monde occidental.

L’histoire qui va suivre est une fiction, contrairement aux génocides africains et aux vols de ces ressources commis par de très grandes multinationales qui eux sont d’une des plus écœurantes réalités.

Par conséquent tous les noms qui se trouvent dans cette histoire n’est qu’une pure coïncidence avec des personnes existantes ou ayant déjà existées.

Il se peut qu’un jour un ancien agent de tri de la ville de Boston vous raconte une histoire semblable à celle qui va suivre.

Un mauvais début de journée pour un voleur de courriers dans un centre de tri postal

(Une lettre entre les mains du mauvais destinataire)

6h35 – Centre de tri postal de la ville de Boston.

Lorsqu’on est cleptomane, on ne garde jamais très longtemps un emploi.

Cela allait faire son deuxième jour que Trayvon allait travailler.

Mais sa journée n’avait à peine commencé qu’il s’est fait virer au bout de deux heures de travail.

Rien d’étonnant, mettez un cleptomane dans un centre de tri postal et il ne résistera pas longtemps à ouvrir des colis pour prendre tout et n’importe quoi.

Alors que les colis défilaient sur un tapis mécanique à toute allure, il péta complétement les plombs en répondant à ses pulsions pathologiques. Il déchira l’emballage de nombreux colis pour mettre tout et n’importe quoi dans le fond de ses poches : allant de confiseries aux sex toys, jusqu’aux biscuits pour chien.

Sa veste de travail était gonflée tel le ventre d’une femme enceinte, par tout ce qu’il avait pu prendre.

Manque de chance pour lui.

Les agents de télésurveillance avaient tout de suite remarqué son attitude suspecte et étrange.

« Max regarde un peu cet employé. Il déchire tous les colis pour se servir.

Préviens le responsable et les agents de sécurité ! »

Chaque jour était aimanté par une impulsion régulière à voler indépendamment de ses besoins économiques.

La pathologie dont souffrait Trayvon faisait qu’il ne pouvait jamais garder un boulot plus d’une semaine.

Alors qu’il devait porter sur lui une cinquantaine d’articles dérobés, un responsable de la Poste fou furieux se mit à rentrer dans le local du centre de tri en s’exclamant :

« Pu-ain ! Tous les colis qui passent sur la chaîne ont été déchirés.

Arrêtez-moi cette pu-ain de chaîne !! Tous ces colis ne peuvent être expédiés dans l’état où ils se trouvent.

Hey toi là-bas ! Oui, toi le nouveau !

Tu n’as pas l’impression que les vêtements que tu portes ne sont pas trop gonflés avec tout ce que tu as pu mettre dans tes poches ? »

« Ça a recommencé Monsieur. C’était plus fort que moi. »

« Tu diras ça au Directeur qui vient d’exploser de rage en voyant la vidéo de tes vols ! »

Trayvon tenta de vider au compte goute ce qu’il avait sur lui, en jetant maladroitement les articles derrière le dos du responsable qu’il suivait avant de se retrouver dans le bureau du Directeur.

« Asseyez-vous Monsieur Je viens de visionner la vidéo de vos vols. Très impressionnant mais à la fois très inexpérimenté.

Avez-vous une idée du nombre de colis que vous avez pu déballer ? »

« À vrai dire non  Monsieur, à quoi cela m’aurait t ’il servi de les compter au moment où je les ai ouverts ? »

« Cent vingt-cinq colis p-tain de m-rde !

Il ne s’agit pas d’un simple vol, mais plutôt d’un pillage postal ! »

« M-rde et m-rde !! Je sais que je dois me soigner.

Vous pouvez appeler le commissariat de Boston.

Ils vous confirmeront que je suis bien connu chez eux pour des actes de cleptomanie pour avoir fait de véritable carnage sur des rayons.

Vous avez devant vous un des plus grands multirécidivistes de la ville. »

« Votre passé, je m’en fous. Votre présent c’est que vous êtes viré !

Prenez vos affaires et foutez-moi le camp!

Avant que j’appelle la police ! Vos heures de travail seront décompté pour rembourser tous les colis que vous avez ouverts

Espèce de petit co-nard de voleur ! »

Une fois rentré chez lui, Trayvon envahi par la frustration d’avoir perdu son travail, s’empressa de retirer violement sa veste d’agent de tri pour la jeter à la poubelle.  Quand soudain, une lettre s’envola de sa  veste sur le sol. L’adresse d’un diamantaire de Boston se trouvait sur l’enveloppe. À l’attention d’un monsieur du nom d’Elie Zimmerman.

Curieux de connaitre son contenu Trayvon l’ouvrit sans perdre un instant. En ouvrant l’enveloppe, un petit catalogue de diamants s’y trouvait, accompagné d’une longue lettre concernant la confirmation d’un rendez-vous pour la transaction de pierres précieuses qui avaient été volés dans une mine du Kivu de l’Afrique centrale.  Dans la lettre le correspondant qui écrivait à Mr Zimmerman se vantait d’avoir abattu deux hommes dans une mine après qu’ils aient trouvé d’impressionnantes pierres précieuses.  Au moment où ils allaient remonter, il leur a tiré quatre balles chacun. Puis il est descendu chercher les pierres et en a donné à un rebelle qui se trouvait avec eux afin de lui acheter son silence. L’homme lui proposait de lui vendre au prix de cent vingt mille dollars des diamants estimés à environ deux cent quarante mille dollars. La transaction devait se dérouler dans un parking sous-terrain à l’étage 0.

Trayvon regarda la lettre et se mit à réfléchir.  Il partit chercher une nouvelle enveloppe en réécrivant l’adresse de la même manière pour ensuite partir la déposer directement dans la boîte aux lettres du diamantaire.  Pour lui, l’occasion était irrésistible de venir le jour de la transaction pour faire en sorte de braquer l’argent et les diamants.

Deux jours plus tard….

Une fois sur place, Trayvon pensait qu’il serait très facile de braquer les diamants et l’argent de la transaction des bijoux, mais il n’aurait jamais pensé que le diamantaire se serait pointé en présence d’une escorte de deux hommes surarmés qu’il avait payés pour veiller à sa sécurité. Allongé sous sa voiture dans un parking souterrain depuis environ un quart d’heure, les écouteurs de son iPod dans les oreilles, il vit débarquer une limousine blanche aux vitres teintées et une Lamborghini grise foncée.

Les deux hommes se saluèrent autour des gardes du corps qui semblaient nerveux en surveillant les alentours.

Trayvon savait pertinemment que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus.

Il ne savait pas comment s’y prendre pour braquer quatre hommes en même temps.

Au moment où il aperçut le diamantaire sourire en en ouvrant la mallette des diamants qui fit signe à un homme de lui remettre le fric, il perdit totalement son sang-froid et commençait à tirer sur tout le monde.

Sa première balle est partie dans la balle du garde du corps.

La deuxième dans la poitrine du diamantaire.

L’autre a voulu répliquer mais n’a pas vu tout de suite d’où les balles venaient.

Deux hommes sont tombés à terre et deux autres se sont cachés derrière une voiture.

Un des deux s’écria :

« Sous la voiture !

C’est là que ce fils de p-te est caché ! »

Un homme tira vers le dessous de la voiture :

« Bang Bang »

Tandis que le mercenaire pensa tout à coup que le diamantaire lui avait tendu un piège et qui ne faisait que semblant d’être mort.

Mécontent, il sortit son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture :

« Bande d’en-ulés de vos mères, vous m’avez trahi !

Personne ne connaissait le lieu du rendez-vous à par vous ! »

L’homme avança vers Trayvon tout en vidant l’intégralité du contenu de son chargeur.

Trayvon s’est pris une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer à son tour trois balles dans le thorax.

L’homme tenta de s’agripper à la voiture avant de chuter violemment à terre en postillonnant son hémoglobine.

Voyant tout cela, Trayvon s’empara rapidement des deux mallettes et monta à bord de la Lamborghini en constatant que les clefs étaient restées pendues dans la serrure du contact.

En relevant la tête rapidement avant de démarrer, Trayvon aperçut trois gardiens du parking venir en discutant entre eux avec leur talkie-walkie afin de signaler qu’un fait tragique venait de se produire. Sans perdre un instant, il démarra en fonçant sur eux, jusqu’à faire passer le plus téméraire par-dessus le toit de sa voiture après qu’il ait tenté de le stopper en se mettant en plein milieu de la route. Trayvon accéléra de façon âpre pour s’assurer d’avoir assez d’allure et défoncer la barrière de sécurité du parking souterrain.

« Braak ! »

Arrivant à toute vitesse après avoir cassé la barrière automatique, son véhicule se retrouva à couper la route à une voiture qui lui rentra dedans à toute vitesse. La voiture de derrière freina en tournant jusqu’à ce que l’impact du choc fasse monter la voiture sur le toit d’une autre voiture. Fortement choqué par le choc, Trayvon sortit dans la rue en prenant les deux mallettes et boitait suite à la balle qu’il s’était pris dans le mollet…

Trayvon pissait tellement le sang qu’on aurait pu le retrouver à la trace. En boitant et en laissant des grosses traces de sang dans les rues de Boston,  il rentra dans un salon de coiffure de luxe où une vieille aristocrate était assise avec un casque infrason plaqué sur la tête en feuilletant son magazine.

Voyant Trayvon rentrer la jambe ensanglantée, elle se mit à crier en sursautant de son siège et en se cramant une partie du crâne :

« Ahhh ! »

Trayvon prit son écharpe Hermès en cachemire qu’elle avait pendu au porte manteau du salon afin d’en faire un garrot sur la plaie de la balle qu’il avait reçue.

Il fallait trouver un moyen rapide d’atténuer son saignement qui avait déjà maculé tout le parquet du salon.

Trayvon se mit à prendre un ciseau pour s’extraire lui-même la balle devant le regard écœuré de la dame fortement horrifiée.

En triturant la peau de son mollet il se mit à gémir de douleur :

« Ahh ! Cette pu-ain de balle me fait trop mal ! »

Il coupa avec les ciseaux un bout de l’écharpe pour la serrer entre ses dents, tout cela pour l’aider à supporter la douleur. Trayvon releva son pantalon et planta les ciseaux dans sa chair pour en extraire la balle.

« Ahhhh !! »

Trayvon jeta la balle pleine de sang sur le sol.

Avant de regarder un panneau sur les tarifs des coupes des cheveux :

« Quatre cents dollars pour une coupe ! Pu-ain! Mais c’est le prix de mon loyer avec l’électricité !! »

Le patron du salon rappliqua affolé avec un air ultra efféminé, en levant les mains en l’air de la même façon qu’une danseuse classique et se mit à crier avec une voix très aiguë :

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Trayvon pointa brutalement son flingue dans sa direction :

« Enlève ton froc la péd-le ! Je suis assez pressé. »

Trayvon interrogea la vielle dame pendant que le directeur du salon était en train d’ôter son pantalon tout en tremblant de peur :

« Tu es venue comment la matriarche ? Une dame défraichie pleine aux as comme toi doit posséder très certainement un somptueux  véhicule avec chauffeur ou une voiture dotée de performances  sportives et technologiques ! »

« La Mercedes noire garée en face du salon… »

« Balance les clefs peau d’orange pourrite ! L’assurance va tout prendre en charge ! »

Tout en grimaçant Trayvon se pressa d’enfiler  le pantalon du patron du salon de coiffure. Après  l’avoir abandonné en slip dans son salon. Après une légère réflexion il lui demanda également sa chemise :

« Balance aussi ta chemise, haleine de phallus de pédale ! La mienne est complétement recouverte de sang. Allez dépêche-toi ! Ou Je risque de te faire un deuxième nombril !  »

Au moment où Trayvon enfila sa chemise, un client entra dans le salon. Constatant le gérant en slip et les tâches de sang au sol. Pris de panique  il tenta maladroitement  de faire demi-tour tout en perdant le contrôle de sa diction tellement la peur l’avait totalement envahi :

« Heuuu. Excusez-moi du dérangement je repasserai un peu plus tard. »

Trayvon le retenu en pointant le bout de son flingue dans sa direction.

« Opopop ! Tu restes ici. Où comptes-tu aller comme ça ! Prévenir les flics ! ? »

« Ah non !, j’ignore totalement ce qui se passe ici ! Cela ne me regarde pas ! »

« Ferme ta pu-ain de gue-le et dis-moi plutôt ce que tu as comme voiture ! »

L’homme répondit en chialant sa mère :

« Un Porsche Cayenne ! »

« Et ça te rend triste !? File-moi tes p-tain de clefs ! »

Trayvon redonna à la vielle nantie ses clefs en les jetant en l’air :

« Il est tombé à pile mamie. Son Porsche Cayenne m’a subitement ôté l’idée de te braquer ta caisse. On peut dire que ton vieux c-l flétri est bordé de nouilles ! Hahahahaaa !

La vieille scandalisée s’exclama :

« Sale petit voyou !J’espère que la police va vous arrêter »

Trayvon lui répondit calmement après une seconde de silence :

« Tu viens de te faire un brushing raté à 400 dollars après t’être garée en stationnement interdit et passée devant un clochard qui était à l’angle de la rue n’étant pas loin d’avoir ton âge. J’aimerai savoir si tu as pensé à lui donner une pièce lorsque tu l’as vu avec son panneau écrit « J’ai faim » ?

La police devrait arrêter des gens qui méprise les autres en voulant déballer leurs morale  »

La vieille nantie resta muette comme une taupe ayant grignoté  une boule d’un produit biocide.

Trayvon sortit mille cinq cents dollars de la mallette dans laquelle se trouvait le fric pour partager la liasse en trois.

« Tiens pour toi la vielle taupe, cinq cents dollars. Cela couvre largement les frais de ta coupe ratée et je rajoute encore cinq cents dollars que tu remettras au clochard à l’angle de la rue. En espérant que cela puisse te rendre plus généreuse et moins avare dans le futur. Et pour toi la pédale, voilà cinq cents dollars pour te racheter des vêtements. Avec ça, tu n’as pas intérêt à donner mon signalement à la police si tu ne veux pas que mon flingue revienne faire une distribution de suppositoires balistiques dans ton anus de cheval. J’espère ne pas avoir besoin à me répéter ! »

« Non ! Non ! C’est très claire Monsieur »

L’homme qui venait de rentrer s’exclama en larmes :

« Et pour ma voiture ? »

« Tu n’auras qu’à voir ça avec ta pu-ain d’assurance ! »

Alors que Trayvon s’apprêtait à partir, une habituée du salon aperçut à travers la vitrine le gérant en slip et Trayvon  le braquer l’arme à la main. Alors qu’il s’apprêtait à partir, elle s’empressa de s’éloigner pour discrètement appeler  la police.

En sortant du salon de coiffure, Travyon entendit raisonner le bruit des sirènes de police qui se faisaient de plus en plus en plus entendre. Sans aucun doute ni la moindre coïncidence, ils arrivaient pour lui. Spontanément il monta dans la voiture qu’il venait de braquer pour démarrer et rapidement démarrer pour s’enfuir. En prenant la première rue sur la droite, il trouva une voie bloquée par un barrage de police. Il n’avait pas d’autre choix que de le forcer. Deux voitures de flics bouchaient la rue, avec un officier de police planté à côté, pour surveiller le périmètre. Trayvon aurait préféré mourir plutôt que de se rendre.

Arrivant à fond, il força le barrage. Seulement le flic sauta sur son capot en tentant désespérément de l’arrêter. Trayvon s’entêta à accélérer malgré le manque de visibilité de la route le conduisant à emprunter une voix de circulation à contre-sens. Après avoir évité une dizaine de voitures, il perdit le contrôle pour terminer sa course à l’intérieur de l’entrée d’une bouche de métro, éjectant ainsi l’officier de police sur plusieurs mètres. « Ahhhh! » Trayvon prit son écharpe hermes en chachmir qu’elle avait pendu au porte manteau du salon pour faire un garrot sur la plaie de sa balle. Afin d’atténuer l’abondance de son saignement qui avait maculé tout le parquet du salon. Trayvon se mit à prendre un ciseaux pour s’ extraire lui même la balle devant la dame horrifié: « Ah cette pu-ain de balle me fait trop mal! » Il coupa avec le ciseaux un bout de l’écharpe pour le serrer entre ses dents pour l’aider à supporter la douleur: Trayvon releva son pantalon pour planter le ciseaux dans sa chair pour en extraire la balle. « Aahh!!! » Trayvon jeta la balle pleine de sang sur le sol. Avant de regarder les prix des coupes de cheveux: « 400 dollars pour une coupe. Mais c’est le prix de mon loyer! » La vieille dame terrifiée en déchaussa sa prothèse dentaire. Le patron l’air efféminé arriva en levant les mains en l’air avec une voix très aiguë: « Qu’est ce qui se passe? » Trayvon pointa son flingue dans sa direction: « Enlève ton froc. Je suis assez pressé.! » Trayvon interrogea la dame: « La vieille tu est venu comment?  » « La mercedes noir garé devant »  » balance les clefs mamie l’assurance va tous prendre en charge » Arrivant à toute vitesse en coupant la route à une voiture qui lui rentra dedans à toute vitesse. La voiture de derrière freina en tournant jusqu’à ce que l’impact du choc fasse monter la voiture sur le toit d’une voiture. Fortement Sonné par le choc trayvon sortie dans la rue en prenant les deux mallettes en boitant suite à la balle qu’il avait pris dans le mollet….

Une passante écarquilla ses yeux de stupeur en constatant que la voiture était rentrée dans la bouche de métro. Trayvon légèrement étourdi, prit nerveusement les deux mallettes avant de sortir pour s’enfuir dans le bruit assourdissant des sirènes des voitures de police qui étaient activement à sa poursuite. Le quartier n’allait pas tarder à être cerné. Il fallait fuir et au plus vite ! Mais seulement pour aller où ?

Ne demandez pas à un boiteux de taper un sprint, sauf si vous voulez qu’il puisse avoir l’air complétement ridicule.

Après avoir marché sur une dizaine de mètres, Trayon se mit à tourner derrière un garage de voitures fermé pour se retrouver dans une ruelle où un homme marchait lentement seul semblant se rendre à son domicile.

On ne cache pas tout à un aveugle

(Au regard de la vérité)

À l’abri du regard des gens, Trayvon s’apprêta à sortir son flingue pour le braquer par surprise.

Mais l’homme le devança en se retournant le premier :

« Qui êtes-vous ? »

Pris sur le vif et à bout de souffle, Trayvon i ai l’air complètement ridicule. Après avoir marché en boitant sur plusieurs mètres Trayvon se mit à tourner derrière un garage de voitures. Où il aperçu dans une ruelle un homme qui marchait seul et semblait rentrer chez lui. A l’abri du regard des gens trayvon s’ apprêtait à sortir son flingue pour le braquer par surprise. Mais l’homme le devança en se retournant le premier: « Qui êtes vous? et pourquoi me suivez vous? » Pris sur le vif et à bout de souffle. Trayvon faisait face à un aveugle auquel il ne pouvait caché la vérité: « Je viens d’avoir un accident j’aimerais passer un coup de téléphone chez vous s’ il vous plait » « Pourquoi n’allez vous pas à la cabine? les appels d’urgence sont gratuits . « Vous ne m’avez pas compris, je cherche à contacter un garage, pas une ambulance » L’homme sorti de sa poche une carte téléphonique: « Tiens, voici une carte téléphonique. Je n’ai pas de téléphone fixe chez moi ma ligne a été coupée depuis deux mois. Tu n’auras qu’à la ranger à côté du flingue que tu as voulu sortir pour me braquer »Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact.he aux vitres teintées et une lamborghini grise foncée. Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact. he aux vitres teintées et une lamborghini grise foncée. Les deux hommes se saluérent autour des gardes du corps qui surveillaient les alentours. Trayvon savait que l’échange allait être furtif. Dans son esprit tout était confus. Il ne savait pas comment braquer quatre hommes en même temps. Au moment il vu le diamantaire ouvrir la mallette des diamants et faire signe à un homme de lui remettre la valise du fric. Il a perdu son sang froid et commencer à tirer sur tout le monde. Sa première balle est partir dans l’oeil d’un garde du corps. La deuxième dans la poitrine du diamantaire. L’autre homme voulu répliqué mais n’a pas vu tout de suite d’ou les balles venaient. Deux homes sont tombés à terre et les deux autres caché derrière une voiture. Un des deux s’ ecria: « Sous la voiture. C’est la qu’il est caché » Le mercenaire pensa que le diamantaire lui avait tendu un piège. Donc sorti son flingue pour tirer une balle dans la tête de l’homme qui se trouvait avec lui derrière la voiture:  » bande d’en-ule de vos mères vous m’avez trahi! » L’homme avant ca sur trayvon tout en vidant tout le contenu de son chargeur. Trayvon prit une balle dans le mollet avant de riposter et lui tirer trois balles dans le torax. L’homme tenta de s’ agripper à la voiture avant de chuté violemment à terre en poustillonant son hémoglobine. Voyant tous cela. Trayvon prit rapidement les deux mallettes en montant à bord de la lamborghini. constatant que les clefs étaient restés pendu sur la serrure du contact. fit face à un aveugle auquel il ne pouvait cacher la vérité même après avoir tenté de subtilement lui mentir :

« Bonjour Monsieur, je viens d’avoir un accident j’aimerais si vous me le permettez passer un coup de téléphone chez vous s’il vous plaît. »

« Pourquoi n’allez-vous pas à la cabine ? Les appels d’urgence sont gratuits. »

« Monsieur, vous ne m’avez pas compris.

Je cherche à contacter un garage, pas une ambulance ! »

L’homme sortie de sa veste une carte téléphonique:

« Tenez, voici une carte téléphonique.

Je n’ai pas de téléphone fixe chez moi. Ma ligne a été coupée.

Vous n’aurez qu’à la ranger à côté du flingue que vous avez voulu sortir pour me braquer. »

Trayvon dévisagea l’homme aveugle qui affichait un béant sourire aux lèvres.

L’estomac noué par le stress et le rythme cardiaque qui raisonne jusqu’à dans les tympans, Trayvon vit que les voitures de flics n’étaient seulement qu’à quelques mètres.

L’aveugle se mit à ricaner en réajustant ses lunettes, et lança sur un ton ironique : « Apparemment ils cherchent quelqu’un. Le quartier est calme habituellement. Je ressens dans votre voix comme une angoisse qui m’est fortement perceptible. Ne serait-ce pas vous ? » Trayvon grimaça en s’approchant pour chuchoter à l’oreille de l’aveugle : « C’est moi qu’ils recherchent. » « Je le savais je voulais juste te l’entendre dire ! » « Comment aurais-tu pu le savoir sans rien voir ? » « Je ressens plus de choses que tes yeux ne peuvent en voir. Qu’as-tu fait ? » « J’ai braqué dans un parking une ordure de diamantaire qui s’approvisionnait auprès d’un mercenaire qui avait monté son approvisionnement dans des mines africaines de la région du Kivu. Le braquage a mal tourné. J’ai descendu quatre personnes en tout. » « Pourquoi me dis-tu la vérité ? Pour échapper à la police ou parce que finalement tu n’es pas si malhonnête ? » « Pour échapper à la police si j’étais honnête je n’aurais pas tous les flics de Boston à mes trousses ! » « Je prends la moitié et tu restes chez moi le temps que ça se calme ! » Trayvon rigola amèrement : « P-tain la moitié ! » L’aveugle répondit froidement : « Est-ce que tu penses que les flics vont te faire une meilleure offre ?  » « A ce que je vois vous avez perdu la vue mais pas le sens des affaires. »

Laissez-vous guider par un aveugle et vous risquez de ne pas en croire vos yeux. L’homme s’adressa de façon directive à Trayvon. « Prenez-moi le bras et suivez-moi ! » « Mais vous êtes aveugle non ? » « Est-ce pour cela que je ne sais plus où j’habite ? Je pourrais rentrer chez moi les yeux fermés. Mais qu’ils soient ouverts ou fermés cela ne change rien pour moi ! » Trayvon laissa échapper un léger rire :

« Vous ne manquez pas d’humour ! » « Oui, comme vous, vous ne manquez pas de sang-froid pour braquer quatre personnes en même-temps ! » « Je ne savais pas qu’ils seraient quatre. Et je ne savais même pas que j’allais les tuer. » L’aveugle s’adressa à Trayvon :

« Combien de fric contient cette valise ? » « Dix-huit mille cinq cents dollars. » Au moment où ils marchaient, une voiture de police s’arrêta à leur niveau. Trayvon pensa que tout était fini lorsqu’un officier de police descendit la vitre de sa voiture : « Messieurs bonjour. Vous n’auriez pas vu un homme au comportement suspect dans le quartier ? On recherche un homme en fuite. Nous avons peu de détails sur son signalement. Mais nous savons qu’il est dans le coin. Il vient de faire un accident avec une voiture volée. » L’aveugle répondit : « Est-ce qu’il est adroit de demander cela à un aveugle? » « Désolé Monsieur. Je m’adressais à votre accompagnant. » « Est-ce qu’il est adroit de poser cette question à un muet ?  » Le policier confus, se mit à légèrement bafouiller : « Je suis désolé Monsieur. Faites attention à vous et passez une très bonne journée ! »

L’aveugle rentra chez lui avec Trayvon. Après avoir claqué sa porte d’entrée, il plongea sur son canapé pour se tordre de rire : « On les a copieusement ba-sés non ? Ahahaha ! Trayvon interloqué par son fort amusement acquiesça timidement : « Oui sans aucun doute c’est le cas de le dire. Comment vous appelez-vous ? » « Marcus Wallace et vous ? » « Trayvon mais mes amis m’appelle Tray. » « D’accord dans ce cas-là je vous appellerai Trayvon. Car je ne compte pas un jour devenir vos amis. Vous restez ici le temps que les flics quittent le quartier et après je ne veux plus jamais entendre parler de vous ! » « Vous prenez un énorme risque Wallace en parlant ainsi à un homme qui porte une arme chargée. » « En me flinguant chez moi vous ne ferez qu’attirer l’attention de la horde de flics qui vous recherche. » « C’est exact. Voilà peut-être pourquoi vous êtes encore vivant. » Marcus esquissa un court sourire avant de reprendre son arrogance : « Moi le fric ça soigne mes troubles de l’érection. Donc j’aimerai que tu prépares ma part maintenant. Ce n’est pas quand les flics auront levé le camp que tu penseras à cela, si tu vois ce que je veux dire… » « Contrairement à toi je vois très bien. Tu ne penses quand même pas que je vais arnaquer un aveugle ?! » « Tu viens de descendre quatre mecs pour du fric et des diamants. Et tu veux que je te fasse confiance ? Je ne vois peut-être rien mais j’arrive à sentir quand un mec veut m’enc-ler ! » Trayvon partagea l’argent en deux gros tas. Avant que Marcus lui dise : « Si je ne peux pas voir ma part laisse-moi au moins la toucher. » Marcus se mit à prendre une liasse en passant sa main dessus. Avant de se mettre à crier :

« P-tain de me-de ! Ce ne sont que de faux billets ! De la P-tain de vulgaire monnaie contrefaite ! »

Sous le choc Trayvon sortit son flingue pour menacer Marcus: « De faux billets ?! Qu’est-ce que tu racontes comme conneries ?! » « Au toucher et par mon olfaction, j’ai pu savoir que tout ce tas de fric est faux.

En devenant aveugle, mon odorat s’est affiné jusqu’à ressembler à celui d’un chien malinois et mes capacités olfactives se sont fortement développées une fois que ma vie n’a été que d’obscurité. » « Dans ce cas-là on va jouer à un petit jeu. Dis-moi quel parfum j’ai pu mettre ce matin ? Si tu me donnes la mauvaise réponse, je te fais sauter le crâne. » Trayvon colla son flingue sur la tempe de Marcus en se tenant prêt à lui tirer une balle dans la tête. « Coco Chanel numéro 4 pour femme. » Trayvon interloqué baissa son flingue : « Impressionnant. J’utilise toujours le parfum que portait ma mère pour me souvenir d’elle… » « Lorsqu’on perd un de nos sens on se surprend à développer les autres. Mais lorsqu’on perd une personne qu’on a aimée, on ne la remplace jamais. J’ai su cela en perdant ma femme. » « Votre femme aussi est morte ?  » « Non, elle m’a quitté il y a deux ans quand je suis devenu aveugle. J’étais incapable de pouvoir continuer à lui offrir le train de vie qu’elle voulait.

Un jour en rentrant j’ai senti sur elle la sueur d’un autre homme. » « Oh la petite s-lope ! Désolé d’utiliser cette expression mais vous savez parfois l’amour rend aveugle. » « L’amour m’a certes aveuglé, mais mon flair ne m’a jamais trompé ! »

« A quoi ressemblait ta vie avant d’avoir perdu la vue ? » « A celle d’un homme entièrement dominé par l’envie de se faire de l’argent. Une personne déterminée à s’enrichir même au détriment des autres. L’argent pouvait me faire saliver comme un chien devant un os. » « D’où vient tout cela ? » « Je pense que cela vient de mon éducation. Mon père avait son meilleur ami qui était le sous-directeur d’une grande firme informatique. Il m’avait fait une offre pour un poste en Afrique et chargé d’être le responsable d’une filière du plus grand réseau d’approvisionnement opaque pour le compte de sa société. Mon rôle était d’acheter des tonnes de morceaux de métaux de cassitérite illégalement sur ce marché noir pour qu’il fasse des économies considérables lors de sa production. Le concentré d’étain est un métal indispensable pour la fabrication d’ordinateurs portables.  En fonctionnant ainsi, il avait la matière pour une bouché de pain et pouvait faire de très juteux bénéfices. » « Que s’est-il passé ensuite ? » « Un grave accident en me rendant à une transaction. Depuis ce jour je n’ai plus jamais revu la lumière. »

Le bruit d’un homme qui frappe violement à la porte de Marcus interrompu la discussion qu’il eut avec Trayvon : « Ouvre la porte l’aveugle ! J’ai ouïe dire de source sûre dans un bar de Boston que tu t’envoies ma femme depuis plusieurs mois !! » Trayvon inquiet, regarda Marcus : « Qui est-ce ? » Marcus gêné répondit : « Oh mer-de ! C’est le patron de la police de Boston. Sa femme a couché avec toute la ville, et il n’y a que moi qu’il vient voir ! » Marcus répondit au flic en ouvrant sa fenêtre : « Je ne savais pas que c’était une femme mariée. À la base c’est elle qui est venue m’aborder en me faisant de l’œil. Comment un non-voyant pourrait faire cela ? Je suis désolé te dire cela mec. Mais tu dois être cocu plus d’une centaine de fois. Tu ferais bien de faire un test de paternité concernant tes gosses. » L’homme en furie brisa une des vitres de chez Marcus pour s’introduire chez lui. Trayvon plongea se cacher sous une table de la salle à manger. Pendant que Marcus se cacha derrière une porte, et en utilisant le sens de son ouïe ultra développée pour écouter attentivement le moindre son de ses pas jusqu’à qu’il arrive, Marcus l’assomma violement avec un vase du salon. Le flic s’écroula brutalement sur le sol après que le vase se soit brisé sur son crâne. Trayvon se redressa en sortant de sa cachette et lâcha sur un ton pessimiste : « Cette fois j’ai vraiment bien l’impression qu’on a touché le fond d’un lac de m-rde! »

Sans perdre un instant Marcus prit le pouls du flic qu’il venait d’assommer pour s’assurer de la régularité des battements de son cœur. Le corps était inerte sans aucun signe de vie. Après quelques claques sur son visage et une brève tentative de massage cardiaque, Marcus se rendit à l’évidence qu’il était trop tard. Le coup qu’il avait administré avait été fatal au directeur de la police de Boston Marcus sous la panique de cet imprévu demanda à Trayvon de regarder sur internet à quelle heure était le prochain vol pour la capitale du Congo : « Me-de ! Cet enfoiré est mort chez moi ! » « Oh non, ce n’est pas vrai ?! » « Il m’aurait buté de toute façon, si je ne l’avais pas fait.  Cette fois-ci, il faut vraiment ne pas rester dans le coin.  Allume mon ordinateur et regarde à quelle heure est le prochain vol pour Brazzaville ! » Alors que Trayvon consultait les horaires de vol, l’aveugle partit dans sa chambre pour prendre une valise et y mettre une dizaine de costumes. Trayvon s’exclama joyeusement :

« Dans deux heures et c’est un vol direct ! » « Très bien. Valide la réservation pour deux personnes et enterre le flic dans mon jardin. » « Et pourquoi ce serait moi qui devrais enterrer le flic que tu as tué ? » « C’est bien moi qui te paye ton billet pour partir non ? Tu veux payer comment avec des diamants volés ou des faux billets ? Va chercher la pelle et dépêche-toi ! »

Trente minutes après Trayvon rappliqua en sueur : « Pu-ain, tu en as mis du temps. J’espère que tu as bien creusé ?  Dépêche-toi on va rater l’enregistrement de nos bagages ! » Trayvon l’air inquiet, demanda à Marcus : « Mais comment allons-nous partir ?

J’appelle un taxi ? » « Mais non ! On n’a pas le temps. Prends la voiture du flic et allume les gyrophares. »
Alors que Trayvon et Marcus roulaient à très vive allure en direction de l’aéroport de Boston, quelques mètres environ avant d’arriver, ils percutèrent une voiture de plein fouet après avoir grillé un feu rouge.

Le choc fut tellement brutal, au point de produire trois tonneaux sur la voiture de flic et la traîner sur plusieurs mètres en cassant une barrière de sécurité et finir le bout de son parechoc en avant contre le coin d’un mur avec en dessous un vide d’environ vingt mètres. Un dangereux équilibre instable où la voiture risquait de partir s’écraser à tout moment sur le sol. L’aéroport n’était plus très loin et semblait beaucoup plus proche que leurs espoirs de s’en sortir vivant. Le bruit de la tôle frottait peu à peu indiquant que la voiture allait chuter d’une minute à l’autre.

Alors que la voiture perdait son équilibre et bougeait en se basculant,  risquant d’aller violement s’écraser à terre, Marcus et Trayvon s’apprêtaient à sortir lorsque que Marcus réalisait avoir oublié quelque chose d’important :

« Les billets d’avion ! Ils sont dans la boîte à gants.

Vite ! Dépêche-toi prends-les ! »

Trayvon ouvrit la boîte en vitesse et aida Marcus à sortir de la voiture. Alors qu’ils s’extirpèrent, au dernier moment la voiture bascula pour violement partir exploser au sol. Tandis que la voiture était en flamme, ils se mirent à entendre le son de la sirène de police de la voiture s’enclencher au ralenti avec un son complétement ralenti et différent que l’original.

L’aéroport n’était plus très loin, mais avec la jambe boiteuse de Trayvon, ils n’étaient pas prêts d’arriver à temps en continuant à ce rythme.

Trayvon demanda à Marcus de s’allonger au sol :

« Allonge-toi mec ! Ma pu-tain de jambe me fait trop mal. À cette allure on ne sera jamais à l’aéroport à temps. »

« Et pourquoi moi ? »

« Dépêche-toi ! Le temps presse. »

Marcus s’allongea au sol.

Une voiture arriva et ralentit, le conducteur fut étonné de voir le corps inerte d’un homme allongé en pleine route. L’homme ouvrit la vitre de sa voiture en se mettant à appeler :

« Monsieur ! Est-ce que vous m’entendez ? »

Trayvon sortit de derrière une balise de la route pour l’extirper de sa voiture par la fenêtre.

L’homme voltigea en poussant un cri de peur et de stupéfaction :

« Euaaahh ! »

Trayvon regarda Marcus en lui disant :

« Tu comprends maintenant pourquoi je t’ai demandé de t’allonger sur le sol ?? Allez dépêche-toi, grimpe ! »

À seulement quelques mètres de l’aéroport international de Boston Logan, Marcus et Trayvon abandonnèrent la voiture qu’ils avaient volée après l’avoir rapidement incendiée.

Arrivés à la porte d’embarquement, le cœur de Trayvon semblait vouloir sortir de sa poitrine tellement son angoisse était palpable et ses palpitations étaient fortement saccadées et anormalement effrénées.

Au moment de remettre son passeport, il aperçut trois policiers qui regardaient vers sa direction. Alors que l’agent de la police des frontières s’empara de son passeport pour le vérifier, les agents de police arrêtèrent leurs regards vers Marcus pour se diriger vers lui.

Trayvon murmura à l’oreille de Marcus :

« Pu-ain de m-rde ils te regardent Marcus !! »

« Si tu le dis.

Comment pourrais-je le savoir ?? Tu as oublié que j’étais aveugle ! »

« J’espère que ce n’est pas une histoire du même acabit que celle de la femme du flic de Boston.  Qui va se reproduire avec l’une des épouses d’un de ces douaniers ! »

« Ce n’est pas moi qui regarde mais l’homme qui se trouve derrière moi. »

« Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes. Comment tu pourrais le savoir ? Tu ne savais même pas qu’ils te regardaient. »

« Lorsque tu me l’as dit, mes facultés olfactives ont détecté qu’il porte sur lui au moins deux kilos de cocaïne sur lui. Lorsque je suis devenu aveugle j’ai été addictif au moins un an à la coke. Le chien du douanier doit l’avoir senti puisque mon odorat arrive à la sentir. »

Alors que Trayvon récupéra son passeport il constata avec étonnement que la police des douanes arrêta le gars qui se trouvait derrière lui.

La tension était complètement redescendue une fois à bord, assis devant les sourires des hôtesses de l’air et leurs atouts féminins.

« Marcus c’est vraiment dommage que tu ne peux pas voir. »

« Tu regardes une femme c’est ça ? »

« Comment le sais-tu ? »

« J’ai senti l’odeur de son parfum quand elle est passée… »

Le commandant de bord annonça le décollage et l’heure d’arrivée initialement prévue pour Brazzaville.

Alors que l’avion s’était élancé sur la piste pour son décollage l’avion bougea anormalement dans tous les sens après qu’un oiseau se soit coincé dans l’hélice d’un de ses réacteurs.

Il y eut une violente panique à bords.

Un homme prit son sac devant Trayvon pour se mettre à vomir de frousse.

Cris de panique à bord de l’avion, valises et bagages à main qui tombent des compartiments à bagages cabine, comme des météorites et voltigeant à bord. Projection d’un dentier d’un retraité finissant sur le crâne chauve d’un passager qui avait les yeux exorbités par la peur. L’avion n’avait pas d’autre choix qu’une descente d’urgence sur le pont d’une ville en faisant demi-tour en atterrissant sur un seul côté.

Le couloir de l’appareil était plongé dans l’obscurité. Trayvon regarda Marcus et lui dit :

« On est dans le noir, toutes les lumières sont éteintes. »

« Très bien alors si vous vous concentrez en essayant de vous mettre à ma place en utilisant d’autres sens que celui de votre vue, vous comprendrez très vite comment les autres peuvent se développer. »

10 heures plus tard…

Trayvon et Marcus étaient à bord d’un nouvel avion en direction du Congo.

Fatigués par leurs séries d’événements incongrues à répétition, Trayvon commençait à piquer du nez tout en ayant la mine typique d’une victime d’asthénie. Alors que Marcus commençait à trouver le sommeil. Trayvon sursauta brutalement de son siège en se mettant à hurlé :

« Au secours ! Au secours ! L’avion est en train de prendre feu ! »

Le cauchemar de la catastrophe aérienne qu’était en train de faire Trayvon l’avait convaincu qu’il s’agissait de la réalité. Dans son songe, le pilote d’avion était un suicidaire au commande ayant décidé de mettre fin à ses jours après avoir appris que sa femme s’envoyait en l’air pendant que lui parcourait les longueurs du ciel. Les passagers se mirent à crier de terreurs :

« Aaaaaaahhhhhhhhhhhh ! »

Marcus réussit à calmer Trayvon en comprenant qu’il faisait un cauchemar :

« Calmez-vous, ce n’est rien, mon ami vient de faire un cauchemar. Rasseyez-vous. »

Trayvon se réveilla en interrogeant Marcus :

« Comment as-tu su que ce n’était qu’un cauchemar ? »

« N’oublie jamais qu’en ayant perdu la vue, j’ai appris à sentir et toucher sûrement mieux que tu peux voir. »

« Sans blague ! J’ai une question mais je ne sais pas comment tu vas la prendre. Puis-je te la poser ? »

« Vas-y ! »

« Est-ce que les aveugles rêvent en couleur ? »

« Je vais te répondre par une autre question : est-ce que tu as besoin de tes yeux pour tout voir ?

Lorsque tu as fait ton cauchemar, tes yeux étaient-ils ouverts ou fermés ? »

Un membre du personnel de l’équipage apporta une boîte d’antidépresseurs à Trayvon afin que la fin du voyage se termine sans aucun incident.

Trayvon avala cul sec cinq comprimés.

Marcus prévint Trayvon :

« Attention ! Pourquoi n’as-tu pas lu la notice ? …

Il y a surement des contre-indications.

Cinq cachets c’est beaucoup trop ! »

« Comment as-tu su que j’en ai pris cinq et que je n’ai pas lu la notice ? »

« J’ai entendu le bruit lorsque tu les as détachés, et pour la notice je ne t’ai pas entendu déplier son papier. »

Au bout d’une demi-heure, la prise excessive des médicaments avait fait naître sur l’état de Trayvon une brutale bouffée délirante accompagnée de forts éclats de rire.

Il avait perdu totalement le contrôle de ce qu’il pouvait dire et enchaînait fougueusement les remarques et les insultes à tous les passagers qui se trouvaient assis à côté de lui :

« Hey la grosse avec ton imposant c-l d’éléphant, attends que l’avion atterrisse avant d’aller aux toilettes. L’avion risque de s’écraser à cause de la perte d’altitude causée par ton poids.

Ahhhhaaaaaaahaaaah !

Vous avez tous des gueules de c-ns, voilà pourquoi je n’arrive plus à m’arrêter de rire. »

Un homme qui lisait son journal intervint :

« Votre conduite est intolérable ! Cessez cela et immédiatement Monsieur. »

« Mais va te faire enc-ler par tout l’équipage avec le commandant de bord !

J’ai payé mon billet, enfoi-é.

Avec ta tronche et celle de ta mère.

Ils auraient dû vous mettre dans la soute à bagages avec les animaux.

Ahhhhaaaaaaahaaaah !!!! »

Marcus se concentra en inspirant profondément avant de violemment assommer Trayvon en lui faisant brutalement le coup du lapin.

Une hôtesse de l’air, paniquée, arriva  pour demander ce qui s’était  passé.

Marcus trempa ses lèvres dans sa tasse de thé et géra parfaitement la situation :

« Tout va bien Madame. Il vient de s’endormir. »

Arrivés à l’aéroport de Maya Maya, Trayvon n’avait absolument aucun souvenir de l’incident survenu  dans l’avion.

Marcus profondément en colère lui fit brièvement la morale en récupérant ses bagages avant de contacter une ancienne connaissance pour savoir où allait être la planque de leur cavale :

« C’est la dernière fois que tu me fais ce coup-là Trayvon !

Pu-ain ! Qu’est-ce qui t’a pris d’avaler autant de cachets antidépresseur ? »

« Je ne sais pas. Mais que s’est-il passé après au juste ? »

« Mieux vaut qu’on ne revienne pas là-dessus.

Nous n’avons vraiment  pas de temps à perdre.

Cela restera juste inoubliable pour les passagers qui ont pris le même avion que toi, et qui, contrairement à toi, étaient dans leurs états normaux. »

« Où allons-nous à présent ? »

« A Goma. Je connais un ancien contact qui nous trouvera un lieu calme et repoussé, le temps que notre affaire se calme. »

« Et qu’est-ce qu’on va bouffer là-bas mec ? Du bonobo !? »

« Arrête de penser qu’on va vivre dans la jungle. On va juste à Goma ! »

Marcus passa un coup de téléphone à son contact avant de sortir de l’aéroport :

« Allo Aimé ? C’est Marcus, ça va ? »

« Ohh ! Marcus  comment vas-tu ? Et ta santé ? »

« Ça va tout va bien merci. Tu ne devineras  jamais d’où je t’appelle ? »

« Du Congo ! »

« Mais ! Comment tu as-su ? »

« Eh bah juste l’indicatif de ton numéro qui s’est affiché ! »

Lorsque votre passé est plus sombre que les ombres, votre avenir ne peut que finir par s’éclaircir.

Marcus proposa à un chauffeur de taxi le double du prix de la course pour partir directement à Goma.

Motivé par l’argent, ce dernier accepta jusqu’à les ramener pour se perdre dans de la gigantesque forêt tropicale d’Itombwe.

Inquiet, Marcus ne cessait de demander au chauffeur :

« Vous êtes sûr que vous connaissez le chemin ? »

« Mais oui ! Comme ma poche ! Je pourrais vous y conduire les yeux fermés… »

« J’ai l’impression que votre poche est trouée. »

Au même moment, le moteur de la voiture explosa amenant la voiture à sortir de la route pour finir au fond d’une dense et ténébreuse forêt tropicale.

Alors que le soleil allait bientôt se coucher, la mallette de diamants tomba du siège instantanément où le chauffeur de la voiture perdit le contrôle.

Marcus la reprit dans ses mains aussitôt.

Trayvon s’adressa à Marcus :

« C’est peut-être mieux que je la garde. »

Marcus répondit par un sourire clairsemé à Trayvon qui voulait explicitement dire qu’il pouvait aller se faire directement se faire fo-tre !

De Boston au Kivu

(Perdu en plein milieu de la grande forêt tropicale d’Itombwe)

Entourés par des milliers d’arbres qui faisaient une trentaine de mètres alors que le crépuscule allait bientôt voir le jour, une forêt tropicale hostile à tout campement, voilà où étaient arrivés Marcus, Trayvon et, leur chauffeur imprudent.

Le chauffeur se mit à leur dire :

« On ne va pas avoir le choix que de passer la nuit ici  les mecs il n’y a pas le choix! »

Trayvon ouvrit la porte en s’empressant de sortir avant d’être rappelé par le chauffeur :

« Où allez-vous ? »

« Juste pisser mec ma vessie me donne mal à l’annus tellement que je me retiens. Mec je ne vais tout de même pas faire mes besoins dans ta voiture ! »

En revenant Trayvon dit sur un ton désespéré :

« Dans la me-de ! On est vraiment dans de la profonde me-de ! Ça m’apprendra à prendre un pu-ain d’aveugle comme guide !! »

Marcus s’adressa calmement à Trayvon :

« Surtout ne fais aucun mouvement brusque pouvant déclencher la morsure du serpent qui est à tes pieds. »

« P-tain ! Aide-moi ! Qu’est-ce que je dois faire ?

Ne me laissez pas comme ça les mecs !

Marcus me laisse pas si je m’en sors je te rendrai la gourmette en or que j’ai volé chez toi ! »

Marcus avança tout en écoutant le bruit des sonnettes du serpent, pour adroitement en un seul coup de canne, chasser l’animal ayant été surpris par la menace. Marcus tourna la tête face à Trayvon :

« Tu peux dire merci au p-tain d’aveugle ! En quelques heures, le venin de ce serpent t’aurait tué pour te transformer en repas pour les animaux de cette jungle !

File moi ma gourmette en or ! »

Le déclin du soleil vers son couchant avait assombri le paysage de la  forêt.

Le chauffeur de taxi soudanais sortit pour aller prendre son tapis de prière  qui se trouvait dans le fond du coffre de sa voiture.

Trayvon fortement inquiet par le paysage tamisé d’une nuit imminente et d’un environnement fortement hostile tenta de l’en dissuader :

« Où vas-tu comme ça ? Tu ferais bien de ne pas sortir, c’est trop dangereux mon pote.

Le coin est infesté d’animaux sauvages. »

Le chauffeur du taxi répondit de façon détendu et calme avec le sourire aux lèvres et une parfaite assurance :

« L’insouciance du châtiment à accomplir les devoirs religieux est certes plus dangereux pour l’homme que tous les animaux sauvages qui peuvent être cachés dans cette immense forêt tropicale.

Certes la prière a été prescrite dans un temps bien précis. »

L’homme accomplit sa prière sereinement avant de remonter à l’intérieur de son taxi.

Fatigués par leurs mésaventures, les trois hommes s’endormir dans la voiture défoncée du chauffeur de taxi, jusqu’à ce que la lumière du jour et le bruit des animaux sauvages de la forêt tropicale achève brutalement leur sommeil effilé.

Trayvon regarda par la fenêtre pendant que les deux autres dormaient lourdement, et aperçut un robuste gorille qui mâchait les feuilles d’une branche d’arbre tout en regardant de façon oblique dans leur direction.

Trayvon sursauta en s’écriant :

« Mer-de ! P-tain réveillez-vous ! Réveillez-vous et regardez devant vous !!!

Un énorme p-tain de gorille est à peine à quatre mètres de nous. »

Le chauffeur tenta de rassurer Trayvon :

« Reste détendu et garde ton sang-froid. Il ne va surement pas rester longhtemps dans le coin.

Il doit surement être plus surpris de nous voir que nous ! »

L’animal sur ses gardes avança en montant sur le toit de leurs capot pour y resté perché.

Trayvon surpris s’écria :

« Aaah ! Me-de ! Cet enc-lé de macaque est monté sur le toit de la bagnole ! »

L’animal resta pendant une dizaine de minutes perché sur le toit jusqu’à ce qu’ils entendent tomber sur la carrosserie des gros bouts d’excréments.

Trayvon s’exclama :

« Me-de ! Il est en train de chier sur la voiture ! »

Le chauffeur répliqua avec certitude :

« Il est chez lui dans son milieu.

Il nous fait comprendre qu’il peut chier où il veut et qu’il n’a pas peur de nous ! »

L’animal arracha violement un des rétroviseurs pour s’amuser avec avant de disparaître dans les profondeurs de la forêt tropicale.

Une fois le soleil complétement levé, les trois  hommes décidèrent de tenter de rejoindre Goma à pied en décidant d’abandonner l’épave de leur taxi.

Après une heure de marche difficile sous une chaleur équatoriale, Trayvon ralentissait péniblement la cadence de leurs déplacements à cause de sa blessure par balle à la jambe.

Puis ils finirent par entendre au loin le son d’une voiture qui arrivait.

Marcus s’écria face aux autres :

« C’est le bruit d’une jeep Cherokee, j’en mettrais ma main à couper du contraire ! »

Le chauffeur enchaîna :

« J’espère juste qu’il s’arrêtera sans nous prendre pour des coupeurs de route. »

Une fois la jeep à la hauteur des trois hommes son conducteur freina, sans se douter que ces trois individus étaient eux-mêmes suivis par de vrais coupeurs de route.

Au moment où Trayvon se précipita pour raconter à l’homme à la jeep ce qui leur était arrivé, trois hommes sortirent brusquement de la forêt en brandissant leurs kalachnikovs.

Marcus surpris, fit tomber sa valise de diamants.

Trayvon spontanément mit un coup de pied pour l’envoyer sous le véhicule tous en s’exclamant :

« Mer-e ! »

Le conducteur de la jeep étonné et dégoûté se mit à dire en râlant :

« Ah, on peut dire que vous m’avez bien eu bande de salo-ards !

J’allais vous ramener à Goma et vous en profitez pour braquer mon véhicule.

J’aurais dû me douter que c’était une embuscade ! »

Alors que les braqueurs faisaient descendre l’homme de son 4×4, Trayvon et Marcus ignoraient que leur chauffeur était armé.

Discrètement et lentement, il sortit son flingue jusqu’à surprendre un des braqueurs et lui exploser le crâne avec une balle.

Trayvon profita de la scène afin de rapidement ramasser une poignée de terre et la lancer dans les yeux des braqueurs, pour ensuite prendre au sol la kalachnikov de l’homme qui venait de se faire trouer la peau et abattre froidement ceux qui l’accompagnaient.

Après les avoir tués, Travyon regarda l’homme à la jeep en lui disant :

« Je vous avais bien dit que je ne les connaissais pas ! »

Après la scène cruellement sanglante et impondérable qui venait de se dérouler, l’homme blanc à la jeep laissa monter Trayvon, Marcus et leur chauffeur avant de démarrer en roulant sur le cadavre des hommes qui avaient été abattus.

Durant le trajet, il leva le secret sur son identité.

Lorsque Trayvon l’interrogea :

« Si ce n’est pas indiscret, vous êtes venu faire quoi au Congo ? »

« Je m’appelle Serge Laloutre. Je dirige une société d’extraction en Belgique. Je travaille actuellement pour un puissant homme d’affaires israélien Mr Dan Kertaler qui a bâti sa fortune en ayant acheté des diamants en échange de livraison d’armes.

Cet homme a fait appel à ma société pour piloter l’extraction de certains de ses minerais dans la province du Kivu.

Je reviens de Lubumbashi, la capitale du Katanga où nous avons signé les contrats.

En même temps, il m’a offert cette jeep pour le temps de mon séjour. »

Marcus se mêla à la discussion :

« J’ai beaucoup entendu parler de cet homme d’influence.

J’ai appris qu’il possède de nombreuses banques dans lesquelles le président met à l’abri tout son argent.

Impliqué dans le vol des matières premières sur différents minerais de plusieurs pays africains, sa fortune est estimée à plusieurs milliards de dollars selon le journal Forbes. »

Mr Laloutre se mit à rire grassement de façon insensible :

« Ce que vous dites me rassure, il est au moins sûr de pouvoir me payer ahaahaa ! »

Marcus honteux de ses anciennes activités, répondit.

« Parfois je suis content d’être devenu aveugle pour ne pas avoir vu toute la souffrance que j’ai pu produire. »

Le Belge insensible ne comprit pas les regrets des erreurs du passé de Marcus qui commençait à le torturer, et alluma son poste de radio qui diffusait une chanson locale, tout en continuant leur chemin vers la ville de Goma.

Goma, une ville meurtrie plongée dans le chaos et les marchés clandestins

(Au cœur d’un système régional de conflits armés et du trafic des matières premières)

En arrivant à l’entrée de la ville, un cadavre recouvert d’une bâche verte entravait le passage d’une petite route boueuse.

Vers lui se trouvait un enfant et quelques habitants spectateurs des empreintes de la guerre.

Mr Laloutre ouvrit sa fenêtre en sortant sa main tenant un paquet de billets et s’adressa à la foule :

« Ça c’est pour le premier qui me dégage ce macchabée de la route ! »

Les gens se précipitèrent pour libérer le passage.

En voyant cela, Mr Laloutre éclata cruellement de rire, dévoilant les traits de son infâme et répugnante personnalité, puis s’exclama :

« Il n’y a que quand le fric parle, que les gens écoutent par ici.

Sans fric on se serait tapé le sale boulot de déplacer ce dégoutant cadavre putréfié ! »

Marcus écœuré par sa conduite demanda à Mr Laloutre de les déposer à cet endroit.

« Laissez-nous ici, ça ira très bien ! »

L’atmosphère d’insécurité de Goma qui régnait, ressemblait au volcan Nyamulagira situé à quelques kilomètres. Comme si la violence pouvait faire éruption à n’importe quel moment et les balles remplacer les projections de lave bouillante.

Une fois sortis de la Jeep, Marcus appela son contact pour lui dire où il  se trouvait.

Un quart d’heure plus tard, son contact prénommé Théodore, un grand maigrichon proprement vêtu rappliqua.

Il s’agissait d’un escroc notoire, faisant des affaires avec la plupart des étrangers venus dans la province du Kivu en quête de matières premières. En échange de quelques pierres précieuses, il allait leur trouver une confortable planque le temps de se faire oublier.

Alors que Trayvon et le chauffeur attendaient Marcus, un groupe d’enfants s’attroupa vers les deux hommes par curiosité, savant éperdument qu’ils n’étaient pas du coin.

Trayvon adressa la parole à l’un d’entre eux :

« Salut toi. Et dis-moi comment tu t’appelles ? »

« Harry. »

« Quel âges as-tu ? »

« Presque onze ans. »

« Onze ans. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

« Avoir un avenir brillant comme les diamants que vous venez voler chez nous. »

Des shégués ou des maibobos comme on les appels ici. Des milliers de gosses livrés à eux-mêmes que la guerre à produit.

Des gamins en carence d’apports affectifs que les conflits armés ont transformés en orphelins et en voleur à l’arraché pour se nourrir.

Comme si l’amour était devenu anorexique, écrasé par le terrible poids d’une haine devenue tout à coup  boulimique.

Un bien-être à l’agonie, une vie privée d’éducation et de soins ressemblant à un verre d’eau pollué pour étancher sa soif.

Seulement pour les plus chanceux ils ne seront pas atteints par le choléra.

Ville de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo, quartier de Mapendo tout près de la frontière du Rwanda, c’est là-bas que le contact de Marcus leur avait trouvé une planque idéale.

Leur chauffeur était resté quelques jours avec eux avant de trouver un moyen de rentrer à Brazzaville. Quant à Trayvon, lui, passait son temps à appeler son ex-petite amie pour essayer de recoller les morceaux avec elle, car elle ne supportait plus son refus à soigner sa cleptomanie. On l’entendait crier au bout du fil :

« Tu passes tes journées à voler tout et n’importe quoi. Ma mère m’a dit qui lui manquée cinquante dollars chez elle. J’en ai vraiment marre ! »

Au bout du deuxième jour Marcus décida d’aller se balader seul jusqu’à arriver au marché central des Virunga.

Alors qu’il marchait très lentement, il sentit une très bonne odeur de viande grillée.

Il s’arrêta sur le champ pour passer commande au vendeur.

Au même moment, un shégué (gamin de la rue) ayant vu un aveugle qui n’était pas du coin, tournait dans les parages  voulant en profiter pour tenter un vol à l’arraché.

Marcus ayant entendu un pas se précipiter, se méfia, et par son ouïe remarquable le maîtrisa en lui faisant une redoutable clef de bras.

La foule furieuse et fébrile s’apprêtait à lyncher le jeune quand Marcus calma la situation :

« Arrêtez ! Laissez-le ! A entendre sa voix, il n’a l’air d’être qu’un gamin. »

Un homme qui s’apprêtait à se diriger vers la mosquée s’adressa au gamin :

« N’as-tu pas honte de ton acte ?

Au lieu de guider l’aveugle tu cherches à le voler !

Sache mon garçon que l’ultime sauvegarde d’un homme est qu’il fasse le bon choix avant de mourir et qu’il ne se charge d’aucun fardeau pour le jour de sa résurrection. »

L’enfant s’exclama :

« Je regrette, mais j’avais faim… »

L’homme acheta une brochette de viande à l’enfant, et lui donna avant de gentiment le sermonner :

« Si ton vide affectif  te donne le vertige, seule la foi pourra t’aider à te faire sortir de la falaise de tes tourments.

Demande la prochaine fois petit frère ! »

La conduite de l’homme séduit fortement Marcus avant qu’il entende la voix du muezzin et les pas de l’homme se diriger  pour se rendre à la mosquée.

Si les aveugles ne peuvent pas tomber sous le charme du premier regard, il y a dans la faculté de leurs autres sens, des choses encore plus belles et plus profondes que de pouvoir contempler son idéal.

Après avoir quitté le gosse des rues qui engloutissait sa brochette de viande, Marcus resta encore quelques instants au marché pour sentir les différentes odeurs des produits.

En prenant le chemin du retour, il trébucha juste en face d’une vendeuse d’ananas.

Le voyant à terre, la vendeuse accourue sous un élan de bienveillance pour l’aider à se relever en lui parlant :

« Est-ce que ça va ? »

Marcus répondit en secouant légèrement sa veste :

« Oui ça va allez, merci. »

S’il y a des visages que les regards des voyants gardent gravés dans leurs mémoires, il y a des sons de certaines voix qui peuvent produire les mêmes effets dans la mémoire d’un aveugle.

Marcus interrogea la femme :

« Comment vous appelez-vous ? »

« Maymouna. »

« Merci Maymouna pour votre aide ! »

En prenant le chemin du retour Marcus n’avait qu’une idée en tête, au plus vite repartir dès le lendemain pour lui parler.

De-là où il l’a quittée, il compta précisément le nombre de ses pas dans sa tête pour que le lendemain il puisse plus facilement la retrouver.

En sortant à son tour dans le centre de Goma afin de se dégourdir un peu les jambes, Trayvon croisa le chemin des gamins portant sur eux des armes de guerre ultra sophistiquées, comme des bazookas et des lance-roquettes, dans une région où il n’existe même pas une usine à cartouches.

À ce moment-là, il ne put que froidement s’empêcher de se poser la question : d’où proviennent ces armes aussi destructrices ?

Nos vies sont faites d’instants qui font que certaines questions deviennent inévitables.

Pourquoi des enfants portent des armes à la place de leurs cartables ?

Pourquoi la violence a pris la place de l’instituteur ?

Pourquoi les balles ont pris la place du savoir et de la vie ?

Pourquoi les meurtres ont pris la place de l’amour et du bon sens ?

Pourquoi tant de morts et si peu d’informations dans les médias ?

Quand la haine dévore le cœur d’un enfant, il ne lui reste plus aucun appétit pour le bonheur.

Sa naïveté et son innocence font de lui une cible de choix pour être happé par les fabricants des conflits armés.

Dans les marchés animés se trouvent aisément des petites balances pour peser les pépites de chercheurs d’or, de cassitérite, ou de coltan.

L’argent a dévoyé tellement d’hommes que leurs bestialités à traquer les gains à dépasser l’appétit des fauves, et la férocité des loups enragés.

Dans la province du Nord du Kivu les pillages miniers apparaissent comme la prostitution de certaines rues de Bangkok. Inévitables, ulcérant et tristement abondants.

Les populations meurent dans la boue de ses mines ou sont spectateurs de cette rauque dévastation commise par des mutins agissant pour les services d’investisseurs internationaux.

Tandis que le Président ressemble à un friand maquereau ayant accepté la concession de brader les richesses des sols de son pays pour son propre confort.

À défaut de mettre un visage sur un nom

(Juste une voix sur un prénom)

Faute de mettre un nom sur un visage, Marcus n’avait qu’un prénom sur une voix.

Dès le lendemain, il retourna au marché en comptant le nombre des pas qu’il avait effectués la veille jusqu’à arriver devant l’étalage de celle qui avait été bien vaillante à son égard.

Il se laissa guider jusqu’au son de sa voix au point de sentir qu’elle était tout près de lui.

Alors qu’il prit sa respiration pour lui parler, la femme lui adressa la parole la première :

« Bonjour ! Vous n’allez pas tomber j’espère aujourd’hui ! »

« Vous savez, on peut tomber parfois par terre plus lentement qu’on ne peut tomber amoureux ! »

La femme se mit à rire :

« Que dois-je en comprendre ? »

« Que même les aveugles savent retrouver une belle femme ! »

« Êtes-vous venu que pour moi ? »

« Oui. Je voulais encore vous remercier pour hier et savoir si vous étiez mariée ? »

« Je l’ai été durant moins d’un ans.

Mon mari est mort après avoir été tué par un groupe armé il y a tout juste six mois.

Il travaillait dans une mine de diamants. A la fin de sa journée, lorsqu’ils s’apprêtaient à remonter à la surface, ils découvrirent plusieurs gros diamants.

À ce moment-là, un mercenaire blanc est arrivé avec quatre hommes Africains. Ils tuèrent tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur de la mine après les avoir vus extraire de la roche, les diamants. »

« Je suis navré de vous avoir fait rappeler cela. »

« Vous ne pouviez pas le savoir. Et de toute façon cela était prédestiné. »

Marcus eut un moment de réflexion et se rappela que son histoire coïncidait exactement avec celle qui se trouvait sur la lettre trouvée par Trayvon, qui lui avait été relatée quelques heures avant de prendre l’avion pour le Congo.

Marcus raconta à son tour l’histoire à la femme que Trayvon lui avait dite. Intriguée, elle lui demanda si son ami avait gardé la lettre :

« Je ne sais pas mais je peux rapidement le savoir et même vous le présenter ! »

La femme accepta de le suivre pour en savoir davantage.

Si les portes ne résistent pas longtemps aux pieds de biche, le cœur des aveugles ne résiste presque jamais aux bonnes attentions et aux belles choses qu’ils peuvent écouter.

En accompagnant Maymouna auprès de Trayvon, ils se mirent à entendre en chemin l’appel à la prière malgré le brouhaha du marché.

Marcus s’arrêta brusquement incapable de dépasser sa réaction émotionnelle. Des larmes se mirent à couler sous ses lunettes de soleil pour finir par apparaître sur les rondeurs de ses joues, tellement ému qu’il en fit tomber sa canne sur la route.

Ce qui ressemblait à un arrêt cardiaque n’était qu’en réalité la réaction d’un cœur ayant retrouvé son émotivité de par ce qu’il avait entendu. Maymouna stupéfaite de sa réaction se mit à l’interroger :

« Que vous arrive-t-il Monsieur ? »

« J’ai ressenti dans ce que je viens d’entendre ce qui a fait revivre ma sensibilité.

J’aimerai beaucoup parler à celui qui est arrivé à me faire ressentir cette émotion. »

Maymouna accompagna Marcus à la mosquée pour parler quelques minutes avec le muezzin jusqu’à ce qu’il en vienne à faire son attestation de foi.

De Marcus il devint 3abdou Sami3. Un nom qu’il choisit de part lui-même tout simplement parce qu’il était le prénom du muezzin qui avait touché son coeur.

Une heure plus tard…

3abd Sami3 et Maymouna débarquèrent en trouvant Trayvon qui était en pleine réflexion dans une très serrée partie d’échec avec Mas3oud, le chauffeur somalien.

A peine le temps de faire les présentations qui lui demanda s’il avait gardé la lettre :

« La lettre Trayvon ?

Est-ce que tu as gardé la lettre que tu as volée au centre de tri ? »

« Je ne sais plus.

Quelle importance ? »

« Dans cette lettre envoyée au diamantaire véreux, tu m’avais dit que le mercenaire s’était vanté de son meurtre en donnant des détails sur l’endroit et le nombre de gens qui avait tués. »

« Oui, je ne l’ai d’ailleurs pas lue entièrement tellement le récit était macabre et inhumain. J’ai juste retenu le jour et l’heure quand la transaction entre le mercenaire et le diamantaire allait avoir lieu pour braquer cette bande de fils de pu-ains !

Attends, je pense savoir où elle est restée. »

Après avoir regardé dans l’intérieur d’une de ses vestes il en sortit une lettre froissée.

En prenant le temps de la lire avec les détails du lieu qui y figurait, ils se rendirent compte cruellement que les diamants qui avaient été braqués au diamantaire par Trayvon provenait du meurtre du défunt mari de Maymouna.

Au-delà du choc provoqué par la relecture de la lettre que Trayvon avait sur lui, donnant des détails très sombres sur le vol à grande échelle des matières premières, ils se rendirent compte que le mercenaire qui avait été buté par Trayvon avait travaillé en amont pour le compte de la société de Dan Kertkler et qu’il continuait sauvagement ses activités illégales par le biais de ses agencements opaques…

Les secrets d’une lettre révélant l’origine d’une poignée de diamants volés

(Le sang des minerais)

De la mine à la bijouterie, les diamants ont bien souvent des histoires moins resplendissantes que leurs éclats.

En lisant la lettre que Trayvon avait gardée, ils apprirent en détail comment tout s’était affreusement déroulé.

Un meurtre crapuleux de cinq mineurs fatigués après leur journée de surexploitation ayant intensément creusé dans l’obscurité de la roche magmatique et découvrant à leurs grands étonnements, d’énormes diamants.

Leurs cris de joies au fond de la mine ont attiré la malveillance du mercenaire, comme le sang dans la mer peut attirer les requins.

Le mercenaire a débarqué avec un groupe armé de jeunes Rwandais qu’il avait recrutés pour le sale boulot, en contrepartie de quelques dollars qu’ils allaient pouvoir se partager entre eux.

Au final, ils les ont tous butés, y compris le contremaitre belge.

Ils n’avaient pas d’autres choix que de braquer la mine.

Seul un parmi eux a survécu en se faisant passer pour mort après être resté des heures inerte à baigner dans l’hémoglobine de son frère.

Il raconta qu’une fois que le mercenaire fit descendre les Rwandais il leur cria :

« N’oubliez pas de leur ouvrir leur bouche pour vérifier qu’ils n’en ont pas mis dedans. Ils ont l’habitude de les cacher à l’intérieur. »

Dans une bouche où l’hémoglobine avait remplacé la salive, un homme de main s’empara d’un diamant qu’il mit discrètement dans sa poche pour le garder. En écoutant Maymouna lire la lettre avec tristesse et émotion, Trayvon se remémora dans son esprit la meurtrière fusillade et le déluge de balles qu’il avait pu laisser dans le corps de ses malfaiteurs avant de lâcher crument :

« Je ne regrette pas d’avoir arrosé de balles tous ces enfants de pu-es qui profitent de la misère et s’enrichissent sur le dos de l’esclavage moderne. »

3abd Sami3 partit chercher la valise de diamants pour la remettre à Maymouna qui, très surprise, s’empressa de l’interroger.

« Voici les diamants que Trayvon a braqué aux assassins de ton frère.

Voici ma moitié. Je pense qu’il sera d’accord pour te laisser la sienne après avoir appris l’histoire de ces diamants. »

Émue et ne sachant quoi dire, elle n’osa même pas regarder la mallette jusqu’à ce que Trayvon la lui mette dans les mains.

Quelques-instants plus tard, elle leur confia que si son frère avait accepté ce travail aussi éreintant en tant que mineur, c’était pour financer la future opération de son fils.

En apprenant la     mort de l’assassin de son frère par Trayvon, Maymouna s’adressa à lui de façon très désemparée, ne pouvant dissimuler son air rempli de défaitisme :

« Tant que des gens tel que Kertler pourront corrompre si facilement nos élites, notre pays restera pauvre et emprisonné par le sous-développement et l’insécurité des guerres civiles.

Lorsque les droits des hommes sont bafoués à côté d’autres hommes qui ont fait de leur vie luxueuse une épaisse cloison, tout cela ne peut que très mal finir.

Vous n’avez qu’à regarder notre province. Elle ressemble à une armurerie sans horaire de fermeture. »

En discutant avec Maymouna, une idée germa dans l’esprit de Trayvon dont il lui fit part à cet instant :

« Si vous me faites confiance, j’ai mon idée sur comment chasser Mr Kertler de l’Afrique ! »

Maymouna surprise lui conseilla d’abandonner le projet :

« Tu ne sais pas dans quoi tu te lances ! C’est beaucoup trop dangereux !

Tu ne devrais pas minimiser les risques d’approcher cet homme ! On ne gagne pas sa confiance comme cela.

Il est presque aussi dur à approcher que le Président. »

« En baratinant Mr Laloutre, je pense que c’est réalisable ! »

« Et qu’est-ce qui fera que Mr Laloutre veuille t’écouter ? »

« Le fait que je lui ramène son portefeuille que j’ai subtilisé dans sa voiture lorsqu’il nous a ramené à Goma, dans lequel se trouve son passeport qu’il doit chercher comme un dingue ! »

3abd Sami3 frappa sa canne d’étonnement à en faire sursauter Trayvon et hurla sur lui :

« Tu ne pouvais pas t’en empêcher hein ?!

Comment un cleptomane qui n’est pas encore guéri va pouvoir s’occuper sérieusement de tout cela ? »

« Contrairement à ces hommes, je sais pertinemment qu’il faut que je me soigne. Eux sont des voleurs sans savoir de quel mal ils souffrent ! »

Deux jours plus tard, seulement une partie des diamants avait été vendue au marché au noir afin de financer l’opération du fils du défunt frère de Maymouna. Tandis que le restant de l’argent fut donné aux familles ayant perdu un membre de leurs proches lâchement assassinés dans la mine.

Lorsqu’elle s’aperçut qu’il restait autant d’argent, Maymouna décida d’acheter  au chauffeur de taxi Somalien une voiture flambant neuve pour qu’il puisse retrouver un outil de travail et retourner près des siens à Brazzaville.

Les pierres précieuses restantes allaient servir d’appât à Trayvon en établissant un premier contact avec Dan Kertler qui ne pourrait résister à la tentation, tel un pyromane qu’on laisse seul près d’une une boîte d’allumettes.

Le 50 degrés, un cabaret louche plein de raffuts fréquentés par des ivrognes frotteurs de prostituées et les plus gros escrocs du coin, un endroit aux  très mauvaises fréquentations ou l’on perd facilement une dent de par les bagarres qui se déclenchent pour un rien.Voilà où Trayvon était parti chercher Mr Laloutre dans le but d’obtenir un lien avec le puissant homme d’affaires, Dan Kertler.

En voulant rentrer dans ce club privé, il y vit à l’entrée deux gardes du corps en train de molester un type et lui faisaient rentrer sa tête dans la vitre d’une voiture.

Tout en regardant la scène, deux autres arrivèrent en se montrant ultra menaçants :

« Ici c’est privé ! On ne rentre que sur invitation ! Soit tu me sors ta carte, soit tu vas te faire f-utre ailleurs !

J’espère que tu as compris si tu veux pas perdre tout ton capital dentaire ! »

Trayvon resta calme et géra parfaitement la situation :

« Relax les mecs.

Je suis venu voir Mr Laloutre, un Blanc chauve qui travaille dans les diamants pour Mr Kertler.

En me ramenant à Goma il a laissé tomber son portefeuille. Je pense qu’il n’apprécierait guère que tu m’ais empêché de lui rendre ce qui lui appartient.

Tu n’as qu’à lui demander si il n’a pas perdu ses papiers ! »

« C’est bon, tu peux rentrer ! Passe au bar prendre ce que tu veux, c’est pour moi l’ami!

Dis-leur que c’est Jeff le liboma qui t’envoie. D’accord ! »

En rentrant dans le club, Trayvon vit le crâne chauve de Mr Laloutre scintiller sous les spots des lumières de la discothèque.

Le vieux bat-rd sadique reconnut Trayvon dès le premier regard.

« Ah ! Mais je vous reconnais vous ! »

Alors vous aussi vous êtes venu vous détendre en craquant du string  dans la jungle? »

« Non ! Non ! Je ne suis pas venu du tout dans ce but-là. Mais plutôt pour vous parler business et par la même occasion pour vous ramener votre portefeuille que vous avez laissé tomber l’autre jour quand vous nous avez pris sur la route. »

« Putain ça existe encore des gens honnête ! Cela me trou vraiment le c_l !»

« Vous savez vous nous avez tout de même rendu un énorme service.Je suis venu aussi pour vous demander une faveur. J’aimerais beaucoup que vous me présentiez Mr Kertler. Je possède actuellement  un stock de diamants que j’ai à lui proposer à un prix défiant toute concurrence.

Je vous propose vingt pour cent de ce qu’il m’en donnera.

Il y en a à peu près pour cinquante mille dollars.

Qu’en dites-vous »

« J’en dis que ton plan commence à me faire bander. Laisse-moi un numéro et je vais t’organiser un rendez-vous pour très bientôt ! »

Dès le lendemain dans l’après-midi, un homme de main de Dan Kertler prit contact avec Trayvon sur un ton très vivement intéressé au sujet des diamants :

« Allô Mr Jonhson, je suis David Breinman.

Je vous contacte de la part de Mr Kertler afin de convenir d’un éventuel rendez-vous concernant la proposition de vente de vos diamants. »

« Dites-lui de m’appeler lui-même, je ne traite avec aucun intermédiaire.

En m’appelant qu’il sache qu’il peut continuer sur ma discrétion pour une rencontre brève en toute opacité.

Dites-lui que j’aimerais prendre le relais du mercenaire qui s’est fait abattre sur un parking de Boston.

Il a très certainement dû entendre parler de cette affaire »

« Mr Kertler est très occupé actuellement. Il vient de quitter le Congo pour l’Angleterre où il effectue un important investissement dans une société de jeux par le biais de Lord Stanforg. »

« Écoutez, si dans quarante-huit heures je n’ai aucune nouvelle de lui, considérez que les diamants ont été vendus.

Vous ne trouverez pas de meilleur fournisseur de diamants que moi ! »

Vingt-quatre heures après le premier coup de téléphone, Trayvon eut cette fois directement Mr Kertley en ligne qui lui fixa lui-même un rendez- vous dans le luxueux hôtel Mbiza situé au quartier office 1 de Goma :

« Allo Mr Johnson ? Je vous attends à seize heures pour voir la qualité de votre marchandise. »

Trayvon confirma brièvement sa venue :

« Comptez sur moi pour être là à cette heure ! »

En raccrochant, il chargea son flingue bien avant de se rendre sur les lieux, tout en cessant de se dire intérieurement qu’une balle était bien trop d’honneur pour ce fils de p-te !

Arrivé sur place avec 3abd Sami3, Trayvon vit Mr Kertley enfumer la pièce en tirant d’énormes bouffés sur son cigare. A cet instant, Trayvon s’apprêtait à le descendre, quant au dernier moment 3abd Sami3 lui chuchota à l’oreille.

« L’endroit est très mal choisi la caméra du hall d’entrée à filmer notre venue. »

Trayvon lui répondit en chuchotant à son tour :

« Je n’ai jamais vu un aveugle aussi attentif à autant de détails ! »

La négociation débuta sans que Mr Kertler ne s’aperçoive que Trayvon prit la décision de ne pas le flinguer tout de suite.

Tout commença par une brève poignée de main avant de lui présenter la qualité de la marchandise. Mr Kertler entama ouvertement la discussion en affichant un insistant sourire :

« Asseyez-vous je vous en prie. Le gemmologue ne va pas tarder.

Un cigare peut-être ? »

« Non plutôt un rafraîchissement. Ma gorge est tellement sèche, c’est comme si je venais de traverser le désert…  »

L’examinateur de diamants arriva en cours de discussion et sortit d’une mallette des loupes pour examiner la qualité des pierres précieuses.

Le gemmologue hocha la tête en regardant son patron qui interrogea Trayvon :

« Combien en voulez-vous ? »

« Pour conclure cette négociation, j’aimerais être payé en armes. Je vous les laisse pour la quantité de mille AK 47 en comprenant les risques de la livraison. »

« Qui vous a dit que je pouvais obtenir si facilement des armes ?

Et que comptez-vous faire avec un tel arsenal ? »

« Personne ! Il est juste évident qu’un investisseur aussi influent que vous puisse avoir ce genre de contacts.

Pour les armes un opposant d’un régime politique d’un pays voisin m’a fait une très belle offre donc j’ai cherché à vous rencontrer pour répondre à sa demande. »

« J’aime votre audace. On sent que vous avez des c-uilles de fer! Vous me faites penser à mes débuts.

Dites-moi ! Pour quand vous les faut-il ? »

« Le plutôt possible car comme vous le savez, l’argent n’attend pas ! Surtout pour un homme en cavale »

Alors que Mr Kertler confirma la possibilité de la livraison d’armes à Trayvon, un serveur entra dans la pièce pour lui ramener un cocktail de fruits.

Au moment où il posa le verre sur la table, Mr Kertley se mit à dire :

« Il est presque aussi facile pour moi de livrer des armes dans toutes les régions du centre de l’Afrique que de vous avoir fait apporter votre jus de fruits.

Il se trouve que le Président de ce pays à la même passion que moi…

Faire de l’argent en mettant la morale de très loin de côté. »

Pour épater Mr Kertley, Trayvon sortit un dernier coup de bluff :

« Il se peut que je vous ramène la prochaine fois des diamants Pink Star si les armes sont livrées à temps et qu’il y a la prochaine fois, plus de glaçons dans le verre de votre jus de fruits ! »

Mr kertley fixa Trayvon en lui lâchant sur un air passionné :

« Faites-moi confiance pour cela. Mon réseau est plus long que le plus grand des anacondas.

Si nous continuons à faire des affaires ensemble vous allez vite avoir l’impression que votre queue est devenue le sorbet d’ice cream de toutes la classe politique du pays.

Vous verrez à quel point les gens peuvent se rabaisser pour de l’argent.

Trayvon ce fût un réel plaisir de faire votre connaissance.

Je vous appelle dès demain pour vous dire quand votre livraison  d’armes sera prête.»

De retour de leurs négociations, Trayvon et 3abd Sami3 arrivèrent sur une route complètement bouchée par une longue file de réfugiés fuyant la guerre.

Alors que certains civils se poussèrent pour laisser passer la voiture, Trayvon aperçut un petit garçon qui le fixa tristement en paraissant sous-alimenté. Son visage ne pouvait cacher les marques de l’horreur d’une effroyable guerre et d’une très grande fatigue.

Parfois un seul regard peut être parfois plus expressif que mille mots….

Trayvon appuya violemment sur sa pédale de frein pour s’arrêter et lui venir en aide.

3abd Sami3 ne comprit pas du tout ce qui se passait :

« Pourquoi sommes-nous arrêtés ? »

« Attends-moi ici ! »

« Parce que j’ai le choix peut-être ?

As-tu déjà vu un aveugle conduire une voiture ? »

« Oui, Al Pacino dans le film« Le temps d’un week-end » ! »(hahahaa)

« Très drôle, dépêche-toi avant qu’on se fasse braquer la voiture par des mutins armés ! »

« Relax mon pote ! Pense à Maymouna ! Ça t’évitera de tirer la tronche ! »

Trayvon se dirigea vers l’enfant pour l’interroger :

« Qu’est-ce qui se passe ici ? »

« Rien, nous ne faisons que quitter la région ! »

« Et où sont tes parents ?

Tu as fui comment ? »

« En suivant la file d’un groupe de réfugiés. Pour mes parents, ils sont morts depuis l’année dernière, assassinés dans leur village par un groupe armé qui avait ouvert le feu sur eux alors que je revenais du marché. »

« Mais là, que comptes-tu faire ? »

« Attendre que mon heure vienne et rejoindre mon père et ma mère. »

« Nous sommes en voiture tu veux que l’on te dépose quelque part ? »

« S’il vous plaît oui. Déposez-moi où la paix est stable et où la guerre n’est pas omniprésente. »

Massacres et atrocités commis dans le silence d’une guerre oubliée

(La succession d’une violence aveugle et sourde)

Le gamin resta muet tout le long du trajet.

Son mutisme sentait les atrocités du Kivu.

Celle d’une guerre savamment alimentée par la quête des matières premières, où les principaux acteurs sont les grands groupes internationaux.

Dans cette tragédie sans nom, les grandes puissances nord-américaines, européennes et israéliennes, fournissent des armes aux Africains pour qu’ils s’entretuent afin de faire chuter le prix des ressources minières.

La guerre n’est qu’un géant écran de fumée pour couvrir les immondices de leurs enjeux stratégiques.

Lorsque votre vie n’est que le théâtre d’une série de massacres et de très longues pénibles marches pour fuir la guerre, vous n’avez qu’une seule hâte, c’est que la pièce de votre drame se termine en fermant définitivement ses rideaux.

En marchant sur une route  jonchée de cadavres, le climat de peur a subsumé les craintes de voir un groupe surgir pour vider son chargeur.

Privé de scolarisation, les armes de guerre ont toujours  remplacé mon école.

Quand  les armes  remplacent  les crayons, les fautes d’orthographe deviennent des carnages humains.

Asphyxiés par l’odeur de la haine, des milliers d’enfants n’ont pas trouvé le moyen de respirer en paix. Le chef d’un groupe armé a remplacé leurs professeurs d’école en donnant aux enfants comme seul devoir d’appuyer sur la gâchette. Sur le quai des  marasmes de la violence. Le chef d’un groupe armé les a poussés sur ces rails pour qu’ils se fassent renversés.

Des gamins mêmes pas encore pubères, qui pourraient  vous rafler vos tripes et vous stranguler d’émotion en vous racontant le parcours de leurs vies.

Les mêmes scènes après un massacre, où les civils se déplacent en ramenant avec eux tout ce qu’ils peuvent.

Souvent ce ne sont que les souvenirs macabres de la perte de leurs proches.

Dans des océans de sang et de larmes,  les réfugiés du Kivu sont restés en apnée parce que l’indifférence la plus ignoble des forces de l’OTAN a sectionné cruellement le tuyau de leurs bouteilles à oxygène.

Les phases d’accalmie ne sont que de courtes durées dans un pays où la corruption et les trafiquants d’armes font partie du décor. Les cadavres sur les routes se trouvent parfois plus nombreux que les mangues au bout des arbres.

Les traumatismes de la guerre sont souvent porteurs de troubles mnésiques que les gens n’ayant connu que la paix ne peuvent comprendre.

On aimerait ne jamais oublier notre bonheur et se débarrasser de toutes ces horreurs qu’on a pu voir.

Seulement c’est souvent l’inverse qui se produit.

Les convulsions du Monde proviennent des marchands d’armes qui se frottent les mains quand la guerre pointe son nez et d’une catégorie d’hommes qui pour des raisons financières, ôtent la vie à d’autres en ayant mis en marche l’objectif de protéger leurs intérêts émergeant du capitalisme le plus inhumain.

Les cartels de l’industrie du diamant n’ont qu’un seul but : satisfaire leurs quêtes d’enrichissement dans les minerais encore inexplorés.

Leurs alliances peuvent se former avec n’importe quelle dictature, n’importe quel fou criminel s’étant auto-proclamé élu pour pérenniser le contrôle de son pouvoir.

En étant riche, il se sent supérieur à toute la pauvreté qu’il peut engendrer, mais humainement, il est le plus inférieur de tout le reste du Monde.

Quand j’ai su que la cupidité n’était rien d’autre que l’anneau gastrique du cœur et que l’orgueil n’était que l’euthanasie du savoir, cela m’a aidé à comprendre pourquoi la plupart des gens fortunés étaient presque tous  de très grands abrutis en ayant pour habitude de mépriser les pauvres dans leurs regards.

Les voyants dans le besoin mais restant avars de leurs biens. Les regardants avec profond dégouts comme  ceux qui ne voudraient pour ne rien au monde devenir. Le vice et l’immoralité a dévoré leurs cœur  plus vite que les tigres peuvent se partager  le corps d’une gazelle.

Au bout du trajet, il leur raconta son histoire.

Changer le menu du gras de la misère en préparant la révolte pour l’obtention d’une vraie indépendance

(Gagner la confiance d’un  parrain de la corruption)

Nord-Kivu (République Démocratique du Congo) : une province gangrénée par la violence armée.

Parmi les facteurs de ce haut degré de violence se trouvent : la corruption, la mauvaise gestion des armes à feu, la mauvaise gouvernance, la complicité de certains soldats et civils avec des groupes armés, la détention illégale d’armes à feu par des porteurs en tenue militaire ou de la police, et le fait que de nombreux soldats et policiers détiennent des armes en surnombre, et les milices aux services d’entreprises étrangères pour partir à la chasse des matières premières.

La population civile est la cible d’exterminateurs chargés de nettoyer le terrain pour le compte de multinationales à majorité anglo-saxonnes et belges. Des groupes armées terrorisent en étant  chargés de faire fuir les populations des zones minières convoitées par les multinationales. L’horreur bat son plein et les massacres contre les populations locales sont devenues monnaie courante.

Des  villages  pris d’assaut où le sang des innocents coule à larges flots, les populations ne sont plus en sécurité chez eux, parce qu’un régime dictatorial a creusé la tombe de son peuple pour  garantir les bénéfices des multinationales étrangères.

L’impulsion régulière à voler, qui  constituait un besoin compulsif irrépressible disparu chez Trayvon lorsque l’enfant de la guerre lui raconta les conséquences de la malhonnêteté de leurs gouverneurs et ce que la corruption avait pu entraîner dans son sillage au Kivu.

3abd Sami3 ressentit que l’histoire de l’enfant l’avait profondément touché et ému intérieurement.

En s’arrêtant à un endroit pour  donner à manger à l’enfant, sur le chemin, Trayvon trouva une Jeep avec la vitre ouverte et un luxueux téléphone qui était resté sur son tableau de bord. Autrefois il aurait passé sa main à l’intérieur de la voiture pour s’empresser de le dérober. Mais à présent il ne ressentait plus le besoin et l’obsession de voler des objets. 3abd Sami3 comprit à cet instant qu’il avait été guéri de son penchant. Et que sa compulsion qui n’était que le symptôme d’un maux psychique s’était éteinte  comme un feu privé de bois après avoir parlé à l’enfant. Son histoire l’avait marqué et fait comprendre  les conséquences  de tous les sombres effets dévastateurs que le vol et la corruption pouvait entraîner sur des populations.

Résister ou subir le sens de dures réalités

(La vengeance de tout un peuple)

La mort de beaucoup d’hommes mauvais ressemble à l’attitude d’une racoleuse sur la voie publique. Elle est directe, elliptique pour ensuite se passer de tout préliminaire.

On rapporte qu’un jour, dans une vallée du Zambèze au Zimbabwe, un éléphant piétina un chasseur qui pistait un autre animal pour le tuer. Cette histoire me rappelle un peu comment a fini  cette crapule de Mr Kertler.

Il cherchait à chasser des matières quand tout à coup, il a fini chassé par les gens qu’il a si longtemps oppressés. Une heure avant la livraison, Mr Kertler en personne contacta Trayvon pour confirmer sa livraison :

« Allo Trayvon ? Comme entendu, vous serez livré aujourd’hui à l’heure convenue. Dites-moi vous m’avez vraiment mis l’eau à la bouche avec votre possibilité d’avoir des diamants Pink Star.

Je viens aux nouvelles. Vous avez pu en avoir ? »

« Oui et j’ai déjà d’intéressantes propositions de la part de futurs acquisiteurs. Cela dit comme maintenant nous nous connaissons, j’accepte que vous passiez les voir. »

« Entendu, je serai présent au moment où vos armes vous seront livrées. »

Trafiquant d’armes et de diamants, acteur principal  dans  la logistique d’armes des rebelles, Dan Kertler avait été  réputé pour être insaisissable jusqu’à ce que Trayvon et 3abd Sami3 lui tendent un guet-apens pour mettre fin à ses activités criminelles. Personnage clé des plus gros trafics internationaux d’armes et de diamants des pays comme le Liberia, la Sierra Leone, la République Démocratique du Congo, et  l’Angola, c’est dans ces quatre pays  d’Afrique violement  saignés par d’atroces guerres civiles qu’il demeurait le personnage clé. Ses cargaisons d’armes  avaient l’habitude d’être livrées contre des diamants extraits dans les zones de conflits, pour y être  revendus tout à fait légalement sur la célèbre place d’Anvers, en Belgique. Un véritable ‘marchand de morts’.

La plupart des diamantaires américains et belges de la place avaient  soigneusement son nom dans leurs répertoires  comme contact pour obtenir des diamants aux meilleurs prix.

Le comble pour un trafiquant d’armes c’est de finir transformer en passoir par les balles des armes qu’il venait de livrer.

L’argent achète beaucoup de choses mais jamais le demi-tour ou la déviation d’une rafale qui lui était destiné.

La justice populaire est un verdict sans appel quand l’exaspération du peuple ne trouve que ses moyens pour soulager sa souffrance. Trayvon et 3abd Sami3 avait minutieusement préparé leur piège en prévenant à l’avance la venue du marchand d’armes. À l’heure du rendez-vous, une foule surexcitée et incontrôlable surgit au moment de l’arrivée de la limousine de Mr Kertler. À travers sa vitre teintée, il comprit amèrement  que pour lui tout était joué. Les policiers spectateurs ne purent stopper l’élan de la foule. Des gens ont commencé par lancer des pierres et attaquer la voiture avec des bâtons et des gourdins avant de finir par dévaliser la cargaison  d’armes qu’il était venu livrer pour en faire usage contre lui. Une trentaine de personnes saisirent les fusils d’assaut pour mitrailler la limousine. En le mitraillant, il se mit à cracher son sang devant des  personnes dans la foule qui criaient de toute leur rage :

« Comment ça se fait qu’il respire encore ?? »

Ses derniers moments ont été presque aussi violents que ses trafics du passé en prenant un nombre incalculable de balles dans le corps.

Une fois que son corps tomba au sol à l’extérieur  du véhicule, un groupe de jeunes continua de lui rouler dessus avec une moto sans que la police ne puise  rien faire. Quelques heures plus tard son corps fut  balancé dans un fleuve à crocodiles.

Si la vie est comme une route dangereuse, la mort est telle une ligne d’arrivée à deux sorties vers lesquelles tous les hommes se dirigent sans posséder aucun boîtier de vitesses, franchissant la ligne parfois plus vite qu’un homme au volant d’une Porsche Panamera.

Aucun moyen de faire marche arrière, voilà pourquoi l’attention est de mise pour ne jamais se tromper de chemin.

Nous ne sommes que des êtres en sursis avant de s’établir dans notre demeure finale.

L’oppression ne peut avoir une fin que quand on ne lui donne aucune chance de ne plus jamais ravoir de début. Trayvon et 3abd Sami3 restèrent finalement en Afrique pour fonder une famille. Pour définitivement ne plus jamais retourner en Amérique.

Fin

« La révolte à ne plus supporter l’injustice a deux principaux axes : la prise de conscience et le passage à l’acte.

Un peuple qui se voit confisquer ses droits, a toutes les raisons de se battre pour les récupérer. »

Citation de Boël Souleymane

« Mieux vaut mourir pour une vérité, que finir par accepter un seul mensonge avant la fin de sa vie. »

Citation de Boël Souleymane

« Nous ne pourrons briser les effets du levier du néocolonialisme qui fabrique l’indigence que lorsque nous continuerons à rester passifs devant les mécanismes destructeurs qui cimentent les relations avec les pires  régimes dictatoriaux. »

Citation de Boël Souleymane

Résumé du livre et citation extraite du livre « La lumière des sens » voyage en plein coeur des pillages des matières premières dans la région des grands lacs

« La frayeur du constat que l’argent passe toujours avant les hommes fera toujours saigner abondamment mon encre. Surtout lorsque je remarque que l’évolution des cours des marchés de la bourse sont beaucoup plus bruyant que ne le sont les indignations pour les drames humanitaires silencieux, oubliés et murés par le capitalisme »

Citation de Boël Souleymane

« La convoitise de l’argent dans l’esprit des hommes ressemble à un raz de marée dans un village de vacance dès son passage plus rien n’est homogène et pacifique Il n’y a qu’à constater ce que les enjeux territoriaux liés aux richesses des matières premières ont engendré comme désastre dans la région du Kivu. »

Citation de Boël Souleymane « Entre conflit d’influence et corruption généralisé l’espoir d’une paix durable ressemble parfois à une plante privée d’eau. Pourtant ce n’est pas les larmes qui manque, mais la stabilité du calme pour les sécher. »

Citation de Boël Souleymane

Extrait du livre « La lumière des sens » sortie septembre 2015

Résumé du livre: «La lumière des sens » L’emploi de Trayvon Johnson un besogneux cleptomane incorrigible n’aura été que de courte durée. Seulement deux jours, avant d’être renvoyé du centre de tri postal de la ville de Boston. Après avoir été pris sur le fait en train d’ouvrir une série de colis pour dérober leurs contenus. Après un licenciement expéditif Il se rend compte une fois chez lui, qu’il a encore dans sa veste une lettre destiné à un diamantaire de la ville. En l’ouvrant pour la lire, il découvre une série de photos de diamants qui lui promet d’être livré à un jour et une heure précise. Provenant d’un sombre mercenaire qui écume les territoires de l’Afrique centrale pour réapprovisionner les vitrines de sa boutique. En décidant de braquer le mercenaire il fera la surprenante rencontre d’un étrange aveugle qui le conduira à retourner dans la région ou ses diamants ont été volésla-lumic3a9re-des-sens-22ggggggggggggggggsans-titreggggggggggggggg11289908_1624450811126618_1660929226_n

Extrait du roman « le carré d’or de la haine » du romancier Boel Souleymane un ouvrage à coeur ouvert sur le génocide des rohingyas

Dubaï un désert aride qui s’est transformé en quelques décennies en centre économique du golfe et est devenu le carrefour des businessmans du monde entier. Un mois après la remise des plans architecturaux. L’investisseur fortement séduit et épaté par mon travail tenait absolument à me rencontrer en personne. Beaucoup de monde aurait voulu être à ma place, mais je ne me sentais vraiment pas à la mienne face à un tel gaspillage outrancier venu poignardé les vulves de mon cœur. Devant des hommes fortunés dont l’argent a englouti tous leurs principes moraux. Avant de venir aux Emirats, je ne m’attendais pas à trouver une prostitution aussi massive et débridé. Cela était presque aussi visible que les transactions de résine de cannabis de mon ancien quartier. Pour l’inauguration du début des travaux du centre commercial. L’investisseur avait réservé pour son banquet une splendide salle en haut d’une des plus grandes tours de la ville qui donnait une vue imprenable sur Dubaï. En arrivant à ma surprise, l’homme semblait déjà ivre et avait un verre de whisky à la main qu’il cacha maladroitement dès qu’il me vu. Mais son haleine et sa conduite malingre indiquait qu’il était déjà fortement éméché. En quelques minutes il me fit comprendre que la qualité de mon travail lui avait énormément plus et qu’il avait beaucoup de travail pour moi dans un futur proche. La pièce avait été joliment décoré pour l’occasion de façon très démesuré et à l’intérieur se trouvaient une trentaine d’Escort girls qui simulaient médiocrement êtres des actrices local de cinéma. Je pense qu’elles devaient se dire laquelle va terminer faire sa nuit avec lui. Environs une heure plus tard après n’avoir parlé que de travail. Il me fit comprendre que les filles étaient venu pour moi et que pouvais en disposé tout le long de mon séjour. Mon doute se confirma brutalement. Alors qu’il attendait mon agrément et surement le détail de celle qui me plaisais. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que je lui réponde ce que je lui ai dit: « En tant qu’architecte respectueux de lui-même je suis venu pour construire pour vous dans ce bas monde. Mais certainement pas venu pour démolir ma futur demeure dans l’au-delà » En entendant ses paroles limpides l’homme S’évanoui en tombant brutalement sur le sol. Après la chute de l’homme sur le sol une des prostituées s’est mise à hurler: « Mon Dieu si il meurt qui va nous payer!? » Une autre s’est avancée vers moi en me disant: « S’ il vous plait monsieur sortez nous de là! Nous avons toutes été piégées par un réseau de prostitution qui détient nos passeports depuis plus d’un mois. Je vous en supplie faites quelque chose! Ne nous laissez pas entre leurs mains!  » Je pensais qu’après avoir raté ma lune de miel en découvrant un génocide en Birmanie ma vie redeviendrait nettement plus calme. Mais non je me trouvais à présent devant un homme multi milliardaire ayant fait appel aux services d’un réseau de prostitution de femme dont la plupart des pays étaient en guerre. La plupart étaient syriennes et irakiennes les autres d’Afrique du nord et de l’ouest. Le même scénario pour toutes, après avoir répondu à une annonce de figurante pour le tournage d’un film dans le golf. Une soirée avec de la drogue dans leurs verres et le lendemain le début d’un glauque calvaire en finissant retenu prisonnière dans une maison close sans avoir plus aucun papier. Après avoir appris cela j’ai mis un coup de pied ressemblant à un penalty d’une finale de coupe du monde dans le ventre du type: « Réveil toi! » Il beugla de douleur en reprenant connaissance: « Ahhh! » Et repris connaissance lorsque je me suis à l’interroger en haussant la voix: « Qu’Est-ce que cette histoire avec ces femmes?  » L’homme prétendu qu’il n’était pas au courant de la situation. Une d’elle confirma: « Nous l’avons qu’une seule fois » L’homme paniqué par la situation redoutant un scandale promis de faire arrêter les membres du réseau en appelant sur le champ un cousin qui était inspecteur de police à Dubaï. Une syrienne éclata en sanglot racontant que ça cousine avait été noyée dans le jacuzzi d’une maison close. Après avoir refusée une relation avec son premier client l’ayant traînée dans un bain à bulles en la forçant d’effectuer une fellation jusqu’à ce qu’elle se noie. L’homme se mis a pleuré en prenant une série de rude gifles par les prostituées. Au même moment mon téléphone se mis à sonner. « Allo Abd Samad comment trouves-tu Dubaï? Ton vol c’est bien déroulé? Dis-moi le nouveau riche j’espère que ton voyage se passe mieux que celui que tu as fait en Birmanie?  » « Heu à vrai dire mon voyage ressemble encore à un sac d’embrouilles. L’investisseur a fait appel à une société d’Escort girls qui est en réalité une organisation mafieuse. Toutes les filles ont été kidnappées par ce réseau de prostitution. Il faut que je règle le problème, je te rappel! » vingt minutes plus tard nous virent une dizaine de voitures de police rapidement se garer en bas du building dans lesquels nous nous trouvions. L’émir s’empressa de proposer un accord secret aux prostituées en seulement quelques minutes. Une maison en bordure de mer pour chacune auprès de son nouveau centre commercial. Seulement à condition qu’elles prétendent sur leurs dépositions qu’il les avait sauvé loyalement de leurs kidnappeurs .Les ayants réservé a un membre d’un réseau proxo-maffieux dans l’unique but de vouloir les libérées après avoir appris tristement leurs détentions. Voilà comment en une minute il avait en un tour de passe-passe retourné la situation à son avantage. Pour se blanchir entièrement de son éhonté location d’Escort girls à des mafieux. Il n’aurait pas pu espérer une meilleure pub avant l’ouverture de son centre commercial En me fixant il me dit: J’ai profondément honte de ma conduite ne me dévoile pas.je savais pas que ces femmes avaient été retenu séquestrées Ne dis rien je ferai tout ce que tu me demande. Dis-moi ! Tu veux aussi une maison au bord de la mer? » « Non! » « Qu’Est-ce que tu veux ?  » « Je te dirai cela une fois que tous sera terminé. Vous auriez été beaucoup plus dans mon estime si les mensonges que vous allez dire à la police et aux gens auraient été la vérité! » La descente chez l’homme qui était le cerveau des piégeurs du réseau de prostitution de Dubaï, avait viré en une sanglante partie de cache-cache à l’arme à feu. D’après une femme pakistanaise qui avait été libérée après être sortie en larme de sa chambre qui avait était transformée en une cellule ou elle avait été séquestrée et forcée à se soumettre. Lorsqu’elle comprit que son calvaire allait prendre fin. Elle s’écria : « Deux hommes armés sont encore cachés dans la maison .Faites attention ! » « Attend-nous dehors. Nous allons nous charger de ces fils de p-tes ! » J’ai ramassé le flingue du gars qui pris avait pris les quatre balles dans le bide. Et nous nous sommes mis à avancer en silence dans cette maison qui était vaste et dont le nombre de cachette ne pouvait qu’être que très élevée. L’émir s’approcha d’une grande armoire. Pour lui, il était certains qu’un des deux se cachaient à l’intérieur. En s’avançant à pas de loup il allait ouvrir la porte en s’apprêtant à faire feu. Seulement en ouvrant la porte ils n’y avaient seulement qu’une soixantaine de passeport appartenant aux filles qui avaient été confisqué par les esclavagistes : « M-rde ! Cet enfoiré n’est pas là ! » En me retournant et en scrutant la pièce je m’aperçus d’un détail. Sous un rideau le bout d’une de ses chaussures dépassait. En dressant mon doigt pour indiquer cela à l’émir. Il ne perdit pas un instant pour le flinguer sur place. L’homme tomba en s’accrochant au rideau pour finir envelopper dedans .L’émir se mis à dire : « il faut trouver le dernier. C’est lui le chef du réseau ! » En entrant dans une la pièce nous entendirent bouger sous un lit. L’émir posa son flingue sur le matelas et allait s’apprêter à ouvrir le feu. Je me suis mis à crier : « Nooonnn ! » Une femme sortie d’en dessous en fondant en larmes. Après avoir nerveusement relâché mon souffle de soulagement je lui ai demandé : « Est-ce qu’il reste des femmes à l’intérieur de la maison ? » « Non elles sont toutes sorties ! » « Ne pleure pas ! Tout est finie personne ne te fera plus aucun mal ! » En regardant son visage et en l’entendant attentivement parler je trouvais de façon troublante qu’elle ressemblait beaucoup à la petite 3Aichah que j’avais adopté. Si Je savais que son père avait été tué avec ses tous ses frères et sœurs en Birmanie par les membres d’une milice radicale les « 969 » près de Naypyidaw. Je n’avais eu aucune véritable information sur sa mère. Peut-être pensait elle qu’elle avait avoir subi le même sort que les autres membres de sa famille ? Malgré la recherche du type je ne pouvais m’empêcher de l’interrogée : « D’où viens-tu ? » Elle me répondu avec exactement le même accent de la région que la fillette : « Birmanie » Ma gorge se mis à se serrer d’émotion et me yeux se noyer de larmes : « Non ce n’est pas possible » En sortant une photo de mon portefeuille de la petite fille la femme une réaction immédiate en s’écriant : « 3a’ichaah » En quelque minute, je compris en plein milieu d’une scène de violence que mon destin avait été écrit de sorte à ce que je retrouve la mère de cette petite qui était l’une seule rescapée d’un village.20150523_161912sans-titreddddddddddimages7754280-12006572imagesL0PEXXMS11245804_649174821884186_114752134090325683_n