Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Au sommet de la colline de leur quartier durant un après-midi ressemblant à celui de la veille un groupe de cinq gosses motivés par briser l’ennui de leurs quotidiens avaient décidé de se rendre jusqu’à en haut pour fouiller une baraque abandonnée aux murs couverts d’une centaine d’impacts de balles pour tenter d’y trouver de l’argent. Une rumeur immuable au sein de leur quartier circulait qu’à cet endroit les hommes de Thiago liquidaient ses opposants là-bas et cachaient régulièrement d’importantes sommes d’argent que Thiago n’avait pas eu le temps de blanchir. Cette vieille baraque en ruine abandonnée se trouvait au sommet de leur misérable favéla et servait aux hommes du plus cruel baron de la drogue comme lieu de peloton d’exécution pour ses rivaux.
Cet après-midi cette bande de gamins ont dû chercher pendant deux heures une éventuelle trace d’argent mais malgré leurs efforts n’ont absolument rien trouvé et ont finit par partir bredouilles :
-« Regardez les mecs tous les impacts de balles qu’il y a sur le mur.
Il doit y avoir un paquet de types qui ont dû se faire trouer la peau ici»
-« oh la ferme! On est venu pour chercher du fric on n’est pas venu faire une enquête de police ou un état des lieux .
Alors épargne-nous tes commentaires à la mort-moi le noeud et continue à chercher.»
-« je t’emmerde José toi et tes plans foireux d’orpailleur en toc.
Ça fait deux heures qu’on est là et on n’a rien trouvé à part des mégots des douilles et du sang sec.La seule chose qu’on risque de trouver ici sous des os d’un cadavre où des sales embrouilles avec des hommes de Thiago qui vont se demander ce qu’on est venue foutre ici. »
Carlos calma la situation:
-« Carlito à raison mieux vaut pas qu’on reste à trainer dans le coin.
Pas d’embrouille des gars on va redescendre calmement au quartier et je vais payer ma glace. »
Sur le chemin du retour la pression redescendue entre les gamins qui s’excusèrent mutuellement entre eux jusqu’à subitement remonter en tombant sur une patrouille de police aux méthodes brutales qui s’amusèrent à les terroriser en abusant de leurs autorités:
-« POLICE! Levez vos tee-shirts et écartez les jambes.
Si quelqu’un d’entre vous a une arme qui la sorte et la pose doucement au sol. »
-« Qu’est-ce vous nous reprochez pour nous tomber dessus comme ça? »
« Toi ferme ta gueule les questions c’est moi qui les poses et les ordres c’est moi qui les donnes.
Si je veux te fait sucer ton pote alors reste à ta place et répond moi quand je te le demande.
est-ce que tu es armé? Répond!»
-« si j’étais armé ça fait bien longtemps que je t’aurais tiré dessus. »
En quelques secondes le contrôle de police dérapa et termina par deux grosses blessures:un coude brisé pour José et une fracture de l’humérus pour Carlito qui fut le premier à s’interposer en tentant de défendre José bien qu’ils aient failli se battre dans la même après-midi.
Un tir en l’air calma tout le monde et les flics s’en allèrent après avoir violemment abusé de leurs pouvoirs.
Après cette mésaventure les gamins apprirent à leurs dépens qu’il pouvait être dangereux de prendre au sérieux tout ce qu’ils pouvaient entendre.

Extrait du livre:  » L’estomac des favélas » sortie prochainement inchaa’Allah
Auteur: Souleymane Boel

Publicités

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel (le mal de l’air)

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel (le mal de l’air)

L’ amour comme la haine est souvent fusionnel et instantané.
Ces deux sentiments sont comme un sachet de thé qu’on immerge dans une tasse d’eau bouillante.
Ils ne tardent jamais à laisser leurs saveurs apparaitre pour laisser le gout dans l’eau de leurs saveurs
L’amour ne prévient pas il peut venir âprement comme une tempête de sable et vous emporter en vous empêchant d’ouvrir les yeux.
À son retour de Rio ils se sont revu.
Elle lui a laissé un message sur son portable et il l’a rappelée aussitôt dans la foulée pour fixer un rendez-vous avec elle dans une chic glacerie en plein coeur de Paris.
Leur première rencontre eut lieu chez chez Raimo Glacier.
Il n’était pas question pour lui de la ramener dans un endroit qui n’était pas à la hauteur de son élégance.
Il a commencé par faire plus ample connaissance avec elle en déclenchant son rire très rapidement en laissant sa glace fondre tellement il fut absorbé par les anecdotes burlesques qu’elle avait eues à son travail d’hôtesse de l’air:
– «Toi! Tu dois avoir un paquet d’histoires à me raconter sur toutes les allées retour Paris-Rio que tu as pu faire?
J’aimerai biens que tu me racontes des histoires croustillantes de dingues que tu as pu vivre.
Ça m’intéresse beaucoup à savoir pourquoi une aussi jeune et belle hôtesse de l’air est déjà blasée de son travail?»
-«Oh c’est facile à comprendre.
Mais quel genre de situation?»
-«Je ne sais pas un jour où tu t’es dit: franchement j’aurais mieux fait de ne pas embarquer dans cet avion.»
-«J’ai deux anecdotes que je n’oublierai jamais de ma vie qui furent un véritable cauchemar pour les passagers qui prirent le même vol que moi. L’avion dans lesquel j’étais s’est retrouvé dans très grande tempête avec des vents très forts avant d’arriver sur Paris.
Au point que les gens criaient et hurlaient en voyant les plateaux déjeuner tourbillonner dans l’avion comme des feuilles mortes emportées par une tornade jusqu’à ce que la secousse fasse perdre le dentier d’une vieille dame après un choc brutal.
La vieille dame était une diplomate à la retraite et nous a demandés à ceux qu’on lui retrouve son dentier. On a dû le chercher pendant une demi-heure avant le retrouver à dix mètres de son siège à l’intérieur sous un plateau-repas qui était sur le sol. Après cet incident je me suis dit que ce serait mieux pour moi de penser à un autre projet professionnel.»
-«Et le deuxième c’était quoi?»
-«Oh quelques choses de vraiment triste qui a fait que je me suis mis en arrêt pendant un mois. Une passagère qui voyageait avec son petit garçon est morte en plein vol d’une overdose.
Alors que je me suis mis à la servir elle a commencé à violemment convulsée et subitement perdre connaissance.
Un médecin voyageant parmi les passagers lui a prodigué les premiers soins, mais malgré ses efforts il était trop tard, cette jeune femme est décédée d’une overdose suite à capsule de cocaïne qui s’est ouverte dans son estomac devant son fils en larmes.
Et sinon toi par rapport à ton boulot tu ne m’as pas dit ce que tu faisais pour que je retourne la question.
Peut-être que ce sera beaucoup moins triste.»
-« C’est délicat d’en parler à un premier rendez-vous.
On va dire que je travaillais à mon compte mais ce je faisais n’étais pas légale alors j’ai décidé de tout arrêter avant qu’on m’arrête .”
-« Est-ce que tu es sérieux ou bien il s’agit encore d’une de tes blagues!?»
-«Non c’est sérieux je braquais des entrepôts et j’ai faits ça sur plusieurs années.
Autant que tu saches avec qui tu manges une glace non?»

Extrait du livre « L’estomac des favélas » auteur Souleymane Souleymane Boel
sortie prévue prochainement inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favelas » de Souleymane Boel


Dans certains quartiers de Rio comme celui de Carlos et Gaelino, la situation des enfants était bien loin d’être idéal.
Les enfants de cette favéla finissaient par céder aux avances du plus bas échelon des narcotrafiquants ou devenir employés dans les milieux agricoles, et plus particulièrement dans les plantations de canne à sucre, les charbonniers ou dans la décharge de la ville.
Les castes sociales sont des barrières difficilement franchissables lorsqu’on a perdu ses deux parents et que la rue a pris le relais pour votre éducation.
À l’overdose de leur mère il a fallu que ces deux gamins se débrouillent seuls.
Il n’y avait qu’un squatte où ils ont fini par aller un point de vente de crack qui était tenu par des gosses avec qui ils avaient l’habitude de jouer au foot où ils ont pu trouver refuge pour ne pas rester dans la maison ou était décédé leurs mères.
Ce point de vente s’appelait: “l’estomago » (L’estomac) en raison qu’il avait tristement fini par avoir englouti un grand nombre des gamins du quartier.
Cet endroit était tenue par un rival de Thiago un certain Timatéo.
Un homme discret au bras long qui avait réussi à lui priver de reprendre ce secteur.
Là-bas une trentaine de prés adolescents savaient déjà cuisiner du crack et étaient surarmés et entrainés au tir en cas de riposte. Tous avaient été formé par un homme de main du beau-frère d’en risquer .Ce Timoteo encore en liberté par le fait qu’il tenait un poste ajointé au gouverneur de la ville et se faisait rarement remarquer après avoir été plusieurs mois dans la ligne de mire des procureurs fédéraux brésiliens pour blanchiment d’argent.
Sur la table du salon de cette baraque se trouvait un véritable arsenal. Trois fusils d’assaut HK G3 allongés sur deux kalachnikovs entourées par une dizaine de grenades. Ce terrain de vente était géré à distance depuis la prison d’Ary Franco par un ex-baron de la drogue du nom d’Enriqué Dasilva condamné par la justice brésilienne à 120 années de prison.
Là-bas une trentaine de prés adolescents savaient déjà cuisiner du crack et étaient surarmés et entrainés au tir en cas de riposte. Tous avaient été formé par un homme de main du beau-frère d’en risquer .Ce Timoteo encore en liberté par le fait qu’il tenait un poste d’ajointé du gouverneur de la ville et se faisait rarement remarquer après avoir été plusieurs mois dans la ligne de mire des procureurs fédéraux brésiliens pour blanchiment d’argent.
Là-bas une trentaine de prés adolescents savaient déjà cuisiner du crack et étaient surarmés et entrainés au tir en cas de riposte. Tous avaient été formé par un homme de main du beau-frère d’en risquer .Ce Timoteo encore en liberté par le fait qu’il tenait un poste d’adjoints du gouverneur de la ville et se faisait rarement remarquer après avoir été plusieurs mois dans la ligne de mire des procureurs fédéraux brésiliens pour blanchiment d’argent.

Extrait du livre « L’estomac des favélas »
Auteur: Souleymane Boel sortie prochainement inchaa’Allah

Extrait du livre « l’estomac des favélas » sortie prochainement inchaa’Allah
Auteur:Souleymane Boel

Extrait du livre « l’estomac des favélas » de Souleymane Boel

Dans le quartier de la Rocinha un sale type du nom de Thiago fortement à l’origine de l’épidémie de crack de ce quartier sévissait en recrutant des mineurs pour les envoyer vendre cette drogue aux effets dévastateurs. Bien souvent il les maltraitait en frappant ceux qui se déconcentraient lorsqu’il fallait surveiller ou servir des meutes de loques humaines zombifiées aux pupilles dilatées venues à plusieurs pour s’approvisionner. Il avait un chef d’équipe qui se faisait appeler capitaine Spock ce type ne valait guère mieux que Thiago et avait hérité du surnom du personnage de la série Star Trek en raison de la forme de ses oreilles que Thiago lui avait un jour taillées en pointe lorsque sa paranoïa lui avait laissé croire qu’il piquait dans la caisse de son business.
Les transactions avaient lieu de jour comme de nuit à l’abri des regards sous une entrée ou trois gosses étaient toujours présents pour encaisser et servir les usagers. Un parmi les trois portait toujours sur lui un 11-43 au chargeur plein et avait recu l’ordre de tirer en cas d’incident si une transaction avec un épouvantail de toxico pouvait mal tournée. Parmi-eux d’autres enfants faisaient la queue étant déjà prisonniers d’une dépendance prématurée au crack qui les avaient conduits à vivre dans la misère et les ordures des rues.
Quelques jours avant la mort de la mère de Carlos et Galienno.
Thiago avait demandé à leur mère sachant qu’elle était une consommatrice endurcie de lui envoyer ces deux enfants pour qu’ils rejoignent son équipe. Malgré sa dépendance cette femme avait refusé elle préférait allait se prostituer dans un club de billard plutôt que de laisser ses enfants rentrer dans les activités criminelles de Thiago. Prisonnière de sa tristesse et de son addiction sous l’effet de la drogue lui revoyait un passé devenir son présent et des vagues d’ illusions lui laissaient faussement croire que son mari allait revenir et que tout allait redevenir comme avant. Thiago envoya plusieurs fois Capitaine Spock au club de billard pour tenter de la convaincre:

-«Teresa je pense que tu devrais accepter la proposition que Thiago a pu te faire. Je pense d’ailleurs que tes gamins ignorent ce que tu peux faire de tes journées. La situation serait beaucoup plus confortable pour toi.»

-«Écoute-moi bien tu diras à Thiago d’aller se faire foutre mes enfants aura un avenir.Ce n’est pas parce que je suis en train de me détruire et gâcher ma vie que je vais gâcher la leur.»

-«Je peux savoir combien tu as fait de passe aujourd’hui?»

«En quoi ça te regarde tu es un dealer ou un proxénète?»

«Relax j’ai juste envie de t’aider Teresa tu sais j’ai toujours de la dope sur moi et si tu as envie de me faire plaisir en contrepartie. On peut trouver un arrangement.»

«De quel arrangement tu me parles?
Tu es venu pour te faire sucer ou pour me convaincre que mes gosses travaillent pour cette raclure Thiago?
Et c’est ça pour toi vouloir m’aider?
Dois-je te rappeler que c’est lui a l’une de ses soirées qui m’a fait tomber dans ce piège.
Il me disait qu’il connaissait mon ex et qu’il allait tout t’arranger.»

«Écoute pour tes gosses c’est Thiago qui m’a demandé sinon je te jure que je ne t’aurais jamais parler de ça.»

«Ok dis-moi juste si tu as de la free base sur toi?
En échange on monte à l’étage et je te suce comme jamais.
Mais montres-moi que tu as du crack avec toi.»

Spock lui glissa quelques cailloux dans la main:
«Alors tu es rassurée ma belle?»

Teresa le prit par le bras et l’accompagna jusqu’à dans l’escalier de l’hôtel de ce bar bas de gamme pour se rendre dans une chambre miteuse qui servait de lieu de passe pour les prostitués du quartier.
Teresa voulut allumer du crack avant de s’offrir à Spock.
«Hé à quoi tu joues tu feras ça après.
Thiago m’attend putain de merde je lui aie dit que j’en avais pour moins d’une heure alors dépêches-toi de me pomper le dar. Tu crois que c’est pourquoi que je suis monté.»

Le ton monta Térésa se mit à délirer rigolant en serrant ses cailloux:

«Mais regarde-toi petite merde il faudrait que je sois complètement défoncé pour accepter ce que tu me demandes.
Et tu veux pas que je me défonce un peu.
Viens-je vais te faire gouter tu verras tu ne pourras plus t’en passer.»

«Ok tu veux te la jouer comme ça dans ce cas-là rend-moi mon crack et je me casse.
Je vois que tu es complètement entrain de délirer.
Sale putain de junkies.»

Téresa s’empara d’une lampe de chevet pour frapper sur la tête de Spock qui s’évanouit instantanément après avoir recu le coup:
«Plus jamais tu me parles de mes enfants t’a compris?»
Le responsable du bar tocca à la porte:
«tout va bien Térésa?
Il m’a semblé avoir entendu du bruit?»
“Oui oui le client a juste fait une petite chute en glissant mais ne t’inquiète pas tout va bien Alphonso.»
Térésa sortie sa pipe à Crack et l’alluma en explosant de rire avant de recracher sa fumée sur Spock inanimé sur le sol.

Auteur:Souleymane Boel
Extrait du livre: « L’estomac des favélas » sortie prévue prochainement inchaa’Allah

Résumé du livre « Jusqu’à la mort du franc cfa » de Souleymane Boel un thriller plein d’émotions et de rebondissements pour dénoncer les maux d’une monnaie coloniale

résumé du livre : « Jusqu’à la mort du Franc Cfa »:
À cette époque Lamine n’avait que 9 ans et ce petit-fils d’un éloquent économiste africain était beaucoup trop jeune pour comprendre pour quelle raison son père a pu être assassiné aussi sauvagement à la sortie d’une de ses conférences en ayant été criblé de balles dans sa voiture au moment où il s’apprêtait à démarrer son véhicule pour rentrer chez lui.
En grandissant tous semble s’éclaircir comme l’apparition de l’aube en se penchant sur ses écrits dénonçant la répression monétaire des anciennes colonies africaines de la France.
Il se rend rapidement compte que par protection sa mère restée veuve lui a toujours menti pour le tenir à l’écart de ce milieu militant.
Mais en découvrant la vérité c’est bien l’effet inverse qui ce produit. En comprenant les enjeux que son père avait à lutter pour l’aboltion monnétaire des pays africains de la zone franc en s’opposant à un système de servitude imposé par une politique coloniale il décide de poursuivre le même chemin que son père en décidant de monter une vaste opération aussi périlleuse qu’inattendue dans le plus grand secret.

Sortie prévue courant 2019 Inchaa’Alla

Sortie prévue courant 2019 Inchaa’Allah

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel une course-poursuite explosive

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel  une course-poursuite explosive

En voyant la voiture de taxi défoncé sans pare-brise roulant à vif allure sur un axe routier de Rio une voiture de la police brésilienne ne tarda pas à prendre en chasse le véhicule que Carlos et Marco avaient volé sur le parking d’un restaurant du centre commercial: “Le Nova América”
Une course-poursuite haletante éclata à la vitesse d’un coup de feu, en pleine heure de pointe rien de telle pour provoquer un chaos pour la circulation de cette mégalopole.
La voiture de police gagna peu à peu du terrain et doubla le taxi en lui barrant la route.
Marco tourna son volant en accélérant en percutant sur le côté la voiture de police qui fit un brève demi-tour pour repartir sans perdre un instant à leurs poursuites.
Des échanges de tirs éclatèrent au milieu d’automobilistes terrorisés.
Toutes les voitures cherchaient à se ranger sur le coté de peur de finir par se prendre une balle.
Le flic à bord de son véhicule tira à travers son pare-brise sans lésiner sur les balles de son arme de service pendant que le taxi slalomait dangereusement entre les usagers improvisant une partie de stock-car pour dégager la route et tenter par tous les moyens de se frayer un chemin:
-«Je n’ai pu rien à perdre Carlos je ne retournerai plus jamais en taule.»
-«Prends la première sortie et rentre dans la Rocinha.
Ce sera beaucoup plus facile pour le semer.»
À quelques mètres avant la sortie deux semies remorques de carburant roulaient sur la file de droite en les doublant Carlos tira sur la cuve du premier camion qui s’enflamma instantanément jusqu’à provoquer une puissante barrière de feu en étant projeté en l’air par l’explosion de la charge de son carburant.
Le taxi accéléra Carlos jeta un coup d’oeil dans son rétroviseur où les flammes atteignaient presque la hauteur des plus grands buildings de Rio de Janeiro. Le pied enfoncé sur sa pédale d’accélérateur il continua sa route jusqu’à arriver à la rocinha où avec Carlos ils Incendièrent le taxi avant de partir au bar où ils s’étaient rencontré pour la première fois.

Extrait du livre: « L’estomac des favélas »
Sortie prévue courant 2018 inchaa’Allah
Auteur Souleymane boel

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel un miroir devant la laideur d’un racisme d’état

Extrait du livre « L’estomac des favélas » de Souleymane Boel un miroir devant la laideur d’un racisme d’état

Deux mois avant les jeux olympiques du Brésil dans le quartier de la Rocinha.
La température des nuits était devenue extrêmement chaude, longues et angoissantes car d’incessants bruits d’hélicoptères et tirs provenant des armes de la police n’avaient cessé de troubler le sommeil des habitants de ce quartier venant affreusement annoncer de nouvelles exactions policières.Tous ces troubles avaient rendu les nuits de ce mois cauchemardesques.
Les détonations d’armes automatiques ne laissaient dormir personne.​
Seulement des cours intervalles laissant la place à un temps d’accalmie avant que les balles ne reprennent leurs cruels sifflements.​
Il y avait encore quelques semaines de cela le frère de Carlos était encore vivant et tentait de se reposer avec lui à l’intérieur d’une baraque squatté par des gamins des rues.
L’électricité de se squatte avait été piraté par des gosses du coin pour leur apporter un léger confort.
Après le décès de leur mère à la suite d’une overdose ces deux frères n’eurent pas d’autres choix que de se débrouiller et trouver une famille de substitution. Depuis plusieurs semaines après les onbsèques de leur mère ils semblaient habitués à s’être entassé dans cet espace maussade avec une dizaine d’autres enfants sans famille ayant été adopté par la rue.
Parmis eux Il y avait des gosses de moins de quatorze ans qui savaient déjà comment cuisiner du crack et avaient déjà deux à trois homicides à leurs actifs.
À cet endroit chaque nuit des junkies somnambuliques slalomaient entre les ruelles boueuses de la rocinha pour passer par ce petit four à crack chercher leurs pierres précieuses à la cocaïne chlorhydrate à fumer qui avait fait d’eux des squelettiques loques humaines. Dans se squatte chacun des gosses tenait sa place il y avait ceux qui surveillaient que la police ne vienne pas faire une descente ou que les hommes de main de Thiago le plus gros dealeur de la ville ne viennent pas pour leur flanquer une raclée et tous saccager parce que ces petits dealeurs avaient décidé de s’affranchir en dealant du crack de son organisation. Il y avait un cuistot qui était là pour cuisiner la drogue il y avait des surveillants du terrain qui passaient leurs nuits à chasser les crackeurs victimes de leurs hallucinations qui pouvaient voir germer au sol des champs de galettes de crack.
Donc Marcio avait chargé un gamin du nom de Wesley de les faire dégager en lui filant un Colt Double Eagle.
Pour ceux qui ne voulaient pas partir ce gamin était chargé de tirer une première fois en l’air et si le message n’était pas assez clair la deuxième balle était pour une de leurs jambes. Cela arrivait d’ailleurs que le lendemain des junkies qui s’étaient fait tirer dans la jambe reviennent en boitant mais ils revenaient parce qu’ils étaient totalement accros au crack.
Lorsque la mère de ces deux gosses succomba à son overdose chez elle après cela ces deux enfants du nom de Carlos et Flavio trouvèrent refuge dans ce petit point deal tenu par Marcio un gosse de leurs quartier.
Une baraque laissé à l’abandon après le décès d’une vieille dame n’ayant aucune famille récupéré par des petits trafiquants de drogues haut comme trois pommes mais aussi bien armés qu’un soldat américain parti en patrouille dans les rues de Baghdad.​
Cette nuit Carlos se réveilla de peur après un court moment d’assoupissement il avait pu s’endormir jusqu’à entendre des échanges de tirs reprendre et dangereusement se rapprocher.​
Son frère tenta en vain de le rassurer mais ses paroles n’eurent aucun effet sur son inquiètude:​
-« Rendors- toi ce n’est rien ils vont partir.
Il sont juste en train de nettoyer la zone avant le début des jeux Olympiques.»

Extrait du livre: « L’estomac des favélas » sortie prévue fin 2018 inchaa’Allah auteur Souleymane Boel